Relatos salvajes ou les récits sauvages


Qu’est-ce qui distingue fondamentalement les gens normaux des monstres, si ce n’est en fin de compte que l’occasion, la situation, l’opportunité.

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Un homme rencontre une femme dans un avion. Une serveuse sert un autre dans un restaurant.

Un homme dans une berline roule sur une route déserte.

Une femme heureuse célèbre son mariage.

Un homme va chercher un gâteau d’anniversaire.

Un autre est prêt à tous les compromis pour sauver son fils piégé dans une situation inextricable.

 

 

Six personnes, normales, dans des circonstances apparemment anodines, enchâssées dans leur quotidien, sont suivies par la caméra du jeune réalisateur argentin Damián Szifrón.

Ce qui paraissait relever de l’ordinaire finit par tomber dans l’absurde, la folie, la violence : la colère.

 

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Six histoires, six pluralités, sur le fil du rasoir, d’Ockham, abordées de la façon la plus simple et nécessaire possible. Pluralitas non est ponenda sine necessitate.

Le réalisateur sublime la maxime par une aisance surprenante et une concision redoutable de la complexité des schèmes d’action et cognitif.

 

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En d’autres mots, qu’est-ce qui explique qu’une personne considérée comme normale puisse basculer d’un instant à un autre dans l’insoupçonnable terrifiant?

Au-delà de l’événement qui sert de catalyseur, et qui  produit une réaction en chaîne d’une violence inouïe.

Qu’est-ce qui distingue fondamentalement les gens normaux des monstres, si ce n’est en fin de compte que l’occasion, la situation, l’opportunité.

 

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Surtout lorsque le cumul des frustrations, des colères, vient nourrir cette bestialité primitive et primaire que l’on a cru ou pensé domptée.

 

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Relatos salvajes, tout le long, laisse planer au-dessus du téléspectateur telle une épée de Damoclès cette question peu rassurante.

Même si cela est fait quelques fois avec un certain humour qui rappelle – sporadiquement – celui de Lock, Stock and Two Smoking Barrel de Guy Ritchie ou de Pulp Fiction de Quentin Tarantino.

 

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Deux histoires m’ont le plus frappé : El más fuerte et Hasta que la muerte nos separe.

Un homme dans une berline roule sur une route déserte. Une femme heureuse célèbre son mariage. Une rencontre passionnelle, incendiaire, explosive. Un bonheur qui traverse en un rien tous les degrés du chaos, pour finir en bout de ligne sur la table de buffet.

Relatos salvajes, j’ai adoré, et ce n’est pas tous les jours que cela arrive.

 

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