Symphonie porcine


Dans cette misère, hivernale, il faut bien gagner sa vie. Il faut bien assouvir ses envies. Qu’importe si la qualité est répugnante. Qu’importe si la clientèle est une brute malotrue. Et qu’importe si cette consommation sexuelle – habillées quelques fois de friperie, de hardes ou d’oripeaux immoraux – flirte avec les sommets de la salacité.

L’immoralité. Quelle immoralité ?

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Je marche les yeux bandés au milieu de nulle part.

Les lumières fébriles qui jalonnent ma quête brûlent sous une pluie timide.

Les odeurs nauséabondes des rues insalubres, des caniveaux saturés, des mentalités impropres, même sous le froid brutal, ont pris d’assaut ma conscience en poussant mon esprit au bord du dégoût. Des égouts. 

Je marche. Et je ne sais faire que ça, avancer jusqu’à épuisement dans cette jungle urbaine où les prédateurs portent les masques blancs de l’anonymat et de l’indifférence.

Je marche entre les arbres immenses faits de béton et d’acier, ces refuges en tour d’ivoire dans lesquels germent tous ces individus solitaires que l’on nomme le peuple.

Je marche en observant cette étendue de feux incandescents, de couleurs mélangées qui donnent tant de fierté à l’homme.

Faire écho aux ténèbres, et s’imposer en toute puissance face au monde enseveli, à la fois soumis et vaincu, sous les pavés de ruelles engorgées, semble être devenu un besoin vital qui a galvanisé l’évolution.

L’évolution du néant. L’évolution du carnage.

De cette vaste nécropole, je vois se mouvoir des spectres enchaînés au rythme du quotidien, titubant péniblement dans chaque couloir obstrué de l’existence, jouant des coudes pour des miettes de reconnaissance, spectacle étrange presque surréaliste d’une humanité inconsciente de sa déliquescence.

Je marche, la capuche relevée, où mon intuition me guide, brassant le vide meublé de modernisme vorace.

Je marche dans les avenues de cupidité, piétinant le macadam d’amertume étalé à perte de vue, jusqu’au bout de l’horizon lessivé par des aurores éteintes.

Je franchis les lignes invisibles qui me séparent des mondes à part, créés pour cantonner les espèces humaines à la fois si semblables et si différentes.

Je pénètre dans la luxuriante foret des hôtels particuliers, des quartiers embourgeoisés, le royaume étincelant  des Flamboyants.

Juste à quelques encablures de la désespérance des faubourgs mal éclairés, inexistants, jetés à la périphérie de la civilisation: lunderground des intouchables.

J’affronte le regard absent de ces espèces en apartheid d’où me parvienne la détestable symphonie de longues et douloureuses litanies. Comme des cris de porcins, égorgés. 

 

 

Je marche près des gens qui courent en se bousculant. Trébuchant au pied d’un cadavre frigorifié que l’hiver a emporté. A quelques mètres de ce barbu tout de rouge vêtu chantant de sa voix de croque-mort l’hymne à la magie de Noel.

Ici bas, au milieu du progrès, ceux qui sont tombés ne se relèvent jamais. Leurs corps servant de bitume aux autres. Écrasés par l’indifférence décomplexée, assumée, de ces automates convergents tous vers les chimères vaporeuses de l’inexistence.

Je marche en écoutant les banales conversations sur les futilités sans cesse rabâchées. Couvrant les tristesses sans voix de ces mains qui se tendent pour quémander un peu d’humanité.

De ces poings fermés à peine cachés dans des poches trop étroites.  La froideur méprisante se fait violence pour ne pas éclater sur le visage de l’indigence, assise au milieu des cartons. Insupportable invasion barbare des rues.

Et une bouche horrifiée, en colère,  lâchant haut ce que d’autres pensent bas:  

Get a job! Get a life! 

 

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Oasis, by Dave

 

Il neige ce soir.

Le manteau blanc, en lambeaux, tombe par petits bouts sur cette jungle d’acier et de béton.

Il recouvre les pulsations citadines avec cette fausse candeur scintillante, d’hypocrisie. Comme un baume sur un cœur mort. Comme un linceul déposé sur un cadavre.

Il y a un parfum de magie périmée flottant dans chaque ruelle. Une odeur forte de bons sentiments. Irrespirable.

Et des réjouissances mobiles sur le verglas. Et des glissades bien méritées. Qui font plaisir à l’âme. 

J’interpelle des regards vides qui semblent s’être fait la belle.  

Des visages blêmis par une accoutumance à l’angoisse.  La pression oppressante citadine qui assassine les couleurs en renforçant le monochrome grisâtre.

L’optimisme en berne, mis en terre. Le sentiment de vivre un long deuil secoué, ici et là, par des crises économiques à répétition demandant – toujours – encore – plus – le sacrifice de l’humanité sur l’autel du système.

Holocauste. Social. Culturel. Humain. Vampirisant.

Des crocs que l’on plante dans des veines déjà anorexiques.

Jusqu’à la dernière goutte, ce sang qui est la sueur du labeur. De ces individus sous-échelle, ceux qui supportent le poids de la pyramide des privilèges. Ceux qui sont si bas que ceux qui sont si haut ne peuvent voir. Ni ne veulent sentir. Les Abyssaux des fonds, leur crasse, leur puanteur. Vermines. Rien.

 

 

Je marche dans les déserts, obscurs, où sont couchés ceux qui sont partis. Je viens violer la solitude de ces lieux. Déchirer le voile recouvrant ces fins de parcours. En me remémorant ces temps vieux où nous n’étions pas que des chiffres à soustraire dans la comptabilité des gouvernants.

De cette époque qui n’avait pas encore perdu toute sa tête. Ni son cœur. Ni son âme. Et qui n’avait pas encore soumis aux aléas des marchés financiers, la capitalisation de la dignité humaine.

 

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Touching the sky, by Dave

 

Je viens ici chercher un sens aux non-sens. Ecouter les réponses d’outre-tombe. Acte désespéré, venir chercher le vivant dans ce qui est mort.  Parce que ce qui est vivant ne l’est plus tout à fait.

 

 

Je ne suis personne. Je suis un anonyme.

Je n’ai pas fait la guerre. Mais j’en ai les balafres.

Je n’ai pas connu les révolutions printanières. Mais j’ai le sang qui bat la révolte.

Je n’ai pas le courage de l’indignation. Mais j’ai la colère silencieuse.

 

 

Hier, ils nous ont dit:

C’est terminé, on ferme !

Il y a eu un mouvement. D’humeur comme ils disent. Puis, les flics. L’ordre. L’ordre bourgeois. Contre la chienlit prolétaire. Contre les voyous-travailleurs. Ces fauteurs de trouble. Casse-couilles. Casse-noisettes. 

 

 

Quatre cent existences jetées à la poubelle. Flushées.  

Des dizaines d’années passées de durs labeurs à dompter l’excellence, balayées d’un coup de manchette.

Le secteur n’est pas assez rentable, nous devons reconsidérer nos priorités.

L’argument-guillotine. Nous étions morts.

 

 

Je marche le long d’une corde raide. Les vagues de l’esprit noient dans des flots amers chaque parcelle d’espérance. Le corps a des lourdeurs obèses, il s’écrase sur les pavés glissants.

Sous le pavé, la boue

 

 

Hier, ma femme m’a dit:

On s’en sortira.

Je l’ai regardé sans la voir. Elle était devenue transparente. Impersonnelle.

Il n’y avait que moi.

Moi et ma honte. Moi et cette humiliation. Moi et ma castration. Cette perte de virilité. Ce nouvel état d’eunuque. C’est un homme qui n’est plus. Un mari trucidé. 

Je suis allé voir mes enfants, couchés dans leur chambre. Je suis resté là une éternité. Assis les mains jointes sous le menton, à observer l’innocence endormie. Un avenir en pointillé. Les pointillés de la précarisation, à courbe descendante.

 

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Portrait de Montréal, by Dave

 

Je marche. Des pas sans traces. Un spectre parmi tant d’autres.

Loin des tiroirs-caisses remplis de la frénésie de Noel. Loin des temples de la surconsommation, où les bigots font surchauffer tout souriant leurs cartes de crédit. Jamais des étranglés m’auront parus si sympathiques.

Je passe devant les enseignes qui m’interpellent en me vendant ce superflu bradé.

Succombant aux sirènes du low-cost, je me détourne de ma marche, fonçant dans ces labyrinthes où m’attend un minotaure d’un autre type. Moins repoussant, plus pervers.

 

 

Hier, j’ai passé la nuit recroquevillé sur le canapé. Je n’ai pas cherché le sommeil, il ne m’a pas trouvé.

Je suis resté là à ruminer les idées noires, lentement.

Sur un coin, les piles de factures impayées, en détresse, impatientes, remplies d’exigence.

Que demander à un homme grabataire, manœuvre sans prétentions d’une usine qui file à l’anglaise? 

Qui durant des années à accepter pour une survie précaire un revenu minable ?

Comment vivre dans un monde en constante inflation où le minimum est cher, où le minimum devient de plus en plus un luxe ?

Des existences à crédit que l’on multiplie à l’infinie. Toujours dans une logique incompréhensible pour des cervelles n’ayant pas dépassées la première année du secondaire. Analphabètes fonctionnels qu’ils disent. Citoyens ordinaires. Et c’est tant mieux pour le système. 

Je suis resté là à regarder ces lettres, empilées les unes sur les autres, dans lesquelles les mêmes rappels-misères frappés en encre noire brandissaient la menace de la saisie. L’arrivée de l’huissier. Le dépouillement total. L’exécrable nudité.

 

 

Je marche entre les rayons de surgelés pour tenter de respirer l’odeur froide d’une nourriture hors de portée.

Penché au-dessus, faisant mine d’examiner les produits, un peu comme tous ces gens autour, un œil discret sur le vigile qui ne me lâche pas d’une semelle.

Je n’ai pas de manteau en fourrure, ni cet air hâbleur du snobinard macérer dans la bourgeoisie. Ni cette allure moyenne du consommateur compulsif, ni le jeans coupant horizontalement la raie des fesses. Ni les oreilles incrustées de vrais faux diamants avec leur indispensable accessoire : la démarche yo!

Encore moins l’aura patibulaire, je n’ai rien de tout ça.

En fait, je suis en-deçà de tous ces standards. Et pour mon adorable vigile, ange gardien malgré lui, je suis suspect.

 

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La route du pauvre, by Dave

 

Hier, j’ai écouté le silence de la chute. D’un monde, du mien. L’esprit renversé, retourné dans tous les sens, secoué puis vidé.

J’ai sauté dans le néant, poussé par un jeune homme qui aurait pu être mon gendre. Mon fils. Mon petit-fils.

Gentiment, je n’ai pas résisté. Et j’ai enjambé l’inconnu pour le vide.

Au creux de minuit, j’ai descendu une bouteille. Elle a fait remonter le vomi accumulé des décennies durant. Des tripes au cerveau.

J’ai souillé le canapé, et tout autour. Ma femme a surgi de la chambre, horrifiée et affolée.  La vomissure déversée par jets sur ce canapé où nous n’avons plus fait l’amour depuis une éternité. Le temps, c’est de l’argent, disent-ils. L’amour est une perte d’argent.  

Elle a pleuré. Moi je me suis emmuré. Les hommes ne pleurent pas. Parce que les hommes se cachent pour pleurer, ou sous la pluie. Mon père comme un ange passa sur un nuage qu’un diablotin foudroya avec son trident.

 

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Future, by Dave

 

Je marche vers la lumière au fond du labyrinthe.

Le regard traînant lourdement sur les étagères.

Je convoite ce que je vois. Ce que je vois m’impose la convoitise. Cela s’appelle le marketing.

Alors je convoite comme on cède à une tentation pour mieux s’en libérer. Oscar Wilde avait tout compris, et il n’avait pas free.

Je lutte. Je me violente et je me fais violence. Est-ce là le véritable supplice du Minotaure ? Ce démon qui susciter le désir, qui le rendre irrésistible, indispensable, alors que l’on sait à quel point il est superflu, sans intérêt, inutile ?

Pousser l’esprit, même le plus aguerri, à la faute, au péché originel, à la morsure de la pomme ?

Le baiser de l’addiction, de sa propre mortalité, la mise à nu de son impuissance, la capitulation de la volonté, de sa fermeté.

Le désir dans chaque produit qui crie prends-moi !

Autre prostitution. S’offrant de plus en plus en solde.

Je livre bataille contre moi-même. La lumière se rapproche. Quelques mètres, et la délivrance. Pour l’instant.

 

 

Hier, elle a embrassé un front encombré des plis des âges. Déposé ses lèvres sur un visage rugueux en murmurant l’amour pour faire revenir l’esprit-épave à la dérive. Des chuchotis comme des bouteilles à la mer, prises dans la tempête et avalées par les eaux.

Des bouées de sauvetage jetées sur le Styx pour ramener l’âme égarée. Le bateau ivre.

Vagues murmures. Mêlés au tumulte du naufrage, sous l’œil de Bacchus. J’ai sombré.

 

 

Je marche loin du panthéon au marbre impeccable, des convenances parfaitement taillées dans la pierre de la civilité. L’élégance du corps jointe à la grâce de l’esprit. Le dandysme moribond, les académismes vieillissants.

Je descends bas, plus bas.

Je prends les ruelles sans lumières où se croisent les initiés des bas-fonds. J’entre dans la fièvre et l’orgie des bacchanales.

Il y a ici une odeur de clandestinité.  

Les satyres dévorent les plaisirs tarifés du trottoir insalubre. Les assauts bestiaux, les jupons relevés au-dessus de la cambrure, les mains plaquées sur des murs crasses et abandonnés à Banksy et acolytes.

Dans cette misère, hivernale, il faut bien gagner sa vie.  Il faut bien assouvir ses envies. Qu’importe si la qualité est répugnante. Qu’importe si la clientèle est une brute malotrue. Et qu’importe si cette consommation sexuelle –  habillées quelques fois de friperie, de hardes ou d’oripeaux immoraux – flirte avec les sommets de la salacité. 

L’immoralité. Quelle immoralité ?

 

 

Je me faufile entre ces plaisirs venant des contrées de l’Est où le bolchevisme est passé et l’exploitation de l’humain est restée. Ils m’accostent, s’agrippent, racolent. La détresse criarde. Ambulante.

Dans ces lieux à part, elle est une bénédiction.

Tourbillon d’excitation. Cuisses et cœurs à l’acier éprouvé. Ils s’ouvrent et laissent échapper une chaleur irrésistible. Incompréhensible. Qu’importe.

Je laisse mes mains qui ne m’appartiennent plus remonter les courbes idéales de ces plaisirs ébènes venant des tropiques. Pour eux, le rêve blanc est désormais l’affaire de proxénètes esclavagistes. 

Je me fais complice de cet esclavage. Je les entends hurler ces moralistes géniaux des quartiers embourgeoisés. A l’abri de l’angoisse de l’avenir, dans leurs salons cossus  fumant le cigare et se gavant de caviar. La call-girl à peine sortie de la puberté, ou pas encore, à genoux devant leur braguette ouverte, le pantalon baissée. Etudiante, désespérée, les deux à la fois. Le salaud est toujours l’autre. 

J’assume.

Je me fais complice d’une mafia honteuse bradant des dignités aux épaves que nous sommes.

Oui. Je suis complice. Entre esclaves exploités, victimes d’un système mafieux à un autre,  on se comprend, chacun dans son rôle, chacun avec son histoire.

 

 

 

Hier, ma femme, lassée, excédée, finalement partie. Aussi. Sans doute dans la chambre. Peut-être. Je ne sais plus.

Tout ceci n’est pas clair. J’ai ouvert les yeux. Personne.

J’étais impropre. Décomposé, infect, saturé. 

La bouteille de vin vidée, couchée, près des factures, toujours impayées. Et l’huissier, bientôt là. 

 

 

Je marche, après la vidange des couilles. M’éloignant des plaisirs au rabais des zones où les bonnes âmes point ne s’égarent.

J’avance en déposant ma prison de chair sur les pavés verglacés. Comme un obèse supportant péniblement le poids disproportionné d’un corps difforme. Et qui a appris à donner à cette laideur l’attention qu’elle mérite.

Je prends les indifférences sur le chemin et je les porte sur mon dos plié, face contre terre. 

La magie de Noel sonne creux à mon oreille. Le mercantile aux vrais faux bons sentiments.

Certains ne verront pas le barbu cette année. D’autres crèveront dans le froid et leur pisse. Comme j’aimerais remplir de pissat cette assemblée de cardinaux en costume. Ce parlement  aux mains d’un pouvoir invisible.

Comme j’aimerais qu’ils ressentent l’humiliation permanente de survivre péniblement au quotidien avec le tiers du minimum, avec moins.

 

 

De leurs lois injustes adoptées sans sourciller. Avec le sourire carnassier. Imbécile.

De leur législation faxée des agences de notation, de correction, des fossoyeurs-sauveurs.

Sacrifier sur l’autel de la misère, ceux qui ne sont déjà pas grand-chose.

Sauver le triple A, au prix de la strangulation sociale.

 

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Zombies sous terre, by Dave

 

Le triple A.

La triple Analité.

Banquiers-Financiers-Politiques.

Nous n’avons pas le choix !  nous explique t-on en longueur de journée. Mais surtout Nous sommes tous responsables de cette situation ! 

Je ne crois pas être responsable de quoique ce soit. Je ne suis le fils de personne. Je suis né dans des cuves immenses. Dans le souffle du feu de l’usine. Je suis le labeur suintant par tous les pores.  

J’ai travaillé plus, tous les jours, toutes les nuits, pour gagner toujours moins, et maintenant plus rien.

Je suis de ceux qui se lèvent tôt et qui se couchent tard.

Et je suis ceux mis à la porte comme on met contre un mur.  Quand dans les conseils d’administration faire encore plus de profits, satisfaire l’actionnaire, exige des coupes drastiques comme on sort les poubelles. Comme on tire sur les ombres dos au mur. Le sacrifice des petits soldats sur l’échiquier du Grand Capital. 

Chiffres et soustractions.

 

 

Je marche.

Les mâchoires serrées, en pilotage automatique.

J’avance sous les rafales sibériennes. Le cœur brûlant, les yeux noirs comme la nuit.

Une station-service. Le jerricane. 

J’arrive au bout de cette marche. 

A bout de souffle.

Une dernière respiration.

 

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Cieux, by Dave

 

Téléjournal

 … Un homme s’est immolé par le feu hier soir devant une usine. Il serait un ancien employé récemment licencié. Ce geste reste inexpliqué. Et maintenant, un tout autre sujet, le Père Noel… 

 

 


	

6 commentaires sur « Symphonie porcine »

  1. Bon jour,
    Diantre ! quels reliefs acérés dans cet écrit ! Toute la portée vient des deux dernières lignes. On ne s’y attend pas. De fait, cet écrit, une lettre testament au moment de la Noël, volcanise le drame. Mais plus que cela, la mort de cet homme rend bien compte du marche ou crève de notre société. Alors œillères ou pas, honnêtes ou pas, « l’homme est un loup pour l’homme ».
    Max-Louis

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Max-Louis, c’est agréable d’avoir un retour sur comment le lecteur reçoit le texte, et qu’il accepte de le partager avec l’auteur. J’aime mieux ça que ‘c’est beau!’ ou ‘c’est moche!’ car cela ne me dit rien ou ne m’apprend pas grand chose sur le ressenti, sans oublier que sa limite la perspective d’une conversation riche et approfondie. C’est pourquoi je te remercie beaucoup pour ta réaction sur le vif, je crois.

      J’ai écrit ce texte en colère. Il est peut-être brutal, violent, mais il sort de mes tripes, sans filtre ou très peu. Et oui « Homo homini lupus est », la locution est ancienne mais d’une modernité qui me choque toujours autant. Cet homme meurt comme la société crève, oui Max-Louis, c’est triste et c’est devenu si banal.

      Merci une fois de plus, au plaisir de te lire bientôt.

      Aimé par 1 personne

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