Poisson d’avril


De ces poissons d’avril, j’ai espéré pouvoir en choisir un, mais je n’ai que ce billet qui nage en eaux troubles, dans une Mer rouge qui après Moïse noie tout espoir.

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Comme poisson d’avril, j’ai hésité entre j’ai gagné à la loterie (aux jeux du hasard je rends le ha! comme on mettrait à la poubelle un ticket pourri, et je garde le hard qui réveille bien de choses mortes, j’enfile le s comme ce sexy partage l’herpès, et j’ai des envies de le placer près d’un autre sosie afin de coller à l’humeur SS ambiante) – le je suis enceinte (d’un monde que j’aimerais avorter, parce qu’il me vampirise et qu’il me donne nausées et vertiges).

 

 

Je suis printanier (mon âme frôle des températures environnementalement déréglées et mon esprit est gelé par l’opium du peuple).

J’aime cette époque (bien avant de voir la langue de Miley Cyrus pendre les jeunes au bout d’une corde, bien avant d’ouvrir le journal et de constater qu’il n’est pas bon d’être arabe par les temps qui courent).

J’ai fait l’amour (j’ai malheureusement le matériau aux proportions démesurées qui ne trouve pas toujours chaussures à son pied).

J’ai ri (mon ultime expression de joie c’est de grincer les dents, et quand j’essaie de rire ça sonne gras et faux, on ne s’en aperçoit même pas).

 

 

Je me suis promené nu (compliqué d’être naturiste dans un système où le camouflage sous une dense couche de maquillage est une culture).

J’ai écrit (en l’occurrence j’ai vomi).

J’ai vu dans l’avenir lesquels d’entre vous quitteront leur vie merdique pour une comateuse (Nostradamus est mort et il n’est dit nulle part qu’il reviendra – pas comme l’autre).

J’ai posé pour Playboy (c’est rare une bedaine ventripotente qui fait la couverture d’un magazine pour camionneurs et autres routards sur la 66).

J’ai cessé de prendre les transports en commun (où puiserai-je mon inspiration montréalaise).

 

 

J’ai pardonné à ceux qui m’ont pris pour un con et qui se l’ont ramassé dans le derrière – ou à ceux dont le QI est prolétaire que je regarde sourire hyène au coin patauger dans la boue.

J’ai renoncé au Nobel (ou qu’il ait renoncé à moi, c’est probable et loin d’être envisageable).

J’ai payé une escort à mon très cher Denis (c’est comme offrir un show de stripteaseuses au Dalaï – lama, ça ne se fait juste pas).

J’ai offert un bouquet de fleurs à Jessy qui me dira avec le sourire merci mais c’est toujours non (ou me sortira son sourire Kill Bill qui tranchera dans le vif en me demandant c’est quoi le nom de cette salope).

J’ai revu Romeo et nous avons hurlé autour d’une Guinness Let’s Go Blues ! à Stamford Bridge

 

 

J’ai écouté les Chariots of fire, Greensleeves, Aïda, Four seasons avec Carlson l’esprit en lévitation et la chair dans le tombeau.

 

 

 

De ces poissons d’avril, j’ai espéré pouvoir en choisir un, mais je n’ai que ce billet qui nage en eaux troubles, dans une Mer rouge qui après Moïse noie tout espoir.

 

2 commentaires sur « Poisson d’avril »

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