La ballade des langues bien pendues. Haut et court.

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Ô frères humains, n’ayez les cœurs pour moi attendri. Car si pitiez de moi pauvre avez, je n’en aurai plus tôt de vous mercis.

Et ma fourche langue délatrice vipérine et de pute, qui soulève sur des montagnes de calomnies, semant la discorde comme la lèpre se répand, cette langue épaisse et grasse de méchanceté, finira demain ou bien avant, arrachée jusqu’à sa racine par les vôtres vengeresses, car ici bas tout s’accomplit en payant sa dette, d’une manière comme d’une autre. Demandez aux Lannister

Je vous offre ma langue et sa salive venimeuse, que sur elle s’abatte la guillotine de votre justice, de votre morale, et que de son sang versé sur l’échafaud fleurissent ces fleurs damnées que vous cueillerez et accrocherez sur vos poitrines bombées de fierté sauvageonne.

Et lorsque l’on vous demandera pourquoi des fleurs sanguinolentes, je vous prie de garder vos langues bien serrées dans vos bouches – vos poches étant pleines de malices argentées – ne sait-on jamais on pourrait vous les trancher.

Quand des temps plus cléments s’avanceront jusqu’au seuil d’un nouvel âge, il y en aura qui vénéreront ma langue de putain. Même le diable a droit à des disciples.

 

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