C’est quelqu’un qui l’a dit


Nos vies ne valent pas grand chose. Elles glissent en un instant comme fanent les roses, et Carla a une voix de vierge qui a couché avec le père le fils et le saint-esprit. Carla est ce que l’on nomme une créatrice d’opportunités, elle a toujours visé haut. Très haut. Toujours plus haut. Altius. Une vraie devise olympique.

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On dit que nos vies ne valent pas grand chose. Les pauvres acquiesceront, les riches mourront de rire gras, les morts auront comme un moment de silence, et la petite maigrichonne accompagnée de sa guitare ainsi que de son murmure – muse et mise d’un ancien président aux démangeaisons intraitables – mettra tout ça en mélodie pour que les zombies puissent enfin s’émouvoir.

On me dit que nos vies ne valent pas grand chose
Elles passent en un instant comme fanent les roses.
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos chagrins il s’en fait des manteaux
Pourtant quelqu’un m’a dit.

Que tu m’aimais encore
C’est quelqu’un qui m’a dit que tu m’aimais encore.
Serait-ce possible alors?

On me dit que le destin se moque bien de nous
Qu’il ne nous donne rien et qu’il nous promet tout
Paraît que le bonheur est à portée de main
Alors on tend la main et on se retrouve fou
Pourtant quelqu’un m’a dit

Que tu m’aimais encore
C’est quelqu’un qui m’a dit que tu m’aimais encore.
Serait-ce possible alors?
Serait-ce possible alors?

Mais qui est-ce qui m’a dit que toujours tu m’aimais?
Je ne me souviens plus c’était tard dans la nuit
J’entends encore la voix, mais je ne vois plus les traits
Il vous aime, c’est secret, lui dites pas que je vous l’ai dit
Tu vois quelqu’un m’a dit

Que tu m’aimais encore
Me l’a-t-on vraiment dit?
Que tu m’aimais encore
Serait-ce possible alors?

On me dit que nos vies ne valent pas grand chose
Elles passent en un instant comme fanent les roses
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos tristesses il s’en fait des manteaux
Pourtant quelqu’un m’a dit

Que tu m’aimais encore
C’est quelqu’un qui m’a dit que tu m’aimais encore.
Serait-ce possible alors?

Blague à part, méchanceté en reste, c’est tout de même vrai que nos vies ne valent que peu de chose.

Surtout quand dans la braderie des sentiments, certains se jettent sur des babioles avant d’être à leur tour jetés ou de se jeter sous un bus, en bas d’un pont, parce qu’ils ont été défroqués par des promesses invraisemblables et qu’au final elles ont filé à l’anglaise telles des putains.

De plus, personne n’aime les anglais. Les français encore moins. Les allemands c’est une autre histoire gammée.

Vote pro-Brexit : les Anglais sont-ils vraiment idiots ?

Personne n’aime également les espagnols. Les italiens, on en parle même pas. Sauf quand on a plus rien sous la dalle et que l’on veut bien rigoler. Les grecs, bof, à croire que Socrate fût un accident. Les russes, il n’en reste plus que l’odeur de vodka, comme une revanche qui vire rouge.

Les japonais, depuis Hiroshima et Nagasaki c’est profil bas et courbettes. Les chinois, trop riz-ibles et un peu trop susceptible, l’humour jaune n’est plus ce qu’il était.

Les arabes, trop d’obscurantisme leur voile la face qui s’aveugle devant la modernité. En outre, des gens qui ont si hâte d’aller rejoindre des virginités sodomites ne peuvent prendre le temps de rigoler un peu, comme l’autre dirait de péter un coup.

Les noirs, on a tellement tapé dessus que l’exercice devient fatiguant et donc peu intéressant. Et les autres américains, obèses, cowboys gay refoulés au far west d’individualisme, les latinos chico chica boumba on ne sait plus trop à quoi ils servent.

A part amuser la galerie comme Donald Trump, réaliser des bides à la Independence Day Resurgence, ou se déhancher Bailando sous un soleil testostérone, ou rendre grâce sous une pluie de strings. 

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Nos vies ne valent pas grand chose. Elles glissent en un instant comme fanent les roses, et Carla a une voix de vierge qui a couché avec le père le fils et le saint-esprit. Carla est ce que l’on nomme une créatrice d’opportunités, elle a toujours visé haut. Très haut. Toujours plus haut.  Altius. Une vraie devise olympique. 

Ce n’est pas un hasard si elle est la poétesse favorite des orgies parisiennes. Qu’elle soit le murmure de la banalité bourgeoise qui s’offre des moments de grâce ou d’extase nkmiennes dans le métro.  Qu’elle susurre les doux mots velours d’amour et mamours à ces troupeaux distingués qui n’ont pas l’haleine putride des ghettos.

De toute façon, il vaut mieux que Carla suce-sûre les émotions vigoureuses de ses passions que d’écouter Zaz entonnée éblouie par sa nuit des  Je veux qui finissent sous le bus, en bas du pont. 

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On dit que le temps qui passe est un salaud, que de nos chagrins il s’en fait des manteaux. C’est à rendre fou Brigitte Bardot, ce trop plein de fourrure. Scandaleux. Nous et nos chagrins sommes les phoques pour ce temps salaud. Nous crevons sur la banquise

Le temps qui glisse est un braconnier, nous ne sommes que des trophées de chasse accrochés au mur. Mais, ce n’est pas si dramatique. Il paraît que c’est très tendance de nos jours. Le temps est vraiment un salaud. C’est quelqu’un qui l’a dit, c’est déjà mieux que rien.

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On dit que le destin se moque bien de nous, qu’il ne nous donne rien et nous promet tout. Le destin porte des costards et est assis au parlement. Vote des lois inutiles. Ou opportunistes. Elles vont remplir les poches pleines en vidant celles qui sont trouées.

Le destin brasse de l’air et nous vend sa camelote, et grâce à sa poudre perlimpinpin nous on y voit que dalle. Comme on y voit que dalle, on s’empresse de s’étriper jusqu’au dernier.

On dit que le bonheur est à portée de main, l’on tend la main et on se retrouve amputés. L’avantage c’est qu’au royaume des manchots le bras le moins court est roi. Au Liberia et en Sierra Leone, ils ont des monarques à chaque coin de rue.

Ils ont essayé d’être heureux, cela ne s’est pas tout à fait passé comme prévu. Les apotemnophiles ne courent pas les rues. C’est compliqué. Avez-vous déjà assistés à une course d’unijambistes sans prothèse ?

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On dit que nos vies ne valent pas grand chose. Tant de Raphaël émeuvent des Carla, tant de Johnny chantent leurs Marie, tant d’Alphonse suspendent leur envol et viennent s’écraser sur les bancs publiques où il n’y a plus d’amoureux qui se bécotent, trépassés par Cupidon pour n’avoir pas gravés leurs noms au bas d’un parchemin.  

Nos vies ne valent pas grand chose. Elles passent en un instant comme on change de capote. Le temps qui glisse discrètement hors des draps est toujours un salaud quand il nous laisse la solitude, au lieu du grand amour de nos vies promis par le destin. 

Et quelque part dans nos nuits, le bonheur susurre à notre oreille que quelqu’un nous aime encore, alors comme on a rien compris des monarques sierra-léoniens et libériens, on tend le cœur, et on se retrouve… 

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