Café serré..

J’ai des laves en fusion
Qui brûlent mes veines
Et vont remplir mon cœur
D’hectolitres de haine
Une haine indomptable
Prenant racine dans l’obscurité de l’âme
Une haine tournée comme un poignard
Contre soi
Planté dans ce morceau de viande
Qui éclate en jets de sang
Sur les parois d’une innocence perdue
J’ai des magmas en hystérie
Qui explosent dans ma cervelle
Injectant la fureur écarlate
Dans le noir de mes yeux
Ce matin je ne suis plus moi
Moi est mort dans la nuit
Sous le froid comateux et solitaire
Sous les coups de butoir d’aléas malheureux
De ces choses que l’on n’a pas souhaitées
Et qui exigent que l’on les porte
Sur un dos déjà voûté par des fardeaux
Insupportables
Il fait beau ce samedi matin
Les rayons de soleil ont la tristesse
D’un début de printemps
Il y a des gens qui aiment ça le printemps
Je ne l’ai jamais compris
Sans doute je ne comprendrai jamais
Le printemps n’est que le prolongement de l’hiver
Un hiver ensoleillé
Un hiver tout de même
Une apparence une illusion une duperie
Comme les brumes s’élevant de mon café serré..

 

2001..

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