La petite mort


I’ll make love to you. Murmures. Sur l’encéphalogramme érotique, les pics volent haut, jusqu’au septième ciel, pour ne retomber que dans la petite mort. Comme des étoiles filantes, à bout de course, à bout de souffle, à l’agonie.

Je ferme les yeux, le vide me donne le vertige. Et le néant, cette sensation de totalité, de plénitude. Entelékheia. Je ne suis ni chair ni os. Juste une absoluité. 

L’obscurité triomphe, les lumières gisent vaincues dans le silence ténébreux qui recouvrent nos corps dénudés. Nous nous sommes offerts, nous nous sommes aimés, dans une saturnale effrénée, la morale offusquée est allée se réfugier derrière son rideau de décence.

Tu m’as susurré : Voici mon corps, prends et mange-le. Voici mes lèvres, prends et bois. Je t’ai prise dans ma bouche, comme un dévot reçoit le salut de son âme. 

Il a commencé à pleuvoir, des cordes pour que se pendent le monde. Le temps. Et tout ce que nous ne sommes plus. Tu as susurré : J’aime la pluie. Je m’y dissous.  Toi et moi n’existions plus. 

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2 commentaires sur « La petite mort »

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