Le printemps arabe : l’échec des théories et des théoriciens. Quelle solution?


Les sciences humaines sont une science inexacte (Perreault 2011). Intrinsèquement inexacte. Parce qu’elles sont élaborées dans un cadre théorique restrictif qui ordonnance les évènements de façon à simplifier la réalité.

De la sorte, elles proposent une lecture limitative, une analyse empirique restreinte à une seule perspective qui tend à s’ériger en une généralité normative, telle que celle de « l’hégémonie du modèle démocratique abstrait » (Roy 2013).

Cette faiblesse de transversalité des sciences humaines, des théories politiques en particulier, explique, au moins en partie, qu’elles n’ont pas « vu venir » (Védrine 2012) de nombreux évènements historiques majeurs tels que la chute de l’URSS ou plus récemment le printemps arabe.

Que ce soit la théorie de la modernisation, du réalisme, du factionnalisme (la division de l’élite), ou de la dépendance (Khöler et Tausch 2002). Aucune n’a pu expliquer, tout en étant universellement, mutatis mutandis, transposable, la véritable nature politique du Maghreb et anticiper sur ses évolutions, dans le court et le moyen terme.

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Des théories avec des œillères : des modèles limitatifs et simplificateurs

Même pas la théorie de la modernisation qui lie émergence et existence démocratique au niveau de développement économique. Plus un État est pauvre, plus il est probable qu’il soit non-démocratique. Car plus un État se modernise, s’enrichit, plus il tend à se démocratiser : éducation et formation des masses, transparence et État de droit, composition d’une société civile active – de telle sorte que toute prospérité économique s’accorde nécessairement avec la société libérale garante des droits et libertés (Geddes 1999).

Ce modèle n’a pas permis d’expliquer le fait qu’un État puisse être développé, riche, et autoritaire (l’autoritarisme ici étant l’absence d’alternance politique). Sans subir de l’instabilité politique. Comme l’illustre le cas de la Chine. Ou celui de la Tunisie sous Ben Ali, régime népotiste (Camau et Geisser 2003), qui a atteint un niveau de développement enviable « durant une longue période » (1995-2010) (Morrison et Talbi 1996) faisant du pays l’un des plus prospères du Maghreb (Wilmots 2003), sans toutefois réellement s’ouvrir démocratiquement.

Ce qui questionne la relation irréductible développement et démocratie portée par cette théorie, dans le sens où l’on se demande si elle est causale ou corrélative (Geddes 2007). Qu’est-ce qui cause ou impose quoi, découle de quoi? Y a-t ’-il un lien étroit entre les deux ? Dans quel contexte et quels en sont les facteurs déterminants ? Existe-t-il vraiment ce lien ? Barbara Geddes après une vingtaine d’années d’observation des processus de démocratisation en arrive à cette conclusion : l’on peut raisonnablement penser qu’il existe un lien positif entre les deux, mais l’on ne sait pourquoi.

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La théorie de la modernisation circonscrivant son analyse à la seule lumière du développement et de la démocratie n’a pas su détecter la présence d’éléments pertinents tels que:

  • la démographie (l’élargissement à la base de la pyramide des âges illustrant d’une population jeune – « The Youth Bulge » (Goldstone 2005), 
  • le niveau de l’instruction et la modernisation de la société (une classe moyenne en demande de modernisation (La Banque Mondiale 2015),
  • le degré d’ouverture au libre-marché et la gestion de ses effets sur le tissu socioéconomique local,
  • la relation historique avec l’ancienne puissance coloniale (le poids de l’héritage colonial créant une forme de dépendance économique et culturelle),
  • la longévité au pouvoir du principal dirigeant politique (instaurant une culture de la corruption ou de népotisme),
  • le fort factionnalisme propre au régime dit hybride (semi autoritaire ou semi démocratique, la division de l’élite entre réformateurs et conservateurs – le choc des « cliques » (Geddes 1999), qui étaient autant de signaux (warnings) de risque d’instabilité politique dans la région maghrébine

Ainsi, lorsque le tunisien Mohammed Bouazizi s’immole par le feu le 17 décembre 2010, son geste qui embrase le pays tout entier, conduisant à la chute du régime de Ben Ali le 14 janvier 2011, et au printemps arabe, ce modèle n’a pas su y voir l’étincelle qui mettait le feu aux poudres, la plupart des ingrédients de la révolution étant déjà présents, « toutes les conditions objectives étaient réunies » (Perreault 2011).

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L’analyse du risque politique, une solution bien plus pertinente

L’absence de prédiction du printemps arabe par les théories se comprend aussi par l’immuabilité du monde fixé par le théoricien des sciences sociales, en plus de la simplification d’une réalité complexe.

Le monde est d’abord un ensemble compartimenté dans lequel les États sont soit des démocraties (nouvelles, effectives ou consolidées), soit des autoritarismes, ou des hybrides (Bornschier 1996). Leur nature démographique, économique ou politique détermine leur évolution (Geddes 2009).

Dès lors, dépendamment à quelle catégorie un État appartient, de l’angle d’approche, il est aisé de savoir s’il est vulnérable ou pas à une instabilité politique, et de prédire presque de façon linéaire sa séquence historique.

Seulement, comme le prouvent les travaux de la task force Goldstone pour la C.I.A (ou The Political Instability Task Force – PITF), ce n’est pas tout à fait juste. L’instabilité n’est pas exclusivement tributaire d’une telle catégorisation, de la combinaison des facteurs susmentionnés. Pour ce groupe, une telle classification théorique « do not have consistent and stastically significant effects on the risk of instability onset » (Goldstone 2005).

La task force Goldstone a mis en place un modèle d’analyse du risque politique permettant à 80% de prédire (compris ici dans le sens d’anticiper) si un État est vulnérable au risque d’instabilité politique (guerre révolutionnaire, civile ou ethnique, génocide ou politicide, changement adverse de régime) dans les deux années qui suivent l’observation.

Et ce à partir de l’examen de quatre (4) variables indépendantes :

  • le type de régime,
  • la mortalité infantile (la mortalité infantile élevée démontrant de l’état réel de paupérisation des structures sociales et de dépérissement interne en dehors des statistiques économiques officielles),
  • la qualité du voisinage et
  • la présence ou l’absence de discrimination étatique

Afin de parvenir à ces facteurs, le groupe a étudié une multitude de modèles politiques, économiques, sociaux, ethnographiques, psychologiques etc. s’appuyant sur la littérature théorique, mais surtout une vaste base de données mondiales allant de 1955 à 2003.

Premier constat du groupe Goldstone :

  1. Le plus stable des régimes politiques est – complètement ou pleinement – autocratique.
  2. La démocratie dite consolidée représentant un facteur d’instabilité politique trois (3) à cinq (5) fois plus élevé.
  3. Les régimes hybrides aussi sont à risque d’instabilité politique à l’instar des semi autocraties ou semi démocraties sans factionnalisme.

Par contre, les régimes semi démocratiques avec du factionnalisme ont un risque plus important que les précédents à l’instabilité politique.

Deuxième constat :

  1. Dans les États potentiellement instables, le taux de mortalité infantile est quatre (4) à sept (7) fois plus élevé

Troisième constat :

  1. l’État en proie à une prochaine instabilité vit dans un voisinage déjà instable, au moins quatre (4) pays frontaliers en guerre ou déstabilisés

Quatrième constat :

  1. Les États dans lesquels il existe une discrimination étatique ou systémique envers au moins une (1) des minorités (religieuses, politiques, ethniques, culturelles etc.) sont deux (2) fois à risque d’être traversés par de l’instabilité politique

Si un État répond à au moins deux (2) de ces variables, il est à prévoir à 80% que dans les deux ans qui suivent l’observation, il sera touché par une instabilité politique. Plus les variables rencontrées sont nombreuses, plus le risque est élevé.

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A ces variables s’ajoutent spécifiquement pour le continent africain (Afrique subsaharienne en particulier) celles de :

  • l’ouverture au commerce (les pays africains ayant un faible ratio du commerce sur le P.I.B. ont deux (2) à trois (3) fois plus de risque de connaître une instabilité politique),
  • la longévité du dirigeant au pouvoir (un jeune dirigeant avec moins de cinq (5) années d’exercice du pouvoir exécutif et un leader qui cumule plus de quatorze (14) ans de règne),
  • la composition religieuse ou ethnique (plus de groupes ethniques on dénombre à l’intérieur d’un État africain moins il est à risque d’instabilité politique),
  • l’héritage colonial (les États africains qui sont des anciennes colonies françaises ont jusqu’à treize (13) de risque d’être politiquement instable – le groupe l’explique par l’instauration d’un système néocolonialiste qui favorise davantage les intérêts économiques et géostratégiques de l’ancien colonie au détriment de ceux des ex colonies, contrôle monétaire avec le franc CFA, bases militaires et accords de défense visant à préserver un certain ordre politique local qui n’est pas toujours ni populaire ni légitime, etc.).

Pour finir, la task force note que, indifféremment du type du régime, et de tout autre élément, chaque pays africain qui est une semi démocratie avec du factionnalisme a souffert de l’instabilité politique.  

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L’analyse du risque politique du Maghreb avant le printemps arabe

En prenant appui sur ce modèle Goldstone, l’analyse du risque politique pouvait-il prévoir le printemps arabe, là où les théories ont échoué ?

Pour y répondre, nous limitons notre examen à trois (3) pays du Maghreb : la Tunisie, l’Égypte, la Libye.

De premier abord, la caractéristique évidente et commune à ces États est la longévité de l’homme fort du régime (le tunisien Ben Ali – vingt-trois (24) ans de règne lors de sa chute en 2011, l’égyptien Hosni Moubarak – vingt-neuf (29) ans, le libyen Muammar Kadhafi – trente-quatre (34) ans).

Ensuite, nous remarquons que la Tunisie et l’Égypte étaient des régimes semi autoritaires avec un fort factionnalisme et la Libye un régime autoritaire avec factionnalisme.

Dans le cas de la Tunisie, la fracture entre un mouvement nationaliste hétéroclite s’inspirant du Néo-Destour originel (Romdhane 1997) qui souhaitent un réformisme réel (démocratie, modernisation, restructuration du système financier, adaptation de la structure productive, etc.) et les traditionnalistes du Néo-Destour qui ont une « vision instrumentale, sécuritaire et politique du réformisme tunisien », c’est-à-dire une « obsession de la stabilité » au détriment « des changements de régime » dont le terme « réformisme » signifie avant tout un « processus d’assujettissement » au pouvoir en place où « la parole contradictoire est impossible » (Hibou 2009).

Pour l’Égypte, le factionnalisme est politico-religieux, entre les partisans d’un Islam sunnite modéré, d’un État égyptien à la Atatürk et ceux minoritaires dans les instances politiques officielles, néanmoins très populaires au sein de la franche sociale la plus désœuvrée, des mécontents du système. C’est un conflit à peine feutré, la faction rigoriste sunnite incarnée par les Frères musulmans et proche du wahhabisme saoudien, et la faction modérée au pouvoir (Ben Achour 2008).

Depuis Gamal Abdel Nasser, le pouvoir politique égyptien (Anouar el-Sadate, Hosni Moubarak) a su contenir sans complètement l’étouffer l’influent mouvement des Frères musulmans dont l’objectif final est l’instauration d’un État théocratique et l’application de la charia (Maulion 2004). Cette organisation a démontré dès sa création une capacité de déstabilisation significative (assassinat en 1948 du Premier ministre Mahmoud an-Nukrashi Pacha). Entre 2005 et 2010, les Frères musulmans sont la première force d’opposition au parlement égyptien.

Dans le cas libyen, dès le début des années 2000, la Jamahiriya dans sa volonté de rompre avec l’isolement diplomatique introduit de timides reformes intérieures, ce qui provoque une division au sein de la caste dirigeante du régime, entre d’une part Saïf al-Islam, principal représentant de l’aile réformatrice et les conservateurs sous la houlette de Muatassim Kadhafi offrant le portrait d’une société plus divisée, plus contrastée, moins uniformisée, qu’elle n’y paraissait (Roberts 2011).

La task force Goldstone le mentionne très pertinemment, paraphrasant Alexis de Tocqueville, la période la plus dangereuse pour les autocraties émerge lorsqu’elles doivent se reformer, c’est à ce moment que le factionnalisme existant trouve sa plus forte résonance.

Les guerres intestines au sein de la fratrie Kadhafi avant les émeutes de Benghazi en témoignent. Toujours dans le contexte libyen, une variable entre en considération : la qualité du voisinage. En effet, lorsqu’en février 2011 éclatent les émeutes de Benghazi, au moins quatre (4) des pays frontaliers sont déjà dans une période d’instabilité politique – l’Algérie dès janvier 2011, l’Égypte à la même période avec les manifestations sur la place Tahrir au Caire, la Tunisie, le Maroc avec des manifestations à Rabat, Casablanca, Marrakech.

Pour finir, la Tunisie et l’Égypte partagent une autre caractéristique : leur lien étroit (de dépendance) avec soit l’ancienne puissance coloniale (la Tunisie et la France) soit avec une puissance occidentale quasi tutélaire (l’Égypte avec les États-Unis).

Et il est sans conteste que les trois (3) États pratiquaient de la discrimination étatique envers des groupes religieux (les Coptes en Égypte (Delhaye 2008), les groupes politiques minoritaires ou dissidents (les mouvements de revendications sociopolitiques tunisiens, les pratiques totalitaristes des Comités révolutionnaires libyens (Vandewalle 2011).  

Tous ces points sont autant de signaux d’alerte sur les risques d’une instabilité politique dans le Maghreb.

Typologie

En définitive, les théories n’ont pas vu venir « Le Tsunami arabe » (Basbous 2011) pour la simple raison qu’elles ne sont pas transversales de nature. Elles se restreignent à un cadre théorique balisé à partir duquel les théoriciens posent un regard incomplet, parcellaire, partial ou biaisé du monde.

L’analyse du risque politique quant à elle ne s’encombre pas de cette obligation. Elle s’émancipe de l’aspect conceptuel pour regarder froidement le monde dans toute sa complexité géopolitique (Moore 2015). Dans toute sa réalité protéiforme (Lipovetsky 1983).

Ce qui implique de combiner divers éléments (économiques, politiques, ethno démographiques, socioculturels, géostratégiques, etc.) et de les recouper afin d’en faire ressortir les récurrences et les facteurs pertinents qui vont servir à la gestion proactive de l’instabilité politique, en ce sens anticipée. C’est ce que propose et fait la task force Goldstone.

Maintenant, la question est de savoir si tous les signaux examinés précédemment ont effectivement été perçus par la C.I.A et le State Department américain. Si on en juge par la réaction attentiste, presque marmoréenne, du gouvernement américain au cours du printemps arabe, alors que l’incertitude était de mise, si on prend en considération que malgré les brusques changements de régime, les transitions relativement chaotiques, les intérêts stratégiques américains ont été globalement préservés (Viden 2011), la réponse reste en suspens.

La déclassification à venir de certains documents confidentiels des services secrets américains apportera à cet effet un éclairage intéressant.

Pour le moment, comme les marchés financiers, les fonds d’investissements, le Département d’État américain, l’analyse du risque politique est un outil indispensable de lecture et d’examen du monde.

C’est un modèle structuré d’analyse de l’instabilité qui va bien au-delà du fait d’établir des probabilités de réalisation (les trenders comme mesures des tendances – autoritarisme, résilience, légitimité –  conduisant à de l’instabilité dans un État, et les triggers – le factionnalisme marqué au sein de l’élite, la policy deadlock, le public awereness, la confiance sociale – identifiant les éléments contextuels qui précipitent la survenance de l’instabilité) pour construire des scenarios à partir des impacts potentiels des évènements sur les intérêts nationaux ou organisationnels (Margolis 2012).

Peut-être une méthodologie pour rendre plus efficace les sciences sociales dans leur intention de prédicabilité ? La pluridisciplinarité, la transversalité, le croisement des théories, pour enlever les œillères ?

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