Chez Steve, une chronique magnifique de l’histoire montréalaise par Yves Boisvert


Ce texte est inqualifiable. Quand il t’arrive de relire un texte plusieurs fois d’affilé soit il est mauvais et que tu n’y comprends rien soit il est dans une autre dimension ou qu’il sort d’une autre dimension. Ce texte est Out of this world.

Il me fait penser aux textes de Luc, un cadre, je suis allé ailleurs, moi l’importé, néo Québécois, j’ai vu le Montréal qui a une âme. Celui que j’ai toujours cherché. Divers et ondoyant. Qui ne mime rien. Qui ne veut ressembler à personne, sauf à lui-même. Le Montréal îlot de la rencontre entre l’ailleurs qui passe, qui reste et le ici qui accueille, un peu comme dans un groupe de musique.

Si tu sais jouer d’un instrument, si tu sais composer, si t’as une voix qui prend le rien et le transforme en une émotion, qui s’assume et ébranle, si tu sais écrire un texte, si tu es prêt à aider d’une quelconque manière, viens et jouons ensemble. C’est la musique de la rencontre. Une mélodie inimitable. De Harmonium à Offenbach, de Céline à ZZ Top, de Bruce Springsteen à Daniel Bélanger. de Sting à Léonard CohenViens et jouons ensemble. Come and let’s play together. « des Jamaïcains, des Chinois, des juifs anglophones, des francophones, des Italiens, des Haïtiens… C’est tout Montréal à travers la musique« .

Le cadre est large comme le texte est long. C’est rare dans la presse aujourd’hui. Aller au fond des choses, élargir l’espace avec du style. À la fin, la chute nous fait tomber de la chaise, et on en redemande. C’est vraiment rare de nos jours dans la presse.

Merci pour ce partage, Luc, merci à l’auteur, Yves Boisvert. Je vais aller chez Steve comme on va à un rencard – l’esprit ouvert à l’inconnu pour un voyage dans son histoire et qui deviendra peut-être la mienne, la nôtre – avant que les condos et le reste ne rasent tout.

 

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« J’ai d’autant apprécié que j’y suis allé souvent. Le dépôt juif des années 50, la faune de musiciens, les instruments partout, le plancher en bois qui craque comme une grand-mère et la cacophonie des sons. Il n’y a pas de classe sociale chez Steve’s. Il n’y a que de la musique. » Luc

 

Texte de Yves Boisvert dans La Presse : Chronique Histoires montréalaises : Chez Steve

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