Mohamed m’a tuer


Et si un jour on parvenait à arrêter le temps, pour lui faire passer un test d’alcoolémie, verrait-on à quel point l’ivresse de l’instant présent est un ivrogne.

Et si un jour, dieu se présentait à notre porte, ivre, cigare dans la gueule, des poursuites pénales et civiles à ras la casquette, et nous disait qu’en fin de compte c’était sympa et qu’il avait quelques fois rigolé. N’hésitez pas, tirez-lui dessus. Qu’importe qui vous soyez. Qu’importe ce que vous êtes. Tirez.

Et si un jour, dieu tombe et rampe comme un serpent, mordant la poussière et la gueule pleine de cendres, n’abrégez pas ses souffrances, n’ayez point pitié. Et si un jour, on vous demande pourquoi, pourquoi avez-vous fait cela, cherchez Mohamed, offrez-le à la potence. Parce qu’au fond, c’est toujours de sa faute. Montrez le dernier soupir de dieu, écrit d’une main tremblante dans la poussière rouge de notre enfer, montrez ce coupable tout désigné, « Mohamed m’a tuer« . 

 

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