Insomnie fiévreuse


Qui saura m’offrir les ombres de la nuit. Le velours étoilé du ciel. La douceur des voix éteintes. Et la fragilité des beautés endormies.

Qui saura me donner le temps qui fuit. Les chuchotis étouffés des ébats voilés par la pudicité. La tendresse des cœurs qui s’embrassent. La gourmandise des bouches qui se mangent. Et les parcelles du bonheur éparpillé dans l’infini.

Qui saura retirer les colères de l’infamie. La crasse sur les teintes. Les longs moments de noircissure. Et le poids de la croix que dresse les hurlements et que peint le sanglant.

Qui saura baisser le rideau sur mes nuits. Retenir les flots acides. Stopper l’hémorragie.   Abattre les murs. Et soigner la colombe atteinte par le chasseur. Prendre son rameau d’olivier comme on reprend le flambeau. Comme on brandit un étendard.

Qui saura faire venir Morpheus dans mes nuits sans sommeil. Le laisser entrer dans mon obscurité. Lourde. Aux chaleurs suffocantes. Lui demander de fermer mes yeux. Comme on dépose ses lèvres sur la peine d’un enfant. Et. Que la magie s’opère.

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