Symphonie automnale


En septembre les fleurs faneront
La musique sera
De longs sanglots
Monotones
Les crépuscules mélancoliques
Des cieux austères
Lumières ombrageuses
D’un soleil qui se meure
Sonneront l’heure
Des nuits anciennes
Celles
Au vent mauvais
Celles
Au souffle qui caresse
Les funéraires stèles
Des cœurs qui s’endorment

En septembre les violons ne sauront
Que la langueur des feuilles mortes
Qui s’arracheront
Aux arbres à l’agonie
Deçà delà
Pareilles aux fleurs mortes
Valsant
Avec le temps gris
Ce vieil aigri
Chuchotant à l’oreille
Du souvenir s’évanouissant
Le lointain air de l’oubli
Comme les derniers rêves
Des Hommes

En septembre el desdichado je pleure
Au bout d’une corde
Sous les pluies acides
Dans le vacarme des discours
De comptables placides
Croque-morts croque-mitaines
Et je m’en vais anonyme
Comme ces génocides
Que la nuit automnale
Suffocante et blême
Étouffe de ses ombres silencieuses

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