Marie pleine de grâce

 

Oh Marie, si tu savais tout le mal de chien que je me suis donné pour être dans tes bras nus. Trimé des journées entières, dans des gym qui puent la sueur, où il y a ces grosses dégueulasses que personne ne veut plus moquer, pour elles c’est peine perdue. Ces gros moches qui dans leur effort minable font sourire des tapettes accros aux stéroïdes, ces femmes cyborgs au cu(l)bitus traumatisant et qui se musclent pour la shape c’est-à-dire le prochain gangbang. Ces laides désespérées que même les sites de rencontre miteux ont expulsé, ces égarés obsédés et rois de la branlette qui rêvent de ne plus être de parfaits losers.

Oh Marie, si tu savais tout le mal que je me suis fait pour mourir entre tes reins de reine, moi qui ai toujours cru que je crèverai par  fellation offerte par une pute cinquantenaire aux nichons tombant par terre comme mes blagues tombent à plat. Tracés sur mon corps des sillons remplis d’une merde plus noire que la touffe pubienne d’une nonne. Quelqu’un m’a dit que tu aimais bien les hommes bien tatoués,  que la virilité pour toi passait par la scarification, je suis allé me faire marquer telle une bête, et cela explique cette impression que tu as eue d’être passée sous un taureau . 

Oh Marie, si tu savais tout le mal que je me suis acheté pour finir la tête posée sur tes petits seins nus. Dévalisé les magasins Hash&Mmm dans lesquels traînent ce « T’as la classe » prisé et fabriqué dans les ateliers bangladais de la honte, toutes les boutiques hipsters sur le plateau moon-royal qui ne survivront pas à la prochaine fashion week. Hip sera walmartisé en pof-pofsters, les pauvres trouveront ça cool, s’endetteront comme des banques sans avoir les politiques dans leurs poches, et je penserai à toi. A tes longues cuisses, à ta vulve épaisse qui sied tant aux anorexiques sublimes, à tes longs doigts de sorcières disney, à tes gémissements qui m’ont tellement horrifié, jamais je n’ai autant été aussi généreux de ma personne. Oh Marie, si tu savais, que grâce à toi je me suis découvert thanatophile

Oh Marie, si tu savais tout le mal que j’ai eu à apprendre toutes ces langues, du cœur de la folie de l’irrationnel et du déraisonnable, avec toujours cette soif que rien d’autre que toi n’aurait pu étancher, toi et ta cambrure en position de chienne et moi le chevalier dressant sa monture. Finalement, Marie, pour finir en un putain de polyglotte ne s’exprimant qu’en un patois intime et si vulgaire, le regard perdu dans tes lèvres, la gueule engloutie en toi, oh Marie pour toi je suis désormais cunnilingue. La langue du Christ, notre sauveur.

Oh Marie, si tu savais tout le malin plaisir qui est le mien, les cornes qui sortent de mon crâne comme une couronne de panache, les ricanements que j’étouffe quand je te regarde nue dans tes imperfections, et tous ces cons qui sont morts en voulant partager ta couche s’ils avaient su quel mauvais coup tu es. Oh Marie, je ne regrette pas, car maintenant je suis libre. Et toi. Et toi. Je ne sais pas. Je ne veux pas savoir. Mais tu ne vois que mon sourire et peut-être te dis-tu que c’est pour la vie, sans doute. C’est là tout le mal que je te fais.

 

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