Odyssée

Bande sonore : Muntula Moto (The Benediction Of A Long Life) – Richard Bona.

Hier, Marielle et moi avons jasé sur son canapé, des verres de vodka à la main, sous les lumières tamisées d’un appartement aux tableaux d’un fauvisme comme je les adore. La vitalité des couleurs, une sobriété en de délicats coups de pinceau, la simplification des traits d’une douceur apaisante, les couleurs vives posées les unes près des autres comme si elles ne faisaient que se caresser, le sentiment de solitude exaltant les corps les objets les paysages. Les tableaux colorant les murs de chez Marielle sont d’une sublimité à nulle autre pareille. Jamais de mémoire des murs n’auront été pour moi si symphoniques, si poétiques. Marielle et moi assis sur son canapé, discutant de tout mais surtout de rien, enveloppés de la Symphonie fantastique de Berlioz, de la Symphonie alpestre de Strauss, d’un Touch daft-punkien semblable à un voyage interstellaire avec des astres qui froufroutent de mélodies faites d’étoiles – épopée homérique sonore dans l’univers, Marielle et moi aventuriers de l’espace. Hier, Marielle et moi, c’était une odyssée. Comme toujours avec elle, à nulle autre pareille. Une odyssée d’aucune espèce.

Avec Marielle, on placote. Le rien est au menu, on le déguste avec beaucoup de plaisir, on s’enivre ; et cela s’entend dans nos rires gras, rires sans savoir-vivre, rires qui offrent des larmes de joie, rires qui peuvent quelques fois causés une asphyxie sans jamais que ce plaisir et ce bonheur vibrants ne nous assassinent. Au contraire, c’est en frôlant la mort que l’on se rend compte à quel point la vie est non seulement précieuse mais aussi que l’on se (re)découvre vivant. Avec Marielle, je (re)viens à la vie, à chaque fois. Avec ou sans vodka. 

 

img_9715

 

La première fois que je l’ai rencontrée, elle n’était pas très encline à sympathiser avec cet étrange étranger que j’étais. Marielle n’avait pas apprécié que le propriétaire de l’appartement dans lequel elle et François vivaient accepte un troisième larron Noir et d’origine Africaine. Tout sauf moi. Marielle était en tabarnak ou en crisse, je n’ai jamais su lequel était approprié pour décrire sa colère. « Ostie, un noarrrk ! » Marielle n’était pas contente.

Son nouveau colocataire, moi, avait été précédé par le stéréotype et le préjugé très courants au québec du Noir sale, malpropre, de l’Africain un peu beaucoup sauvage et primitif, une source de « trouble », une image de fouteur de troubles. Pour Marielle, j’étais plus qu’indésirable, j’étais inacceptable.

C’est donc avec une certaine appréhension qu’elle m’a accueilli dans ce nouveau chez moi qui me changeait de la rue – la rue de l’itinérant, la rue du sans-domicile-fixe. Le soir de mon installation j’étais propre comme un sou neuf, j’avais le sourire, j’ai tendu la main à Marielle elle l’a serré, et ce fût le début de notre odyssée.

Marielle n’aimait pas les Noirs, encore moins les Noirs Africains, c’est un truc qui lui filait des urticaires. Le premier soir, après que je me sois fait à manger et que je sois allé profiter de mon lit chaud, elle est sortie de sa chambre pour vérifier si je n’avais pas laissé des bibittes un peu partout dans l’appartement, si je n’avais pas foutu le bordel crade, vérifier si ma nature pouilleuse et mon identité un peu beaucoup de souillon n’avaient pas laisser un parfum pestilentiel dans l’appartement. Elle me l’a avoué quelques semaines après, lorsque manifestement elle en était arrivée au constat que l’étrange étranger venu de ces épouvantables Ailleurs et aux origines dégoûtantes n’était pas une ordure et qu’heureuse découverte c’était un obsédé du ménage du rangement de l’ordre du propre – un truc chez lui maniaco-compulsif.

« T’sé une de mes chums de filles m’a raconté que les Noirs sont vraiment sales, paraît qu’elle a eu un coloc dégueulasse, donc quand Robert m’a dit que t’étais Noir j’étais pas contente pantoute ! » « Je comprends tout à fait Marielle. » Je lui ai souri et je crois que ce sourire, ce geste d’ouverture sincère, a construit l’opportunité d’aller au-delà de cette situation, d’envisager un nouveau départ entre nous, de reprendre à zéro. Ce sourire a tout réinitialisé, et il lui disait : « Je ne t’en veux pas. Je sais maintenant pourquoi. Merci d’avoir essayé de me l’expliquer. Merci d’avoir eu ce courage, ce besoin, merci de cette chance au fond que tu nous donnes. » Cela fait plusieurs années déjà. Aujourd’hui, Marielle est ma meilleure Amie. Ma sœur. La tante de ma fille.

 

img_9721

 

Hier, assis dans son canapé, dans son appartement aux murs colorés par des symphonies un peu beaucoup édéniques, verres de vodka en main, nous avons parlé du passé en riant, mais nous avons surtout parlé du présent, et quelques fois imaginé l’avenir. Avec Marielle, l’avenir n’est pas un sujet intéressant, pour nous il est inexistant, seul importe le moment, les anecdotes de nos existences de rien-du-tout qui feraient de mauvais livres biographiques parce que d’une connerie épouvantable. Une connerie épouvantable très hilarante, Marielle et moi savons que tout le monde ne partage pas notre sens de l’humour, je ne ris jamais autant qu’avec elle. Hier, la tradition a été respectée, lorsque l’on s’est quittés elle m’a dit : « Mon Ami, je t’aime. » « Moi aussi, ma douce Marielle. »

Ce matin, Marielle m’a envoyé un message sur fakebook : « Je vais voir Maman à Victoria’, j’ai quelques jours de congé, on s’en parle tantôt. » Marielle vient de Victoriaville, c’est une fille de la campagne, et autant de fois qu’elle le peut va rendre visite à sa mère, à ses deux nièces.

Marielle est très famille, la seule fille d’une fratrie, et donc un peu beaucoup la fille de sa mère, j’ai eu le même statut qu’elle auprès de la mienne, j’étais la fille de ma mère, sur ce point elle et moi nous nous comprenons très bien.

Sa mère que je n’ai jamais rencontrée a eu un jour la gentillesse de retaper un de mes pantalons, Marielle me l’avait arraché entre les mains en partant pour la fin de semaine à Victoriaville, sa mère a vu le truc et a eu pitié du mec qui le portait. Lorsque j’ai revu mon pantalon je ne l’ai plus reconnu, l’opération esthétique de la mère de Marielle ressemblait à un miracle christique.

Hier, j’ai porté ce pantalon et les personnes que j’ai rencontrées m’ont demandé si je l’avais acheté chez machin-truc – la boutique montréalaise du chic, ces derniers temps très à la mode. « Euh, non, il vient de Victoriaville, des mains d’une artiste géniale. » Elles ont compris que je me faisais faire du sur-mesure, donc que j’étais un putain de dealer de cock richissime. « C’est vraiment beau ! C’est qui cette artiste ? » « La mère de Marielle. » « C’est qui Marielle ? » « Une Amie. » « Sa mère doit coûter cher hein ? » « Je ne sais pas. Elle me l’a fait gratos. » « Hein ?! Comment ça ?! » « Beh, gratos comme générosité quoi. » Elles ont cru que je les faisais marcher. « Mais non, tu niaises ! Combien ? » Après un instant d’hésitation, me demandant comment leur faire comprendre, et en même temps en me rendant bien compte que ce n’était pas ce qu’elles voulaient entendre, j’ai lâché : « Environ 400 piastres ». « C’est pas tant cher que ça ! » « Non, comme je l’ai dit c’est gratos. » « As-tu son contact ? Peux-tu nous le donner s’il vous pleûh ? » « Euh, oui, mais elle est très sélective dans sa clientèle, faut que je lui demande avant, t’sé.. » « C’est ben correcte ! » « Ok ».

La mère de Marielle n’est pas une couturière, ni karl lagerfeld raciste gossophobe (etc.), elle est une femme comme il s’en faisait dans les années 1940-1970, c’est-à-dire d’un autre siècle. Elle a été une femme à la maison, elle a élevé des enfants et toute sa carrière était ce rôle maternel à temps plein qui ferait hurler les féministes #nobra #boycottdelalameàraserpourdirenonaupatriarcal #tousleshashtagsàlaconne (etc.). La mère de Marielle serait méprisée par les féministes contemporains. « Bonniche », « Femme sans carrière », « Femme sans couilles », « Honte absolue », etc.

Elle sait coudre, entretenir une maison – dans le cas d’espèce une ferme, et plusieurs autres trucs qu’aucun homme ne sait faire et ne saurait faire. D’après ce que Marielle me dit c’était elle le pilier de la famille, le pouvoir c’était elle, en ce sens elle me fait un peu beaucoup penser à ma propre mère et à ma grand-mère. Les hommes pouvaient bien se la ramener en public, celle qui portait la culotte était une femme. D’où je viens, la femme a un statut de reine-mère, pour dire l’autorité véritable c’est elle. Aucun homme chez moi ne pouvait décider sans l’accord de la femme, les femmes d’où je viens laissaient les mecs en public se pavaner comme des paons et lorsqu’il était question des vraies affaires ils s’agenouillaient devant leurs femmes dans la chambre à coucher. La reine-mère était sacrée, d’une influence quasi divine.

Dernièrement, je disais à une fille que l’on devrait partout n’avoir que des statues de femmes, car sans la femme l’homme n’est rien, il ne vaut rien, il n’existe même pas, zemmour ne serait pas content de l’entendre mais zemmour n’est pas un homme (même Kierkegaard le confirmerait). La mère de Marielle est comme les mères de mes origines, encore aujourd’hui elle a sur ses enfants cette autorité, une autorité qu’elle a longtemps eu sur son mari.

 

« Éric Zemmour qui en a profité pour tenir au passage des propos d’un sexisme malheureusement plus très surprenant : « Quand je vous lisais je pensais à cette phrase de Kierkegaard qui disait ‘L’homme est raison, la femme est substance’. Vous êtes l’incarnation paroxystique et caricaturale de ce que j’appelle le journalisme féminin. Vous ressentez, vous aimez, vous sentez, vous embrassez, vous cajolez, vous pénétrez, vous êtes pénétrée, que sais-je… (…) Votre livre, c’est tout ce que je déteste. Vous n’étiez pas née quand je suivais les politiques ». Et alors que son interlocutrice sous-entendait mieux connaître les politiques que lui, Éric Zemmour est allé encore plus loin dans la misogynie : « Moi je ne couche pas avec ». La classe incarnée. »

 

 

img_9776

 

La mère de Marielle est devenue récemment veuve, et c’est aussi l’une des raisons qui fait en sorte que sa fille va la voir le plus souvent qu’elle en a l’opportunité. « Elle le vit difficile t’sé. », Marielle hier m’a raconté comment avec beaucoup de peine sa mère tente de survivre au départ de son époux.

Il y a dans sa voix et ses yeux de la tristesse sans tomber dans le pathos affligeant du « trop ». Marielle a été élevé à la vieille école, elle a beaucoup de décence, peut-être souvent un peu trop, conservatrice de droite avec une éducation de la même nature, et quand elle craque en flots déversés c’est parce que la digue en a trop supporté, la digue en a trop sur le cœur, la digue craque et c’est le raz-de-marée. En ces instants-là, mon Amie n’est plus un titan invincible, juste une sorte de géant avec un cœur – fragile, humain, comme tant d’autres. En ces instants-là, elle a besoin d’être accueillie et je lui ouvre mes bras. Quand c’est moi qui suis à sa place, elle fait pareil. Après, nous finissons la soirée par une dévoration d’une pizza de carnivores. Un vrai carnage. Avec du bon vin. Son adoré Rouge Fm en fond sonore. Des rires flirtant avec la mort.

Marielle et moi nous aimons la bonne bouffe. Tous les deux mois environ nous nous retrouvons dans un restaurant asiatique et nous massacrons le menu. Quelques fois, nous sommes accompagnés de François, notre ancien colocataire, notre Ami, devenu l’amoureux de Marielle, l’Homme de sa vie. Son coq, comme nous le surnommons avec beaucoup de tendresse et de gentille ironie.

François est le coq de la basse-cour, et n’admet pas d’autres crêtes. Le coq adore séduire, le coq adore se sentir mâle parmi les poulettes, une statue de staline en plein milieu de la place centrale de stalingrad. Quelque chose de l’ordre de la vénération. Un truc semblable à l’œuvre d’Arturo Di Modica : le taureau de wall street, aux grosses couilles. François est un séducteur hors-catégorie, non pas cette séduction vulgaire qui lèche du cul et présente une image presque marketing de soi et qui est tellement lisse – pour dire, d’un ennui mortel – comme c’est la norme de nos jours, c’est un séducteur d’une subtilité rare, d’une exquisité jouissive, d’une intelligence redoutable, d’un charme détonnant. François n’est pas le visage qui provoquerait des infarctus parce que d’une beauté apollinienne, il est le personnage qui rend tout simplement addictif.

Marielle est amoureuse de ce personnage; lui aussi, de sa façon. Les deux ensemble c’est fou rire sur fou rire, souvent je les ai supplié d’arrêter la torture, et les jours qui suivent  nos rencontres me voient aller me faire masser les muscles zygomatiques. Et masochiste, j’en redemande toujours. Le bonheur est cocaïne, un fouet, une séance maso. On jouit autant que l’on souffre.

 

img_8507

 

Hier, Marielle et moi nous étions en pleine séance maso, assis dans son canapé, vodka en main, beaucoup de récits rien-du-tout, un moment de pur bonheur. Un sas de décompression pour moi, mais surtout pour nous deux une amitié improbable entre quatre murs symphoniques. Marielle me racontait les dernières aventures de ses nièces entrant en pleine adolescence. Des histoires de cœur, de selfies, de « like », de réseaux médias sociaux, des ados d’aujourd’hui quoi. Puis elle m’a dit « Mon Ami, nous vieillissons ! »

Effectivement, nous vieillissons. Nous avons vieilli. Lorsque j’ai rencontré la première fois ses nièces, elles n’avaient même pas dix ans. Aujourd’hui, elles sont méconnaissables. Elles ont grandi, trop vite. « Tu ne pourras plus leur refaire le coup du lion ! » Marielle éclate de rire. « Ah ça c’est sûr. Le bon vieux temps est révolu. C’est foutu. » Ses nièces ne me croiraient plus lorsque je leur dirais que j’ai un lion dans ma chambre, elles me regarderaient et feraient « Franchement, papi, tu nous prends pour des connes ?! » Le coup du lion ferait « pschittttt » comme un pneu crevé, ou chirac. Ses nièces ne me croiraient plus quand à la question de savoir si j’avais un lion que j’avais ramené d’Afrique dans ma chambre je leur répondrais « Oui. »

Ses nièces, la première fois qu’elles m’ont vu, c’était le noël suivant mon installation dans l’appartement. Elles étaient venues rendre visite à leur tante. Elles sont tombées sur moi, je revenais du travail, et pour elles c’était une rencontre presque du troisième type. Un choc. Elles n’avaient jamais vu en chair et en os un Noir, encore plus un Noir Africain. Je n’oublierai jamais leurs visages à la fois curieux et terrifiés, et je n’avais même pas laissé pousser sur ma tronche la barbe de djihadiste – pardon de hipster.

Elles m’ont bombardé de questions : « Est-ce que si on te touche on va prendre ta couleur ? Est-ce que ton sang est rouge comme nous autres ? Est-ce que tu pleures comme nous autres ? Est-ce tu es né noir ? Est-ce que l’Afrique il y a des routes, des maisons, internet, des écoles.. ? Est-ce que vous avez des tim ? Est-ce que vous avez l’hiver ? Est-ce vous vous habillez comme nous autres ? Est-ce que… ? » Etc. Etc. J’ai pris beaucoup de plaisir à y répondre. Elles avaient une expression faciale absolument plaisante. Nous avons passé la soirée à nous découvrir.

A un moment, la plus jeune me demande : « Est-ce que tu as un lion dans ta chambre ? » « Euh.. Comment ça ? » « Beh t’sé es-tu venu icitte avec un lion d’Afrique ? » « Un lion ?? » « Ouiii, un lion comme dans le roi lion ! » « Comment j’aurais transporté un lion jusqu’icitte ? » « Beh, dans ta valise ! » « Ahhh. Oui, j’ai un lion dans ma chambre, veux-tu qu’on aille le voir ? » Les deux étaient traumatisées. Un lion, dans sa chambre, à quoi zéro pas de la salle de séjour, un lion comme dans le roi-lion, elles ont chié dans leur froc, Marielle et moi étions morts de rire.

Après le traumatisme, Marie-Andrée et Émilie ont vite fait de moi une sorte de « Tonton » ou de grand-frère. Lorsqu’elles viennent voir Marielle, je suis convoqué pour une ballade shopping. Le truc dure une éternité, les ados qu’elles sont devenues parcourent les allées des supermarchés, lèchent les vitrines, sont des consommatrices impulsives et insatisfaites, et surtout font tout le temps la tronche. Des ados quoi.

Quelques fois, elles sont heureuses, mais bien entendu pas trop longtemps, juste assez pour que Marielle et moi ne nous suicidions pas. Tortionnaires va. Je les adore. Elles ne le savent pas mais leur crise d’adolescence est un apprentissage pour moi de celle de ma fille qui arrivera bien assez tôt, je me dit toujours que si je survis si j’arrive à dealer avec si je parviens à trouver la meilleure façon de faire un million de magasins pour trouver un fucking jeans déchiré de partout qui ne sera plus porté une semaine après parce que passé de mode, alors je serai prêt à tout recevoir et supporter de Lux. Avec elles, je suis en formation plus qu’intensive.

Après le marathon shopping, grand rituel, nous finissons toujours dans un fast-food saturé de donuts, sinon c’est pour elles la fin du monde. Marielle et moi nous sommes toujours morts de rire, sans le montrer. Elles nous tueraient, en prolongeant la torture très sadique du shopping. Pas fous, Marielle et moi jouons les empathiques.

Hier, Marielle me l’a rappelé, l’histoire du lion, le rituel shopping, le final donuts, et nous avions l’impression d’avoir mille ans. Marielle est une fille au début de sa cinquantaine, une Lady encore très jeune, son coq au début de la soixantaine et à la crête encore très jeune, et très souvent en compagnie de Marie-Andrée et d’Émilie nous avons cette sensation bizarre de rides dix fois cent ans. « P’tits vieux. », à quoi d’autres répondraient : « Jeunes cons. » Mais, ce n’est pas trop notre genre. Les jeunes vieilliront assez vite, les jeunes d’aujourd’hui vieillissent assez vite, on prendra du plaisir à les voir passer de la fraîcheur à la péremption, cinquante ans soixante ans à vingt-cinq ans une vieillesse physique précoce et une mentalité restée bloquée à quinze ans, Marielle François et moi seront morts de rire.

 

img_8049

 

Hier, Marielle et moi, assis dans son canapé, des verres de vodka à la main, sous les lumières tamisées d’un appartement aux tableaux d’un fauvisme aux couleurs symphoniques, avons discuté de tout et surtout de rien.

A un moment, elle m’a demandé : « Dis-moi Ludewi(g), je suis ta meilleure amie c’est ça ? » « Oui » « Pourquoi ? » « Beh, parce que tu es ma seule amie fille, donc pas le choix. »

Marielle m’a regardé, elle a éclaté de rire et a ajouté : « J’espère que ça va rester comme ça hein ! » « Ah, t’inquiète, avec toé c’est parti d’une affaire de bibittes et là c’est vodka fauvisme murs symphoniques et autres, tu es hors-catégorie. Unique pour moé. »

Marielle rit, rougit, m’a fait de grosses bises en tenant entre ses mains mon visage comme on le faisait dans les années 1940-1970 (en pressant le visage comme on presse un citron). « Ahhhh mon Ami ! Toé et moé, toute une odyssée ! »

Bande sonore : Touch – Daft Punk.

Une réflexion sur “Odyssée

  1. Pingback: Je = 2 – Les 50 Nuances de Dave

Ce site vous est proposé par WordPress.com.