Crépuscule(s)

Martin Roth ouvre le spectacle, An Analog Guy In A digital World, le soleil comme une nouvelle postmoderne n’aura eu une chute aussi digne. Crépuscule analogique jetant ses dernières lumières sur le monde numérique.

 

 

Doucereuse lenteur, les rythmes suivent les pas d’un temps qui prend son temps, le soleil descend de son piédestal comme s’il glissait du ciel, mouvement qui donne des idées d’impromptu à Schubert. Et c’est Khatia Buniatishivili qui s’y colle. Impromptu No. 3 in G-Flat Major, Op. 90, D. 899, le soleil comme un tableau impressionniste n’aura été vu et mis en musique de façon aussi trans-figurative.

 

 

A la fin du spectacle, le mec analogique est une fille qui demande au soleil crépusculaire d’être sa reine ce soir, la fille lui dit qu’elle croit aux histoires auxquelles d’autres ne croient pas, le soleil tombe lentement, et disparaît dans la bouche ouverte de l’horizon qui en avale toute la lumière.

 

 

Et dans un Soupir Éternel, l’écho de sa chute laisse entendre ce « Je ne serai pas ta reine ce soir » qui éteint tout et fait silence.

 

 

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