C’est l’aube

L’aube est là, je suis chez moi
Les rayons du soleil quand moi je m’éteints
C’est comme à chaque lueur, triste et sombre
Et la lumière me tue définitivement
C’est toujours pareil, aucune échappatoire
La même impression, cette souffrance de soi
Toujours pareil, et à chaque fois

C’est l’aube, l’aube, rien que l’aube qui m’éloigne de toi
L’aube bien plus forte que moi et toi
C’est l’aube, l’aube, rien que l’aube qui m’enchaîne et nous trucide
L’aube, le visage, la face, qui n’est pas moi, qui n’est pas toi

Je voudrais tellement, jurer, te promettre
D’être ce que je suis quand l’aube est là
Une ombre, un amant, une errance, mais je cesse d’être
Quand au bout de l’horizon, la nuit lève les voiles
J’oublie moi, toi, nous, tout ce que je suis, tout ce que nous sommes
Quand au bout de l’horizon, l’aube met le monde à nue
Et je la sens qui vient tout près me narguer
Sans la nuit toutes mes forces me fuient
Tes mots ta présence ton regard ton sourire n’y peuvent rien
Ni m’aider ni nous aider, à l’aube je deviens un monstre

 

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C’est l’aube, l’aube, rien que l’aube qui m’éloigne de toi
L’aube bien plus forte que moi et toi
C’est l’aube, l’aube, rien que l’aube qui m’entraîne dans les abysses
Et me trucide
L’aube, le visage, la face, qui n’est pas moi, qui n’est pas toi
L’aube, la face noire de l’autre face de moi
L’aube, le visage ténébreux de l’autre face de toi
C’est l’aube qui te tue, me tue, nous tue
L’aube, bien plus forte que nous

C’est l’aube, l’aube, rien que l’aube qui me prend à chaque fois
L’aube qui se moque me nargue me mets les fers et m’arrache l’âme
C’est l’aube, l’aube, qui m’impose sa loi
Qui nous vole à moi, à nous, qui nous dérobe tout ce que nous sommes

C’est la mort, c’est le sarcophage, ce sont les enfers
C’est l’aube qui m’arrache l’âme et fait triompher l’esprit
Celui qui tue trucide veut survivre parmi les loups et les louves
Le masque sur l’âme, c’est l’aube, le personnage pointe au bout de l’horizon
C’est l’aube qui me hante et ne me lâche pas
M’enchaîne m’entraîne et m’étouffe

C’est l’aube, l’aube, rien que l’aube qui m’éloigne de toi
L’aube bien plus forte que moi et toi
C’est l’aube, l’aube, rien que l’aube qui fait de moi un serf
Un esclave dans des champs de coton aux teintes écarlates
Un soleil d’argent luisant et irradiant toute la face noire
De moi
De toi
De nous

 

 

Une réflexion sur “C’est l’aube

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