La Prétention de quelque chose

À Audrey & à Roméo..

Qui peut prétendre la connaître
Sans se contenter de ses artificiels
Personnage surjoué œuvre surfaite images superficielles
C’qu’on lui prête est une illusion

Qui peut prétendre le comprendre
Quand de tout il faut se déposséder
Passer par le purgatoire et les éclipses lunaires
Pénétrer la nuit et se laisser engloutir par les ombres
Monstres froids bêtes spectrales fantômes d’après-minuit
Et renaître dans le silence cathédral d’un lieu sans espace
Sans temps et hors-temps

Qui peut

Quand elle-même se cherche et se perd
Quand lui-même se trouve et ne se fait aucun sens

Elle est comme elle est
Lui est comme il est
Même s’ils n’ont aucun ami
Même s’ils en paient le prix
Ils sont comme ils sont
Avec leurs tragédies
Avec leurs comédies
Avec leurs nudités
Dans toutes leurs obscurités
Ils sont comme ils sont
Rêvent comme ils rêvent
Cauchemars sur cauchemars
Parfois même rien
Ils sont comme ils sont
Dans les tous les cas
Ils ont la prétention d’être au moins quelque chose

Qui peut

Qui peut prétendre avoir la grille de lecture
De leur enfance de leur adolescence
Des ratés et des tourments
Qui peut à travers les clichés
Voir leurs blessures à vif sous l’armure

Qui peut

 

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Qui peut prétendre à rendre un jugement
Et se regarder dans une glace
Quand lui-même
Quand elle-même
Se cherche et ne se trouve souvent pas
Se trouve et ne se fait aucun sens
Dans ce cirque où les clowns comme les autres
Sortent grimés de burlesque et autres ratés

Elle est comme elle est
Il est comme il est
Plutôt mal que bien
Dans leur peau
Dans leur âme
Comme ceux qui ont la prétention
D’être quelque chose plutôt que rien
Dans la glace quand ils se font face

Ils sont comme ils sont
Ils ont la prétention
De quelque chose
Plutôt bien que mal

 

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