Vendredi-Seins

by dave

Ce matin, j’ai l’âme damnée à une laïcité radicale, pas de jour férié pour célébrer la crucifixion d’un mec né d’une vierge ou d’un micropénis ayant en naissant déviergé sa mommy. J’ai dans ma tête la scène filmée par dolan avant qu’il n’entre dans le baisodrome de l’entre-soi bobo-bof bof parisianiste où l’échangisme d’herpès est projeté à cannes et les meilleures performances reçoivent une palme chiée par un anus irré-cul-pérable. Dolan avant le bof-bof calibré pour les bobo un peu bovins, avant l’éclipse du talent prodigieux du génial précoce comme ou presque qu’une étoile se meurt.

Dolan aux sources de lui-même, pas encore dans le baisodrome, le lupranar, la maison close, l’hôtel de passe, en dehors du bouzin, avec sa caméra filmerait jésus déviergeant sa mère et ce moment de déchirement et de délivrance rendrait la suite de la vie romanesque et chevaleresque du né-sauveur absolument logique.

Quand tu ravages le vagin de ta maman à la naissance, quand tu la dépucelles, poursuivre sa vie en ravageant un temple transformé en un lieu de commerce ou de business, dépuceler l’orthodoxie avec un certain culot, et finir son existence sur une croix après être passé sous le fouet et par les crachats de la foule qui t’éjacule dessus, c’est une suite logique.

 

« Pour les Romains qui dominent alors la Judée, le supplice de la croix est la peine la plus infamante qui soit, celle que l’on inflige aux esclaves qui se sont révoltés et à ceux que l’élite nomme les «brigands» («lestès», en grec). Ce terme, employé par les autorités, désigne des ennemis à éliminer coûte que coûte, et par tous les moyens. En somme, on crucifie ceux qui sont coupables d’avoir contesté l’ordre établi. »

 

« Jésus est différent de ses prédécesseurs: il se pose en messie d’un genre nouveau, même si ses revendications demeurent elles aussi fortement teintées de justice sociale. »

 

Et la scène de crucifixion filmée par un denis villeneuve s’inspirant de tarantino aurait ce regard qui fait gicler l’obscénité de cette mise à mort un peu beaucoup sur-réaliste. Les bobo-bof bof bovins ne se videraient pas les couilles en matant le truc, le p’tit peuple plus habitué aux superzéros en latex de marvel et consorts vomirait en plus de détester prodigieusement voire de s’emmerder ferme, et ceux qui en ce jour férié observant des athées et autres laïcs chrétiens célébrés la mort d’un individu trouveraient l’œuvre magistrale. Tout ce beau monde verrait l’œuvre comme un chemin de croix, d’une façon comme d’une autre.

 

 

Ce matin, je renverse la croix et son chemin, vue comme ça elle a un truc phallique avec des boules pendantes, et Ophélia – qui m’entretient depuis trois heures du matin sur l’invraisemblable liturgie de la mort devenue un symbole de l’identité culturelle d’une société en quête de saints-repères – lèche le truc avec ses accessoires.

Si dolan filmait la scène, le baisodrome lui fermerait à coup sûr la porte aux nez en lui faisant comprendre que la vulgarité n’y a pas droit de cité. Comme le dirait tarantino entrain de cinématographier la mort de bill : « This is a Pulp fiction ! »

Ce que goo-gueule traduirait par : « Romanesque décence de vulve et de pénis entrain de baisouiller dans un bordel ». Un(e) post-doctorant(e) en études cinématographiques en ferait le titre très intello-prétentieux – comme certains films d’auteur – de sa recherche qui lui ouvrirait les portes bobo-bof bof de l’entre soi masturbatoire universitaire : « Fictionnelle partie charnue d’un fruit ou d’un légume, la vulve et le pénis dans le cinéma végétalien d’entre-guerre ».

La recherche serait comme à cannes plébiscitée par ses pairs et mères. Le truc recevrait la palme qui vient avec, et le truc finirait sa vie comme jésus. Sur une croix, avec personne qui s’y intéresse vraiment, une histoire biblique qui émeut des membres d’une secte – « Secte : un entre-soi qui meugle et baise ensemble en se refilant beaucoup d’herpès ».

 

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Ce matin, vendredi-seins, Ophélia a une poitrine aussi massive qu’un livre de philosophes discutaillant du juste à l’abri et en dehors de rome qui brûle. Une telle poitrine sur un corps aussi minimaliste dans le sens d’une absence de surcharge du superflu bien plus que de chair, de matière, fait un effet de contraste qui m’ouvre l’appétit depuis trois heures du matin.

C’est vendredi, férié, quand la société avec ses chrétiens laïcs et autres croyants athées célèbrent l’identité culturelle qui s’étrangle d’un voile islamique et d’une mosquée, Ophélia me laisse célébrer une toute autre mort.

Vendredi-seins, vendredi de p’tite mort, la muerte comme une œuvre ciné filmée par dolan avant le baisodrome, un titre modeste d’une recherche lue par le p’tit peuple qui raffole de superzéros en latex.

Normal, je ne dépucèle pas les seins d’Ophélia qui en ont connu bien de bof-bofs un peu bovins, je ne ravage pas ses deux larrons accueillant un troisième qui a une tronche de croix renversée, je me prosterne et je rentre en recueillement.

Villeneuve filmerait la scène finale en ayant tarantino à l’esprit, une obscénité qui donnerait envie au p’tit peuple et autres troubadours errant en dehors de l’entre soi masturbatoire de baiser comme on fait l’amour. Un truc de nos jours – ce matin, hier, tous les jours d’avant, tous les jours d’après – totalement oublié. Un peu, beaucoup, comme dolan, s’est oublié, dans le bordel.

 

2 réflexions sur “Vendredi-Seins

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