Voyou postmoderne

‘K, on va se dire les vraies affaires
Les héros sont de p’tits voleurs
Ils ont juste rajouté plusieurs zéros
En veux-leur, t’es un des zéros

Il n’est pas là, nage, au paradis fiscal il prend le large
A quitté son pays pour du vagabondage
Mettre au frais les liasses de fric piqué aux poches trouées
Crevards du marécage et autres limaces de la fiente
Son acte le plus sage est d’avoir prostitué le politique
Dans son harem, les généraux sont au garde-à-vous
Le respectent comme tout néron qui force le respect
Escobar il livre la poudreuse aux putes qui pour lui se font anulingues
Là en ce lieu il est aussi vénéré que jésus un vendredi saint

Et en pleine crise, lorsque lui et ses potes sont au bord de la faillite
Il braque le casino public et sereinement vide les caisses du peuple
Son p’tit larcin n’est pas un signe de chance
Politiques prostitués et autres putes médiatiques
Dans ses poches qui ne sont pas crevées
S’assurent de faire leur job qui est une blowjob
Tout en portant de beaux costards et autres camisoles
Lui la démarche de niro avec beaucoup d’actor studio
Reçoit le jackpot et va sur une île jouir sur un(e) escort
Là-bas il ne rêve de politique et laisse cela aux gangsters modernes

Voyou postmoderne, c’est juste rajouter plusieurs zéros à héro

 

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Jadis, les voyous braquaient des banques et autres diligences
Aujourd’hui, les banques braquent et les diligences conduisent au paradis fiscal
Berlines sur les boulevards bling-bling, eliot ness toujours de mèche
Est désormais le prêtre qui dirige la messe
Satan ce défroqué se confesse devant les caméras
Est présenté au peuple de proches trouées
Pour qu’il le foute sur le bûcher
Les propriétaires de caméras en toute impunité
Propriétaires du parlement et ses députés
Pensant le marketing des gangsters modernes
Politiques putes et autres nymphomanes
S’allument cigares et se goinfrent de caviar
Quand le peuple aux poches trouées devant le bûcher
Meugle en chœur toute sa jouissance

Voyou postmoderne, c’est juste s’assurer que les défroqués meuglent en brûlant leurs héros

Les voyous postmodernes, ils font la loi et les lois
C’est toujours des gens d’aujourd’hui
C’est l’idéal dans les mouroirs
Le même rêve dans le même éden

 

 

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