L’Inhumain

« Quelles qu’en puissent être les figures, il y a donc toujours, à l’origine de l’inhumain, une sorte d’aveuglement. Il suffit de ne pas reconnaître son semblable dans l’autre. Tout notre problème va donc être d’élucider ce qui rend possible un tel aveuglement. Dès lors, l’autre n’est plus qu’une sorte d’objet plus ou moins gênant dont on n’aspire qu’à se débarrasser. »

– Grimaldi, Nicolas. « Introduction », L’inhumain. sous la direction de Grimaldi Nicolas. Presses Universitaires de France, 2011, pp. 7-12.

 

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« La langue anglaise est plus riche que le français pour désigner ce caractère humain dont la négation est l’inhumain : on le désigne par humane différent de human, dont la négation n’est pas l’inhumain mais simplement le non-humain, la non-appartenance à l’espèce.

Et cette humanité-là, dont la négation est l’inhumain, ainsi que la notion de dignité à laquelle elle est étroitement attachée, n’est pas réduite à ses seules composantes biologiques.

Elle est le résultat, certes, de l’évolution biologique, mais aussi de l’évolution culturelle dont les mécanismes ne sont pas les mêmes et qui n’obéit pas nécessairement aux mêmes lois. C’est peut-être en réfléchissant à cette notion de dignité humaine qu’on peut cerner ce que l’on entend par cette humanité en l’homme qui peut être menacée. »

– Atlan, Henri. « Connaissance, gloire et « de la dignité humaine » », Diogène, vol. 215, no. 3, 2006, pp. 11-17.

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