Vent estival pastoral

Le vent souffle dans ces contrées pastorales
Il souffle comme je libère le mien
Rien ne me ramène à la vie que la campagne
Du vide du néant rempli de l’essentiel
Pas un murmure de la modernité
Pas un cri de la modernité
Pas un tumulte de la modernité
Juste les p’tits riens de la nature
Qui chantent jasent conversent
Dans un langage que je ne comprends pas
Mais dont je sais qu’il parle un peu de moi
Car humain que je suis
Je suis l’enfant jamais adulte
Jamais rien d’autre
Que de cette nature
Qui me révèle à moi-même
Et qui me dit tout ce que je peux être avec elle
Surtout avec elle
Puisque sans elle
Je ne suis point

Le vent souffle dans ces contrées pastorales
Loin des villes mouroirs
Loin de la modernité et ses stèles en gratte-ciel
Tutoyant un ciel où plus aucuns dieux ne résident
Loin des rues encombrées et des foules impatientes
Loin de cette modernité qui est si souvent superficielle
Loin du bitume et du macadam
Des centres esclavagistes des hypermarchés
Loin de notre déshumanisation et de notre infrahumanisation
Le vent pastoral souffle sur mes cendres
Et comme un phœnix
Je renais à la vie
Je m’élève de la poussière
Je déploie mes ailes
Et l’horizon ouvert
Le paysage infini
Et ses milliers de millions de possibles
M’aspirent et me mènent si loin
De tout ce que je n’aurais jamais cru, de tout ce que je crois être

Ce soir, au milieu de pas grand-chose
Au milieu de rien du tout qu’est tout essentiel
Du rien si loin du tout des nécropoles urbaines
Soulevé par le vent pastoral d’un été léger et presque poétique
Je vole loin

Une réflexion sur “Vent estival pastoral

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