J’emmerde l’été

Soirée chaude sans vent et beaucoup trop de tumultes
Des nudités sans autres choses que la nudité sans inspiration
Dans le vent la liberté qui se cherche un nouveau souffle
Et les nudités qui reprennent du souffle, et des respirations qui en perdent
Soirée chaude sans vent et beaucoup trop de tumultes
Je transpire comme un bœuf et j’ai le souffle d’un taureau
A ceux qui ne comprennent pas
Comment c’est possible que quelqu’un comme moi crève sous le soleil
Je vous dirais j’en ai eu ma dose du four crématoire
Je ne suis pas né ours polaire se faisant chier sur la banquise
Je suis né braise incendiaire sous des tropiques en chaleur
Et sous un soleil qui tuait un peu beaucoup l’amour
Les soirées chaudes étaient des guerres sales et beaucoup de tumultes
Des nudités cadavériques sans autres choses que la nudité des morts
Dans le vent la liberté n’avait plus aucun souffle
Et les nudités s’enterraient dans un cimetière, et les respirations attendaient leur tour
Les soirées chaudes sans vent de liberté et beaucoup trop de tumultes
Je transpirais comme un bœuf dans un abattoir et le souffle d’un taureau dans une corrida
Voilà pourquoi j’emmerde l’été

 

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