Audrey Été

Bande sonore : L’Été – Bernard Lavilliers.

Hier, audrey était sur une plage, topless et bas de maillot b(e)fyne, aventureuse comme dora entre vagues et sables fins. Audrey vient du fond des océans, ce qui explique un peu beaucoup le fait qu’elle ne fait qu’un avec cette plage et cet océan.

 

 

Hier, en regardant audrey faire corps avec la plage et l’océan, j’avais des mots inspirés de colette qui me revenait sans cesse : « Toi seule, fais oublier et les plaisirs du printemps et la splendeur des étés. Cet espoir séduisant, ce charme nouveau, tout ce délire expansif des premiers beaux jours ne valent pas, ô audrey ! ta simple et paisible volupté. »

Audrey, toujours dans cette veine colettenienne, est un « été dans sa puissance et toute sa splendeur » qui ne « vaut pas, ô audrey ! » la « simplicité de tes dons » enchanteurs. Pour dire, audrey, sur cette plage, est une princesse qui signe sur le sable : « Princesse du rivage ».

Audrey, « élégante exotique sortie des fleurs du mal, des fumées baudelairiennes un amour marginal » et le corps tatoué de ces malheurs d’hier qui expriment au fond ce « Je suis comme je suis » un peu beaucoup prévertien.

 

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Audrey est un « jeu de rôle » qui quand elle me dit « Je te veux maintenant », « nus sur la plage », « amour sauvage », cela sonne toujours à mon oreille comme un « septembre qui semble vide et désespéré » mais qui se prend un peu beaucoup pour un « été torride ». Parce qu’audrey, quand elle fait l’amour sauvage sur cette plage, est une déchirure au regard « ciel noir » comme sa chevelure qui épouse si bien la couleur ébène de ma peau.

Lorsque je vois audrey s’enfoncer dans les vagues, et aller plus loin dans cet océan à l’horizon ouvert sur un millier d’imaginaires, avec ses « papillons bleus et noirs de ses mèches tordues », j’ai toujours cette impression étrange que la « foudre est tombée » sur moi et que « j’en garde la brûlure ».

Audrey est pour moi un « poignard de nacre dans la plaie qui me tue », ses « lèvres entrouvertes » qui font se mêler la mort et l’amour.

Avec elle, c’est toujours de l’ordre du « malheur à qui me prend, à qui me frôle » et l’été n’est jamais aussi « amour sauvage ». Ce qui me fait souvent, sur la plage, face à l’océan, me sentir comme un mois de septembre moins vide et désespéré.

Bande sonore : Feeling blue – Paul Desmond.

Une réflexion sur “Audrey Été

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