Luc Calder au rythme autochtone

Salut mon frère,

Depuis huit ans, je m’intéresse à notre façon d’écrire, le style, les tics, la clarté, etc. À la longue, j’ai discerné des bonnes et de moins bonnes habitudes: la concision, les répétitions, les longueurs, la structure. Bref, pour enseigner la rédaction, j’ai perfectionné ma lecture des choses. 

Chemin faisant, la lecture a débordé des mots écrits. Des édifices construits comme des phrases.

La taille des églises et des mosquées comme discours social, les pyramides d’Égypte, l’organisation des villes, comme autant de phrases. Je suis donc dans un exercice constant de lecture. En voyant le mobile de Calder, le lien avec la phrase est venu de lui-même. Je n’y aurais probablement pas pensé sans mon cours. 

Quand nous sommes ensemble, il n’y a pas d’écart ni de génération. Il y a pourtant trente ans. C’est assez pour profiter d’une expertise supplémentaire.

L’exercice de rédaction de ma recherche est le plus difficile que j’aie eu à affronter. Je n’avais aucun outil. Je n’aurais jamais imaginé être celui qui trouverait des éléments de solution aux problèmes de rédaction.

Ces outils existent aujourd’hui. Je ne m’y serais jamais intéressé, n’eut été de mon cours. En fait, proposer un cours à un prof veut dire d’en faire un sujet de recherche. Il n’y a pas vraiment de hasard dans tout ça, il y a un parcours. C’est assez intéressant, finalement. Ça risque de bien finir. En attendant, il faut continuer. 

À+

Luc

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Hey Luc

Je vais publier ton courriel sur mon blogue. Je vais aussi l’imprimer et l’afficher sur mon mur, celui en face de mon bureau, sur lequel je dépose des cadres de texte qui à la fois m’ouvre aux mondes et univers incroyables et me ramènent toujours à l’essentiel quand perdu dans tout ce foutoir de pensées et de choses dérisoires je perds le fil de moi-même. Ce mur donc n’en est pas un. Certains de tes mondes et univers s’en assurent. Comme quelques autres.

Mon frère, lorsque je te regarde, en ta présence je vois deux choses : un peu beaucoup souvent moi et un peu beaucoup ce que je veux être. Un être et un vouloir-être.

Je ne sais si cela risque de bien finir, mais entre nous, tu le sais, ce qu’il importe c’est de continuer à voir autrement, toujours voir autrement, par exemple des « édifices construits comme des phrases ». A partir de là, tout est absolument possible.

Tu as posé la première pierre de l’édifice en un mot ou deux, je tiens la bougie et toi le plume, on se fera supplémentaire et complémentaire.

Et, je ne t’en remercierai jamais assez mon frère.

Ton frère.

 

Une réflexion sur “Luc Calder au rythme autochtone

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