BD(SM)éphile

Andréa m’a offert hier une BD : « Ma vie avec un scientifique » de India Desjardins et Bach. Le pitch : une jeune fille en couple avec un mec intello-truc-truc-bizarre, un nerd quoi.

Andréa et moi nous avons eu un excellent dîner, des fruits de mer et du bon vin, andréa avait les lèvres douces comme de la soie et un corps de la même nature. Un agréable dîner, en somme.

 

img_6443

img_6442

 

J’ai lu la BD, drôle quelques fois, pas toujours ou je dirais je n’ai pas le sens de l’humour qu’il convient. Pas mal, pas un chef d’œuvre, je veux dire ce n’est pas « Largo Winch » de Van Hamme et Francq.

J’aime lire les BD, pas tous, certains ; et largo winch est sans doute l’une de mes préférées.

J’étais ado quand je suis tombé sur elle, ma mère était abonnée au journal économique et des affaires Les Echos, et hebdomadairement dans celui-ci était publié un court récit de largo winch, voilà comment j’ai découvert ce largo et j’en suis tombé bonnement amoureux.

 

largo-webdoc4

Largo-18-page-1-44fc8

ppmc335-Largo Winch 21-02

Couv_212

 

Gamin, j’étais plutôt livres sans images, mes frères beaucoup plus bédéphiles, faut dire ils lisaient « Tex », « Akim », « Tintin », « Lucky Luke », « Astérix et Obélix », etc. Et ils dessinaient remarquablement.

Je me souviens encore de ce portrait aux dimensions réelles de « Tex » croqué par Charly et accroché au mur de la salle à manger, gigantisme et incroyablement réaliste.

Si je devais emporter avec moi un seul des « Tintin » sur une île déserte, il serait le « Sceptre d’Ottokar ». Ce numéro de « Tintin » m’a inspiré pendant presque cinq ans (de quatorze ans à dix neuf ans) plusieurs romans écrits en mode récits d’événements historiques, des carnets de note noircis quasi quotidiennement, j’inventais des histoires d’un royaume fictif avec toute la description d’un fonctionnement socio-politique d’une société fictive. Pendant quoi, deux cents ans, j’ai raconté l’histoire de l’empire de syldavie (sous ma plume ex royaume donc). Successions, évolutions, révolutions, etc. J’ai continué l’histoire en dehors de la BD.

C’est comme ça qu’ado j’aimais passer mon temps, construire des imaginaires et m’y perdre, à cet âge le seul réel qui avait de l’intérêt était dans ma tête. D’où le fait d’avoir toujours trouvé la réalité un peu insipide, fade, ennuyeuse. Je m’emmerde dans la réalité.

 

C07 38 D

6119pdfApOL._SX358_BO1,204,203,200_

105927064_o

 

Je ne suis donc pas spécialement bédéphile mais je voue un certain culte à quelques BDs. Largo winch m’a introduit au monde de la finance et de l’économie contemporaines, c’est avec largo winch que j’ai appris et compris ado les mécanismes de ces mondes-là, avant de me diriger vers des auteurs classiques tels que smith, ricardo, hayek, etc. Largo winch a jeté les bases et m’a donné envie d’en savoir davantage.

Je ne sais pas comment andréa a su que j’appréciais quelquefois la BD, je ne me souviens pas en avoir jamais fait mention, ou que sais-je encore, elle m’a offert hier une qui parlait d’un drôle de couple.

En fait, j’ai trouvé le mec « scientifique » ou nerd un peu trop caricatural et la jeune fille d’un portrait un peu grossier. Mais surtout je n’ai pas trop compris pourquoi elle me faisait un tel cadeau. Quel est le message ? Que dois-je ou devrais-je comprendre ? 

Je ne sais, parce qu’au fond je ne m’identifie pas aux personnages, j’ai du mal à saisir le sens de ce cadeau. J’ai lu cette BD et ce fût comme avec toutes les BDs aux goûts étranges, j’ai eu en bouche une saveur de BD un peu pourrie et de BD (un peu SM) d’amateur sans inspiration.

Ce n’est pas méchant, cela fait bander bon nombre de personnes. Tu n’imagines pas tout ce monde qu’il y a de BD(SM)éphiles.

Andréa m’a demandé comment j’avais trouvé son cadeau, j’ai répondu qu’il me plaisait. Andréa a fait : « Okkk, c’est-à-dire que tu le trouves mauvais hein ?! » J’ai glissé : « Pas pire, en effet ». Andréa a balancé « L’important c’est le geste n’est-ce pas ? » « Oui ». Bien entendu, personne ne le pense (vraiment).

Une réflexion sur “BD(SM)éphile

  1. Pingback: Femme(s) forte(s) – Les 50 Nuances de Dave

Ce site vous est proposé par WordPress.com.