Contour(s)

Ô ma tendre silhouette, non point ingenue, que veux tu que je te dise, que veux tu que je déclame, tu es si simplement indescriptible, j’ai essayé par tes courbes, j’ai essayé par les traits de ta silhouette et j’ai manqué de mots pour te saisir dans ce que tu as de plus irrésistible. Me pardonneras tu ?

Ô mon exquise ombre, aux contours séraphiques, je n’ai point de mot pour te dire tout ce que je ne suis plus devant toi, je ne suis plus qu’une plume sans encre, je ne suis plus rien du tout. Me pardonneras tu ?

Ô toi féline, ô toi fauve, doucereuse férocité, flexueuse à me rendre fou, que suis-je désormais devant tes ondulations d’une impossibilité sans pareille, il n’y a pas d’autres façons de le dire et d’entendre en le disant toute ma malédiction, suis-je définitivement perdu ?

Que me reste-t-il de moi-même quand je ne puis saisir tout ce que tu m’émeus ? Que reste-t-il de moi-même quand je n’ai que le silence pour parole ? Que me reste-t-il de moi-même quand je ne sais parcourir en cette soirée sans lumière et maussade chacun de tes traits si singuliers ?

Ô toi fresque posée devant moi frappé d’immobilité, ô toi somptueux ravissement, travestissement de mes sens, je veux te dire, puisque c’est tout ce qu’il me reste, je crève ce soir et « wake me up when september ends », « Summer has come and passed, here comes the rain again, falling stars, becoming who we are ». Me réveilleras tu ?

Ce soir, une plume sans encre, devant tout ce que tu es, je meurs doucement. Me pardonneras tu ?

 

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