Lady aux Aurores

La lady aux aurores fait toujours naître dans un espace ordinaire une vision tendre et poétique d’une journée qui de cette façon s’annonce sous de bons auspices. Sa seule présence colore en milliers de teintes d’une quasi impossible saisie ce qui n’est généralement d’aucun intérêt.

Je la regarde toujours comme un maudit fixant un lointain mais si proche dont les promesses de la fin des châtiments lui donnent espoir d’une prochaine libération.

Avec la lady aux aurores, la damnation vit ses derniers moments, et les anathématisations comme injonctions à l’expiation sont enveloppées et étouffées par l’éclat doucereux de son corps – cet astre indigne de toute description humaine.

 

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La lady aux aurores est faite de mots d’un langage qui n’est pas humainement concevable. La parole qui lui conviendrait jaillirait nécessairement d’un ailleurs que seule l’âme serait en mesure d’apprendre à dire.

Mais, voilà, mon âme est damnée, damnation éternelle, et je sais que malgré les promesses que son apparition m’offre toujours je suis et je reste simplement irrécupérable.

 

 

 

La lady aux aurores, bien consciente de cette réalité, s’approche toujours de moi, m’embrasse, m’enveloppe, m’étouffe, et je meurs dans l’éclat doucereux de son corps.

Et en fin de compte, elle et moi nous comprenons que c’est elle ma damnation, je suis son maudit, condamné à perpétuité, à mourir dans son éclat et à ressusciter la nuit tombée. Éternel recommencement.

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