Éloge du mauvais esprit

 

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« Comme tous les travailleurs, les chercheurs ne peuvent échapper à l’évaluation. Celle-ci ne peut être conduite par eux-mêmes.
De nombreuses questions se posent : qui doit les évaluer ? À quel rythme ? Et surtout, sur quelles bases ? Sur leur réputation, leurs interventions, leur implication dans la discipline, leur présence dans la littérature scientifique ? Mais alors quelle littérature ? Comment apprécier cette présence ? Par le nombre de textes publiés ? La diversité des revues ? Par l’écho qu’ont les textes dans la littérature ?
La bibliométrie tend aujourd’hui à saturer l’évaluation. Elle est une réponse à quelques-unes de ces questions. Elle propose une forme d’évaluation comptable qu’on voudrait objective mais qui comporte de nombreuses limites et ambiguïtés.
Ce livre présente quelques outils bibliométriques comme les fameux « facteur d’impact » et « h-index » et, à travers une analyse des pratiques mises en oeuvre, montre que l’objectivité n’est pas au rendez-vous et que la littérature sollicitée n’est pas vraiment internationale. Il décrit comment la bibliométrie peut devenir un outil de globalisation scientifique et culturelle. »

« Tout bon chercheur doit se soumettre humblement aux faits, même et surtout quand ceux-ci le dérangent. Puis ne pas hésiter à faire preuve d’arrogance en formulant des hypothèses osées. Quitte à se mettre tout le monde à dos.

Les hommes qui ont fondé la science moderne possédaient deux qualités qui sont loin d’être toujours ­réunies : une immense patience dans l’observation et une grande hardiesse dans les hypothèses », écrit Bertrand Russell dans Histoire de la philosophie occidentale à propos de la révolution scientifique du XVIIe siècle.

Je souscris entièrement à cette formule et serais tenté de la géné­raliser à n’importe quel scientifique sérieux.

Pour être un bon chercheur, il faut posséder des qualités non seulement complémentaires, mais presque contradictoires : beaucoup d’humilité et, en même temps, beaucoup d’audace ; une bonne dose de docilité et aussi pas mal de mauvais esprit.

L’intelligence – au sens d’aptitude à réussir un test de QI – n’a rien d’indispensable :

un cerveau peut tourner très vite mais de façon tota­lement prévisible et répétitive sans ne jamais produire quoi que ce soit.  

On ne pense jamais seul. On pense après et avec beaucoup d’autres […]»

–  Emmanuel Todd

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Savant comes from Latin sapere (« to be wise ») by way of Middle French, where « savant » is the present participle of savoir, meaning « to know. » « Savant » shares roots with the English words « sapient » (« possessing great wisdom ») and « sage » (« having or showing wisdom through reflection and experience »). The term is sometimes used in common parlance to refer to a person who demonstrates extraordinary knowledge in a particular subject, or an extraordinary ability to perform a particular task (such as complex arithmetic), but who has much more limited capacities in other areas.

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