Art(s) du Design

 

« […] Abstract : L’art du design nous plonge dans la démarche créative et la vie professionnelle des acteurs importants du design. Nous sommes témoins des coulisses l’innovation. Ce documentaire a su piquer notre curiosité parce qu’il ne se limite pas qu’aux formes de design les plus attendues et reconnues, telles que l’architecture ou bien la photographie. Abstract : L’art du design réunit un large éventail de professionnels créatifs provenant de secteurs variés. Des chaussures que nous portons à la voiture que nous conduisons, en passant par les salles de concert que nous fréquentons. On y découvre comment le design influence et définit nos vies.

Parmi les créateurs interviewés, on compte : Bjarke Ingels architecte, Christoph Niemann, illustrateur, Platon, photographe et Ralph Gilles, concepteur Automobile, Tinker Hatfield, le créateur de la fameuse chaussure Jordans de Nike, Paula Scher, graphiste et Es Devlin, scénographe britannique.

Sans oublier, notre coup de coeur, Ilse Crawford, architecte d’intérieur, qui, nous conquit par son approche sensorielle du design d’intérieur. […]

Abstract : L’art du design est à la fois informatif et provoquant. Il nous transporte dans l’univers des professionnels créatifs et nous amène à voir au delà des objets, des espaces. Nous conclurons sur les paroles inspirantes de Ilse Crawford : «Le bien-être est devenu une philosophie qui influence le design. Mon rêve, c’est que l’on mette l’Homme au centre de tout. Une mission que nous accomplissons d’espace en espace, d’objet en objet.» » – Anne Bernat

 

 

« […] La série a beau se nommer Abstract, elle nous donne une excellente idée des impacts concrets dans nos vies de ces concepts tout droit sortis de la tête d’artistes passionnés par leur métier. Le principal intérêt d’Abstract est qu’on nous explique le processus créatif d’idées jusqu’à leur réalisation, idées qui parfois ne semblent avoir aucun sens sur papier pour les amateurs que nous sommes. Cette série n’aurait pas la même efficacité si elle était radiophonique, disons. Car pour le citoyen lambda, une chaussure n’est qu’une chaussure, mais pour son concepteur, c’est un monde. Pour un fan, le dernier show de U2 est la preuve du génie du groupe, alors que la mise en scène du spectacle appartient surtout à la vision d’une scénographe. Et la photographie ou le dessin qui orne la une d’un magazine a été longuement pensé et travaillé pour que, frappé par la force d’une image, le lecteur achète numéro après numéro. « Un mélange de simplicité graphique et de puissance de l’esprit et de l’être, c’est ça, le design », estime le photographe Platon, qui a fait les portraits des plus puissants (Obama, Clinton, Kadhafi, Chavez, Poutine) comme des plus humbles. […]

Les artistes présentés dans cette série sont loin d’être des travailleurs de l’ombre. Tinker Hatfield, Es Devlin, Christoph Niemann, Bjarke Ingels, Ralph Gilles, Paula Scher, Platon et Ilse Crawford sont des stars dans leur domaine, mais pour les non-initiés, aveuglés par le vedettariat au premier degré, ce sont de parfaits inconnus, qui ont pourtant une influence indéniable dans leur environnement. Par exemple, Tinker Hatfield, designer révolutionnaire chez Nike, considéré comme une légende dans son milieu, a conçu les célèbres chaussures Air Jordan, portées par le non moins célèbre joueur de basketball Michael Jordan. Quand on le voit travailler sur ses plans, on a l’impression qu’il veut créer rien de moins que la huitième merveille du monde chaque fois. Sa passion dévorante a des résultats : des millions de jeunes sont prêts à vendre leur mère pour porter ses souliers. Une expression qu’on entend dans la série résume assez bien l’une des fonctions des designers dans la société : ce sont des provocateurs culturels. […]

Malgré un ton parfois un peu pompeux – c’est l’enthousiasme, probablement -, la beauté de cette série est que chaque épisode nous plonge dans des réflexions poussées sur le design. Cette incursion privilégiée dans la tête des designers nous fait voir le monde autrement, et c’est précisément ça, leur métier. Il est fascinant d’entendre, par exemple, la scénographe Es Devlin (qui a travaillé avec Kanye West, U2 et Beyoncé) raconter comment elle a transformé l’art de la scène, simplement parce qu’elle en avait un peu marre de voir les musiciens toujours placés de la même façon face au public. C’est vrai, quoi, est-ce que le batteur doit obligatoirement se trouver derrière le chanteur et les guitaristes ? On peut voir des tonnes de shows dans une vie, mais si la musique varie, sa présentation reste souvent statique. « Mon travail consiste à trouver un environnement pour la poésie », dit celle qui tente de briser les conventions qui se sont mises en place dans des espaces fixes. […] » – Chantal Guy.

 

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Saison 1 : Christoph Niemann : Illustration
Tinker Hatfield : Conception de chaussures
Es Delvin : Scénographie
Bjarke Ingels : Architecture
Ralph Gilles : Design automobile
Paula Scher : Graphisme
Platon : Photographie
Ilse Crawford : Architecture d’intérieur.

 

« «Les gens pensent que je couds, mais ce n’est pas ce que je fais. Je raconte des histoires. « 

Ce sont les mots de célèbre concepteur de costumes Hollywood Ruth E. Carter, connu pour ses primés regards dans Amistad , Black Panther (pour lequel elle a remporté un Oscar ) , Do the Right Thing , et Malcolm X . Mais cela pourrait finalement être le slogan de la deuxième saison de la série documentaire luxuriante et éclairante de Netflix, Abstract: The Art of Design.

Sur l’esprit de l’ ancien Wired rédacteur en chef Scott Dadich, résumé est spectacle d’une création, mettant en lumière des artistes de génie dans divers domaines de la conception. Il propose un regard plus en profondeur sur ce qui est généralement un exercice fastidieux en demandant aux visionnaires comment et pourquoi ils font ce qu’ils font.

A première vue, les sujets de cette saison – Carter, Olafur Eliasson, Jonathan Hoefler, Cas Holman, Neri Oxman et Ian Spalter – illustrent davantage la nécessité de la diversité dans toutes les disciplines du design. Au-dessous de chaque personne se trouvent des histoires de vie intéressantes qui étayent leur vision du monde en général et éclairent leurs décisions en matière de conception. Les directeurs vous rappellent que ces poids lourds intellectuels sont de vraies personnes, avec de vrais traumatismes et excitations.

Oxman, professeur américano-israélien au Media Lab du Massachusetts Institute of Technology, dirige le groupe Mediated Matter , qui explore «le design inspiré par la nature et la nature inspirée par le design». Oxman maintient une qualité éthérée dans son désir de singularité avec la nature. […]

Eliasson and typeface designer Jonathan Hoefler, who created the Gotham typeface used in President Barack Obama’s 2008 campaign, appear more in touch with human perception. Their tight focus on the relationship between humans and symbols feel like something directly out of Jean Baudrillard’s Simulacra and Simulation treatise. Toymaker Cas Holman’s playfulness is a light respite, without sacrificing the show’s intellectual bulk. » – Kahron Spearman.

 

Abstract

Saison 2 : Olafur Eliasson : Conception d’une œuvre
Neri Oxman : Architecture bioclimatique
Ruth Carter : Création de costumes
Cas Holman : Création de jouets
Ian Spalter : Design numérique
Jonathan Hoefler : Police typographique.

 

« […] In modern society, our surroundings are filled to the brim with objects of design, from the clutter on our desks to the buildings in which we sit. But not often do we stop to think about the reason why something looks the way it does—the precise integration of aesthetic pleasure with functionality that came together to make the most mundane and the most showstopping objects that pass through our visual consciousness. Here, all around us, is human ingenuity and creativity, one just has to really look to see it. » – Helen Holmes

 

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