Lady B.

Jamais ô tendre évanescence je n’ai eu autant
De plaisir à errer comme on s’égare
Le long d’un col aussi délicat
Trouveras-tu ridicule que je dise cou de cœur
Trouveras-tu risible que je dise cou de minuit
Qu’importe
Jamais ô tendre fugitive je n’ai eu autant
De plaisir à avoir l’illusion comme on rêvasse
Le long d’un gouffre aussi profond
Trouveras-tu que je joue avec les limites
Trouveras-tu que je flirte avec le vide
Qu’importe
Jamais ô tendre précaire je n’ai eu autant
De plaisir à croire en l’éternité comme on espère
Le long d’un rivage aussi désert
Trouveras-tu que j’y crois un peu trop
Trouveras-tu que j’y ai un peu trop froid et foi
Qu’importe
Jamais ô tendre transitoire je n’ai eu autant
De plaisir à errer comme on s’égare
Le long d’un moment aussi passager que de passage
Trouveras-tu stupide que je te laisse aller
Trouveras-tu idiot que je te laisse fuir
Qu’importe
Jamais ô tendre intérimaire je n’ai eu autant
De plaisir à caresser comme on effleure
Le long d’un cou aussi fin
Trouveras-tu excitant que je ne m’arrête
Trouveras-tu irrésistible que je poursuive
Qu’importe
Tant que tu ne demeures
Et que moi je ne m’éternise
Qu’importe
Tant que tu as du plaisir
Et que moi je m’égare

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