Décembre

C’est avec les fictions qu’on attrape l’ordinaire
Avec des science-fictions que dérape le réel
C’est une illusion que de devoir nous laisser vivre
La foule en passions est déjà bien ivre
En déraison dans les cris froids et sanglants
Ne tire aucune érection de nos pornographes super-human
Ils baisent comme des cons sous le regard des mourants
Les pipes s’allument à l’annonce de leurs bons et beaux sentiments
C’est juste une épaisse éjaculation de plus dans le présent
Jet de grumeaux qui badigeonne les belles et beaux au bois dormant
Ou un cunnilingus bien chaud dans un cannibalisme insatiable
Des poils qui s’hérissent au bout de la langue racontant des fables
Ou une électrifiante sodomie pour culs aussi pulpeux que parfaits
On vit, on s’aime, à travers nos écrans
On vit, on s’aime, à travers nos exhibitionnismes
On vit, on s’aime, à travers nos détresses autoportraitisées
On vit, on s’aime, à travers nos publicisations de soi
On vit, on s’aime, à travers nos performances de pornographe
On vit, on s’aime, à travers nos pornographies de l’image de soi
On vit, on s’aime, à travers nos dépendances
On vit, on s’aime, à travers nos œuvres pornographiques
Soft porn, hard porn, cheap porn, bling bling porn
Just porn, see me porn, look at me porn
I’m real porn, this is me porn, this my shit porn
Fuck me porn, please fuck me porn, please porn
Porn and on, porn and horn, porn and so on
Porn and what did you expect
Porn and broadcast your self(porn),
Porn me hard, porning me softly
Porn-corn, lovely porn, porn-art
Porn-size, porn-spirit, porn-aesthetic
Porn-love, porn-cum, porn-god
Porn-rights, porn right, porn-freedom
Porn-slavery, porn slaves, porn-modernism
Porn
On vit, on s’aime, à travers le néant
On cache, on garde, nos envies dans les génériques de fin
Il y a des yeux qui dévorent, des voyeurs qui te bordent
Des hash qui sont consommés, des liesses qui jouissent
La détresse n’est plus invisible, elle baise dans nos lits
Un matin de décembre largué par un flocon
Ils ont repris la vie avec les fictions
Des science-fictions, paraît-il, naît la révolution
Une étoile brille entre deux projections
Réveille les zombies mais aussi leurs morbides pulsions
Les gens bien vont quitter leurs illuminations
Et vont aller crever dans les réalistes fictions et science-fictions
Notre armée triomphante de pornographes est rentrée dans ton cul
Pénètre dans cette f(i)ente aux lèvres déjà meurtries
Une déferlante quand tu rentres dans cette foule ivre d’asservissements
Brûler les versace, gucci, dior, chanel, les bling bling aux mains sales
Tous ces fétichismes au luxe sanglant
Tous ces mouroirs de la conscience humaine qui brillent de morbidité
Tous ces clinquants pourris et de pourriture
Tous ces ostentatoires déshumanisations qui puent la merde
Toutes ces marques de la connerie humaine
Toutes ces marques de la misère humaine
Tous ces luxes misérables et méprisables
Portés par des foules méprisables, pathétiques, et méprisées
Brûler ces petitesses et leurs milliers de collections d’insignifiance
Du haut des tours d’ivoire faire chuter les dieux déesses et autres pacotilles
Ça jouit en coulisse et la foule entend des sons
Les passions en déraison s’établissent un nouveau dessein
Et ça continue à barboter amoureusement dans l’abysse de nos belles tâches de sang

 

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