Toi

Je sais à quel point les choses ne sont pas si évidentes, que la justice n’est pas toujours évidente, que l’humanité n’est pas toujours au rendez-vous, mais toi comme moi savons que malgré tout nous devons faire quelque chose, nous faisons quelque chose, toi et moi avec les autres nous sommes collés à l’avenir, d’autant plus que nous venons d’un même passé, d’une même histoire, d’une même souche, et que nous ne l’oublions pas.

J’ai appris à conduire en te regardant conduire et tenir le volant, j’ai appris à regarder dans le rétroviseur et au loin devant moi, près de moi, à vérifier les angles morts, à redéfinir la vision afin de mieux faire. J’ai été à la bonne école de conduite. Toi.

Aujourd’hui, je te regarde toujours faire et je continue à apprendre. Pas vraiment de GPS, simplement en prenant la route, en étant sur la route, en direction des horizons – ces si proches et si lointains, toujours ouverts, possibles, des devenirs, des à venir, des avenirs, des à être, des peut-être ou des peut-être pas.

Si je te dis tout ça, ce n’est pas comme tu le sais pour rien, c’est parce que non seulement c’est ce que je crois mais aussi c’est ce que je pense. Si je dois mourir ce soir, si je dois m’en aller, je m’en voudrais beaucoup de ne pas te l’avoir dit. Il serait trop tard.

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