XXIe siècle deleuzien (?)

 

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« D’abord perçu comme un historien de la philosophie, car il a écrit des ouvrages sur des philosophes aussi divers que David Hume, Friedrich Nietzsche, Emmanuel Kant, Baruch Spinoza, Henri Bergson, Deleuze évolue vers une nouvelle définition du philosophe comme « celui qui crée des concepts » dans la Cité, soit un créateur en philosophie de mots nouveaux, de sens différents. Il revient néanmoins à l’histoire de la philosophie à la fin de sa carrière universitaire, en consacrant des ouvrages à Michel Foucault, François Châtelet et Gottfried Wilhelm Leibniz.
Sa thèse de philosophie est centrée sur le concept de « différence » et « répétition », c’est-à-dire au rapport du même à la ressemblance, de la copie au double, et de l’effet de la répétition à l’infini par rapport à un original. Il y prend comme référence Gottfried Wilhelm Leibniz, qui était à la fois métaphysicien et mathématicien. Deleuze tente d’y développer une métaphysique, en accord avec la physique et les mathématiques de son temps (les années 1960), dans laquelle les concepts de multiplicité, d’événement et de virtualité remplacent respectivement ceux de substance, d’essence et de possibilité.
Deleuze s’intéresse ensuite aux rapports entre sens, non-sens et événement, à partir de l’œuvre de Lewis Carroll, du philosophe Whitehead et du stoïcisme grec. Enfin il développe une métaphysique et une philosophie de l’art originales en s’intéressant au cinéma autant qu’au peintre Francis Bacon.
Avec Félix Guattari, il développe un cycle intitulé « Capitalisme et schizophrénie » qui comprend L’Anti-Œdipe (1972) et Mille Plateaux (1980). Ils écrivent ensemble deux autres ouvrages : Kafka. Pour une littérature mineure (1975) et Qu’est-ce que la philosophie ? (1991). Ils créent les concepts de rhizome ou de déterritorialisation, menant une critique conjointe de la psychanalyse et du capitalisme. Ces deux premiers livres ont un retentissement certain dans les milieux universitaires occidentaux et ont un impact, des années 1970 aux années 1980, sur les sciences sociales et jusqu’aux États-Unis, où émerge ensuite la French Theory (et son pendant critique), à laquelle il est associé.
La pensée de Deleuze est parfois également associée au post-structuralisme, bien qu’il ait déclaré s’être toujours vu comme un métaphysicien. »

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« Influencé par Spinoza, Nietzsche, Bergson et Leibniz, Gille Deleuze apporte un regard neuf sur l’histoire de la philosophie et de la littérature. Il contribue avec Michel Foucault au rajeunissement de la philosophie universitaire. Collaborant à partir de 1969 avec le psychanalyste, philosophe et militant politique Félix Guattari, il aborde de manière critique tous les domaines du savoir, notamment la psychanalyse avec « L’Anti-Oedipe » en 1972, qui rencontre un succès considérable. Il crée avec Félix Guattari, le concept de déterritorialisation et, refusant le concept oedipien, réalise une critique conjointe de la psychanalyse et du capitalisme.
Considérant la rationalité comme génératrice de contrainte, Gilles Deleuze développe une philosophie de la vitalité et du désir. Il se révèle vite comme un créateur en philosophie, s’intéressant plus particulièrement aux rapports entre sens, non-sens et événement. Il écrit de nombreux ouvrages sur l’histoire de la philosophie, la littérature, le cinéma et la peinture notamment. Ses oeuvres ont un retentissement important dans le milieu universitaire dans les années 1970-1980. Sa pensée est parfois associée au post-structuralisme.
Victime d’une grave maladie respiratoire Gilles Deleuze se suicide à son domicile en novembre 1995. »

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