Le printemps des poètes a chopé un virus..

Le printemps des poètes a chopé un virus, ce dernier rend ivre comme une bière, le printemps en a perdu toute sa tête, les poètes sont totalement bourrés. Bourrés comme il faut, ils s’essaient à la prose apocalyptique, à la verve post-apocalyptique, écriture dramatique sous tension eschatologique, sous leur plume les nécropoles urbaines sont définitivement mortes, cimetières comme des déserts après une tempête nucléaire, et les derniers hommes s’arrachent leurs œuvres post-poétiques et désormais prosaïques pour pouvoir dans cette fin du monde annonciatrice de rien de bon se torcher le cul. Faut dire, cela est vérité intemporelle, le cul c’est le plus essentiel ou simplement l’essentiel, le cul (le) propre de l’homme, que serions-nous et que ferions-nous sans un cul impeccable ou sans nos culs tout court, sans anulingus, sans sodomie, sans doigt(s) dans le cul, sans nos anal-ités et autres anal-conda de toutes sortes que sont nos perforations quotidiennes du rectum par des tas de trucs.

Alors, les derniers hommes saluent les œuvres de ces poètes bourrés et perdus dans la prosaïque fin des temps, « heil mon cul », le salut vandalise les œuvres en papier-cul qui sont destinées à finir en papier de merde, au fond cela n’est que normal c’est toujours ainsi que l’on s’est servi de telles œuvres. Bourrés, les poètes dégueulent comme de mauvais écrivains plébiscités par les foules en délire et les baisodromes academicus aca(ca)-demi-culs en transe orgiaque, le printemps virus plein la tête leur ressert un verre ; le printemps se dit : quitte à crever (d’ivresse ou non, d’apocalypse ou post-apocalypse, etc.), dans cette fin du monde et cette fin des temps, faudrait sans doute le faire avec beaucoup de dégueulasse – c’est-à-dire un peu de classe, cela n’est que panache. Les derniers hommes approuvent en chœur, ils sont aux toilettes, leur panic-room, entourés de milliers pages d’œuvres prosaïques vomies par des poètes totalement largués (d’eux-mêmes) et œuvres transformées en papier-cul, l’essentiel est sauf. Cela est vérité mathusalem : ne jamais, ô/au grand jamais, chier sans poésies à portée de main, chier sans œuvres avec lesquelles se torcher le cul, faire chier avec ça.

Le printemps des poètes a chopé un virus, ce dernier rend ivre comme une bière, le printemps a pris un vol pour les tropiques et autres lieux où la misère non seulement est (moins) pénible au soleil mais surtout en a connues et vécues des fins du monde et des fins des temps ; la misère avec sa grande expérience de la prose apocalyptique, sa prodigieuse maîtrise de la verve post-apocalyptique, son immense talent d’écriture eschatologique, plume des nécropoles urbaines souvent plus mortes que nature, cimetières vivant et survivant aux tempêtes de guerre et autres bombes nucléaires, en a tant vu et revu des déserts cimetières des derniers hommes – cette merde que s’arrache les charognards.

Le printemps avec son virus a pris un vol pour les tropiques et autres lieux où croit-il il y a encore de l’espoir, une espérance que les poètes de ces ailleurs soient encore des poètes, bourrés de fin du monde comme une bière fraîche descendue sous un arbre à palabres, ivres de résilience, ils savent sans doute encore avec des vers du rien du tout et de rien du tout faire de la magie, banale magie enchanteresse sous un soleil d’enfer qui en a crevé tant d’amour, ordinaire sorcellerie et autres envoûtements pour ressusciter l’amour, l’amour poétique qui souffle en oralité inimitable et évanescente sur les cendres des derniers hommes – ceux qui ne sont jamais morts, l’amour en sonorités poétiques qui souffle vent de nuit sous les étoiles luisantes et illusoires dans la boue des derniers hommes – ceux qui sont des éternels revenants. Le printemps avec son virus s’envole vers les tropiques et autres lieux où la panic-room est un dépotoir dans lequel vienne survivre des derniers hommes brisés mais debout sous les regards attentifs et impatients de charognards ; ces poètes se nourrissant de détritus, et marchant entre les mots flirtant avec la vie et le néant et la vie du néant et le néant de la vie, écrivent des vers de terre et des vers du ciel et tant d’odes à l’univers ; ces poètes voit venir le printemps avec son virus et s’empressent de lui faire une place dans le dépotoir, cela est vérité éternelle : les fleurs poussent dans la merde.

Le printemps des poètes a chopé un virus, il a pris un vol pour le dépotoir afin de se survivre à lui-même, d’y retrouver des fleurs, des fleurs dans les villes mortes, des fleurs dans les cœurs morts, des fleurs sans prosaïque post-poétique et loin des crépuscules apocalyptiques et des aubes post-apocalyptiques. Le printemps s’est barré, bourré, ivre, degueulant et dégueulasse, sous les tropiques et les ailleurs afin de se sauver ou sauver tout ce qu’il pouvait d’être de lui-même. Les derniers hommes sous les tropiques et les ailleurs s’abreuvant de fins du monde et des fins des temps l’ont vu se poser dans le décor, loin des foules en délire et des baisodromes en tout genre ; écrivains mauvais ayant optés pour des vers de terre et des vers du ciel et ceux de l’univers, ils ont servi et resservi un verre au printemps réfugié. Cul sale, cul qui pue, ces derniers hommes ont offert au printemps en exil des œuvres sorties de la vie et du néant et du néant de la vie et de la vie du néant, le printemps l’a tout de suite compris de telles œuvres ne sauraient finir en papier-cul, cela est vérité mathusalem. Le printemps avec son virus vivra et survivra.

Le printemps des poètes a chopé un virus, les marchés aux bourses pleines ont éjaculé sur la face des derniers hommes la fin du monde et la fin des temps en krash boursier et autres crises financières ; les poètes bourrés comme il faut ont tout saisi en prose apocalyptique, dans une verve post-apocalyptique, par une écriture sous tension jouissive eschatologique, sous leur plume bdsm les civilisations nécrosées sont définitivement des anus en attente de se faire enfiler par des enculeurs de mouches. Depuis le dernier braquage mondial des financiers et autres experts en éjaculations faciales sur les nécrosés de merde, le viol des cadavres est devenu un droit fondamental pour fortunés ayant tous les droits et jouissant de tous leurs droits. Saint-virus tombant à poil et à point, le viol, des derniers hommes aux poches trouées – ces cadavres dont l’essentiel est le cul, dans les règles de l’art, peut commencer.

Saint-virus justifiant l’injustifiable, la prosaïque poétique printanière sur le corps des civilisations mortes et dans le cul des derniers hommes dépose la semence florale des violeurs de sépultures, cela est vérité éternelle : la culture du viol est le propre du puissant, du surhomme, celui qui survit à tous les autres, celui qui survit de tous les autres. Saint-virus, encre de l’ignominie rendant invisible les crimes du puissant, les poètes bourrés et bourratifs mettent tout ça en musique dans des rythmes tempêtes nucléaires et à fond la caisse pour ne laisser entendre que le souffle des fins du monde rendant ivres de bonheur les éjaculateurs faciaux et autres enculeurs de mouches. Saint-virus, tombant à poil et à point, le viol des derniers hommes aux vies trouées comme des anus perforés par des anal-conda réformateurs et réformistes peut dans les règles de l’art commencer, il n’y a plus personne dans les rues, la rue est définitivement en quarantaine, les pavés de la colère et de la lutte font pitié, les derniers hommes dans leur panic-room sont rassurés leur cul est impeccable et restera propre sur lui, les enculeurs en sont ravis.

Saint-virus, tombant à poil et à point, le pognon de l’arbre magique descend comme une manne inespérée chiée par le ciel, « restez dans vos chiottes, sortez surtout pas, on vous donne du fric » même si on vous l’a dit les caisses étaient vides pour la misère de vos vies de merde et la misère du monde, même si on vous l’a dit il était irresponsable de maintenir l’état providence au nom de la lutte contre la dette publique, même si on vous l’a dit on ne pouvait garantir à chaque dignité humaine qu’importe sa situation un revenu minimum de décence comme une existence de cette nature parce que cela est impossible et impensable, même si on vous l’a dit pour la dignité humaine il y a toujours une voie sans alternative qu’est le « chacun pour soi » et merde pour tous, même si on vous l’a dit le marché nous sauvera tous et saura plus que nul autre ce qui est bien et bon pour chacun de nos anus-nombrils, le printemps des poètes a des pouvoirs christiques quand il a chopé un virus : l’arbre magique existe, le pognon tombe du ciel, la manne qui déborde des caisses des banques et autres sauvés jadis et toujours par les poches trouées se déverse (en intérêts de dingue) comme de belles et généreuses éjaculations faciales sur les visages des ca(ca)davres. Saint-virus, que ton cauchemar soit sanctifié.

« Restez dans vos chiottes, sortez surtout pas, on vous l’interdit, c’est pour votre bien », état providence bradé aux bourses pleines et autres enculeurs de mouches, injustices sociales en lois déferlantes, et toute l’ignominie à coups de « réformes de responsabilité et de lucidité » et toutes les liberticides et les indignités votées dès le crépuscule apocalyptique. Saint-virus, que ton cauchemar soit sanctifié. « Restez dans vos chiottes, c’est pour votre bien ». La rue orpheline comme une ville morte, une nécropole post-tempête nucléaire, un cimetière sous tension eschatologique, le viol dans les règles de l’art peut commencer. Les poètes bourrés et bourratifs en fond sonore, à fond la caisse. Le tout plébiscité par les foules en délire et les baisodromes aca(ca)-demi-culs en transe orgiaque. Le printemps avec son virus plein la tête ressert un verre à la vie et le néant, au néant de la vie, à la vie du néant ; le printemps se dit : quitte à enchanter le viol des derniers hommes, dans cette fin du monde et cette fin des temps, faudrait sans doute le faire avec beaucoup d’ivresse – c’est-à-dire de dégueulasse comme il faut, panaché ou non, cela est du savoir-vivre. Les derniers hommes approuvent en chœur, ils sont aux toilettes, leur panic-room, entourés de papier-cul, l’essentiel est sauf. Cela est vérité mathusalem.

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