En finir avec « l’intellectualisme »(?)

« Etymologie : du latin intellectualis, qui se rapporte à l’intelligence, intellectuel.

En philosophie, l’intellectualisme est une doctrine métaphysique selon laquelle l’univers serait subordonné à l’intelligence, lui accordant la primauté par rapport à l’affectivité. Il s’oppose à l’émotivisme et au volontarisme. Socrate en est l’un des principaux représentants.

En psychologie, l’intellectualisme est une doctrine qui considère que tous les faits psychiques peuvent être ramenés aux faits intellectuels. Elle ignore ainsi l’originalité et la primauté de l’affectivité.

De manière générale, l’intellectualisme désigne une attitude consistant à privilégier l’entendement, l’intelligence, par rapport à la sensibilité, à l’affectivité, à la spontanéité ou à la volonté. Le mot intellectualisme a une connotation négative pour dénoncer une attitude où la vie et l’instinct sont sacrifiés aux exigences de l’intelligence. »

La Toupie .

 

 

« Etymologie : du bas latin intellectualis, qui se rapporte à l’intelligence, intellectuel, dérivé du latin classique intelligere,

  • discerner,
  • saisir,
  • connaître,
  • comprendre,
  • concevoir.

L’adjectif intellectuel qualifie :

  • ce qui appartient à l’intellect,
  • à l’activité mentale,
  • ce qui fait appel à l’intelligence, aux fonctions cognitives.

Exemples : la vie intellectuelle parisienne, le surmenage intellectuel.

Le quotient intellectuel (QI) est le rapport de l’âge mental à l’âge réel d’une personne.
Synonymes : abstrait, cérébral, conceptuel, mental, moral, psychique, spirituel.
Antonymes : corporel, manuel, matériel, physique, terre-à-terre.

  • les personnes qui ont un goût pour les choses de l’esprit, chez qui domine l’usage de l’intelligence, par opposition à ce qui est manuel ou physique.

Exemples : les travailleurs intellectuels, les milieux intellectuels.

Le substantif intellectuel (intellectuelle au féminin) désigne une personne :

  • qui, par goût, a une activité basée de manière prononcée ou excessive sur le fonctionnement de l’esprit, de l’intelligence, en particulier l’abstraction ou la spéculation, au point d’être insensible aux problèmes pratiques.
  • Il est assez souvent utilisé dans un sens péjoratif.

L’intellectuel « s’engage dans la sphère publique pour faire part de ses analyses, de ses points de vue sur les sujets les plus variés ou pour défendre des valeurs, qui n’assume généralement pas de responsabilité directe dans les affaires pratiques, et qui dispose d’une forme d’autorité.

L’intellectuel est une figure contemporaine distincte de celle plus ancienne du philosophe qui mène sa réflexion dans un cadre conceptuel. » (Wikipédia)

  • dont la profession nécessite une activité quasi exclusivement intellectuelle.
  • Il s’oppose à ouvrier, manoeuvre, manuel, employé, etc.

Synonymes : intello (populaire), clerc, idéologue, mandarin, penseur, théoricien.
Exemple : les intellectuels de gauche.

Le terme intellectuel est apparu durant l’Affaire Dreyfus, employé avec un sens péjoratif par les anti-dreyfusards pour dénoncer les artistes, écrivains et professeurs ayant pris la défense du capitaine Alfred Dreyfus (Emile Zola, Octave Mirbeau ou Anatole France) dans des domaines – l’armée et l’espionnage – qui n’étaient pas les leurs. »

La Toupie.

 

« L’intellectualisme au sens large et au sens étroit

L’intellectualisme au sens large désigne toute doctrine philosophique issue de l’idéalisme kantien et, plus loin, cartésien, le plus couramment pratiquée par une famille de penseurs différents – comprenant non seulement Descartes, Kant, Alain et Lagneau, Lachelier, Brunschvicg, Lachièze‑Rey, mais aussi une psychologie rationaliste et intellectualiste encore dépendante du schéma et de la psychologie kantiens des facultés – qui a tendance a croire que « le sujet méditant puisse absorber dans sa méditation ou saisir sans reste l’objet sur lequel il médite, notre être se ramener à notre savoir », bref

toute doctrine qui a tendance à réduire l’existence à la pensée, l’objet de la connaissance au sujet de la connaissance.

  • L’intellectualisme au sens restreint n’est que l’adversaire apparent de l’empirisme et plus généralement du réalisme :

la position inverse et symétrique à celle qui s’exprime surtout dans la science mécaniste physicaliste des XVIIe et XVIIIe siècles « selon laquelle les consciences sont insérées dans le tissu du monde objectif et des événements en soi » et qui engendre la perception à partir d’un « univers, c’est-à-dire d’une totalité achevée, explicite, où les rapports soient de détermination réciproque ». »

– Lucia ANGELINO, « Merleau-Ponty et la critique des « intellectualismes » », Philonsorbonne, 2 | 2008, 11-30.

 

 

« Sommes-nous menacés par un nouvel anti-intellectualisme ?

Non, je ne parle pas de la médiocrité assez courue qui veut que la valeur d’une existence se mesure à la possession ou pas d’une montre de valeur avant cinquante ans.

Il s’agit d’une menace autrement plus sérieuse puisqu’elle surgit d’un secteur de la société considéré à tort ou à raison comme une avant-garde, j’ai nommé : les fous du numérique, les passionnés du digital, en bon français : les geeks .

L’un des fondateurs de Wikipedia, l’encyclopédie en ligne, Larry Sanger a lancé un cri d’alarme au début de ce mois sur son blog :

  • et si les geeks nourrissaient sans l’avouer une haine de la connaissance et de la transmission ?

L’interrogation n’est pas nouvelle, mais venue sous la plume du fondateur d’une des plus grandes réussites numériques de ces dernières années, elle prend un tout autre relief. C’est un connaisseur, un geek lui-même, qui s’inquiète de cette nouvelle forme de dénigrement du savoir.

Quelles formes concrètes prend ce dénigrement ?

  • Tout commence avec un combat qu’il a perdu.
  • Larry Sanger pensait que les articles de Wikipedia devaient être revus par des experts, ce qui finalement ne s’est pas fait, au terme d’un véritable débat entre les fondateurs.
  • C’est à ses yeux un premier symptôme d’une croyance aveugle dans l’intelligence collective.

On comprend ce qu’il veut dire, mais l’argument se retourne, Wikipedia est dans l’ensemble une belle réussite, et puis il faut s’y faire, les nouvelles technologies consacrent la figure de l’amateur.

Mais si pourtant, insiste-t-il.

Bien souvent cet amour de Wikipedia fait bon ménage avec une détestation des véritables spécialistes, et la conviction que le savoir n’a plus besoin d’être appris et mémorisé parce que tout est à portée de main, à portée de clic, n’importe quelle recherche, dans n’importe quel domaine.

  • Larry Sanger date ce nouveau courant d’anti-intellectualisme d’il y a deux ou trois ans, au moment où le succès de Facebook et Twitter se confirme, au moment où Nicholas Carr publie son fameux article : Google nous rend-il stupide ?

Cet article est un tournant :

  • en se demandant si nos capacités de concentration ne sont pas en train de s’émousser devant les lectures faciles et rapides que la Toile nous propose, en s’interrogeant sur nos aptitudes à mémoriser quand l’ordinateur le fait pour nous,
  • Nicholas Carr a suscité un énorme débat, dont notre auteur ne retient que le pire : trop nombreuses ont été à ses yeux les réactions qui ont avalisé la thèse d’un changement dans le rapport au savoir.
  • Trop nombreux ceux qui ont contesté le rôle central de la mémorisation dans l’apprentissage.

Pour Larry Sanger, au contraire,

  • il n’y a pas de pensée sans mémorisation, c’est l’appropriation par l’esprit humain qui transforme une donnée en savoir.

C’est une conviction qui est en soi contestable, les calculatrices de poche n’ont pas rendu les enfants plus mauvais en maths.

Mais là où Larry Sanger marque des points c’est quand il fait le lien entre ces positions et les critiques qui pleuvent sur les livres. Et là, on découvre l’existence d’un courant dont on ignore à peu tout en France :

Bref, il y aurait comme une forme d’arrogance de ces passionnés à l’encontre du savoir classique, un accent de futurisme à la Marinetti proférant qu’un fil twitter est plus beau que l’Iliade ou la Victoire de Samothrace

Mais que pèsent-ils vraiment ?

  • Ce nouvel anti-intellectualisme dont Larry Sanger tente d’esquisser les contours est pour l’instant minoritaire, ou du moins confiné chez les fous des nouvelles technologies, assez loin de dominer, tout de même, l’espace public.

Et puis les avant-gardes contaminent-elles vraiment la société ? Y a-t-il là autre chose qu’une posture belliqueuse, provocatrice, et sans lendemain ? On espère que non ! »

France Culture

 

 

« […]

Dans La distinction, Pierre Bourdieu avait écrit que

  • toute appropriation d’une œuvre d’art, qui suppose des dispositions et des compétences qui ne sont pas universellement distribuées,
  • est un rapport social et un rapport de distinction.

Les livres sont socialement hiérarchisés tout comme les étapes du progrès initiatique qui définit l’entreprise culturelle et qui mènent de « l’illettré » au « demi lettré » puis au « lettré » et au « vrai liseur ».

  • Cela sous-entend qu’un texte ne se limite pas à son contenu mais peut être aussi étudié en étant rattaché au monde social dans lequel il existe, ainsi qu’à la complexité des pratiques sociales de leurs utilisateurs, dont il ne faut oublier ni les variables sociologiques, ni les positions au sein d’un champ particulier, ni les stratégies et les habitus, ni les principes de classement les concernant, ni le contexte de réception.

C’est en ce sens que vont également les propos tenus dans l’ouvrage co-écrit avec Jean-Claude Passeron, La reproduction, où Pierre Bourdieu applique cette démarche pour analyser la violence symbolique exercée par les discours pédagogiques. Il n’est d’ailleurs pas anodin de voir citer en exergue un passage du livre II, chapitre 7 du Contrat social, dans lequel Jean-Jacques Rousseau décrit la figure du législateur spartiate « qui [peut] entraîner sans violence et persuader sans convaincre ».

Comme l’a montré Pierre Macherey dans son analyse de l’œuvre de Pierre Bourdieu,

  • la philosophie, loin de constituer de manière unilatérale un sens commun avec lequel il s’agit de rompre, serait susceptible d’offrir au sociologue des ressources pour penser les pratiques sociales du monde contemporain.

Ici, il s’agit d’analyser les actions pédagogiques (qui sont aussi des discours, au sens foucaldien du terme) comme des formes de violence symbolique, capables d’imposer « par un pouvoir arbitraire, un arbitraire culturel ».

Si Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron définissent

  • cette violence symbolique comme un pouvoir qui parvient à imposer des significations dans le domaine de la pédagogique et à les faire admettre comme légitimes « en dissimulant les rapports de force qui sont au fondement de sa force »,
  • ils ne déduisent pas pour autant que cette imposition de signification soit synonyme de manipulation.

Reconnaissant que le pouvoir symbolique ne s’impose pas seulement par la « force » mais aussi par « la communication », ils rompent avec cette croyance naïve visant à accepter, sur le mode de l’allant de soi, qu’à partir du moment où il y a intention de manipuler les gens, ceux-ci adhéreraient automatiquement au contenu du message qui leur est adressé :

« Contrairement aux représentations populaires ou demi-savantes qui prêtent à la publicité ou à la propagande, et, plus généralement, aux messages véhiculés par les moyens modernes de diffusion, presse, radio, télévision, le pouvoir de manipuler, sinon de créer des opinions, ces actions symboliques ne peuvent s’exercer que dans la mesure et dans la mesure seulement où elles rencontrent et renforcent les prédispositions (c’est-à-dire les rapports entre un journal et son public). Il n’y a pas de force intrinsèque de l’idée vraie […] Ce sont toujours les rapports de force qui définissent les limites dans lesquelles peut agir la force de persuasion d’un pouvoir symbolique.»

En d’autres termes, l’émetteur du message de communication doit formuler un discours que les récepteurs sont prédisposés socialement à entendre. Les« chances de succès » des discours tenus ne dépendent pas uniquement de leurs « caractères intrinsèques » mais également des processus sociaux à travers lesquels ils arrivent à toucher les personnes auxquelles ils s’adressent. Reprenant implicitement les propos de Max Weber sur la domination charismatique, les auteurs montrent très bien que celle-ci n’existe pas sans la reconnaissance sociale de ceux qui adhèrent au charisme du chef. Cette reconnaissance, c’est-à-dire cette adhésion des publics à la communication, a aussi des raisons sociales que le sociologue doit s’efforcer de comprendre et de connaître.

[…]

Le fait que Pierre Bourdieu règle ses comptes avec la philosophie ne veut pas dire qu’il veuille régler le compte de la philosophie. Pierre Macherey montre qu’il est légitime de soupçonner que « ce spécialiste en sciences sociales n’a jamais fini d’en finir avec la philosophie, et que, la fin de la philosophie dont il proclame l’inéluctabilité, c’est encore de la philosophie ». L’enjeu est peut-être moins de se demander ce que Bourdieu avait voulu dire en parlant de l’épistémocentrisme herméneutique de la lecture — et cela, ses collaborateurs l’ont affirmé à juste titre — que de poser certains problèmes à partir d’un travail sur sa pensée.

Notre regard d’historien des idées sur un ensemble de textes de Bourdieu où il est question de la rupture avec l’épistémocentrisme herméneutique de la lecture est sans doute lui-même une interprétation. Toutefois, peut-être n’est-il pas si différent des usages que certains sociologues de la réception ou des pratiques des lecteurs font de ce qui nous semble être une sorte de moralisme sociologique, guère éloigné dans le fond de cette sociologie morale chère à Luc Boltanski. Pierre Macherey va jusqu’à écrire que l’entrée en sociologie est comme une sorte de sacerdoce chez Pierre Bourdieu 

« Les Méditations pascaliennes s’inscrivent dans la perspective de ce que, sans polémique, on peut appeler une véritable Apologie de la religion sociologique, étant clair qu’on entre en sociologie comme on entre en religion. »

Tout l’enjeu de la rupture avec l’épistémocentrisme herméneutique de la lecture est à ce niveau. S’il s’agissait, au cours des années 1970, de rompre avec un sens commun considérant que le texte se réduisait à son contenu, il est peut-être temps d’objectiver l’objectivation et de ne pas reprendre sur le mode de l’allant de soi cette rupture épistémologique qui est devenue aujourd’hui, notamment dans certains milieux de la science politique, une sorte de lieu commun utilisé autant par des professeurs agrégés que par des jeunes doctorants militants.

  • Peut-on distinguer facilement ce qui relève de « l’interprétation » des philosophes et ce qui relève des « usages sociaux » étudiés par les sociologues ?

Cette volonté de séparer les deux expressions relève d’un certain normativisme méthodologique qui serait sociologiquement peu fondé si on l’étudie à partir de l’effectivité des pratiques sociales qu’il prétend décrire.

  • La séparation entre « interprétations » et « usages » n’est pas fondée à partir d’un travail sociologique objectivé et empirique mais à partir d’une construction sociale de la réalité répondant à des impératifs autres que scientifiques.

Parler de rupture avec l’épistémocentrisme herméneutique de la lecture ou bien séparer ce qui dans les pratiques de réception des œuvres relève de « l’interprétation » et de « l’usage » s’inscrit dans des idiomes couramment utilisés lorsque, dans tel ou tel travail sur la sociologie politique, la communication politique ou la sociologie du droit, on affirme que l’on va rompre avec « l’abstraction » ou « le théoricisme » philosophique pour s’intéresser aux « pratiques sociales concrètes ».

La volonté de rompre avec l’épistémocentrisme herméneutique n’est pas une donnée qu’il faut universaliser à tous les objets de recherche sur la réception et les pratiques de lecture, même si elle est susceptible d’imposer des effets de vérité dans le champ intellectuel, car cela reviendrait à faire oublier qu’il s’agit avant tout d’une pratique sociale parmi d’autres, avec ses conditions de production et ses usages sociaux. La valeur argumentative, normative et morale de ce type de théorie est dès lors une donnée importante qu’il s’agit d’analyser en tant que telle, en dehors de sa prétention à la scientificité.

Il ne s’agira donc pas d’opposer, dans une optique quasi schmittienne du schéma de l’ami sociologue et de l’ennemi philosophe, une utilisation particulière de la pensée de Pierre Bourdieu à une autre utilisation, en disant par exemple que contre une prétendue impénitence philosophique, versant dans l’intellectualisme abstrait, il faudrait opposer une critique de l’impénitence sociologisante, réduisant le texte à ses usages sociaux, à ses pratiques sociales. Comme nous avons souhaité le montrer dans cet article, il existe un lien symbiotique entre les approches philosophiques et sociologiques, qu’il serait fécond d’explorer au sein de nouvelles pistes de recherche centrées sur la question des utilisations des textes et de l’appropriation des idées. »

– Zaganiaris, J. (2011). Pour en finir avec « l’intellectualisme » : la question de la rupture avec l’épistémocentrisme herméneutique dans l’œuvre de Pierre Bourdieu. L’Homme & la Société, 181(3), 145-164.

 

 

« L’auteur des Deux sources de la morale et de la religion revient à son attaque de l’intellectualisme, ciblant plus précisément Kant.

  • On sait que pour celui-ci, une action est morale lorsque la maxime de celle-ci ne peut être niée universellement sans contradiction.

Bergson reprend l’exemple kantien du dépôt d’argent :

  • on est obligé moralement de rendre un dépôt d’argent à celui qui nous l’a confié,
  • car si on ne le lui rendait pas,
  • et qu’un tel comportement s’universalisait,
  • alors plus aucun dépôt d’argent ne serait effectué.

Cette doctrine fait de la contradiction un élément fondateur de la morale.

  • Mais ce n’est pas parce que la conduite morale a un caractère rationnel que la morale a son origine ou même son fondement dans la pure raison.

En fait, la raison n’est pas contraignante, contrairement à ce que croit l’intellectualisme, et quand des philosophes avancent qu’elle suffirait à faire taire l’égoïsme et la passion, ils nous montrent –et nous devons les en féliciter- qu’ils n’ont jamais entendu résonner bien fort chez eux la voix de l’un ni de l’autre.

La raison ne peut par elle-même poser ou fonder aucune fin, que ce soit la cohésion sociale ou le progrès de l’humanité.

A présent que les deux types de morales et leur origine sont identifiées, Bergson s’intéresse à la religion. Quelles sont les deux sources de la religion ? »

Résumé de : les Deux sources de la morale et de la religion.

 

 

Lecture supplémentaire / complémentaire : 

  • Brunschvicg, L. (1901). LA PHILOSOPHIE NOUVELLE ET L’INTELLECTUALISME. Revue De Métaphysique Et De Morale, 9(4), 433-478.

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