Dimanche, un matin d’une saison à l’autre

Pluie tropicale noyant la matinée dominicale
D’un clignement des yeux apparaît un soleil estival
D’une respiration jaillit un souffle du désert
D’un claquement de doigts surgit une brise hivernale
Les mille et une saisons matinales d’un été qui se cherche encore
Été qui se découvre dans toutes ses nuances
Se voit et se vit et s’aime et se déplaît
Dans toutes ses propres et figurées contradictions
Se pose des questions sur lui-même
Et ne sait pas toujours quoi se répondre
Ne sait pas toujours comment être à lui-même
Ce n’est pas si grave qu’il ne le pense
C’est vivaldi l’auteur de sa partition
Comme toi tu l’es de la mienne

Dimanche est un matin d’une saison à l’autre
Sans véritables transitions, juste quelques passages
Comme ce toi à moi, ce moi à toi
Pluie tropicale, soleil estival,
Brise estivale, souffle du désert
Sous des draps aux couleurs de l’automne
Nos partitions dans toutes leurs nuances
Se voient et se vivent et s’aiment et se déplaisent
Et ce toi à moi, ce moi à toi, par un dimanche vivaldien
Un matin qui interroge l’été sur lui-même
Qui ne sait pas toujours que quoi comment lui répondre
Ce toi à moi, ce moi à toi, sait que ce n’est pas plus grave

Car sous des draps aux couleurs de l’automne
Nos propres et figurées contradictions
Se voient et se vivent et s’aiment et se déplaisent
Sans véritables transitions, mais juste comme ça
Comme ce dimanche un matin d’une saison à l’autre
Juste comme ça, quelques passages
Corps-à-corps, ce toi à moi, ce moi à toi

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