Eros & Aphro & la Nuit

Ma langue caressait délicatement un bout de ton sein
Mes doigts duveteux titillaient l’autre bout découvert
Et chacun de mes regards dégustait un peu de toi
J’ai déposé mes lèvres couleur nuit sur ta peau laiteuse
Et je t’ai bue ô toi mon oasis par petites gorgées

J’ai tant de fois pris le chemin menant à ta bouche brûlante
Et cette fournaise m’a réduit en cendres
Et j’ignore pourquoi j’ai eu le sentiment de ressusciter
Et encore et encore et encore et encore
Ta bouche brûlante me ramenait à la vie
En me tuant comme personne d’autre ne saurait le faire
Ô toi ma mort blanche

Ma langue doucereuse léchait un bout de tes lèvres
Mes doigts cotonneux déposaient sur tes autres lèvres
Mille et une attentions que demande une fleur qui éclore
Et chacune d’elles était une ode à ta si sublime rose
Rose dont la flaveur particulière a nourri de divin
Tous mes sens et toute mon envie vulgaire de toi
Et tu m’as bu ô toi ma divine par petites gorgées

Tu as tant de fois pris dans ta fournaise le caducée
Et ton feu lui a redonné toute sa splendeur
Et j’ignore pourquoi j’ai eu le sentiment qu’il n’a jamais
Ô grand jamais aussi bien aimé
Faire commerce du désir et du plaisir
Et encore et encore et encore et encore
Ta bouche brûlante lui donnait des ailes
Lui ce serpent d’obscénité scandaleuse
Lui spectre de l’indécent et de l’immoral
Par toi érigé en symbole d’un dieu de la nuit
Comme personne d’autre ne saurait le faire
Personne d’autre que toi déesse aphro du caducée éros
Ô toi ma mort blanche

D’un rêve érotique comme le songe éthéré d’une nuit qui sera été..

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