Surtout dans le Q

17e paire de fesses de la semaine
13e don sonne à la porte du boudoir
Un Q pas comme un autre dans l’alphabet latin
C’est les contours qui m’ensorcellent dans le Q
Surtout quand ils caressent ma pupille
Et c’est mon corps qui s’émerveille
C’est les formes du Q qui murmurent à mon oreille

Des promesses de luxure sans voix et beaucoup d’L
Langue étrusque lèche de dévotion laper le jouir liquide
De long en large
Et c’est nos corps qui s’en émerveillent

17e paire de fesses de la semaine
13e don sonne à la porte du mouroir
Un Q aux formes d’hiéroglyphe égyptien
Peut-être phénicien, grec, romain
Qui exige une défonce haut-de-casse
Comme se mêlent les î aux o
Comme ouvre grand et que l’on s’entremêle
En délices étincelles et autres goûts de miel
Du bout de nos hanches en hmmm de velours
Du bout de nos regards cannibales en rouge d’amour
Et ce sont nos corps qui s’en émerveillent

17e paire de fesses de la semaine
13e don sonne à la porte du vouloir
Un Q qui ne se rencontre que dans le diagramme EV
« Encule-moi Vraiment »
Plusieurs consonnes complexes uniques
Le con sonne le complexe et le graphème de chair s’ouvre grand
O en ovale, quelques fois elliptique ou oblongue
Difficilement cir-Q-(en)-l’aire
Et la queue subit toutes les variations nécessaires
Au jouir liquide comme notre société d’éjaculations permanentes
Je ne tourne pas de l’œil –prévert
Savourant malicieux cette étincelle dans le lit
Lumière des nuits qui ne m’ennuient pas
Souvenir des jours qui emmerdent les (plus) sages
Et de ma voix grave, survivant des enfers
J’embrasse cette diablesse de l’amour
Et son regard chtonien se baisse pour engloutir en long en large
Le î
De dévotion
Dressé comme L
Langue étrusque de promesses de luxure
Sans voix mais avec tant de salive
Et c’est mon corps et sa bouche qui s’en émerveillent

17e paire de fesses de la semaine
13e don sonne à la porte du boudoir
Pas d’inquiétude, pas de quiétude
Moments sans prélude et sans éternité
Moments salement éternels
Un chien aboie, une chatte miaule
Pas de missionnaire aux alentours
Seulement des poèmes-levrettes qui baisent l’amour
C’est des vers pervers qui nous ensorcellent
Titre de l’ouvrage : « Surtout dans le Q »
En long en large en profondeur
Du bout des hanches des bouts qui se déhanchent
« Surtout dans le Q »
Plein du î de dévotion qui se mêle, s’entremêle aux O
De toutes sortes jetant des sorts
Délices au goût de miel
« Surtout dans le Q »
Et la queue dans le Q devient la queue du Q
Un Q qui ne se la raconte pas et qui ne se raconte point
La queue et le Q, une ligature esthétique
Cela se passe de mot
Et c’est nos corps qui s’en émerveillent

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