Soupir d’Automne

Que serais-je sans toi automne
De quoi serais-je le nom
Serais-je seulement

Mon automne ne te hâte point
D’en finir avec moi
Je t’ai attendu depuis si longtemps déjà
Avant toi tout me semblait être hors saison
Passions et déraisons
D’un bout à l’autre du temps
Qui passe, lasse, ressasse
Les sempiternels moments
De fadeur
Aux bouffées de chaleur
Suffocante

Mon automne ne te hâte point
De me crever comme tu sais si bien le faire
Dans le silence de mes nuits blanches
Dans le gris de mes aubes noires
Dans tous ces instants des matinales pluvieuses
Que tu sais embrasser comme rien de tel

Des baise-r-s aux délicates froideurs
Ces baise-r-s mouillé-e-s aux couleurs délavées
Je crève
Ne te hâte point
D’en finir avec moi

J’ai attendu depuis une éternité déjà
J’ai traversé d’un bout à l’autre du temps
Chaque moment chaque instant
Des mois durant
Comme un spectre
Qui passe, sans traces, sans face
Passe-muraille, passe par tout
Le jour des nuits ordinaires
Assombrissant tous les reflets de lumière
Durant des mois hors saison
De passions et déraisons
Spectral je les ai traversés
D’un bout à l’autre du temps
Passe-muraille de chaque moment
Passant de tous les instants
Et à l’autre bout du temps
Te voilà enfin mon automne

Soupir poétique d’une mélancolie
Aux baise-r-s de couleurs délavées
Baise-r-s aux délicates froideurs
Baisers, verbes de baise
Noms de baise comme rien de tel
Baise de matinales pluvieuses
Dans le gris des aubes noires
Dans le silence des nuits blanches
Baise de baisers et baisers de b(r)aise
Sans bouffées de chaleur suffocante
Ne te hâte point
D’en finir avec moi

Chaque instant chaque moment
De ce soupir poétique d’une mélancolie de saison
Spectrale pour passe-muraille
Et autre passant
Laissant des traces de pluie
Dessinant une face dans le vent
Automne mon automne
Ne te hâte point
D’en finir avec moi
Et que cela dure une éternité
D’un bout à l’autre du temps

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