Normand B. : « À l’aube de 2021… »

« Mercredi 23 décembre 2020, 12h47

« La valeur des choses n’est pas dans la durée, mais dans l’intensité où elles arrivent. C’est pour cela qu’il existe des moments inoubliables, des choses inexplicables et des personnes incomparables. » – Fernando PESSOA, Le livre de l’intranquillité.

À l’aube de 2021, je viens nous souhaiter, cette année encore, que les sentiers que nous emprunterons, se parent d’un apaisement créatif au regard des ombres de notre temps.

Que mille bonheurs fleurissent dans le regard de nos vies!

Cordialement

Normand B.

[Photo en pièce jointe au courriel] : Le soleil (2013) de l’artiste Dale Chihuly« 

« « En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j’ai élevé, mon amour, dans le silence de mon intranquillité, ce livre étrange… » qui alterne chronique du quotidien et méditation transcendante. Le livre de l’intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l’attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne , Bernardo Soares. Sans ambition terrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée, attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l’infiniment petit de l’espace du dedans », Bernardo Soares, assume son « intranquillité » pour mieux la dépasser et, grâce à l’art, aller à l’extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou les mystiques atteignent la plénitude « parce qu’ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il se construit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que le monde réel. Le livre de l’intranquillité est considéré comme le chef-d’oeuvre de Fernando Pessoa.« 

« « De combien de vies sommes-nous capables ? »
Jérôme de Gramont » – de Gramont, J. (2011). Sur Fernando Pessoa: « De combien de vies sommes-nous capables ? »Études, tome 414(4), 511-519.

« L’appartement de Normand est d’un esthétique qui contraste avec ce qui se fait d’Ikea dans les condominiums montréalais. Il transpire, vibre, Normand. Sa grande culture. Avec les œuvres d’artistes du monde entier tapissant les murs. Avec son immense bibliothèque qui tutoie le haut plafond. Avec ses livres, ouverts, disposés partout minutieusement, aux pages jaunies, fragiles à force d’être tripatouillées par un esprit dont on devine l’amour pour les mots des autres. Normand est un critique d’art qui lit, qui se plonge dans les autres, c’est rare. Cela relève du chimérique. 

[…] 

Je n’y suis plus retourné. Il est des émotions qui ne méritent pas d’être vécues une second fois.  La première est la bonne. Et elle doit rester ainsi.

Je doute que je saurai apprécié un chargé de cours comme celui-là. Je ne crois pas qu’il en existe qui puisse faire le résumé analytique, approfondi, d’une centaine de livres, en trois heures, sans avoir recours une seule fois à des notes.

Un qui vous parlant d’un mot soit capable de vous le disséquer en s’appuyant sur une multiplicité de références, littéraires, artistiques, philosophiques, et vous le présenter dans ce qu’il a de plus inattendu, de riche.

[…] 

Normand est Normand. […]. »

Normand ouest

« Lire, écouter, voir – Fernando Pessoa« 

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