Avé Jean d’Amérique

« Jean D’Amérique est né en 1994. Il vit à Port-au-Prince (Haïti). Il est écrivain et slameur, auteur de Petite fleur du ghetto (l’Atelier jeudi soir) livre très remarqué avec la mention spéciale du Prix René Philoctète 2015 et une sélection au Prix Révélation Poésie 2016 de la Société des Gens de Lettres. »

by Dave

J’ai découvert la semaine dernière Jean d’Amérique grâce à une page (revue) fakebook, j’y suis abonné, un partage de curiosité qui a eu sur moi un effet de tremblement de terre. Jean a provoqué chez moi une secousse sismique d’une rare intensité et c’est tout bonnement un euphémisme. Je n’ai eu d’autre choix que de m’abonner à sa page fakebook d’auteur sur laquelle il a publié il y a quelques jours un extrait vidéo dans laquelle on voit cette voix singulière offrir quelque chose d’indicible au(x) public(s) – il faut voir, écouter, la vidéo pour comprendre le truc.

Comme mon très cher normand (avec sa voix apaisante aux sonorités d’une nuit calme dans laquelle l’esprit marqué par l’intranquillité forte d’énergie créative) l’a murmuré en reprenant fernando pessoa : « La valeur des choses n’est pas dans la durée, mais dans l’intensité où elles arrivent. C’est pour cela qu’il existe des moments inoubliables, des choses inexplicables et des personnes incomparables. », je me suis dit exactement la même chose en découvrant Jean d’Amérique.

En ce mois de février, en soulignant qu’il est consacré à la mémoire des noir(e)s, errer dans les couleurs rythmes vibrations de cette plume en mouvement et de mouvements (pour le moins engagée ou sensible aux questions de son temps, de ses lieux, de ses localisations, du tout-monde en quelque sorte) que la critique (à juste titre selon moi) unanimement qualifie de l’une des « voix puissantes » de sa génération, plonger dans son univers (ou peut-être adéquatement son plurivers) en dehors de tout qualificatif est d’une extra-or-dinaire expérience (artistique, humaine, philosophique, etc.). Mais tout ceci est clairement subjectif.

Lorsque j’ai eu l’idée de ce billet, un titre m’est immédiatement venu à l’esprit : « Avé Jean ». « Avé » relevant ici d’une exclamation de salutation exprimant des (meilleurs) vœux que j’espère accompagneront ce Jean (inconnu pour moi mais plus tellement que ça désormais) dans toutes ses marches, là, là-bas, ailleurs – dans tous les mondes du vivant (et ses à-venir), les possibles du présent et du rêve.

Bref : « Avé Jean d’Amérique ».

« Né en Haïti en 1994, Jean D’Amérique est poète, dramaturge et directeur artistique du festival Transe Poétique, à Port-au-Prince. Il anime des ateliers d’écriture, contribue à plusieurs revues littéraires et fait des lectures publiques pour donner voix à ses textes poétiques. 

Il a publié Petite fleur du ghetto (Atelier Jeudi Soir, 2015 ; maelstrÖm, 2019), mention spéciale du Prix René Philoctète et sélection au Prix Révélation Poésie de la Société des Gens de Lettres, puis Nul chemin dans la peau que saignante étreinte (Cheyne, 2017), finaliste du Prix Fetkann de la poésie et lauréat du Prix de poésie de la Vocation.

En 2018, sa pièce Avilir les ténèbres a été finaliste du Prix RFI Théâtre, et en 2019 lauréate de Texte En Cours et du dispositif Visa pour la Création de l’Institut Français. Elle a également fait l’objet de plusieurs mises en lecture.

Son texte Cathédrale des cochons, finaliste du Prix RFI Théâtre 2019, est sélectionné par le comité de lecture Troisième Bureau et reçoit le Prix Jean Jacques Lerrant des Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre en 2020. »

Jean D’Amérique

« Dire la rage, écrire l’espoir, décrire l’indicible, raconter le peuple haïtien, hurler l’urgence, gueuler les vies et construire dans le même geste sa propre langue, défaite et restructurée, accent créole amour des lettres vite, très vite. Ramasser des prix, se remettre à l’ouvrage, gagner la reconnaissance de ses pairs, monter un festival de théâtre résistant, participer à une revue, poésie, slam, théâtre, roman, soutien aux écrivains bâillonnés dans le monde : l’urgence fait partie de sa vie, elle porte son œuvre, étourdissante, littéralement. Le jaillissement poétique permanent, la fièvre créatrice comme béquilles, comme seuls buts, donnent à sa prose un caractère unique et transforment l’auteur, recueil après recueil, en figure majeure des lettres francophones. Laissez-vous guider vers le travail sans concession de ce poète, dramaturge, romancier haïtien. Laissez-vous guider mais…tenez le rythme.  »

Jean d’Amérique : l’urgence poétique. Étoile haïtienne, par Frederic L’Helgoualch

« Dans la misère d’un bidonville haïtien, une toute jeune fille éprise d’une camarade de classe observe les adultes, leur violence, leurs faiblesses, leurs addictions… et tente de donner corps à ses rêves d’évasion. Le premier roman âpre et poétique d’un poète et dramaturge de vingt-six ans, notamment lauréat du Prix de la Vocation de la fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour son recueil de poésie « Nul chemin dans la peau que saignante étreinte » (Cheyne Editeur, 2017). »

« Nul chemin dans la peau que saignante étreinte naît parce que saturation de fêlures. Parce que plaies et déchirements. Parce qu’aussi sous la peau tous les cris, tous les feux, des voix vagabondes, et la sève brûlante des voyages. J’ai voulu allumer le verbe pour arpenter ces lieux, fouler tant l’écorce que les abysses de ces villes-ruines, conter mes errances, sonder les maux de ma terre intérieure, ramener au soleil un vœu humain longtemps bafoué.

Ce texte peut s’entendre comme une marche, une marche pour compter les pas fauchés de l’être, plonger dans les cahots du corps et recenser l’infernale odyssée de ces peaux condamnées au chant du barbelé. Mais aussi pour restituer des moments qui rayonnent d’humanité, d’amour et d’espérance. Poème à fleur de peau qui ne baisse pas les mots devant l’étreinte, il ne s’agit pas d’une plainte mais d’un chant de lumière porté par un oiseau blues.

Portée par une musique aux couleurs blues/rock, une voix scande ce chant poétique, frénétique.

Extrait :

« Contre les murs ivres d’éclats, chute le soleil.

Nom brisé de la fleur.

Cœur qui tremble est plus lourd que l’attente

du marin.

Arrogante prière au vide que de battre ses ailes.

Mais que vaut-il d’être debout quand traîne

la lumière au sol ?

Par devoir d’insomnie

ou nécessaire chanson de chair,

la nuit cassée à corps battant de noctambules.

Surgit l’aube des chaînes.

Bleu comptant la course des vagues.

Tel secret de pluie, quelle longue route l’espoir. » »

Centre National pour la Poésie

« « les rues   sont anonymes   à force de crimes ambulants   tour de flammes dans le dos, ma ville se gave de canons frais, chante la vie affaissée contre la page, elle voit tomber des humains comme elle voit chuter la pisse » 

Les gangs trinquent à la victoire, affalés sur des cadavres défigurés, célèbrent par rafales leur dernier kidnapping : que peut faire le poète, hormis « cracher (sa) sale chronique » ? « au bord du rêve   marche la rage » Les marionnettistes haut-perchés ont perdu le contrôle, leurs créatures en guenilles s’émancipent lors de transes frénétiques, de sorties sanguinaires, d’intrusions barbares, mais il faut prétendre que tout va pour le mieux car Haïti n’est pas que cela bien sûr, Port-au-Prince est tellement plus, il ne faudrait pas, nous ne voulons pas, tant d’efforts déjà pour chasser les clichés, les démons du passé… « ça arrive ici qu’on descende le soleil en plein jour. Ciel mouillé d’un pacte rouge. Ville canon ? Loin de là. Ça tire, ça tire, ça tire sur la beauté qui passe. Gloire à la pluie des canons. » Le deal faustien fait désormais trembler les dupes : le goût du pouvoir ne leur était donc pas exclusif. Trop tard pour les regrets : celui-ci est aussi addictif que le goût du sang, Beretta et machettes d’une cité dite solaire sont entre les mains de chiens fous sans colliers, aussi fous que les cyniques en cols-blancs qui rêvaient d’en faire des milices à leur solde mais se retrouvent à présent tenus en laisse par les solides chaînes de la corruption. Alors ils se terrent derrière leurs hauts murs, ils s’accrochent maintenant à leurs fauteuils officiels ou aux sièges de leurs 4×4 blindés, fébriles et apeurés, tandis que la maman et son enfant n’osent traverser la rue, ni même s’asseoir sur le seuil de leur porte. 

Mais le poète, lui, n’a plus envie de murmurer.

« il est permis aux armes de marcher   de marcher sous les yeux du jour   aucune lumière ne sera faite   sur la question des impasses noires »

Qui soutient qui, qui défend quoi, qui s’est compromis pour avoir des contrats et finira, oui, par en décrocher un beau mais sur sa tête ? L’homme aux dreads s’en fiche car « le ciel des insoumis n’a point de pacte avec la boue. Le ciel indigné ne rampe pas avec les dos courbés » 

Jean D’Amérique, auteur du salué ‘Petite fleur du ghetto’ (2015), contributeur régulier de la revue ’IntranQu’îllités’ et créateur de l’association culturelle Loque Urbaine fait partie de cette nouvelle génération de poètes haïtiens qui entend se saisir du riche héritage littéraire de l’île en le re-dynamisant (de facto) en abordant de front les problématiques contemporaines via une langue à vif qui n’hésite pas à emprunter aux autres catégories artistiques (le slam, par exemple, et son sens de la punchline).

« Ce n’était pas toi. Ce n’était pas ton visage. Sourire mitraillé comme de la grêle émergeant sur la peau. Ce n’étaient pas tes yeux. Mais des regards poussés dans les ruines. Des barres de larmes qui dessinent le chemin des étoiles. Toi, tu sais voir derrière les ombres. Tu sais marcher, tu sais marcher hors de tous ces pas que tracent ce monde mouillé d’indifférence. Ton nom est une prose en tumulte au gré des pages. » 

Ce passage est tiré d’un poème dédié par Jean D’Amérique « à (son) soleil Jacques Stephen Alexis », écrivain majeur de la littérature caribéenne et haïtienne, résistant assassiné par les sbires du dictateur François Duvalier (le sinistre Papa Doc) en 1961. Si le jeune poète n’a pas eu affaire aux tontons macoutes ni à d’autres léopards en treillis, cet hommage souligne combien l’histoire récente et compliquée de l’île ne peut être ignorée, elle irrigue et hante complètement les consciences encore mais aussi, cet hommage, il rappelle puissamment que le but du poète n’est pas de poser trois jolies strophes romantiques et merci, mais, bien plus ambitieux : de cracher les maux, d’appuyer sur les plaies suintantes, de révéler l’insécurité (des rues comme des âmes). Sans s’interdire de rappeler le Beau, de dénicher l’espoir, vital, même dans les décombres d’une cité pulvérisée. 

« J’aspire au langage des chemins de rage. Je veux chanter la trêve de mes fissures. Au nom du poing à lever, prendre la rue avec la main ouverte pour dessiner des points libres. Brûler les portes pour dire beauté de cendre dans l’éclat du verre nouveau. Fuir front nu pour revendiquer soleil. Là sera mon chant de traversée. » 

‘Nul chemin dans la peau que saignante étreinte’ (déjà, quel titre !) est un recueil bref mais se révèle être un véritable festin pour le lecteur. Flamboyant, à fleur de peau, touchant, le poète abandonne l’emphase assommante à d’autres et, économe, extrait le mot juste de « la prison des mots » sans pour autant renier ni le merveilleux ni le sensuel (serait-il haïtien, sinon ?)

« Donner langue vivante, greffer bouche à ces lèvres qui donnent lieu à la pluie. M’étaler dans l’intersection. Paradoxe aucun si du volcan nous trouvons de quoi nous laver   toute éternité dans ma main   toute eau sur ma gueule   je suis témoin de ta tempête pubienne » 

Le désir, la vie qui inondent les corps amoureux et l’amitié : remèdes avec la plume pour résister aux tortures d’un monde indifférent aux souffrances insulaires, à celles d’une mémoire trop chargée (« je suis   cahier de fêlures   je fais du bruit pour la souffrance   ne reste de mon nom   qu’un hommage au silence   je marche   je suis l’allégorie du vide ») Ainsi, cet extrait du poème dédié « à James NoëlMakenzy OrcelJames Saint-Félix et d’autres allié(e)s contre les codes » : « je suis naufrage, battant ma chanson sans voile   ma voix échappe à la flamme tranquille des îles, me poussant en poignard libre au cœur du silence   je suis semence d’orage   au bout d’une terre de matrice folle, j’éclate les accolades pour étendre l’amour » 

Et encore : « les phalanges mal bâties   librement je jette mes phrases   à la gloire des ruines   mon encrier   barque turbulente à leur dresser passage   brûlant les points   pour mettre les sens en suspension   pour mieux aboutir leur trébuchement » La quête est personnelle : comment tenir debout ? Elle ne prétend à rien d’autre et voilà pourquoi elle devient parlante, haïtienne dans un second temps puis enfin universelle. Voilà pourquoi l’émotion se propage.

« le monde nous avale   comme une armée de poussière   qui ne trouve de secours   dans les mains du vent » Haïti l’ignorée, même lorsque le monde lui promet la renaissance (après le séisme de 2010) mais qu’il finit, le monde, par oublier ses promesses. L’histoire de la première nation noire indépendante se mélange avec la vie intime du poète : est-ce une alchimie magnifique ou un poids injuste duquel il ne pourra jamais se délester ? Question récurrente dès que l’on s’intéresse à la littérature haïtienne. 

Le dernier poème du recueil est adressé « à (ses) tantes qui passent leur vie à chercher du travail » L’envie est grande de le partager ici mais, plutôt, aux nouveaux lecteurs d’aller le découvrir. Une démolition en règle en quelques lignes seulement du capitalisme sauvage qui broie les mêmes, toujours les mêmes, un poème puissant à l’efficacité redoutable. 

 

Nul chemin dans la peau que saignante étreinte’ est paru en 2017 aux éditions Cheyne, il a reçu la même année le Prix de la vocation. Certains professionnels affirment que les livres (bons ou mauvais, le marché en décidera selon eux) ont trois semaines après leur sortie pour survivre : heureusement, il n’en est rien. Celui-ci par exemple n’a rien perdu, au fil des ans, de son charme et de sa force. Découvrez-le : un vrai coup de cœur et une belle porte d’entrée sur la poésie haïtienne. 

 

— ‘Nul chemin dans la peau que saignante étreinte’, Jean D’Amérique, éditions Cheyne — 

voir aussi ‘Jean d’Amérique, l’urgence poétique. Étoile haïtienne’ & – ‘Plumes haïtiennes

* découvrez les événements de Loque Urbaine (dont le festival international Transe Poétique)

** portrait de Jean D’Amérique par Guillaume Coadou. Son site 

*** FotoKonbit a pour but d’aider les jeunes photographes haïtiens à mettre leur travail en valeur. N’hésitez pas à visiter leur site  

 – Article également publié sur la revue Terre à Ciel – 

– de nombreuses librairies prennent des initiatives en ces temps difficiles, vous pouvez commander vos livres et les retirer physiquement dans certaines. Voir jesoutiensmalibrairie.com !  »

‘Nul chemin dans la peau que saignante étreinte’ : une pépite signée Jean D’Amérique

8 MAI 2020

 PAR FREDERIC L’HELGOUALCH

 BLOG : DECI-DELÀ

« au bord du rêve marche la rage »


« LE FESTIVAL DU VOYAGEUR CÉLÈBRE LA CONFRATERNITÉ AVEC LES PEUPLES AUTOCHTONES« 

Question(s) de frontière(s) : Explorer, franchir, les frontières. Subvertir les règles.

« « De la littérature féminine africaine » : « Des écrivaines d’Afrique réellement invisibles »« 

Impossible de resterPAGNI Aminata

« Aminata Pagni est l’une de ces jeunes plumes qui s’appuient sur la fiction pour témoigner d’une époque et d’un lieu, en l’occurrence, celle de l’expérience migratoire au Maroc.

Engagée professionnellement dans la défense des droits des étrangers, cette auteure ivoirienne a publié en octobre dernier son premier roman, Impossible de rester, aux Editions Présence Africaine. Un ouvrage paru au moment où elle tournait une page de sa vie, puisque l’auteure s’apprêtait à quitter le royaume après y avoir vécu près de sept ans. Elle y revient désormais en tant que consultante sur les questions migratoires, avec une agence de coopération technique française. Depuis Abidjan, sa ville d’origine où elle est retournée s’installer en janvier 2018, elle se présente à nous et raconte la genèse de ce premier livre.

Histoires particulières […] »

Aminata Pagni, les débuts d’une auteure ivoirienne au Maroc, par Maïne Alloui

« La littérature africaine dépasse les frontières »

« Rencontres littéraires au Sénégal pour des écrivains canadiens« 

« Dans ce roman frémissant d’émotions, nous suivons Aram, une jeune Ivoirienne qui, après la mort de son père, se lance en quête d’une nouvelle vie et d’un ailleurs qu’elle espère salutaire. Au cours de ses pérégrinations qui débutent au Maroc, elle rencontre l’amour, l’amitié et fait l’expérience, seule, de la maternité. Ce récit touchant et d’une grande sensibilité, ancre le thème de l’émigration dans l’expérience intime et humaine d’un personnage aussi émouvant qu’attachant, qui choisit de partir quand il n’est plus possible de rester

Extraits…

« […] Dans cet espace d’attente, je m’accoutumai à la nouvelle identité de Subsaharienne suspectée de vouloir passer en Europe dont on m’avait affublée, tout en me refusant au passage ma vraie nationalité qui, pour la plupart, était pareille à une autre. Personne ne voulait voir ni même s’attarder sur la différence entre un Sénégalais et un Tanzanien. Nous considérer tous comme des Africains évitait l’effort de devoir se remémorer les leçons de géographie, oubliées voire ignorées. « Africain » suffisait amplement, on n’allait pas être tatillon jusqu’à exiger de préciser nos nationalités, d’autant plus que dans l’imaginaire collectif, « Africain » ramenait largement à « Noir ». Le noir, c’était la couleur de ce voisin infréquentable et peu recommandable. On voulait tellement s’en éloigner, qu’on allait jusqu’à soustraire le Maghreb à son africanité et continuer de balbutier lorsqu’il fallait l’évoquer. On ne trouvait pas toujours d’arguments assez solides pour le balayer du revers de la main. […] »

 

« […] Pour finalement découvrir que désormais nous formions, tous pays confondus, un bloc homogène de « ressortissants du Subsahara », mêmes archétypes, mêmes caractéristiques, même langue présumée. Nous étions une entité uniforme qui facilitait le fait que les actes de l’un valaient pour tous, les péchés de l’un étaient payés par tous, et les crimes de l’un poursuivaient les autres à jamais. […] »

 

« […] Le Maroc avait longtemps porté cet espoir et ce n’était pas faute d’avoir essayé d’en faire le port final. Mais au bout de cinq ans, quand plus rien ne se profile à l’horizon, on décide de changer de cap. On entend parler d’autres possibilités, et on s’accroche à l’espoir de fuir un enfer qui nous a poursuivis même à quatre mille kilomètres de chez nous. […] »

Juriste de formation, Aminata Pagni s’est spécialisée dans le suivi des politiques migratoires et des droits des migrants. Elle a exercé, pendant plusieurs années, dans le milieu associatif pour l’assistance et la défense des droits des étrangers au Maroc. »

Courrier des Afriques

« Aminata Pagni est passionnée de littérature, plus particulièrement de poésie.« 

« Le titre de ce recueil « Clameurs et Litanies féminines » [Aminata Pagni] annonce d’emblée la nature de la proposition poétique qui est ici conjuguée au féminin. Ce recueil, tissé de 4 parties autonomes tout en étant liées, tente de mettre au cœur de cette composition l’état d’esprit d’une femme avec des intonations rarement joyeuses, très souvent mélancoliques, tragiques et ironiques mais entonnant toujours une ode à la vie et à la dignité tout au long de ces litanies et clameurs.

Des litanies qui sont au final l’expression de sentiments tels que l’amour, le désespoir, la colère, la tristesse que l’on retrouve dans leur universalité mais aussi dans leur spécificité féminine. Des clameurs de femme, de noir.e , d’opprimé.e, dénonçant les conditions sociales et féminines dans un monde hégémonique. »

Editions Equinox


« Roman africain et totalité

Justin Bisanswa

[Se fondant sur l’examen des romans africains produits des origines à nos jours, la contribution analyse la relation entre le roman africain et le phénomène de la totalité. À la suite du contexte tumultueux de son émergence, le roman africain traduit une grande ambition de totalité qui s’exprime à travers la volonté d’édifier quelque chose de grand comme d’atteindre à une vérité. Il contient une masse importante d’informations qui fait penser à l’inflation médiatique contemporaine, amenant à cribler l’espace de la représentation qui entre en concurrence avec un réel expansionniste et se démultipliant. Mais le réalisme abouti du roman africain est animé par une extraordinaire énergie figurative et scripturale, et il n’y a pas deux romans qui soient semblables. Parmi les stratégies utilisées, on reconnaîtra que la digression égare le texte en des détails et des détours, rendant ainsi compte d’un roman qui s’est développé par dilations successives.]

[L’erreur de la critique a été précisément de classer les romans africains dans des catégories figées, alors que le genre venait d’émerger, et de ne tenir compte que de l’enjeu social. Pourtant, il n’est de grand réalisme que dans son dépassement. La notion de réalisme est intimement liée à une double histoire, littéraire d’un côté, socio-politique de l’autre.]

[C’est aussi parce que le réel (ou le social) semble inépuisable que l’écriture s’impose d’aller toujours plus avant. Avec l’espoir de tout englober en une seule phrase, mais aussi avec le sentiment que la progression n’aura pas de fin. Il est typique à cet égard que certains projets, comme L’Écart, menés jusqu’à terme, laissent des oeuvres inachevées. On ne peut pas expliquer le suicide du personnage, celui-ci se meurt sans jamais finaliser son projet. Distendant les limites du genre romanesque, cette économie singulière affecte les différents niveaux de la représentation. Son écriture démultiplie ses modes d’action. Elle peut ainsi agir sur l’espace, le temps, le système des personnages, la structure narrative, le discours ou la langue. À chaque niveau de la construction, la propension à totaliser trouvera à s’exprimer sur un mode distinct. L’Écart mêle les espaces : France, Krishville, une ville allemande, le village du narrateur, etc. La recherche menée sur le peuple kuba remonte à la période pré-coloniale et se déroule jusqu’aux années 1970. Les personnages sont légion, même si la diégèse se noue autour de Nara, Aminata et Isabelle. Le roman s’écrit sous la forme d’un journal. Le discours, sobre, est d’une grande richesse : il aborde les problèmes de beaucoup de champs intellectuels (histoire, philosophie, linguistique, médecine, psychanalyse, religion, politique, sociologie, etc.).

Aspect le plus visible, le texte réaliste comble l’espace — qui est tout à la fois celui du texte et celui du référent. Il a la réputation de décrire en inventoriant sans retenue. Le roman est toujours un peu un catalogue de types sociaux, de lieux, de situations.]

[La technique est même à l’oeuvre dans les romans de Boubacar Boris Diop, qui ressemblent à des contes philosophiques et qui ménagent les effets de surprise sous la banalité d’un propos qui s’étire. Henri Lopes s’attache aussi à ces jeux du visible et du caché, dans Le lys et le flamboyant spécialement, où la narration se perd dans les sables de l’incertitude ou de la velléité. Kolélé change constamment de nom et de statut, comme je viens de le montrer.

La digression est une autre façon pour le roman africain de sortir de ses limites narratives, dont l’unité de l’intrigue. Ici, la tendance expansive touche au propos ténu. C’est un peu comme si le récit ne pouvait contrôler ce dernier ou encore comme s’il éprouvait le besoin d’indiquer ses développements possibles. Déjà Kourouma, qui laisse le commentaire submerger le récit des faits, est en permanence guetté par cette propension à rajouter et à digresser. Il donne plusieurs versions d’un même événement, notamment concernant le personnage de Moussokoro dans Monnè, outrages et défis. Presque à la même époque, Mudimbe de L’Écart, choisit d’orchestrer d’énormes et éclatants points de suspension, extraordinairement élégants]

[L’allégorie romanesque serait en somme, une image forte qui, se détachant du contenu narratif, rend sensible mouvement du sens et travail de l’imaginaire. Les situations des séquences relevées sont pour le moins incongrues et questionnent un contexte de haute normalité. Dès lors, elles ne peuvent que sursignifier et voir refluer vers elles bien des questions du texte. Condensatrices, elles invitent à une interprétation symbolique mais de caractère mobile, au sens où le symbole ne peut en aucune façon y prendre une forme figée.

En chaque grand roman africain, il est sans doute des séquences allégoriques de ce genre. Elles prennent souvent l’aspect d’une petite scène à laquelle un destin se résume et se joue. Elles se trouvent du fait même en situation de rayonner sur l’ensemble du texte et de prendre valeur emblématique par rapport à lui. Notons, cependant, que leur valeur symbolique incertaine ne facilite pas toujours le repérage. Et, dès lors, leur appréciation est toujours quelque peu laissée à l’appréciation du lecteur ou du critique. Autrement dit, elles aideraient au travail interprétatif.

On pourrait croire que l’allégorie romanesque voue le texte à l’implosion. C’est plutôt son pouvoir structurant qui prévaut. Figure de convergence et de scansion, l’allégorie offre au récit des points d’appui, des lieux de fixation. Façon éminente d’endiguer par un effet transcendant la dispersion ou l’inflation qui, nous l’avons vu, toujours guette, ou encore de rejoindre l’ambition totalisante que nous savons.]

(Bisanswa, J. (2006). Roman africain et totalité. Revue de l’Université de Moncton,

37 (1), 15–38.)

[Justin Bisanswa – Histoire et imaginaire dans le roman africain francophone : Contrairement à une certaine tradition critique qui considère le roman africain comme le miroir de l’histoire, des réalités socio-politiques et des cultures africaines, et qui y voit une constellation de thèmes touchant la dictature, la misère et le sous-développement, ce projet de recherche qui repose sur un corpus de dix romans africains vise à montrer que l’histoire que narre le texte africain nous enchante de son désenchantement, parce qu’elle est d’abord et avant tout œuvre d’imagination et, en ce sens, elle relève de l’imaginaire. Le texte est une construction, une organisation, un agencement et un artefact linguistique. Il convient donc d’examiner la valeur du fantastique, des symboles ou des métaphores pour évaluer leur contribution à la production du sens de l’histoire. Ainsi, la profusion du soleil, des oiseaux, des plantes, exprime aussi l’utopie et les rêves propres à ces sociétés du texte qui aspirent à un changement radical de leur situation et à l’amélioration de leurs conditions de vie. L’histoire du romancier ne se confond pas avec celle de l’historien. C’est là une invitation à lire autrement ces textes.] »

« Elle est une icône de la littérature africaine. L’écrivaine sénégalaise Mariama Bâ aurait eu 90 ans cette année. Son unique roman paru de son vivant, « Une si longue lettre », est désormais un classique, mais reste étonnamment moderne par son féminisme et son regard sur la société africaine post-indépendances.« 

« […]montrer que cette littérature est le produit d’écrivaines au profil particulier, c’est observer qu’on ne peut pas l’envisager comme une globalité représentative, à même de révéler tout de l’Afrique et des femmes africaines. Pour faire de cette littérature féminine un réel analyseur des sociétés africaines, encore faudrait-il se pencher sur les écrivaines d’Afrique dont les œuvres restent largement à découvrir.

[…]Et c’est cette « réalité féminine hétérogène » (Kassi, 2002, p. 44) encore inconnue qui pourrait pourtant offrir un véritable reflet des Afriques contemporaines, multiformes et en perpétuel mouvement. »

Bréant, H. (2012). De la littérature féminine africaine aux écrivaines d’AfriqueAfrique contemporaine, 241(1), 118-119.

 Mariama Bâ

« Une si longue lettre ». Le titre à lui seul suffit pour décrire l’ampleur de l’impact de ce livre sur la littérature Africaine. Même ceux qui ne l’ont jamais lu le connaissent au moins de nom. Et pour cause, on ne peut échapper à ce livre : il était omniprésent. Un roman culte et saisissant qui constitue pour moi l’un des meilleurs livres de littérature africaine de tous les temps.

Cette œuvre, on la doit à Mariama Bâ. Née à Dakar en 1929, Mariama est confrontée très tôt aux réalités de la vie. Elle perd sa mère alors qu’elle est encore enfant et est alors envoyée chez sa grand mère.

Très douée à l’école et particulièrement en lettres, la petite Bâ enchaîne les bons résultats, décrochant son certificat d’études primaires à 14 ans (l’inscription à l’école n’était pas aussi précoce à l’époque) avant d’intégrer l’école normale de Rufisque d’où elle sortira en 1943 avec son diplôme d’enseignante en poche.

Ce n’est qu’en 1979 que Mariama Bâ décide de dégainer la plume avec « Une si longue lettre ». Véritable ode à la femme Africaine, le livre se présente comme une série de lettres écrites par Ramatoulaye à son amie Aïssatou suite au décès de son mari. Anéantie et esseulée, Ramatoulaye partage ses ressentiments et ses états d’âme tout en brossant le portrait pessimiste d’une société sénégalaise et de la place qu’elle accorde à ses femmes. […]

– Imho Tep »

« De la littérature féminine africaine » : « Des écrivaines d’Afrique réellement invisibles »

by Dave

« Varia

The Merchants of doubt

Les intellos lisent Wikipédia, et (surtout) ne le disent pas

L’Intime Conviction

Le Temps ne change rien à l’affaire

Le mythe de la vérité

« La vérité existe au-delà des montagnes, pour la connaître il faut voyager »

Les Choses n’ont aucun Sens

Droit(s) de mentir (?)

A l’Encre des Savants & Autres Errances Livresques

Pluriversalisme décolonial

Universalisme (lateral) pour Sujet (humain) (Plurivers)

La haine

La Banale Monstruosité de la Personne ordinaire

(L’Arbre à) Palabre : « la réduction d’un conflit par le langage, la violence prise humainement dans la discussion »

Question(s) de bi-culturalité

Le cosmopolite enraciné

Le transnationalisme

Qui se ressemble s’assemble (?)

Diversité culturelle dans la mondialisation et la globalisation: État(s) contemporain(s) des lieux

Le Xeer

Rencontre Des Rationalités : « la rencontre des cultures ou des formes d’expression des civilisations »

Double Pénétration Automnale

Les apparences ne sont pas trompeuses

Voir l’Autre

La Déclaration universelle des êtres sentients

Irré(cul)pérable Anarchiste Radical

Utopiste & idéaliste

Marie, éloge funèbre à grand-mère

Rosa Parks« 

Articles du blogue les plus populaires / cliqués du mois :

L’inaudible souffrance du micropénis

Va te faire voir

Le (Goût du) Sperme

C’est quand qu’on baise

Baise-moi

Tant mieux

Laisse-moi te bouffer le cul

La Sodomie

Sucer Ce n’est Pas Tromper

Anulingue

Syndrome de Superman, Syndrome du Sauveur

La petite salope dévergondée

Le Petit Salaud Dévergondé

Pute nymphomane

Pornographie(s)

Legging

Salaud(s) Humaniste(s)

Le Salaud chante le blues

Patrice

« Je ne publierai plus jamais dans une revue scientifique »

Comment être et faire dans le(s) monde(s) contemporain(s)? – Ethique(s) & Morale(s)

Ryoa Chung : « En plus de soigner les gens, il faut soigner nos sociétés »

Pandémie Globale : Question(s) éthique(s) & « technosolutionnisme »

Mémoire collective: De l’écriture du roman mémoriel, un processus dialectique conflictuel. Lecture croisée de Régine Robin, Jeffrey Andrew Barash, Paul Ricoeur & Bernd Zymek

Je cherche l’Homme

« Cool » n’est plus « Cool », il est désormais « Woke »

J’aime les laides femmes

Dealer de cock

XL corsé

Zangalewa

Gros Caleçon

L.S.D.

Lucy

Tim Hortons a un problème

Lettre d’amour à Charlotte C.

African Rainbow

Phraséologie épocale

Dany Laferrière : « Le pouvoir, l’argent et le sexe, disait mon prof d’histoire, voilà le trio infernal qui mène les hommes. Quand vous aurez compris cela, messieurs, vous aurez tout compris. Et l’amour? Écoutez, on parle de choses sérieuses ici, lançait-il alors de sa voix tonitruante »

La Vie d’Adèle

Le Fauve de Vlaminck

Varia (III)

Sur la Cour Pénale Internationale

Haïti, c’est loin

Critique(s) du Postcolonialisme ou Critique de la Critique (?)

Mead-Day, Mead-Day

l’Internet doit-il rester un endroit libre ou doit-il être régulé ?

Egosexuel

Tu fais ce que tu veux de ton cul

« Les défis de la contestation de l’hégémonie intellectuelle occidentale »

Féminisme(s) : peut-on porter le voile islamique et être féministe? 

La tragédie du Lac-Mégantic : une crise évitable

Errance(s) Dominicale(s) en « I Can’t Breathe » (Dés)Actualités

Paroles, Paroles

La Puissance du Verbe

Ne me dis pas « Merci ». Je déteste ça.

En finir avec « l’intellectualisme »(?)

« Suis-je le gardien de mon frère ? » – essai sur l’indifférence & le droit international

Pouvoir(s) Médias & Démocratie [écrit & publié en décembre 2019] / Art(s) d’influencer [découvert & lu & partagé ici en janvier 2020]

La censuration

Grigri

Poème désaccordé des rivages en variations symphoniques

« Les limbes : opinions théologiques et croyances populaires au Québec du XVIIe au XXe siècle » de Marie-Aimée Cliche

Les Contes de la Folie ordinaire écrits dans un Journal, par un Vieux Dégueulasse

Baisons vite

Sextoying-Gum

Les femmes n’écrivent pas et ne parlent pas comme les hommes

Le phénomène de la multiplication des données (Big Data) constitue-t-il un avantage ou un inconvénient pour les entreprises ?

Socio/Anthropo-Logique(s) Africaine(s) subsaharienne(s)

« The economy is collapsing » & « Stakeholder Capitalism »

Droit international de la mer: la CNUDM, un régime juridique novateur

BD(SM)éphile

Il fait trop chaud pour baiser

Partage via Fondation pour la Mémoire de l’esclavage

Partages Lectures Curiosités Marches Errances (Nocturnes) :

La grande histoire de l’humanisme – Grands Dossiers n°61 – décembre 2020 – janvier – février 2021

Pourquoi Dieu existe (encore)L’Humanologue

Norme religieuse et questions d’autorité dans le monde grec

The Routledge Handbook of Religion, Politics and Ideology, edited by Jeffrey Haynes

La géographie morale et globale des spiritualités : entre mondialisation et glocalisation / The Moral And Global Geographies Of Spiritualties: Between Globalization And Glocalization

Conférence : « Amnye Machen 1990-2018 : Réflexions sur les transformations d’un pèlerinage tibétain »

Éthiopie, Nubie, Égypte : Pouvoirs chrétiens et musulmans (XIe-XVe siècle)

Seignobos, R. (2020). Pouvoirs chrétiens et musulmans, de la Corne de l’Afrique à la vallée du Nil (XIe-XVe siècle). Médiévales, 2(2), 5-14. 

Derat, M. (2020). Moyen Âge africain: Plaidoyers pour des histoires de l’AfriqueMédiévales, 2(2), 209-220.

Wagensonner, K. (2020). Another copy of the Laws of HammurabiRevue d’assyriologie et d’archéologie orientale, 1(1), 1-14.

Cavigneaux, A. (2020). Les traditions littéraires suméro-akkadiennes à Suse. Fragments littéraires susiens (suite). Revue d’assyriologie et d’archéologie orientale, 1(1), 63-102.

Zomer, E. (2020). New nightmares from Babylonia: BM 38553Revue d’assyriologie et d’archéologie orientale, 1(1), 179-188.

Comment les enfants voient le monde – Entretien avec Boris Cyrulnik – Propos recueillis par Florence Mottot

Pleyers, G. (2020). L’entraide et la solidarité comme réponses des mouvements sociaux à la pandémieRevue du MAUSS, 2(2), 409-421.

À quoi servent les sociétés civiles ? par Pascale Dufour

The Freedom Charter

The (Re)Construction of the World : Aid. Solidarity. Politics.

« Afrotropes », mode d’emploi

Lignes de fuite – Entretien avec Celia Levi par Vincent Boyer

Poems by 10 Contemporary Black Poets

Balderston, D. (2019). 4. Les possibilités. Dans : , S. Campbell, La méthode Borges (pp. 149-172). Presses universitaires de Vincennes.

Meynard, A. (2021). Rencontre avec l’étrangeté du langage: Psychanalyse, enfance Sourde et création artistique. Érès.

Le langage, c’est les autres !, par Marc Olano

CHALVET, 1974 : QUAND LE COLONIALISME TUAIT, EN MARTINIQUE (partage via la page facebook de la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage / site web de la Fondation avec une mine d’informations riches et équilibrées sur la question de l’esclavage : FONDATION POUR LA MÉMOIRE DE L’ESCLAVAGE)

Bergström, A., Stringer, C., Hajdinjak, M. et al. Origins of modern human ancestryNature 590, 229–237 (2021).

La Saint Valentin et les divinités de l’amour, par Christian-Georges Schwentzel (partage dominical de la part de mon très cher normand via courriel)

Surprisingly few societies have romantic kissing in their repertoire., by William JankowiakShelly Volsche, and Justin R. Garcia

De la transcription de l’oralité aux pratiques orales de l’écrit / From Transcribing Orality to Oral Practices of Writing / Cultures rurales et populaires à l’âge du numérique / Rural and Popular Cultures in the Digital Era

European Journal of East Asian Studies

Essai d’histoire locale by Djiguiba Camara

Julie Nesrallah’s Tempo

Tom Allen, host of CBC Music’s Shift, presents an array of genre-traversing music from across the centuries all containing a common element – sounding great when brewed together.

Honore Daumier: A collection of 196 works

Sociabilités animalesÉtudes rurales 2012/1 (n°189)

Dalila Bovet, « Peut-on étudier la morale chez les animaux ? », Études rurales, 189 | 2012, 57-73.

Les mondes de l’océan Indien : L’océan Indien, au coeur des globalisations de l’Ancien Monde (7e-15e siècles), par Philippe Beaujard

Altérités, inégalités et mobilités dans les îles de l’océan IndienÉtudes rurales 2014/2 (n° 194)

Moussa Paré, « L’économie rurale dans le Bilad al-Sudan occidental  (XVe-XVIe siècle) », Études rurales, 193 | 2014, 95-106.

Philippe Norel, « L’océan Indien au cœur des systèmes-monde », Études rurales, 194 | 2014, 193-199. / Philippe Beaujard, Les mondes de l’océan Indien In: Journal of the Economic and Social History of the Orient par Philip L. Kohl

Bruna, M. (2021). Quelques thèses récentes sur la culture organisationnelleQuestion(s) de management, 1(1), 211-214.

Capitaine, B. & Helly, D. (2020). L’exil intérieur des peuples autochtones du Canada. Après-demain, 4(4-2021/1), 31-33.

Nicoullaud, F. (2020). Le nous et les autres chez les Hongrois. Après-demain, 4(4-2021/1), 28-30.

Farandjis, S. (2020). Identité et francophonie. Après-demain, 4(4-2021/1), 34-35. 

Gu, X. (2020). Synonymie à travers la traduction : mesurer l’attraction et la répulsion translangagièresSyntaxe et sémantique, 1(1), 153-175. 

Hecht, G. (2020). Toxicité et invisibilisation. Nucléaire, rapports postcoloniaux et justice environnementale. Monde commun, 2(2), 10-28. 

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Diagne, S. (2020). Musée des mutantsEsprit, 7(7-8), 103-111.

Gardenier, M. (2020). Les visages contemporains de la révolteSociétés, 4(4), 23-42.

Zask, J. (2020). La participation bien compriseEsprit, 7(7-8), 119-123.

En quête de démocratie radicale par Alexis Geisler – Pragmatisme et démocratie radicale (par Alice Le Goff) / Radicalement pragmatiste À propos de : A. Le Goff, Pragmatisme et démocratie radicale, CNRS Éditions par Roberto Frega / Démocratie radicale : retours critiques / Cervera-Marzal, M. (2019). Une « démocratie radicale » pas si radicale : Chantal Mouffe et la critique immanente du libéralismeRaisons politiques, 3(3), 13-28. / Deleixhe, M. & Delmotte, F. (2019). Les lignes de faille de la démocratie radicaleRaisons politiques, 3(3), 5-11.

Sur / de John Dewey :

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– Dewey, J. (2012). Le postulat de l’empirisme immédiatCritique, 12(12), 1014-1025. [Journal of PhilosophyPsychologyand Scientific Methods, vol. 2, n° 15, juillet 1905. – J. Dewey, The Influence of Darwin on Philosophy and Other Essays, H. Holt and Co., 1910]

The Paradox of Freedom: John Dewey on Human Nature, Culture, and Education, by Cherilyn Keall

– Deledalle, Gérard. La philosophie américaineDe Boeck Supérieur, 1998 [Deledalle, G. (1998). IV. John Dewey (1859-1952). L’expérience et ses laboratoires. Dans : , G. Deledalle, La philosophie américaine (pp. 159-173). De Boeck Supérieur. / Deledalle, G. (1998). V. Présence du pragmatisme en morale le naturalisme de Dewey. Dans : , G. Deledalle, La philosophie américaine (pp. 213-217). De Boeck Supérieur. / Deledalle, G. (1998). II. Pragmatisme et philosophie « globale ». Dans : , G. Deledalle, La philosophie américaine (pp. 258-281). De Boeck Supérieur.]

– Zask, Joëlle. Introduction à John DeweyLa Découverte, 2015 [Zask, J. (2015). III. De l’expérience à l’enquête : les enjeux de l’interactionnisme. Dans : Joëlle Zask éd., Introduction à John Dewey (pp. 39-70). La Découverte. / Zask, J. (2015). V. L’organisation démocratique du public. Dans : Joëlle Zask éd., Introduction à John Dewey (pp. 91-110). La Découverte.]

– Laugier, Sandra. La voix et la vertu. Variétés du perfectionnisme moralPresses Universitaires de France, 2010 [Zask, J. (2010). Sortir hors de soi. Dans : Sandra Laugier éd., La voix et la vertu: Variétés du perfectionnisme moral (pp. 397-416). Presses Universitaires de France.]

– Girel, M. (2016). L’incertitude en pratique chez J. DeweyRaison publique, 1(1), 13-35. / Hongliang, G. (2014). L’influence de Dewey sur le jeune MaoActuel Marx, 2(2), 124-132. / Madelrieux, S. (2019). Richard Rorty et la critique philosophiqueArchives de Philosophie, 3(3), 505-523.

Zask, Joëlle. Participer Essai Sur Les Formes Démocratiques De La Participation. Le Bord de l’eau, 2011 [Martine Legris Revel, « Joëlle Zask, Participer. Essai sur les formes démocratiques de la participation », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, mis en ligne le 04 avril 2012]

Thévenot, L. (2006). L’action au pluriel: Sociologie des régimes d’engagement. La Découverte [Thévenot, L. (2006). 9. La personne dans ses engagements pluriels. Dans : , L. Thévenot, L’action au pluriel: Sociologie des régimes d’engagement (pp. 227-259). La Découverte. / Thévenot, L. (2006). 8. Faire entendre une voix : engagement dans les mouvements sociaux. Dans : , L. Thévenot, L’action au pluriel: Sociologie des régimes d’engagement (pp. 213-225). La Découverte.]

Réflexivité (sciences sociales) sur Wikipedia / La réflexivité : entre l’expérience déstabilisante et le changement? / Réflexivité, pouvoirs et transformation des pratiques par Carine Dierckx

Château, J. (1980). Les Grands Pédagogues. Presses Universitaires de France [Brubacher, J. (1980). XIII – John Dewey: (1859-1952). Dans : Jean Château éd., Les Grands Pédagogues (pp. 305-324). Presses Universitaires de France.]

Leleux, Claudine. La philosophie pour enfants. Le modèle de Matthew Lipman en discussionDe Boeck Supérieur, 2008 [Barth, B. (2008). Chapitre 9. De la pratique à la théorie : apprendre à construire son savoir. Dans : Claudine Leleux éd., La philosophie pour enfants: Le modèle de Matthew Lipman en discussion (pp. 161-174). De Boeck Supérieur. / Ferry, J. (2008). Chapitre 8. L’importance de l’autoréflexion et de la grammaire: Entretien avec Jean-Marc FERRY (Université Libre de Bruxelles — Belgique). Dans : Claudine Leleux éd., La philosophie pour enfants: Le modèle de Matthew Lipman en discussion (pp. 151-160). De Boeck Supérieur. / Daniel, M. & Schleifer, M. (2008). Chapitre 13. L’apprentissage du dialoguer et la prévention primaire de la violence: Étude québécoise auprès d’enfants de 5 ans. Dans : Claudine Leleux éd., La philosophie pour enfants: Le modèle de Matthew Lipman en discussion (pp. 231-250). De Boeck Supérieur. / Abel, G. (2008). Chapitre 11. À l’horizon de la philosophie avec les enfants : la démocratie comme attitude. Dans : Claudine Leleux éd., La philosophie pour enfants: Le modèle de Matthew Lipman en discussion (pp. 189-205). De Boeck Supérieur.]

Mucchielli, A. (2007). L’émergence du sens des situations à travers les systèmes humains d’interactions: Application restreinte des théories de l’énaction et de la cognition distribuée : vers une « agentification » des systèmes relationnels humainsRevue internationale de psychosociologie, 29(29), 163-199.

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Chauviré, C. (2020). Y a-t-il un relativisme des formes de vie chez Wittgenstein ?Revue de métaphysique et de morale, 2(2), 271-288.

L’homme, cet animal rationnel dépendant : Les vertus de la vulnérabilité, par Alasdair MacIntyre / Perreau-Saussine, É. (2005). Alasdair MacIntyre une biographie intellectuelle. Presses Universitaires de France. [Perreau-Saussine, É. (2005). Chapitre 3. Théologie : la communauté des croyants. Dans : , É. Perreau-Saussine, Alasdair MacIntyre une biographie intellectuelle (pp. 115-158). Presses Universitaires de France – Perreau-Saussine, É. (2005). Chapitre 2. Philosophie : raisonner en commun. Dans : , É. Perreau-Saussine, Alasdair MacIntyre une biographie intellectuelle (pp. 63-114). Presses Universitaires de France.] / Descombes, V. (2013). Alasdair MacIntyre en FranceRevue internationale de philosophie, 2(2), 135-156. / Political Philosophy of Alasdair MacIntyre / Alasdair MacIntyre on Philosophy Now / Rouard, C. (2017). En quête de vérité. Alasdair MacIntyre, inspirateur d’une théologie fractaleNouvelle revue théologique, 2(2), 267-281.  / Boss, M. (2019). La philosophie morale d’Alasdair MacIntyre: Une défense historiciste de l’impératif catégorique ?Revue d’éthique et de théologie morale, 4(4), 43-58. / Boss, M. (2019). Un nouveau Saint Benoît pour un nouvel âge des ténèbres ? À quoi rêve donc Alasdair MacIntyre ?Études théologiques et religieuses, 2(2), 253-272. / Perreau-Saussine, É. (2005). Une spiritualité libérale ? Charles Taylor et Alasdair MacIntyre en conversationRevue française de science politique, 2(2), 299-315.

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Gomez-Perez, M. & LeBlanc, M. (2012). L’Afrique des générations: Entre tensions et négociations. Karthala (Gomez-Perez, M. & LeBlanc, M. (2012). Introduction. De la jeunesse à l’intergénérationnel. Dans : Muriel Gomez-Perez éd., L’Afrique des générations: Entre tensions et négociations (pp. 11-34). Karthala.).

Bidima, J. & Garapon, A. (2020). Depuis l’Afrique: IntroductionEsprit, 7(7-8), 49-55. / Bidima, J. (2020). L’avertissement et la promesse: L’Afrique en scèneEsprit, 7(7-8), 57-67. / Kabongo-Mbaya, P. (2020). Conflits et paix: Les rites de réconciliation en AfriqueEsprit, 7(7-8), 69-78. / Quand l’Afrique s’éveillera… – Entretien avec Thierry Vircoulon, Propos recueillis par Lorenzo Alvisi, Anne-Lorraine Bujon

Bidima, J. (2018). Du consentement éclairé au « consentement négocié » en Afrique : points de suspension, ouvrons les guillemets…. Revue française d’éthique appliquée, 1(1), 81-94.

Bidima, J. (2012). Beauté et critique des emblèmes : politiques du visible en AfriqueDiogène, 1(1), 96-108.

10 Ekphrastic Poems

A New Civil Rights Movement, a New Journal

Freedomways – the African American journal of politics and culture

SCIENTIFIC AMERICAN – March 2021 – Volume 324, Issue 3 / From Civil Rights to Black Lives Matter

Smadja, D. (2004). Variations sur le Jazz et la politiqueRaisons politiques, 2(2), 179-193. 

Quand César devint un dieu, par John Scheid

Une science du bonheur est-elle possible ?, par Fanny Marteau-Chasseriau et Charles Martin-Krumm

La psychologie de l’enfant : En 30 questions – Hors-série – février – mars 2021

Rome Athènes : Que nous ont-elles transmis ? – Grands Dossiers Hors-série n°9 – Décembre 2020 – Janvier 2021 : Le paganisme était-il plus tolérant que le monothéisme ?, par Sarah Rey / Les secrets des grands orateurs, par Cyril Delhay / Achille et Ulysse, force et ruse dans la Grèce antique, par Jean-Vincent Holeindre / Aux noms du peuple, par Jean-Marie Pottier / La fabuleuse histoire de l’invention de l’écriture, par Nicolas Journet

Monsutti, A. (2018). Homo itinerans: La planète des Afghans. Presses Universitaires de France.

Winning PhD highlights African indigenous knowledge systems

Le Bus des femmes. Prostituées, histoire d’une mobilisationAnamosa, « Hors collection », 2020 – par Anne Coppel, avec Malika AmaoucheLydia Braggiotti

Reconciliation and Justice after Genocide: A Theoretical Exploration, by Geneviève Parent / What Is Restorative Justice? / Restorative Justice – A Worthy Approach / Restorative Justice / Aboriginal Restorative Justice Remedies / Recovery After Genocide: Understanding the Dimensions of Recovery Capital Among Incarcerated Genocide Perpetrators in Rwanda, by Kevin Barnes-CeeneyLior Gideon, Laurie Leitch and Kento Yasuhara / Foreign Policy in Post-Genocide Rwanda : Elite Perceptions of Global Engagement, by Jonathan R. Beloff

Confronting “Collapse” : An anarchist perspective on the end of the Bronze Age, by  Josho Brouwers

Manke Jiang : Religion und Individualität bei Schleiermacher – Religion and Individuality in Schleiermacher

by Dave

« Qui sommes-nous ?

Vous ne trouverez dans aucun dictionnaire le mot  » humanologie « , mais Jean-François Dortier lʹa inventé. Sociologue, passionné de lʹhumain, il questionne les sciences humaines, les croise pour mieux connaitre lʹhumain, en définir les contours et répondre aux questions infinies qui entourent la vie des bipèdes.

Jean-Francois Dortier :  » Lʹhumalogue  » revue trimestrielle, numéro 1 et 2 déjà parus et la revue  » Sciences Humaines  » (numéro spécial 30 ans) » – Egosystème

by Dave

Lectures / Partages / Curiosités / Invitation(s) au voyage :

  • World leaders call for new international treaty to improve pandemic response
    • [« A group of world leaders have joined the head of the World Health Organization (WHO) in calling for an international treaty to improve pandemic preparedness and response in the wake of COVID-19, for the sake of future generations. »]
    • [« “The question is not if, but when. Together, we must be better prepared to predict, prevent, detect, assess and effectively respond to pandemics in a highly coordinated fashion”, they said. The main goal of the treaty, which would be rooted in the WHO Constitution, would be to foster a comprehensive approach to strengthen national, regional and global capacities and resilience to future pandemics, the leaders added. »]
    • [« The pandemic has brought out the best and worst in humanity, he added, recalling “acts of incredible courage” from health workers and communities around the world, on a daily basis, but also inequalities in societies, geopolitical fault lines and frayed trust in public institutions. “The impacts on our societies, economies and health, especially for the poor and the most vulnerable, are too significant”, Dr. Tedros said, stressing that “we cannot do things the way we have done them before and expect a different result…we must act boldly”. »]
  • Africa’s future is transnational and interconnected, by Mehari Taddele Maru and Fabrizio Tassinari
    • [extraits : « In a recent address to G7 countries, German Chancellor Angela Merkel said: “Germany and other wealthy countries may need to give some of their own stock to developing countries in addition to money, since only vaccinating the whole world will end the coronavirus pandemic.” The main lesson? The world would be safer if countries would think not only about their own citizens, but also about those of other countries. This also holds true for the African continent and for more than just the coronavirus. »]
  • Quel espoir pour les réfugiés palestiniens ?, par Monique Chemillier-Gendreau
  • The Beauty of Co-Translation, José Bañuelos Montes & Sally Perret
    • [« Translating poetry can be an unnerving and lonely process. There are infinite ways to navigate from one language to the next, causing the sole translator much doubt, insecurity, and general indecisiveness. Working as a team, however, we—José Bañuelos Montes and Sally Perret, who always write each other’s name first—have discovered the joy of sharing responsibilities and the excitement that dialogue brings to the process of translation. »]
      • [« March is almost ending and we say goodbye to this month by recommending you to read « The Beauty of Co-Translation » by José Bañuelos Montes and Sally Perret, where they provide an amazing reflection over the process of translating poetry, the challenges they have faced and their collaborative work. In this essay, you’ll find four poems by María Teresa Ramírez Nieva and Mirian Díaz Pérez that are part of the anthology « Voices of Resistance: An Anthology of Afro-Colombian Poetry Written by Women« , which are presented in three languages: Palenquero (original), Spanish (translation by the authors), and English (translation by Bañuelos Montes and Perret). From their experience as poetry translators, Bañuelos Montes and Perret convey that “translation has the ability to insert ideas into dominant culture and to highlight the varied beauty of the world” »]
  • (via partage de la page facebook de la revue Droit & Société) :
    • Camille Noûs, scientifique fantôme à l’insolent succès, par David Larousserie
      • [extraits : « Autre trait de caractère notable et rare dans ce monde si sérieux, l’humour : Camille Noûs n’existe pas et est membre d’un laboratoire imaginaire, Cogitamus. C’est un auteur allégorique, inventé le 20 mars 2020 par un collectif de chercheurs militants désireux notamment de rompre « avec la rhétorique de la trouvaille géniale et solitaire qui justifie le marketing de soi-même, la course au chiffre, l’évaluation à l’impact et la mise en concurrence des scientifiques ». Bref, un acte symbolique pour dénoncer les travers des modes actuels de publication, d’évaluation, de recrutement… « La publication scientifique, en vingt ans, est devenue moins une unité de connaissance qu’une unité comptable, qui sert à évaluer », rappelle Yves Gingras, professeur d’histoire et de sociologie des sciences, directeur scientifique de l’Observatoire des sciences et des technologies à l’université du Québec à Montréal, et qui suit « cette initiative très intéressante ». « Un auteur ajouté aux autres ». « Rendre visible l’absurdité des métriques bibliométriques n’est pas notre seul objectif », rappelle l’un des trois « secrétaires » de Camille Noûs, anonyme, pour ne pas mettre en avant d’individualités. « Camille Noûs n’est pas un faux auteur, c’est un auteur ajouté aux autres, qui incarne l’importance de la rationalité collective et de l’évaluation par les pairs pour nos métiers. Cette initiative vise à rappeler qu’il n’y a pas de découvertes sans contribution collective », ajoute-t-il. « L’enjeu est aussi la qualité de la recherche produite, qui est entamée par ces évaluations basées sur des indicateurs discutables et la concurrence de tous contre tous : chercheurs, laboratoires, pays… », regrette l’un des soutiens de Camille Noûs…….. »]
      • En supplément : Who is Camille Noûs, the fictitious French researcher with nearly 200 papers?, by Cathleen O’Grady – [extraits : « Camille Noûs first appeared on the research scene 1 year ago, as a signatory to an open letter protesting French science policy. Since then, Noûs has been an author on 180 journal papers, in fields as disparate as astrophysics, molecular biology, and ecology, and is racking up citations. But Noûs is not a real person. The name—intentionally added to papers, sometimes without the knowledge of journal editors—is meant to personify collective efforts in science and to protest individualism, according to RogueESR, a French research advocacy group that dreamed up the character. But the campaign is naïve and ethically questionable, says Lisa Rasmussen, a bioethicist at the University of North Carolina, Charlotte. It flouts the basic principle of taking responsibility alongside the credit of authorship, she says. And some journal editors are balking at going along with the protest. RogueESR has spent the past year protesting a French research reform law that introduced new types of temporary research jobs. The group, which has no formal leader, says the changes threaten academic freedom and job security, and that the law’s focus on metric-based research evaluation—such as numbers of publications or citations—emphasizes individual accomplishment too much and is damaging to the research culture. »]
  • (via page facebook de la revue Droit & Société) : Vai Io Lo, Law and Society in China, Northampton : Edward Elgar Publishing, 2020, 235 p. – Compte rendu par Mao Lin (Université normale de l’Est de la Chine)
    • [extraits du compte rendu de lecture : « La compréhension de l’État de droit dans la Chine contemporaine passe ainsi par une histoire sociale. Une telle option fait de la dimension verticale du temps associée à la dimension horizontale de l’espace une matrice à la fonction heuristique exceptionnelle pour saisir le sens profond des relations entre la société et du droit en Chine. On notera ici que le choix de recourir à une telle matrice spatio-temporelle fait écho à ces considérations de Jacques Commaille : « Ces entrées par l’espace et le temps dans leur rapport au droit nous donnent ainsi particulièrement à voir des mutations des sociétés touchant à leur régulation sociale et politique » 1 . Il s’agit finalement d’approcher le système juridique chinois à l’aide d’un cadre théorique se situant au-delà d’une simple sociologie spécialisée comme la sociologie du droit, inspirée par une sociologie générale, elle-même source d’inspiration d’une « sociologie politique du droit. La perspective ambitieuse adoptée dans ce livre par son auteure a le mérite de sensibiliser les lecteurs à l’État de droit chinois autrement que, comme c’est souvent le cas, dans une note de bas de page. Ce que suggère superbement cet ouvrage, c’est la construction de nouvelles théories de la régulation politique susceptibles de maîtriser la complexité des processus d’action publique, complexité particulièrement évidente dans les processus de réformes du droit et de la justice. Mais ce livre n’est pas qu’un livre destiné à un petit nombre de chercheurs spécialisés dans l’étude de la relation entre le droit et la société en Chine. Il a une vocation plus générale. En effet, l’auteure nous transporte dans une histoire de la Chine de presque 4000 ans, incluant l’époque de l’empereur (chapitre 1), l’époque de la transition vers la société industrielle et moderne (chapitre 2, 3 et 4), l’époque de la réforme contemporaine (chapitre 5). Cette ambitieuse mise en perspective historique permet alors de bien comprendre la relation systémique entre la réforme sociale et la réforme juridique en Chine, et les processus de mise en place d’un système juridique moderne aux caractéristiques très particulières. En fait, le droit en tant qu’objet de recherche en sciences sociales a une connotation très différente dans le contexte chinois. Il comprend à la fois le droit statutaire, le droit naturel, le droit non écrit, le droit social et plus encore les coutumes, les habitudes, et des sentiments plus généraux. Il est précisé dans le livre par un mot chinois: (« Renqing 人情», le même sens exprimé par le terme « Guanxi 关系» utilisé dans les travaux de Terence Halliday et Sida Liu. Le mérite de l’auteur de cet ouvrage est ainsi de mettre en valeur la complexité et la diversité du droit chinois, qui est radicalement différent des systèmes juridiques de l’Europe ou de l’Amérique. La spécificité des transformations du système juridique chinois tient notamment au fait qu’elle découle de l’existence d’une nation avec une très grande population et une histoire ancienne. C’est ainsi que l’étude de la Chine s’enracine dans les particularités de son territoire, et ceci est démontré grâce à l’adoption d’un point de vue très neutre, très scientifique oserons-nous dire. L’auteure fait le choix pertinent d’expliquer préalablement aux lecteurs ce qu’est spécifiquement “le droit” dans l’histoire et la culture chinoises et, c’est après ce préalable établi, qu’il accepte de prêter son propos à la discussion. En référence au paradigme commun des sciences sociales, tel qu’inspiré par exemple par Auguste Comte ou Talcott Parsons, nous aurions intégré l’interprétation classique suivant laquelle la société est formée par un réseau de communication entre les individus. Toutefois, la compréhension de mot “société” en Chine est davantage basée sur la famille. La famille est l’unité de base et la société est elle-même une grande famille. En Chine, cette perception est profondément enracinée à la fois dans le monde de la recherche et dans l’univers quotidien. Conformément à la représentation sociale consacrée d’un territoire juridique approché de façon globale, la société domestique chinoise renvoie davantage au concept de “nation-famille”. En référence à ce concept, un autre concept apparaît : celui de “Tianxia(天下)” qui est un concept relatif au “monde”, soit l’ensemble de toutes les nations centrées sur la Chine. Dans cette acception chinoise concernant le “droit”, ce concept se réfère davantage à un système de gouvernance adopté par le gouvernement chinois et visant à traiter les “affaires de Tianxia”. Il ne s’agit pas forcément du territoire “social” tel qu’indiqué par l’auteur : “law …the term social governance rather than social engineering ou social ordering is employed”5 , mais l’approche est plus large. Parmi d’autres moyens ou systèmes qui coexistent, la loi est au centre. Il n’y a même pas de distinction particulière entre la gouvernance juridique et les autres gouvernances, telle que la gouvernance administrative ou la gouvernance politique. Conformément au modèle de gouvernance sociale patriarcale de la Chine, le droit, l’administration et la politique sont hautement synonymes. Ce dont il est question, c’est bien du développement d’une autorité rationnelle absolue transcendantale. Par conséquent, l’extrême personnification des monarques ou intellectuels de type charisma se manifeste jusqu’au gouvernement-État central – Empereur, lui-même relié aux familles civiles – groupes de clans et élites locales. La “nation-famille”, fondée sur une telle conception, consacrée bien une structuration de la société différente de l’individu-, holiste plutôt qu’individualiste. C’est un des grands mérites de cet ouvrage que de resituer la culture juridique chinoise dans une perspective historique de grande ampleur et de suggérer magistralement que, loin d’être la conséquence d’une rupture radicale, dans la Chine contemporaine, la question du droit et des droits, dans ses rapports au politique, celle du maintien de la stabilité et celle de la protection des droits ne peuvent se comprendre que replacées dans leur dimension historique. Ce que confirme ainsi ce très beau travail, c’est le fait qu’une centration trop exclusive sur les ruptures politiques peut conduire à sous-estimer et même à occulter l’importance de la variable culturelle, l’importance de la permanence de son influence. C’est bien ce retour à l’histoire qui permet ainsi de mettre en valeur les continuités au-delà des discontinuités et de prendre en considération que ce qui est perçu parfois comme des ruptures radicales peut n’être que des métamorphoses imprégnées d’états antérieurs. La seule réserve que nous pourrions formuler à l’égard d’une réflexion éminemment estimable menée par l’auteure, et dont la richesse ne saurait être restituée dans cette courte recension qui n’a pour ambition que d’inciter à la lecture de cet ouvrage important, c’est l’absence de développements approfondis sur la période actuelle. Or celle-ci est marquée par une forte incertitude concernant l’avenir, ce que l’auteure d’ailleurs, tout en rappelant la prégnance de la spécificité de la Chine, reconnaît elle-même en nous suggérant que cette projection dans l’avenir mériterait d’être travaillée : « If China can successfully become a rule of law country, that is, with its society being governed by law every person being accountable and equal before the law and law being enforced impartially, its experience can exemplify how the rule of law can be achieved in th light of national circumstances. It is not that developing states which would like to adopt the rule of law should replicate whether partially or entirely the substantive contents of China’s rule of law». »]
    • Autre compte rendu de lecture de lecture du même ouvrage :
  • (via partage page facebook de la revue Études Françaises) : COMPTE RENDU DU VOLUME 46, NO 1, « RESPONSABILITÉS DE LA LITTÉRATURE : VERS UNE ÉTHIQUE DE L’EXPÉRIENCE », DANS LA REVUE LES LETTRES ROMANES (VOL. 65, NOS 1-2, 2011) – par Olivier Odaert
  • Minorations – Revue « L’année du Maghreb » : dossier de recherche 27 | 2022-I [« Minorations », Appel à contribution, Calenda]
  • The Limits of Radical Politics in an Unstable “Field”: Rethinking Shahabag, Hefazat-e-Islam, and the Women’s Grand Rally, by Seuty Sabur
  • the romance of resistance: tracing transformations of power through Bedouin women – by LILA ABU‐LUGHOD
  • Remaking Women: Feminism and Modernity in the Middle East, edited by Lila Abu-Lughod
    • [« Contrary to popular perceptions, newly veiled women across the Middle East are just as much products and symbols of modernity as the upper- and middle-class women who courageously took off the veil almost a century ago. To make this point, these essays focus on the “woman question” in the Middle East (most particularly in Egypt and Iran), especially at the turn of the century, when gender became a highly charged nationalist issue tied up in complex ways with the West. The last two decades have witnessed an extraordinary burst of energy and richness in Middle East women’s studies, and the contributors to this volume exemplify the vitality of this new thinking. They take up issues of concern to historians and social thinkers working on the postcolonial world. The essays challenge the assumptions of other major works on women and feminism in the Middle East by questioning, among other things, the familiar dichotomy in which women’s domesticity is associated with tradition and modernity with their entry into the public sphere. Indeed, Remaking Women is a radical challenge to any easy equation of modernity with progress, emancipation, and the empowerment of women. The contributors are Lila Abu-Lughod, Marilyn Booth, Deniz Kandiyoti, Khaled Fahmy, Mervat Hatem, Afsaneh Najmabadi, Omnia Shakry, and Zohreh T. Sullivan.The book is introduced by the editor with a piece called “Feminist Longings and Postcolonial Conditions,” which masterfully interfaces the critical studies of feminism and modernism with scholarship on South Asia and the Middle East. »]
  • Narcissism Driven by Insecurity, Not Grandiose Sense of Self, New Psychology Research Shows

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