La Caverne de Yann (G.)

by Dave

Cette matinée dominicale, buvant mon premier café de la journée, j’étais dans mon bureau chez moi, lisant un des nombreux ouvrages intello-trucs partagés ou conseillés par d’inestimables esprits (que je remercie d’ailleurs, pour ces invitations aux voyages d’une grande richesse), lorsque j’ai reçu une notification (via courriel) m’informant de la nouvelle livraison de mon frère yann. J’ai tout de suite laissé l’ouvrage pour lire yann. Car yann est une de mes lectures préférées, c’est littéraire et philosophique, ou philosophico-littéraire tout en réussissant à combiner dans un ensemble – pas toujours évident – d’une grande sensibilité mais surtout d’une profonde authenticité des formes et des substances plurielles qui ouvrent mes horizons et me font ne plus jamais regarder les réalités de la même manière. Cela dure depuis que j’ai quoi 20-25 ans. Yann est donc une de ces plumes qui m’a tant influencé (d’autant plus que c’est d’abord un scientifique – « agrégé de mathématiques, statisticien et amateur de danse classique » – et un ‘littéraire’), me faisant découvrir un style singulier (un peu beaucoup baroque, souvent entre sade et saint john perse, etc.), une façon – de ressentir de sentir de composer de présenter de se révéler à soi-même certains objets etc. – très particulière.

Ce matin, j’ai lu la caverne de yann, et je me suis dit : « bordel de merde ». C’est généralement ainsi que je réagis quand je lis un truc que j’aurais aimé écrire (avec cette vision, ce regard, cette immersion, ce rendu, etc., bref..) – jean d’amérique m’a fait (très) récemment le même effet (comme tant de mes me jedi), un truc qui me laisse sur le cul parce que le séisme est tel que je ne puis rester sur mes deux jambes. Je baise le sol, moi damné de la poussière. Je m’écroule, moi ver de terre. Ce qui n’est pas nouveau avec yann, cela dure depuis que j’ai l’âge de 20-25 ans.

À quelques jours de cette fin du mois de février consacré à la mémoire des noir(e)s, afin de clôturer cette séquence tout en continuant (si possible ou si tu veux) à y porter toute l’attention d’humaineté nécessaire, je tiens à t’inviter à lire le livre / premier roman de yann : « Plantation Massa-Lanmaux » qui parle du « récit de la révolte des esclaves d’une plantation au XVIIIe siècle, dans une île dirigée par l’aristocratie, en adoptant le style des auteurs français de ce siècle, en particulier Sade. »

Pour sa nouvelle livraison sur son blogue « bibliothèque des sables » (ce magnifique titre pour moi – et ce n’est pas seulement parce que j’affectionne le désert, à la skarmeta et tant d’autres), la caverne n’est pas une plantation du XVIIIe siècle – et elle est loin d’être (uniquement) platonicienne (mais peut-être selon moi bien plus proche à certains égards d’un cabinet de réflexion).

La caverne de yann, c’est une superbe poésie d’une lumineuse méditation / introspection somme toute philosophique (ou spirituelle – je ne te parle pas de ‘religieux‘ bien naturellement – ou philosophico-spirituelle, ou spirituello-philosophique, encore que peut-on dissocier en réalité les deux philosophie et spiritualité – sans perdre une certaine essence de cette pratique / pratique de la pensée / ou simplement pensée consubstantiellement d’après moi liée – comme il peut s’observer dans plusieurs civilisations / cultures du monde, pour dire dissocier et tomber dans la stérilité de la technicité / technicalité, de la ‘rationalité‘ inféconde qui ne cesse de tourner en rond dans les catégories de l’ancien / vieux monde ou de l’ancien vieux monde présenté comme le nouveau monde avec les mêmes catégories plus ou moins renommées comme très souvent aujourd’hui il m’est pour le dire franchement ennui généralement de le lire, et de la professionnalisation / l’expertisme de la philosophie – comme d’autres disciplines à l’instar de l’économie – vidée de la substantifique moelle des choses pour un blablabla de l’entre-soi si masturbatoire à la périphérie du vivant et du monde tout en prétextant le contraire ou dans des considérations d’une si consternante futilité tout autant qu’elles sont de plus en plus à la ‘mode’ ou sont opportunément arrimées aux modes du présent, je ne sais pas, que sais-je?).

Bref, je te laisse découvrir, explorer, cette caverne absolument pour moi exquise. Je replonge dans mes lectures, dans ma caverne nocturne ou cet intimiste cabinet de réflexion dans lequel je n’ai pu écrire une seule ligne car me plonger et me laisser absorber par les lignes des autres occupent depuis quelques semaines tout mon temps (ces temps de nuit), tu comprendras donc pourquoi il est possible que dans les jours prochains je ne dise mot et même maux (via publications de billets) sans être indifférent à tout ce qui se passe en dehors de la caverne / du cabinet (notre monde sensible et ses dimensions plurielles je veux dire – d’ailleurs que tu me fais découvrir par l’entremise de tes partages), tout en recevant avec une si grande gratitude tes généreux partages et autres invitations aux voyages dans les ailleurs riches, des mondes parallèles, les tiens, les nôtres.

En te souhaitant une belle exploration de la caverne de yann, je t’embrasse affectueusement.

by Dave

«  Je n’ai presqu’aucun souvenir de ma première semaine à Waubaushene. Tout juste des alternances de lueurs brisant à travers les couches épaisses d’un ciel lourd, et d’ombres au contraire appesanties, géantes, sur le paysage immobile du lac, des roseaux et des boues. Car mes journées étaient courtes, et entaillées de périodes de récupération: dans la nuit, du milieu de ma cavité de lumière, je participais en effet, de la besogne qui est la mienne, à l’activité de la fourmilière humaine, sous le seul témoignage de la lune univoque, et réchauffé par les flammes kitsch d’un faux poêle à bois. Au risque de décevoir je dois avouer que je n’ai rien vu durant mes nuits de veille: ni coyote ni cerf, ni ombre errante sur la rive, ni barque mystérieuse flottant sans la troubler sur la surface du lac: juste l’écran sur lequel j’avais les yeux rivés. Réduit que j’étais à ma condition de rouage, maillon conscient de la chaîne humaine, animé par elle et y contribuant, de mon coin du cybermonde, ma propre étincelle de conscience. J’aurais pu, sans doute, prendre quelques jours de repos, justifiés par mon état psychologique et physique, et d’ailleurs proposés par un médecin. Mais je considérais qu’il appartenait à chacun des maillons de s’efforcer, de tenir la tension, autant qu’il le pouvait : si le devoir nous enchaîne, sa chaîne est aussi la chaîne humaine au long de laquelle nous pensons, nous vivons, nous existons. Enfin je croyais que j’apportais, aux jeunes gens à qui je parlais, – et à égalité avec les collègues qui avec moi formaient un cercle de présences et de voix – une rassurante familiarité humaine, qui pouvait les maintenir à flot dans leur isolement. L’inverse était vrai aussi: leur attention et leurs questions apportaient du sens à ce carré de boue où je me trouvais, et atténuaient mon isolement. De certains de ces tout jeunes gens je peux dire maintenant que l’adaptabilité qu’ils ont montrée, la ténacité, le courage, l’ardeur à apprendre dans des circonstances impropices, m’ont parfois ému jusqu’aux larmes.

Travailler la nuit, surtout au milieu d’une région presque vide, annulée par une obscurité totale, est étrange… Les aubes étaient belles, que je voyais se lever au dessus du lac durant mes quelques minutes de pause… Et puis j’allais me coucher, travail de la nuit accompli, au moment où le soleil passait au dessus des toits de l’autre rive (Waubaushene émiette ses quelques maisons devant un bras relativement étroit de la Baie Géorgienne, elle même découpe latérale de l’immense Lac Huron). Au réveil, évidemment tardif, les évènements professionnels de la nuit -travail régulier mais aussi conversations, réunions – présentaient la consistance mémorielle confuse du rêve. Pour asseoir ma pensée troublée, et commencer d’un libre plaisir ma période de vie diurne, je lisais Seamus Heaney, North (livre que m’avait fait connaître un ami qui à l’heure où j’écris ces lignes se meurt dans un silence et un éloignement volontaires, le dramaturge canadien Richard Sanger, à qui je dois, en plus de belles lectures, certains des meilleurs souvenirs de ma vie à Toronto). Toutes les époques troublées éprouvent ou redécouvrent la nécessité de la poésie, même en France, où elle est tant ignorée. Le soir, ainsi qu’au cours de mes pauses nocturnes, je retournais à l’énorme epos de Jivago, qui m’emportait dans des forêts de Sibérie, lesquelles je ne pouvais m’empêcher d’imaginer être celles qui commençaient au bout de mon jardin. L’après midi je passais une grosse demi-heure à m’entretenir avec mon fils, sur Skype, de ses préoccupations d’enfant, et à nous réjouir de nos retrouvailles proches. Le reste du temps je travaillais, préparant les cours de la nuit suivante. (Je remercie aussi ici l’amie Bettina, pour m’avoir envoyé un message quotidien de soutien, agrémenté d’une photo de son footing matutinal au bord de l’Isar.)

J’essayais de ne pas me réendormir durant le jour, afin de pouvoir le faire mieux au coucher du soleil. La nuit je faisais une sieste durant les heures de déjeuner de mon méridien de travail, et d’autres plus courtes -10, 20 minutes- durant les petites pauses. Ainsi j’arrivais à totaliser 5 à 7 heures de sommeil fragmenté sur une journée de 24 heures. On ne dort pas ainsi naturellement – en tout cas moi je ne dors pas ainsi naturellement – et j’ai dû donc pour toutes ces semaines, relever mon organisme de ses fonctions de régulateur naturel du sommeil, et administrer rationnellement et chimiquement ma narcolepsie (d’où aussi le brouillard amnésique qui recouvrait, dans la journée, mes activités de la nuit précédente).

Malgré cela peu à peu je retrouvais le calme… Mon organisme, fétu déposé par une fusée de l’autre côté du monde, traversé par les jointures de ce monde et craquant de ses craquements, se recomposait dans la routine, la solitude, le silence et les lectures. Mon rythme cardiaque cessa peu à peu ses chamades. La terrible, exacerbée tension interne -nerveuse ou sanguine je ne sais- qui depuis des jours et des jours me faisait me sentir comme un robot hydraulique près d’éclater sous la pression de ses fluides déréglés, retomba pour laisser place à un épuisement plus naturel. J’achevai la première semaine et j’atteins les vacances, je sortis de ma cabane pour la première fois, en titubant, la tête sonnante et vide. »

Coronablog 7: la caverne, par Yann Garvoz

by Dave

Lectures / Partages / Invitation(s) au voyage / Curiosité(s):

  • Metaphysical Humility, by Lok-Chi Chan
  • Lisandre Labrecque-Lebeau, La vie des normes. Sociologie des conversations quotidiennes, Montréal, Nota Bene, 2021, 311 p. – compte-rendu de lecture par David Bélanger [David Bélanger est chargé de cours à l’UQAM et coordonnateur de Figura. Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire, antenne Concordia. Il est également directeur de rédaction d’XYZ. La revue de la nouvelle.] (via publication page facebook Spirale-Magazine)
    • [extrait : « Les conversations nous manquent ; leur ersatz, par caméra interposée, frustre. Au détour du corridor, on ne voit plus apparaître de visage familier, avec les paroles phatiques d’usage échangées selon une scénographie connue d’avance. C’est sur ce manque que l’ouvrage de sociologie de Lisandre Labreque-Lebeau a été reçu : qu’est-ce qui nous manque exactement, aujourd’hui, alors que ces conversations quotidiennes se font rares ? Cette question, évidemment, La vie des normes ne la pose pas. Son corpus d’analyse prend place en 2012, 2013 puis 2015, aussi bien dire à une autre époque. N’empêche : l’interroger par ce truchement lui donne une force bien actuelle. La méthodologie : L’ouvrage est issu d’une thèse de doctorat ; sa rigueur scientifique ne fait en ce sens aucun doute – à vrai dire, elle prend toute la place. De fait, comme Marc Augé et Jean-Paul Colleyn l’énonçaient dans L’Anthropologie (2004), la volonté de rupture avec le « subjectivisme » insufflée aux disciplines sociologique et anthropologique a fait en sorte que l’écriture qui en émane « s’effor[ce] à la neutralité, l’impartialité, voire une certaine impersonnalité ». Il n’y a pas ici de voix véritable, mais des constats savants portés par un protocole strict. La méthodologie va comme suit : rencontrer « 20 personnes (11 femmes et 9 hommes) qui se sont prêtées à l’exercice de porter attention à leurs conversations, avec ou sans prise de notes, pendant une semaine, suivi d’un débriefing visant le récit des conversations à la chercheure. » Puis, analyser le fruit de ces récits à l’aide d’un protocole. L’expérience paraît riche : nous avons alors une fenêtre sur le quotidien, que l’enquête sociologique saura faire parler. Évidemment, le voyeurisme n’a pas ici sa place : nous ne sommes pas dans le « récit de cas » que proposent les chercheurs en psychologie ou les psychanalystes, mais bien dans l’analyse « large » et impersonnelle de la sociologie. Le corpus conversationnel lui-même, où on gomme l’identité des sujets, paraît de la première banalité : le quotidien qui pétrit les échanges rapportés s’avère à la fois comique et fascinant. On se dit qu’il faut un outillage conceptuel bien adapté pour tirer de ces conversations quelque signification générale. Le postulat de base, en guise d’hypothèse, est le suivant : « La conversation performe et actualise notre univers normatif ». La manière : L’analyse de Labrecque-Lebeau se développe en trois parties : elle présente les sujets abordés (les univers), les manières d’en discuter (les corridors) et le croisement normatif issu de ces deux rencontres. Les démonstrations sont pour le moins rigides, coincées dans un jargon technique qui ne s’efforce pas vraiment de s’ouvrir au commun des lecteurs (là n’est pas le public cible). Des extraits de conversations sont invoqués – et souvent répétés, repris pour être observés sous un nouvel angle – à chaque page, pour établir un trait des conversations quotidiennes. Il ne fait pas de doute qu’en bout de piste, les conversations ont démontré leur caractère normatif. La dernière partie s’avère en ce sens éclairante, appuyée sur des extraits mieux contextualisés et plus développés ; on a moins à croire sur parole l’autrice et son protocole d’analyse, et on peut plus efficacement adhérer à la preuve, plus facile à saisir. Elle montre par exemple comment agissent diverses formes de consensus dans les conversations – circulatoire, boussole, cartographique, phare –, formes desquelles on peut conclure à une forte normativité, mais qui sont aussi des structures capables de produire des singularités. « La normativité, écrit Labrecque-Lebeau, se joue aujourd’hui sur le terrain de la singularisation des individualités, des expériences et des situations. » La réponse : Il est embêtant de demander à un livre de répondre à une question qu’il ne se pose pas. Pourtant, il reste un sentiment vif, à la fin de la lecture de cet ouvrage savant : la conversation quotidienne, aussi platement quotidienne soit-elle, occupe un rôle social de premier plan. Il existe une expression commune, utilisée par nos aînés surtout, qui consiste à dire qu’on « fait son social » en conversant avec autrui : faire son social, cela signifie effectivement se construire comme sujet social au contact d’une normativité. C’est un geste fort et déterminant d’intégration (de la norme) et de singularisation (en regard de celle-ci). Bien sûr, les conséquences de la pandémie et de la rareté de ces échanges sont avant tout psychologiques ; mais dans la sphère sociale, c’est toute la « régulation implicite de nos comportements » produite par le dialogue qui se trouve entravée. La solitude est aussi, peut-on inférer de cet ouvrage, un sentiment de décrochage d’une norme : sans le corridor narratif offert par la conversation quotidienne, par exemple, comment se souvenir et organiser ses gestes et son être ? Comment même s’inscrire dans sa propre mémoire ? La vie des normes sait nous convaincre de ce que nous savons déjà depuis notre expérience de la distanciation sociale : les papotages dérisoires sont d’une absolue nécessité sociale. »]
      • Labrecque-Lebeau, Lisandre (2014). « Dire le quotidien : univers, corridors et amortissements de la normativité conversationnelle » Thèse. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Doctorat en sociologie. [résumé : « Cette thèse vise à mieux comprendre le rôle des conversations quotidiennes dans la normativité sociale ordinaire. Pour ce faire, nous proposons une actualisation théorique de certains apports classiques (sociologie de la déviance et du contrôle social, interactionnisme symbolique, sociologie phénoménologique et ethnométhodologie) à la lumière de la sociologie de l’individu, ainsi que l’utilisation d’une méthodologie novatrice, celle du « débriefing conversationnel », soit le récit à la chercheure, de la part de divers participants, de l’ensemble de leurs conversations de la semaine. Ces récits de conversation ont été analysés à l’égard de trois axes : 1) les grands univers qui sont mobilisés dans les conversations (l’environnement, le quotidien, le rapport à soi et aux autres, le travail, le loisir, la société, la culture et les médias); 2) les grands corridors que les conversations empruntent (le partage, la narration, l’explication, le positionnement, l’affect, la mémoire, l’agir et l’orientation), et finalement; 3) les différentes possibilités d’amortissement des conversations par les individus, entendu comme leur réception normative large, en amont, en présence et en aval de leur tenue. Nous pourrons finalement intégrer ces axes en un certain nombre de figures typiques de consensus temporaires, qui décrivent certaines possibilités privilégiées par la normativité conversationnelle. Nous proposons que les conversations quotidiennes constituent une consistance sociale transversale aux rapports, aux institutions et aux interactions, et qui joue un rôle primordial dans les processus de socialisation constante et dans l’adaptation secondaire à la réalité, en nourrissant notamment aujourd’hui la valorisation de la singularité des individus, des ambiances et des situations. »]
      • Lisandre Labrecque-Lebeau, « La réception des conversations quotidiennes. Communication ordinaire et normativité sociale », Communiquer [Online], 17 | 2016 [Abstract : « The reception of everyday conversation is a question that has not much been explored, neither in communication studies nor in sociology of interaction. This paper presents and conceptualizes what would constitute different moments of that said individual reception, starting from a specific material, that of conversation narratives. Twenty persons from diverse social backgrounds reported all the conversations they had the past seven days in a debriefing with the researcher. These accounts are telling us that the reception process is taking place ahead, in action and presence, and afterwards the conversation is held. Furthermore, we are presenting dimensions of the conversational reception that are speaking of its collective dimension, its immediacy, and its interaction with the internal conversation of interlocutors. This process is taking a constitutive part of ordinary socialization, of everyday intersubjective relations and of social normativity. »]
  • Global biodiversity policy post-2020 – by Nature
  • Three Ways to Fix Toxic Policing, by Scientific American
  • Is Deontic Evaluation Capable of Doing What it is For?, by Nathaniel Sharadin & Rob van Someren Greve
  • The Ethics And Potential Of Editing Humans
  • Les jeunes d’aujourd’hui sont-ils plus violents qu’avant ?On est fait pour s’entendre animé par Flavie Flament
  • Beyond the Scream: The Life and Artwork of Edvard Munch
  • Reconsidering Freud, by Anton Kris
  • Do Muslim Women Really Need Saving? Anthropological Reflections on Cultural Relativism and Its Others – by Lila Abu‐Lughod
  • via publication page facebook IRSEM – Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire : Note de recherche n° 113 – 2021 – « LE FAIT NATIONAL : UN PARAMÈTRE INCONTOURNABLE DANS LE NOUVEAU CONTEXTE POLITICO-STRATÉGIQUE MAGHRÉBIN ET MOYEN-ORIENTAL » par Flavien BOURRAT [résumé : « Le Maghreb et le Moyen-Orient sont touchés, dans un contexte stratégique régional tendu et instable, par le retour ou l’émergence du fait national comme élément central et structurant du fonctionnement des États et des sociétés. Ce phénomène, qui s’est amplifié à la faveur des soulèvements observés dans le monde arabe et en Iran depuis une dizaine d’années, révèle la priorité désormais accordée au cadre national dans la conduite politique interne comme extérieure des pays, en même temps que le rejet des ingérences étrangères et des utopies transnationales. Ce retour global du national interroge sur les dynamiques dont il est porteur, mais aussi sur les contradictions et les résistances qu’il rencontre au gré des situations et des crises affectant l’ensemble de la région. Il fait ainsi ressortir les tensions entre nationalisme étatique et internationalisme islamiste, mais aussi la difficulté pour plusieurs pays d’accéder au statut d’État-nation viable, et enfin la question du retour éventuel à un ou plusieurs hégémons régionaux. »]
    • Benoît CHALLAND, « Mobilisations politiques dans le monde arabe et nouvelle affirmation de la citoyenneté », Astérion [En ligne], 14 | 2016
    • Entre nationalisme et islamisme : Retour vers le futur dans le monde arabe – par Hicham Ben Abdallah El-Alaoui [« Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, deux vagues successives ont submergé le monde arabe, celle du nationalisme et celle de l’islamisme politique. Au-delà de leurs divergences, ces deux courants s’abreuvent aux mêmes sources : le désir d’indépendance, le refus des ingérences étrangères, l’aspiration à un développement plus équitable et plus juste. Ces objectifs n’ont pas été atteints. L’émergence d’une troisième force permettra-t-elle de sortir de l’impasse ? »]
  • via publication page facebook de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage : « Le 29 mars 1815, 13 ans après avoir rétabli l’esclavage dans l’espace colonial français, Napoléon Bonaparte alors engagé dans les Cent-Jours signe un décret interdisant la traite des Noirs. Ce texte de circonstance, qui ne remet pas en cause l’esclavage, ne sera jamais appliqué. La traite des Noirs, ou « traite négrière », désigne le commerce des Africains achetés par les Européens aux royaumes locaux et destinés à être déportés comme main d’œuvre servile dans les colonies d’Amérique, des Caraïbes et de l’Océan Indien. Distincte de l’esclavage lui-même, la traite fut la première à susciter non seulement des condamnations morales, mais également des tentatives juridiques pour y mettre fin : c’est en effet pour interdire la traite (et non l’esclavage) que fut fondée en 1788 en France la Société des Amis des Noirs, sur le modèle de la société du même nom créée un an plus tôt en Grande-Bretagne. Sous la Révolution Française, alors que la Convention vote l’abolition de l’esclavage le 4 février 1794, la traite, elle, n’a jamais été officiellement supprimée. Tout juste l’Abbé Grégoire, membre éminent de la Société des Amis des Noirs, parvint-il à obtenir en 1793 que les expéditions de traite ne fassent plus l’objet de primes d’Etat. Mais, du fait de la guerre contre la Grande-Bretagne, les expéditions ne sont plus possibles entre l’Europe, l’Afrique et les colonies des Amériques. La traite française s’effondre, sans toutefois disparaître complètement. Le rétablissement de l’esclavage par Napoléon Bonaparte en 1802 (et son maintien là où il n’avait pas été aboli : en Martinique et dans les Mascareignes – La Réunion et l’actuelle île Maurice) se double d’une relance de la traite, mentionnée explicitement dans le décret-loi du 20 mai 1802. Le commerce transatlantique d’êtres humains reprend à grande échelle dès l’été 1802, avant d’être de nouveau ralenti par la reprise de la guerre qui coupe la métropole de ses colonies. Un fait nouveau intervient alors : en 1807, le mouvement abolitionniste obtient l’interdiction de la traite dans l’empire colonial britannique. Les Etats-Unis adoptent la même mesure en 1808. Les Britanniques cherchent alors à imposer cette mesure à toutes les puissances européennes, par la force grâce à leur marine, et par la diplomatie dans le contexte de la chute de l’Empire : en 1814, ils imposent à Louis XVIII un traité obligeant la France à renoncer à la traite dans un délai de 5 ans. Alors que les puissances européennes se retrouvent à Vienne pour décider du nouvel ordre diplomatique du continent, l’interdiction de la traite fait l’objet d’une déclaration de principe adoptée le 8 février 1815, à laquelle la France souscrit. Mais le texte laisse son application à la discrétion des Etats, le lobby colonial et les représentants des ports réclamant au contraire la reprise des expéditions pour relancer l’économie coloniale touchée par le blocus et les événements des années 1790-1800. C’est dans ce contexte et alors qu’il vient à peine de restaurer l’Empire à Paris que Napoléon Bonaparte adopte le décret du 29 mars 1815, qui interdit la traite des Noirs sans délai. Le texte est pris sans concertation ni compensation pour les ports, dans ce qui sera interprété comme une punition de Napoléon à l’égard de ces milieux réputés plus proches de la Restauration que de l’Empire. Mais il n’est assorti d’aucune sanction, ni d’aucun moyen de mise en œuvre. Purement déclaratif, il n’aura aucun effet concret, et sera effacé après la capitulation de l’Empereur, comme le reste des actes qu’il avait pris durant les Cent-Jours. Entre le 29 mars et le 7 juillet 1815, rien n’aura donc changé, ni pour les populations réduites en esclavage dans les colonies, ni pour les intérêts économiques qui vivaient de leur exploitation et de la traite. Il faudra attendre deux ans pour que la Restauration consente à adopter un nouveau texte pour interdire la traite, en 1817, que le régime dut compléter par deux autres, en 1818 et 1827, qui prévoyaient des sanctions de plus en plus lourdes pour les personnes coupables, sans jamais parvenir à éteindre le phénomène de la traite clandestine, contre lesquelles des personnalités abolitionnistes comme Lafayette, l’Abbé Grégoire et Benjamin Constant ne cessèrent de s’élever dans les années 1820. Après la révolution de 1830, la Monarchie de Juillet adopte à son tour le 4 mars 1831 une loi particulièrement sévère contre la traite, sans néanmoins parvenir à étouffer la traite clandestine qui perdurera encore pendant des années, jusqu’à l’abolition de l’esclavage par la 2ème République en 1848. Pour en savoir plus : Serge Daget, L’abolition de la traite des Noirs en France de 1814 à 1831, Cahiers d’études africaines 1971 https://www.persee.fr/doc/cea_0008-0055_1971_num_11_41_2811 / Les débats abolitionnistes en 1814-1815 lors du Congrès de Vienne : https://www.napoleon.org/enseignants/documents/congres-de-vienne-labolition-de-la-traite-des-noirs-declaration-du-8-fevrier-1815-cours/ Déclaration du 8 février 1815 au Congrès de Vienne : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_du_8_f%C3%A9vrier_1815_(Congr%C3%A8s_de_Vienne) / Décret du 29 mars 1815 abolissant la traite des Noirs : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cret_imp%C3%A9rial_abolissant_la_traite_des_Noirs#cite_note-:0-5 »
  • Sooner or later we all face death. Will a sense of meaning help us? – by Warren Ward
  • Looted artefacts are reborn as ‘ghosts’ in an artist’s protest against colonisation – by aeon
  • 7 Ways of Reading Philosophy: An Introduction
  • International Theory – A Journal of International Politics, Law and Philosophy (Volume 13 – Issue 1 – March 2021)
    • Donnelly, J. (2021). Levels, centers, and peripheries: The spatio-political structure of political systemsInternational Theory, 13(1), 1-35. [Abstract : « This article develops a ‘spatio-political’ structural typology of (national and international) political systems, based on the arrangement of homogeneous or heterogeneous political centers and peripheries in layered political spaces. I then apply this typology to Eurocentric political systems from the high middle ages to today. Rather than see no fundamental change across nearly a millennium (the system remained anarchic) or a singular modern transition (with several centuries of fundamental structural continuity on either side), I depict a series of partial structural transformations on time scales of a century or two. I also recurrently step back to consider the nature and significance of such structural models; why and how they explain. International systems, I try to show, do not have just one or even only a few simple structures; their parts are arranged (structured) in varied and often complex ways. Structural change therefore is common and typically arises through the interaction and accumulation of changes in intertwined elements of interconnected systems (not from radical innovations or dramatic changes in core principles). And structural models, I argue, explain both continuity and change not by identifying causes (or mechanisms) but through configurations; the organization of the parts of a system into a complex whole. »]
      • Donnelly, J. (2009). Rethinking political structures: From ‘ordering principles’ to ‘vertical differentiation’ – and beyondInternational Theory, 1(1), 49-86. [Abstract : « ‘Structure’ in the discipline of International Relations, for all the criticism of Kenneth Waltz’ work, still typically means the Waltzian triad of ordering principles, functional differentiation, and distribution of capabilities. I argue, however, that this triad not only does not in Waltz’ particular presentation but cannot provide an adequate account of political structures. In its place I sketch a five-part framework of the elements of political structures. Three types of structural differentiation are identified: vertical differentiation, which establishes hierarchical ranking; horizontal differentiation, which establishes non-hierarchical segmentation; and unit differentiation, which assigns certain types of actors a privileged status. Two dimensions of structural elaboration are also identified: norms and institutions and technology and geography. This framework highlights the central place of ranking in international political structures, developing a tripartite account of ‘ordering principles’ that identifies autarchic, single-hierarchic, and heterarchic systems. It also draws attention to the diversity of international orders and opens structural analysis to the concerns and contributions of constructivism. »]
      • Beyond Hierarchy, by Jack Donnelly [In : Hierarchies in World Politics edited by Ayşe Zarakol]
      • Donnelly, J. (2015). The discourse of anarchy in IRInternational Theory, 7(3), 393-425. [Abstract : « Contemporary International Relations (IR) typically treats anarchy as a fundamental, defining, and analytically central feature of international relations. Furthermore, it is usually held that IR since its inception has been structured around a discourse of anarchy. In fact, however, until the 1980s anarchy was rarely employed as a central analytical concept, as I show by examining 145 books published between 1895 and 1978. The conceptual and analytic centrality of anarchy is not imposed on us by international reality. Rather, it is a recent and contingent construction. Given the shortcomings of standard uses of ‘anarchy’ – especially the facts that there is no clear, generally agreed upon definition, that ‘the effects of anarchy’ are not effects of anarchy (alone), and that anarchy is not the structural ordering principle of international systems – I argue for returning to earlier practice and putting anarchy back in the background of IR. »]
      • Donnelly, J. (2014). State Sovereignty and International Human RightsEthics & International Affairs, 28(2), 225-238. [Extract : « I am skeptical of our ability to predict, or even forecast, the future—of human rights or any other important social practice. Nonetheless, an understanding of the paths that have brought us to where we are today can facilitate thinking about the future. Thus, I approach the topic by examining the reshaping of international ideas and practices of state sovereignty and human rights since the end of World War II. I argue that in the initial decades after the war, international society constructed an absolutist conception of exclusive territorial jurisdiction that was fundamentally antagonistic to international human rights. At the same time, though, human rights were for the first time included among the fundamental norms of international society. And over the past two decades, dominant understandings of sovereignty have become less absolutist and more human rights–friendly, a trend that I suggest is likely to continue to develop, modestly, in the coming years. »]
      • Differentiation: type and dimension approaches, by Jack Donnelly [In : Bringing Sociology to International Relations – World Politics as Differentiation Theory, edited by Mathias Albert, Barry Buzan, Michael Zürn]
  • The Alternatives to War: From Sanctions to Nonviolence, with James Pattison
  • International Law and History, by Ignacio de la Rasilla
    • The Turn to the History of International Law
    • Contextual Approaches to the History of International Law
      • [summary : « Since what has come to be known as the turn to the history of international law, international lawyers writing about international legal history have been partially freed from the pressing need to justify their research on the past of international law by referring to the present normative evolution of their field or its practical doctrinal utility in contemporary international legal debates. The gradual carving out of a sub-disciplinary and relatively self-contained academic space for international legal historical scholarship proprio sensu has been complemented by a closer attention to historical methods imported into the field by international lawyers or exported into it by scholars contributing from adjacent disciplines, namely legal historians and historians. The resulting interdisciplinarization of international legal history has prompted a series of methodological and historiographical debates around the distinction between two main ways of approaching it: those of historians and those of international lawyers. The first of these are allegedly concerned with guaranteeing a ‘well-contextualised historical record of the past for its own sake’, while the second have been described as being ‘mostly interested in the international legal afterglow of past events’. »]
    • Critical/Postmodern Approaches to the History of International Law
      • [summary : « Different people write about the history of international law differently and for different reasons, inspired by the wish to put their international historical legal scholarship at the service of different causes. Some approach this study with a sense of moral duty to those whom the promise of international law has left betrayed or ignored and who are hopelessly wondering what international law’s wrong turn or inaction has practically to do with their current dismal fate. On other occasions, international legal history is approached as part of an effort at international legal norm-entrepreneurship with a view to reforming a specific element in the international legal order with a statistically proven ability to save lives or reduce the likelihood of harm if they are faithfully complied with. In other cases, international legal history serves to trace parallelisms between past scenarios and present-day concerns in order to tailor, through trial and error, better policy choices than those delivered by the earlier adoption of a particular international legal course rather than other alternatives. At other times, thinking backwards and forwards in time may help one to see with greater acuity what particular style of scholarly treatment a subject deserves in order to render justice to the victims of past abuses, for impending crises to be timely deactivated, or for ongoing global threats to be handled in the most constructive and orderly possible manner. Sometimes, retrieving the historical memory of international law contributes to raising consciousness of the root causes underlying certain recurrent phenomena of international concern while catering for the intellectual and ethical betterment – although these two do not necessarily follow each other – of its contemporary protagonists in the light of less than edifying examples of some of their predecessors. While referring to different themes of historical investigation and making use of a diversity of historical methods, many of these and many other uses of historical research in international law perform a critical function. This is because by delving into the rich reservoir of accumulated – but never unequivocal – knowledge of international law that the past has bequeathed to us they intend to elicit, to different degrees and on different scales, a change or transformation in the present status quo inspired by an esprit critique d’internationalité. »]
    • TWAIL/Post-colonial Approaches to the History of International Law
      • [summary : « One may agree with Martti Koskenniemi that ‘much of the recent surge of interest in the history of international law has been fed by postcolonial attitudes in the legal academy’. The rise of post-colonial international legal historiography ensued logically from the fact that between the end of World War II and the fall of the Berlin Wall alone eighty-nine colonies reached sovereign independence: eleven in the first five years after the end of World War II; eight in the 1950s; forty-four in the 1960s; twenty-four in the 1970s; and two in the 1980s. Originally spurred by decolonization, in recent years this historiographical trend has been further favoured by globalization and the shift towards a multipolar world. »]
    • Global Approaches to the History of International Law
      • [summary : « In its post-2000s expansion, the history of international law has more openly embraced the interdisciplinary pollination of a research field that blends international relations theory and its historical discourse, legal history, the history of ideas and political thought, and history writ large with the history of international legal practice and theory. It is being currently cultivated by a heterogeneous group of scholars made up of international lawyers occasionally transmuted into amateur historians; legal historians sporadically struggling to present themselves as savvy international lawyers; historians of international political thought sometimes posing as all the aforementioned; and, occasionally too, professional historians, who, as Andrew Fitzmaurice notes, are increasingly ‘engaging with the subject as part of their turn to the international dimension of history’. The disciplinary boundaries of international legal history have correspondingly become more fruitfully porous to a number of adjacent academic disciplines which, like international law itself, have also been significantly impacted by globalization and, in its wake, by the decrease in the intellectual leverage of ‘methodological nationalism’ which the professional birth of the academic disciplines of both law and history were born tied to in the late nineteenth century. »]
    • Feminist Approaches to the History of International Law
      • [summary : « Feminist or gender-centred approaches to the history of international law can be very broadly identified by their object of historical investigation, namely the study of the impact of international law on the status and treatment of women across different historical periods and regions, the role played by women, both as individuals and as a group, as agents of international legal change, and their intellectual contribution to international legal scholarship over time. They can also be broadly identified by their common animus historiandi. The chief purpose driving a historical investigation into women’s histories in international law is that of redressing the ‘invisibility of women’ in the history of international law. This finds its justification in a primary need to bridge gaps that exist in the historical record of international law so as to make international legal history as complete, inclusive, and accurate as possible. It is also premised on the acknowledgement that, as the historian Gerda Lerner noted, ‘the fact that women were denied knowledge of the existence of women’s history decisively and negatively affected their intellectual development as a group’. The animus historiandi of feminist or gender-centred approaches to the history of international law may also involve contributing to the theoretical exemplification of the purported ‘patriarchal basis’ and ‘male-gendered nature of international law and its doctrines’ in a historical perspective, in particular when the analysis is informed by critical feminist perspectives. This is part of a broader use, according to Christine Chinkin, of ‘feminist theory as a basis for critical analysis, that is to show how the structures, processes, and methodologies of international law marginalize women by failing to take account of their lives or experiences’ today, as they have also largely done throughout history. »]
    • Normative Approaches to the History of International Law
      • [summary : « International norms, principles, and legal doctrines are always present in all histories of international law. Without them, the histories being narrated would arguably appear to be instead histories of something else. However, the extent to which these juridical identifiers are the central focus of the narrative, or recede instead into the background to different degrees until they occasionally become a silent frame of reference for the historical narrative, varies greatly across different approaches. The category of normative approaches to the history of international law belongs to the history of concepts within the general categorization of the ‘modes or forms in which history’ and, by extension, the history of international law ‘may be written’. As a form of conceptual history, normative approaches are commonly recognized as the prototypical illustration of what passes as international jurists´ history. This, according to Valentina Vadi, is a form of history written by international ‘lawyers [who] tend to be interested in the past for the light it throws on the present and consider it as “a self-contained universe”, tracing the genealogy of given concepts with little if any attention to the context’. This approach is generally distinguished from that of historians whose enquiries are oriented to casting light on the past for its own sake and not for what it allegedly ‘brought about’. Being less generally informed by a juridical form of functional presentism, their scholarly work is more receptive to historical professional methods and to the reconstruction of the particular historical context, intellectual, sociological, and otherwise, relevant to their object of historical research, with acute attention, as was seen in Chapter 2, to avoiding the pitfalls of anachronism and other related historical fallacies. »]
    • Sociological Approaches to the History of International Law
      • [summary : « Writing some years ago, in an early phase in the so-called turn to the history of international law, Martti Koskenniemi noted that ‘there has been virtually no attempt to study international law from the perspective of the sociology of the international system’ and that the ‘possibilities for a historical sociology of international law are, in fact, almost limitless’. Since then, the history of international law has become more inclusive in its narratives of the multiplicity of social contexts and the social actors that have been shaping international law as a historical social product and of the moulding effects of the latter on the global society following Clifford Geertz, for whom all law is ‘constructive of social realities rather than merely reflective of them’. In good proportion, this historiographical development mirrors the extent to which state-centrism has lost some of its traditional paradigmatic position in international legal scholarship as a result of the relative decline or demise of the sovereign state as the main actor – and, classically, also the sole legal subject – of the international legal order. »]
    • Institutional Approaches to the History of International Law
      • [summary : « Whether it is in terms of standard-setting, international law-making, international adjudication, or international enforcement of international norms, global, regional, and operationally conceived international institutions and organizations have become fundamental actors in the great contemporary world theatre where the drama of international law is constantly being re-staged. International institutions and organizations (IOs) are ‘frequently, if not exclusively’ terminologically equated with ‘intergovernmental organizations’, which are defined as ‘organization[s] established by a treaty or other instrument governed by international law and possessing [their] own international legal personality’ that ‘may include as members, in addition to states, other entities’. Although IOs have had a number of both practical and intellectual historical forerunners since the Central Commission for Navigation on the Rhine, which is usually considered the first IO, was set up in 1815, the reach of IOs has expanded exponentially through multiple functional international areas to reach an estimated number of over 350 worldwide today. »]
    • Biographical Approaches to the History of International Law
    • Multi-perspectivity and Periodization in the History of International Law
      • [summary : « The thematic expansion and methodological sophistication experienced by historical writing about international law has greatly enriched contemporary international legal scholarship. Up to a point it has also prompted the intellectual emancipation of international legal history, which until not long ago was considered to be ‘a singularly underprivileged field of studies’ as a semi-autonomous and relatively self-contained research area. This is not a minor intellectual development in itself and neither one without significance for the discipline as a whole to continue evolving, as Jürgen Habermas would put it, from ‘a flexible medium for shifting constellations of power’ towards ‘a crucible in which quasi-natural power relations could be dissolved. »]
  • Buchanan, A., & Keohane, R. (2006). The Legitimacy of Global Governance InstitutionsEthics & International Affairs, 20(4), 405-437.
  • International Theory [Articles en Varia – Melting Pot – etc.]
    • Adler, E., & Pouliot, V. (2011). International practices. International Theory, 3(1), 1-36. 
      • [Abstract : « In this article, we approach world politics through the lens of its manifold practices, which we define as competent performances. Studying International Relations (IR) from the perspective of international practices promises three key advances. First, by focusing on practices in IR, we can understand both IR theory and international politics better or differently. World politics can be conceived as structured by practices, which give meaning to international action, make possible strategic interaction, and are reproduced, changed, and reinforced by international action and interaction. This focus helps broaden the ontology of world politics, serves as a focal point around which debates in IR theory can be structured, and can be used as a unit of analysis that transcends traditional understandings of ‘levels of analysis’. We illustrate what an international practice is by revisiting Thomas Schelling’s seminal works on bargaining. Second, with the help of illustrations of deterrence and arms control during the Cold War and of post-Cold War practices such as cooperative security, we show how practices constitute strategic interaction and bargaining more generally. Finally, a practice perspective opens an exciting and innovative research agenda, which suggests new research questions and puzzles, and revisits central concepts of our discipline, including power, history, and strategy. »]
      • Ringmar, E. (2014). The search for dialogue as a hindrance to understanding: Practices as inter-paradigmatic research programInternational Theory, 6(1), 1-27. [Abstract : « In a recent article Emanuel Adler and Vincent Pouliot argued that attention to ‘practices’ could help IR scholars overcome ontological gaps and provide a new basis, on which the discipline could be established. Four such dichotomies are particularly salient: between the material and the meaningful, the rational and the practical, between agencies and structures, and between the forces of stability and of change. By failing to provide a theoretical basis for a synthesis, however, this project will fail. What a ‘practice’ is, and how ontological gaps should be understood, cannot be determined outside of the context of a theory. The article reviews theoretical attempts to deal with the dichotomies Adler and Pouliot identified and investigates the role of practices in the study of international relations. »]
    • Keohane, R. (2021). The global politics paradigm: Guide to the future or only the recent pastInternational Theory, 13(1), 112-121.
      • [Abstract : « Michael Zürn’s A Theory of Global Governance is a major theoretical statement. The first section of this essay summarizes Zürn’s argument, pointing out that his Global Politics Paradigm views contestation as generated endogenously from the dilemmas and contradictions of reflexive authority relationships. Authoritative international institutions, he maintains, have difficulty maintaining their legitimacy in a world suffused with democratic values. The second section systematically compares Zürn’s Global Politics Paradigm with both Realism and Cooperation Theory, arguing that the three paradigms have different scope conditions and are therefore as much complementary as competitive. The third section questions the relevance of Zürn’s argument to contemporary reality. Great power conflict and authoritarian populism in formerly democratic countries generate existential threats to multilateralism and global institutions that are more serious than Zürn’s legitimacy deficits. »]
      • A Theory of Global Governance, by Michael Zürn
      • Zürn, M. (2021). On the role of contestations, the power of reflexive authority, and legitimation problems in the global political systemInternational Theory, 13(1), 192-204. [Abstract : « This response to my critics discusses four claims that are central for A Theory of Global Governance. The first claim is that observing a high level of conflict and contestation in world politics is not proof of the unimportance of global governance, since many of the current conflicts and contestations are about international institutions. The second claim is that the 1990s saw a rise of trans- and international authority beyond the nation-state that is essential for the rise of a global political system. Third, a global system of loosely coupled spheres of authority relies on ‘critical deference’ (reflexive authority) but also contains numerous elements of coercion. And fourth, a technocratic legitimation of intrusive international authorities cannot build on emotions or a sense of belonging. This deficit creates a political opportunity structure that allows for the rise of a myriad of dissenters. The relative importance of them depends on the availability of resources for mobilization and not on the quality of reasons for resistance. »]
      • Fioretos, O., & Tallberg, J. (2021). Symposium: Authority, legitimacy, and contestation in global governanceInternational Theory, 13(1), 97-98.
      • Scholte, J. (2021). Beyond institutionalism: Toward a transformed global governance theoryInternational Theory, 13(1), 179-191. [Abstract : « Prompted by both promises and pitfalls in Michael’s Zürn’s A Theory of Global Governance, this paper reflects on challenges going forward beyond liberal institutionalism in the study of world politics. Six suggestions are particularly highlighted for future theorizing of global governance: (a) further distance from state-centrism; (b) greater attention to transscalar qualities of global governing; (c) more incorporation of social-structural aspects of global regulation; (d) trilateral integration of individual, institutional, and structural sources of legitimacy in global governance; (e) more synthesis of positive and normative analysis; and (f) transcendence of Euro-centrism. Together these six shifts would generate a transformed global governance theory – and possibly practice as well. »]
      • Deitelhoff, N., & Daase, C. (2021). Rule and resistance in global governanceInternational Theory, 13(1), 122-130. 
      • Fioretos, O., & Tallberg, J. (2021). Politics and theory of global governanceInternational Theory, 13(1), 99-111.
      • Pouliot, V. (2021). Global governance in the age of epistemic authorityInternational Theory, 13(1), 144-156.
      • Kelley, J., & Simmons, B. (2021). Governance by Other Means: Rankings as Regulatory SystemsInternational Theory, 13(1), 169-178.
      • Barnett, M. (2021). Change in or of global governanceInternational Theory, 13(1), 131-143. 
    • Martin, L., & Simmons, B. (1998). Theories and Empirical Studies of International InstitutionsInternational Organization, 52(4), 729-757.
    • March, J., & Olsen, J. (1998). The Institutional Dynamics of International Political OrdersInternational Organization, 52(4), 943-969. [Abstract : « The history of international political orders is written in terms of continuity and change in domestic and international political relations. As a step toward understanding such continuity and change, we explore some ideas drawn from an institutional perspective. An institutional perspective is characterized in terms of two grand issues that divide students of international relations and other organized systems. The first issue concerns the basic logic of action by which human behavior is shaped. On the one side are those who see action as driven by a logic of anticipated consequences and prior preferences. On the other side are those who see action as driven by a logic of appropriateness and a sense of identity. The second issue concerns the efficiency of history. On the one side are those who see history as efficient in the sense that it follows a course leading to a unique equilibrium dictated by exogenously determined interests, identities, and resources. On the other side are those who see history as inefficient in the sense that it follows a meandering, path-dependent course distinguished by multiple equilibria and endogenous transformations of interests, identities, and resources. We argue that the tendency of students of international political order to emphasize efficient histories and consequential bases for action leads them to underestimate the significance of rule- and identity-based action and inefficient histories. We illustrate such an institutional perspective by considering some features of the coevolution of politics and institutions, particularly the ways in which engagement in political activities affects the definition and elaboration of political identities and the development of competence in politics and the capabilities of political institutions. »]
    • Monteiro, N., & Ruby, K. (2009). IR and the false promise of philosophical foundationsInternational Theory, 1(1), 15-48. [Abstract : « International Relations (IR) is uneasy about its status as a ‘science’. Throughout a long history of attempts to legitimate the field as ‘scientific’, IR scholars have imported multifarious positions from the Philosophy of Science (PoS) in order to ground IR on an unshakable foundation. Alas, no such unshakable foundation exists. The PoS is itself a contested field of study, in which no consensus exists on the proper foundation for science. By importing foundational divisions into IR, the ‘science’ debate splits the discipline into contending factions and justifies the absence of dialogue between them. As all foundations require a leap of faith, imperial foundational projects are always vulnerable to challenge and therefore unable to resolve the science question in IR. In this article, we seek to dissolve rather than solve the ‘science’ debate in IR and the quest for philosophical foundations. We argue that IR scholars should adopt an ‘attitude towards’ rather than a ‘position in’ the irresolvable foundational debate. Specifically, we advocate an attitude of ‘foundational prudence’ that is open-minded about what the PoS can offer IR, while precluding imperial foundational projects, which attempt to impose a single meta-theoretical framework on the discipline. This requires knowing what PoS arguments can and cannot do. As such, foundational prudence is post-foundational rather than anti-foundational. A prudent attitude towards philosophical foundations encourages theoretical and methodological pluralism, making room for a question-driven IR while de-escalating intra-disciplinary politics. »]
    • Bartelson, J. (2013). Three concepts of recognitionInternational Theory, 5(1), 107-129.
    • Zarakol, A. (2014). What made the modern world hang together: Socialisation or stigmatisation? International Theory, 6(2), 311-332.
      • [Abstract : « Contrary to what is often assumed, norm-internalisation does not always lead to compliance. Normative judgements may be simultaneously internalised and outwardly rejected. Non-compliance is at times a result of hyper-awareness of the particular origin of norms, rather than an unwillingness of the would-be-recipients to do ‘good’ deeds, or their inability to understand what is ‘good’. Such is often the case for non-Western states, as I demonstrate in this article by utilising the sociological concepts of stigma and stigmatisation. In its inability to acknowledge this dynamic, which has its roots in the colonial past of the international order, the constructivist model of norm-diffusion commits two errors. On the one hand, it falls short as a causal explanation, conflating internalisation with socialisation, and socialisation with compliance. On the other hand, it reproduces existing hierarchies in the international system, treating only non-compliance as endogenously driven, but compliance as a result of external stimuli. As there is a great deal of correlation between non-compliance and political geography, such a depiction, coupled with the fact that most norms under scrutiny are ‘good’ norms, once again casts non-Western states as having agency only when they commit ‘bad’ deeds. »]
    • Wolf, R. (2011). Respect and disrespect in international politics: The significance of status recognition. International Theory, 3(1), 105-142.
      • [Abstract : « In our daily lives few things are as important to us as being treated with respect. Yet in International Relations (IR), we regularly assume that actors follow just their material interests or the social norms appropriate for their identity, without caring if the treatment they get matches their own sense of importance and worth. Drawing mostly on insights from moral philosophy and social psychology this article argues that even in international relations social respect can be a significant goal, both for instrumental reasons and as an end in itself. In fact, as long as we ignore this dimension of international politics we will be unable to fully explain major features, specifically the intensity and duration of many cross-border conflicts. To show the perspectives which systematic research on respect may open for IR, this article presents a theoretical overview of the chief factors that shape the reactions to respectful or disrespectful behavior. »]
    • Hutchison, E., & Bleiker, R. (2014). Theorizing emotions in world politicsInternational Theory, 6(3), 491-514.
      • [Abstract : « Emotions play an increasingly important role in international relations research. This essay briefly surveys the development of the respective debates and then offers a path forward. The key challenge, we argue, is to theorize the processes through which individual emotions become collective and political. We further suggest that this is done best by exploring insights from two seemingly incompatible scholarly tendencies: macro theoretical approaches that develop generalizable propositions about political emotions and, in contrast, micro approaches that investigate how specific emotions function in specific circumstances. Applying this framework we then identify four realms that are central to appreciating the political significance of emotions: (1) the importance of definitions; (2) the role of the body; (3) questions of representation; and (4) the intertwining of emotions and power. Taken together, these building blocks reveal how emotions permeate world politics in complex and interwoven ways and also, once taken seriously, challenge many entrenched assumptions of international relations scholarship. »]
    • Mercer, J. (2014). Feeling like a state: Social emotion and identity. International Theory, 6(3), 515-535.
      • [Abstract : « Can one use emotion at anything other than the individual level of analysis? Emotion happens in biological bodies, not in the space between them, and this implies that group emotion is nothing but a collection of individuals experiencing the same emotion. This article contends that group-level emotion is powerful, pervasive, and irreducible to individuals. People do not merely associate with groups (or states), they can become those groups through shared culture, interaction, contagion, and common group interest. Bodies produce emotion that identities experience: group-level emotion can be stronger than, and different from, emotion experienced as an individual; group members share, validate, and police each others’ feelings; and these feelings structure relations within and between groups in international politics. Emotion goes with identity. »]
    • Crawford, N. (2014). Institutionalizing passion in world politics: Fear and empathyInternational Theory, 6(3), 535-557.
      • [Abstract : « Emotions are a ubiquitous intersubjective element of world politics. Yet, passions are often treated as fleeting, private, reactive, and not amenable to systematic analysis. Institutionalization links the private and individual to the collective and political. Passions may become enduring through institutionalization, and thus, as much as characterizing private reactions to external phenomena, emotions structure the social world. To illustrate this argument, I describe how fear and empathy may be institutionalized, discuss the relationship between these emotions, and suggest how empathy may be both a mirror and potential antidote to individual and institutionalized fear. »]
    • Bucher, B., & Eckl, J. (2021). Football’s contribution to international order: The ludic and festive reproduction of international society by world societal actorsInternational Theory, 1-27. 
    • Peltonen, H., & Traisbach, K. (2020). In the midst of theory and practice: A foreword. International Theory, 1-5.
    • Song, S. (2012). The boundary problem in democratic theory: Why the demos should be bounded by the stateInternational Theory, 4(1), 39-68.
    • Zürn, M., Binder, M., & Ecker-Ehrhardt, M. (2012). International authority and its politicizationInternational Theory, 4(1), 69-106.
  • International Law and Peace Settlements, edited by Marc Weller, Mark Retter, Andrea Varga
    • The Treaty of Westphalia As Peace Settlement and Political Concept, by Christoph Kampmann
      • [summary : « The Westphalian Peace Treaty is widely regarded as the foundation of the modern international order (the so-called ‘Westphalian system’), characterised by the co-existence of sovereign states which do not acknowledge any superior power. But as recent research has shown this interpretation to be quite misleading, the aim of this chapter is to investigate how and when this perception emerged in the first place. Although the Westphalian Peace originated in a universal congress, that congress led to a particular Central European security order, rather than a universal peace treaty. It was, in fact, from the mid-18th century onwards that a new, ‘universal’ interpretation of the Westphalian Peace gained traction in intellectual debates and in treaty-making practice in Europe through repeated affirmation, eventually even between states that had not been party to the Peace itself; this led to its portrayal as the foundation of a universal state system and the droit de gens. In other words, the powerful notion of the ‘Westphalian system’ can be traced back not only to the late 1940s (as hitherto presumed), but to the ideas of 18th-century diplomats, politicians and intellectuals. »]
    • The Boundaries of Peace-Making, by Megan Donaldson
      • [summary : « Many histories of peace settlements in international law have concentrated on the peace treaties of European powers inter se. Literature on the history and anthropology of imperial legal ordering, on the other hand, has illuminated the outer reaches of this picture: peaces made by European powers in the expansion of empire. This chapter draws these two bodies of work into relation, with a particular focus on British practice in the eighteenth and nineteenth century. The chapter poses anew some fundamental questions about the conceptual and juridical universe of ‘European’ peace-making: to what extent we can understand peace as a relation of law, and where we are to look for the law on peace? Opening up the implicit geographical and conceptual boundaries which characterize much legal scholarship on peace settlements both challenges our sense of the legal past, and offers new insights for thinking about peace-making in the present. »]
    • Interactions between Peace Agreements and International Law, by Philipp Kastner
      • [summary : « This chapter attempts to assess whether and to what extent international law can be seen as governing intra-state peace agreements; and, by turning to the practice of negotiating such agreements, whether international legal obligations, such as with respect to the inclusion of civil society actors, have emerged or are currently emerging. Demonstrating that there exist complex relationships between the practice reflected in peace agreements and international law, the chapter argues that when trying to understand these relationships, much depends on our theoretical stance vis-à-vis international law. Relying on an interactional and pluralistic conception of law, this chapter emphasises the relevance of process-related obligations and the continuous creation and adjustment of legal norms. Finally, the chapter considers the reasons why it might be desirable to ground the practice of peace agreements in international law and to allow this practice to contribute to the development of international law. »]
    • Part III – Key Actors and the Role of International Law
    • Part IV – Representation, Sovereignty and Governance
      • Inclusion and Women in Peace Processes, by Tiina Pajuste [summary : « The chapter engages with the practice and potential legal requirement of including various relevant actors and groups in peace processes, with a special focus on women due to the policy focus at the UN and the increased gravity of excluding half the population for reason of gender. The chapter looks at the practical and theoretical reasons for including different actors in peace processes and the risks that come with this. It also explores the source of a potential legal obligation (or justification) for inclusion and what the content of that obligation is. The chapter finishes by addressing whether a gradual broadening of inclusion could be seen as an acceptable compromise to lower the risks of inclusion, while trying to maximise the benefits. »]
      • National Dialogues and the Resolution of Violent Conflicts, by Katia Papagianni [summary : « National dialogues hold significant promise for conflict resolution because they enable diverse interests to engage in an inclusive negotiation process. However, peacemakers and conflict parties need to have realistic expectations. This chapter makes two arguments regarding the effectiveness of national dialogues. The first is that national dialogues are well-placed to strengthen and legitimise elite agreements that have already been struck, but not well-placed to develop elite-level commitment to dialogue when none has previously been built. The second argument is that, in order to make a positive contribution, national dialogues need to be able to adjust flexibly to changing political realities and to avoid rigid rules and structures. National dialogues which are able to adapt their negotiation formats are more likely to make reach decisions which are implemented by the parties. »]
      • Advancing Peaceful Settlement and Democratisation, by Brad R. Roth [summary : « Although democratisation can be a vital component of peace settlements, formulaic applications of supposed international norms of democratic governance are potentially counterproductive. Each conflict situation is different; many situations do not admit of prefabricated solutions that one can justly expect all reasonable contestants to accept, either at the outset or as events develop. Procedural standards associated with the ‘democratic entitlement’ obscure the underlying purposes that democratic forms, to be meaningful, need to fulfil. Post-conflict conditions, typically marked by sharp social divisions and a lack of agreement on the political community’s basic premises, are precisely the conditions in which it cannot be taken for granted that standard procedural norms will work to produce democratic social realities. Improvisation is thus essential. Peace and democracy may both be better served if the international lawyers stand aside. »]
  • Yates, R. (2021). The English School and postcolonial state agency: Social roles and order management in Southeast Asia and the Asia-PacificInternational Theory, 13(1), 68-96.
  • Tyranny: New Contexts – Dialogues d’histoire ancienne 2021/Supplément21 (S 21)
  • Entre violence et anomie dans le monde antique (2/3) – Dialogues d’histoire ancienne 2020/1 (46/1)
  • Nsiri, M. (2018). Ubi tantae splendidissimae civitates ? : de la cité classique à la cité chrétienne, le cas de l’Afrique tardo-antique. Dialogues d’histoire ancienne, 1(1), 135-158.
  • Identité ethnique et culture matérielle dans le monde grec – Dialogues d’histoire ancienne 2014/Supplement10 (S 10)
  • State Responsibility in the International Legal Order – A Critical Appraisal, by Katja Creutz
  • The International Criminal Responsibility of War’s Funders and Profiteers, edited by Nina H. B. Jørgensen
  • Le point de vue de l’autre Relations culturelles et diplomatie – Dialogues d’histoire ancienne 2013/Supplement9 (S 9)
  • NarcissismeS – Psychothérapies 2021/1 (Vol. 41)
  • Discours programmateurs et mise en situation – Langages 2021/1 (N° 221)
  • Football par et pour les femmes – Staps 2021/1 (n° 131)
  • Dumont, G. (2021). La covid-19, facteur de recompositions géopolitiques: Pourquoi ? Avec quelles conséquences ?. Les Analyses de Population & Avenir, 1(1), 1-13.
  • Saisir l’action publique en Afrique à travers les instruments – Revue internationale de politique comparée 2020/2-3 (Vol. 27)
  • « Le temps long des épidémies », Mouvements, 2021/1 (n° 105), p. 55-67.
  • Keyhani, B. (2020). L’intégration par l’économique. La déqualification des réfugiés afghans. Travail et emploi, 1(1), 93-118. 
  • Revue française de sociologie 2020/3 (Vol. 61)
  • Art & Morality: A Bittersweet Symphony, by Jessica Logue
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