Douceur(s) en F(in d’Avril) Minor avec L(ady)

by dave

La curiosité est générosité, un don de soi, une action de générosité, un don de l’Autre, un don d’Humanité, elle n’est pas conquérante ou conquête (do-n-ner n’est jamais civilisateur ou un verbe d’action civilisatrice), elle est écoute(r) soi et Autre

by dave
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de nos espaces fakebookiens

Elle : (partage : Philosophie et club de lecture) Ce philosophe m’a fait rire aux éclats et réfléchir profondément en même temps, je pense que tu aimeras 🙂 C’est un délice.

Lui : 🙂👌🏿

Elle : « Enfance et études. Fils d’un principal de collège et de Pierrette Vignot-Guyard, joueuse de basket-ball qui fut capitaine de l’équipe de France féminine[1], il naît en octobre 1966 au Creusot. Il connaît une enfance au milieu des Manouches et des repris de justice. Il apprend à lire dans La Calotte[2]. Influencé par son enseignant de terminale au lycée Chrestien-de-Troyes, M. Legrand[1], et « pour retarder le moment de travailler », qu’il entreprend des études de philosophie[2] et des recherches consacrées à l’imaginaire au centre Bachelard de Dijon, à Glasgow et à Mayence[3], il est boursier au CNRS[4], décide de s’enfuir avec l’argent au lieu d’achever sa thèse[5] consacrée à l’art de fabriquer de l’or et de la fausse-monnaie selon les principes de l’alchimie[6]. Il finit tout de même par la soutenir en 1990[7]. Anarchiste, il a appartenu à la Confédération nationale du travail dix ans durant[2]. Il affirme n’avoir voté qu’une fois, pour la ratification du traité de Maastricht lors du référendum de 1992, à l’appel de Toni Negri[2]. »

J’aime le style de cet homme 😄

Lui : Ah oui?

Elle : Le mec se pousse avec l’argent de sa bourse pour suivre la voie de l’alchimie, soutient ensuite sa thèse et démocratise la philosophie auprès de la population carcérale… Je lui lève mon chapeau à ce drôle de moineau 😛

Lui : En effet.

Elle : Je découvre ce rappeur français, j’aime beaucoup sa sensibilité.

Lui : C’est une drôle de coïncidence (mais en fait et au fond pas tant que ça) parce que hocus pocus est avec le groupe odezenne en rap franco un de mes préférés. Et deux titres intéressants en lyrics, intéressants messages.

Elle : Oh, je ne connais pas Odezenne, j’ai hâte de m’y plonger! Merci de la suggestion 🙂 J’aime beaucoup le flow d’hocus pocus, très jazzy, très Jdilla dans son beat et avec des textes vraiment doux, du quotidien, de l’invisible.

Quitte à t’aimer m’a fait réfléchir sur ma relation à la france, la relation que plusieurs descendants de pays colonisés par la France. C’est un message de pardon, d’acceptaption des défauts par défaut. Ça a fait résonner beaucoup de choses haha

[concernant le titre « voyage immobile »] Ahaha yeaaah. En ces temps d’immobilité, on a toujours la possibilité de voyager à travers la musique 🙂

Ça me met de bonne humeur 🙂

Lui : [à propos du titre « Quitte à t’aimer »] Oui. De mon côté je vais laisser résonner tout en buvant un peu trop ce soir, quitte à s’aimer dans ce monde de cinglé(e)s, de violence et de stigmatisation, de guerres imbeciles et de désirs de mort, de félins pleins de poils et d’amour, de chasseresses de tout genre, etc. Etc. Etc. Quitte à s’aimer donc, dans l’ivresse 🌻 d’une bonne bière 🍺

[sur le titre « voyage immobile« ] En fait, je crois qu’en nos temps d’immobilité comme tu dis les gens s’agitent / s’excitent / font du bruit / etc. / beaucoup comme si le (trop) manque de quelque chose ou le choc est difficile à gérer convenablement (humainement). J’ai l’impression que les gens frappés d’immobilité dans leur existence (depuis un an et plus) voyagent un peu trop, dans beaucoup de merde (ce lieu privilégié partagé par tant de personnes) je veux dire. Cela se voit très bien autant que ça se lit aussi clairement. La solution serait peut-être selon moi de changer de destination(s) – merde, toilettes, caca-land, foutoir-country, etc. Etc. Etc. C’est pourquoi j’aime particulièrement ton partage musical, il serait la parfaite bande sonore de ce changement de destination(s) je crois – mais je puis me tromper (comme toujours) 🤍🕉☯️🌸

Elle : [partageant une capture d’écran d’un groupe facebookien – consacré à c.g. jung – où une publication – illustrée par un monsieur xixe siècle est assis dans son bureau chez lui et rédige quelque chose – laisse lire une formule pascalienne : « all the trouble in the world is due to the fact that man cannot sit still in a room« ]

Je trouve que ce même incarnait bien ton propos l’ami 🤍

Lui : En plus c’est du jung (encore une fois, drôle de coïncidence).

Je ne l’aurais pas dit mieux. S’asseoir et voyager immobile loin des destinations de merde ou merdiques. Pas trop compliqué je crois, peut-être que si.

Elle : C’est clair; l’immobilité n’est pas un état auquel l’humanité est très habituée …! C’est un inconfort que peu de gens sait dompter.. moi incluse. Pour ma part, quand le monde a arrêté de tourbillonné, c’est dans mon dedans que j’ai senti les remous. Ça m’a fait drôle. Je n’avais jamais regardé ces vagues en face. Et maintenant je commence à les comprendre petit à petit. La musique m’aide à les mettre dans un flow qui m’aide plutôt que de me nuire. C’est beaucoup d’essais erreur 😛

Tu t’intéresses à la psychanalyse jungienne? J’aime beaucoup ce qui est posté sur ce groupe 🙂

Ya des jours plus compliqués que d’autres ça c’est sûr !

Lui : Oui je te comprends et je partage ce besoin de voyager tout en étant immobile, assis calmement dans un lieu serein et harmonieux baigné de couleurs (musicales, livresques, photographiques, calligraphiques, etc.). Bref, un peu de beauté quoi.

Oui, depuis de longues années déjà, jung m’a plus influencé que freud, Viktor Frankl plus que les deux. Ce groupe a l’air très intéressant.

Elle : Oui 🙂 Je te souhaite des voyages aussi colorés qu’enrichissants 🙂 [Lui : « À toi aussi très chère. Loin de la merde, des destinations de merde, des âmes malsaines, en compréhension de toute sa part d’ombre et en questionnement permanent quant à ses certitudes et ses croisades. »]

Lui : [en réponse à « Ya des jours plus compliqués que d’autres ça c’est sûr ! »] C’est pourquoi il importe d’essayer si on le peut de ne pas traîner dans la merde ou tout au moins de ne pas la laisser (entrer) dans notre esprit et rendre puante / malsaine notre âme. Je crois, j’ai la faiblesse de le croire en tout cas.

Elle : C’est pas une faiblesse ça, c’est du courage !

Je ne connais pas Frankl! As tu un ouvrage à me proposer sur sa pensée ?

Lui : Man’s search for the meaning – Viktor Frankl (découvrir le sens de la logotherapie). Une philosophie de vie, pour moi.

Elle : Ah super, je regarde ça et je t’en redonne des nouvelles 🙂 J’ai hâte de le lire.

Elle : Voici celui que je lis actuellement [« Meeting the Shadow: The Hidden Power of the Dark Side of Human Nature by Connie Zweig & Jeremiah Abrams »]. Je le lis doucement, pour laisser le temps nécessaire d’intégrer ce que je lis. J’aime la fluidité de l’écriture, directe au point, sans le jargon scientifique. Les auteurs nomment les choses comme elle sont. C’est rafraîchissant.

Lui : Basé sur la pensée de jung. Comme quoi, encore une fois, il n’y a pas de coïncidence. Ce que l’on retrouve de fascinant chez jung, c’est un effet miroir je crois. Belle lecture qui t’aidera et t’apportera sans doute (substantiellement) à ta propre compréhension de ta part d’ombre – celle que nous possédons tous et toutes d’ailleurs. Du moins, autant qu’à moi.

[en commentaire du « J’aime la fluidité de l’écriture, directe au point, sans le jargon scientifique. Les auteurs nomment les choses comme elle sont »] C’est aussi ce que j’ai toujours apprécié et pris pour modèle.

Elle : Oui c’est bien lui! Je l’ai en pdf attends je te l’envoi [par courriel]

Bien dit l’ami, nous avons toutes et tous notre part d’ombre, j’aime appeler la mienne M*** L***, je la laisse sortir prendre de l’air de temps en temps mais on s’entend mieux sur les paramètres de sa sortie maintenant haha [Lui : « Je viens de lire ça et j’adore cette sincérité, honnêteté, bref ce partage d’authenticité. Merci pour ça 🌞 »]

Lui : Odezenne on en parlait: deux titres qui font le buzz sur mon blogue depuis le début de ce mois : tu pu du cu, vilaine. D’ailleurs quelques de mes titres préférés de ce groupe. J’espère que tu partageras avec moi ces plaisirs voyages🌸🍺

Elle : Oh merci! Je les écoute et je te reviens 🙂🤍

Lui : 🌻🍺🤍

Elle : WOW. Gros flow. Le texte est un bijou. Je l’écoute et réécoute en boucle.

Lui : Bienvenue dans une partie de l’univers odezenne. Ou ode-zen (malgré tout) 🌻🕉☯️🍺🤍🌞

Elle : Une nouvelle source d’inspiration pour entretenir mes vices. Je suis down.

« Jet félicite, toi t’es l’illicite, moi j’suis lucide »

Hahhaa

C’est du bijou de zenitude.

Lui : Ces esprits sont incroyables n’est ce pas?

Elle : De beaux esprits affinés sur les réalités de la vie 🤍

Elle : C’est quoi l’effet miroir de Jung dont tu parles ?

Lui : Définition simple de l’effet miroir en psychologie : « Transfert et effet miroir psychologique, kesako ?« .

Article sur son analyse chez carl jung : « Allain-Dupré, B. (2004). De l’autre côté du miroir, la face cachée du complexeImaginaire & Inconscient, 2(2), 103-122. »

Elle : Très intéressant. Dans le fond le transfert réfère à la projection de ce que j’en comprends. Bien que j’aime l’utilisation du mot transfert, ça illustre mieux la nature énergétique du processus.

Lui : Projection de soi (quelques fois de nos propres névroses) et me semble-t-il reconnaissance de soi (quelques fois notre propre part d’ombre), du moins inconsciente(s), au-delà du simple concept de transfert (dans le sens pris spécifiquement dans la relation patient-analyste/thérapeute). Je crois.

Belle lecture. Et belle analyse (de toi surtout et de l’autre bien évidemment – dans ce dernier cas bon test de Rorschach : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Test_de_Rorschach) 🙂🌻🌸

Elle [en réaction à ma réponse sur le partage de son authenticité]: Merci à toi de l’accueillir 🙂

Lui : De rien très chère, cela va de soi – je crois 🌞🌻

(Trois jours plus tard)

Elle : (partage d’article après un silence de trois jours de la lady – partage intervenant quelques heures à peine depuis ma dernière publication de blogue et inscrit dans une dynamique générale enclenchée depuis deux mois d’hommages sur des pages fakebook [auxquels je suis / j’étais abonné] – éloges funèbres – rendus à différents personnages décédés [souvent âgés de 35-36 ans, j’ai 35 ans comme je l’ai déjà mentionné ici et en septembre prochain 36]) : “We Can’t Die, We’re With Fela”: The Revolutionary Greatness of the Black President by Lex Pryor [« Remembering the legacy of Fela Kuti, the Afrobeat pioneer and political firebrand who could make the Rock & Roll Hall of Fame this year »]

Lui : Une vraie tuerie comme on dit 🤍🌻👌🏿

Elle : hahaha oui!

Lui : Je jouis 😘

(Silence de la Lady)

(16 jours plus tard)

Elle : [partage musical]

Tony Allen Afrobeat : « I play yours, you play mine. The music never ends.
The wisdom of Tony Allen’s words was as deep as his grooves, and these two sentences, which announce the dozen songs that follow, truly capture the spirit of There is No End. Tony’s motivating concept and desire was to work with younger artists, and especially the new generation of rappers, and give them voice in a time of global turmoil when music has never been more important – not necessarily as a «  »weapon » » for the future in the manner of Fela’s violently political songs, but also as medicine to heal a fractured world today. For all those who knew him, he was a deeply spiritual man whose life’s mission was not just to create a new musical language, but to pass it on to subsequent generations. In thinking back on the incredible process of creating this album without Tony physically present to guide him, producer Vincent Taeger remarked that his friend and mentor «  »was a teacher without speaking… a drummer and a guardian, with a great artistic vision and that vision filled the songs even after he had left us. » » Ben Okri, like everyone else involved in this valedictory album, had a very similar experience, declaring in awe that «  »this man could have lived another 150 years and kept creating new worlds. He had become the master shaman of his art. He knew himself and his mind. He wanted the album to be open to the energies of a new generation… but like a great mathematician or scientist who found a code of for a new world, with just a few beats, he created this extraordinary canvas. » » »

Je l’écoute en boucle depuis une semaine, je crois que tu aimeras.

Lui : Le grand, la légende Tony Allen. Il manque à notre époque. Bien entendu, tu le sais déjà tu fais bien de croire que j’aimerai, ce qui entre toi et moi a toujours été une redondance ou une évidence.

Lui : [partageant avec elle un extrait des paroles de Cosmosis]

« Yeah, she was looking for a prince
Oh now she’s hitting the road
She tried kissing a frog
Oh, now she’s licking a toad
Spiritual girl, she’s got a story to tell
She taught me to love myself, forget everyone else
Forget and I forgive, I don’t give it attention
How you feel about me
Uh, it’s just a reflection
I’m out of my ego, I’m back into space
Hold me in your arms and feel the connection
Cosmosis
Cosmosis
Yeah, man
The present moment began with fire
And still, it burns
(Cosmosis)
The present moment began with fire
And still, it burns
(Yeah)
It began with water
(Cosmosis)
And still, they drown
And still, they drown
(Yeah man)
On the margins of Europe
The present moment began with fire
And still, it burns
The present moment began with fire
And still, it burns
It began with water
And still, they drown
Still, they drown
It began with air, see how the bombs fall
On houses made of sand
Dreams made of flesh »

Elle : [Message livré mais pas encore lu]

Elle : [message lu] Exacte! Sons viscéraux dans cette chanson du grand Tony Allen 💫

Lui : 😘🌸

(16 jours plus tard)

Elle : [partage musical]

Je ne me souviens plus si je t’avais déjà partagé les sons de Jorge Drexler, c’est de la douceur digne de ce jeudi pluvieux haha

Lui : En effet, parfaite bande sonore pour ce jeudi pluvieux. Je découvre ce Jorge Drexler et sa gang, un riche nomadisme comme une exquise invitation au voyage 😘🌸

Elle : Exacte. Un bel ode aux égarés 🙂

Lui : Oui. J’aime quand tu es une égarée, tu trouves toujours de belles choses étonnantes dans tes égarements un peu comme celui-ci 😘🌸

Elle : Hahaha aw c’est gentil ça 😊 Mes égarements sont bien souvent motivés par un besoin de changement de perspective haha

Lui : Cela se lit, se voit, s’entend très bien. En plus, d’être tout toi 😘

Ma si douce égarée et ses riches perspectives. Une des choses que j’apprécie et j’aime particulièrement beaucoup chez toi, mais tu le sais déjà 😘🌸

(Silence de la Lady)

à suivre (?)

by dave
« We’re not your fancy dolls
You better set us free, or else we’ll fuck you up » – Comment on Youtube Video : « I don’t know who hurt this girl but gosh she made a masterpiece of it »
by dave

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