Projet MoOnLight

by dave

Toi + moi, un soir, une nuit, un moment nocturne avec ses instants en sonorités couleurs rythmes tempos indicibles mais à la fois si troublants vibrants bruyants éclatants de présence et silencieux vertigineux faiseux ivre(u)s d’absence, nous avons regardé le ciel et il nous a semblé plus terrestre que la terre sur laquelle nous étions. Nous nous sommes senti(e)s sur une autre planète que sur notre terre-mère. Et, nul ne sait vraiment pourquoi, nous avons décidé d’aller rejoindre ce ciel si terrestre. D’autant plus que, ce ciel était illuminé d’étoiles qui différaient des astres morts de nos quotidiennetés – ceux qui ne sont pas les réverbères éclairant nos rues, voyait la lune le caresser de ce toucher dont elle a le vaudou(x) (comme on le dirait d’où je pars). Nous ne nous sommes pas vraiment parlé(e)s, aucune conversation dans nos moments si solitaires et de solitude d’une façon inintelligible re.liés et ensemble, mais nous avons décidé de voyager dans ce ciel. Nous nous sommes convaincu(e)s qu’il était nécessaire. Ce voyage, cette exploration, cette aventure, ce retour au ciel-terre-mère. Nous n’avons écouté que les absences, celles qui montraient : l’insanité, l’insensé, et sa cir(que)cul.arité, l’impossibilité. Nous avons vu le ciel les étoiles et la lune, et comme l’autre le dirait dans son il y a nous avons murmuré sans mot(s) / maux-dire : pourquoi pas ?

L’objectif Lune fût pour nous un voyage aussi interminable périlleux difficile extensif que celui des star trekers. Mais, nous avons touché lune. Beaucoup n’ont pas survécu au voyage, des compagnons de route interstellaire sont tombés (comme des mouches diraient les mauvaises langues mais toi + moi préférons le calligraphier et vraiment le penser en : comme des étoiles filantes – « fais un vœu »), celles et ceux qui y sont parvenu(e)s – ne peuvent prétendre avoir survécu – diront sans doute : afterdark. Maître sir Ô en conviendrait peut-être. Afterdark, nous avons touché lune.

Sur la lune, nous avons hissé l’étendard « lunatique ». Ce qui a respecté les populations locales en même temps celles et ceux qui sur cette drôle de terre – devenue une autre planète avec des mondes parallèles en f major – se sont senti(e)s reconnues dans ce signe, celles et ceux les yeux levés vers le ciel – même s’ils parcourent la rue. Les poètes, poétesses, bref le vivant (qu’il soit animé ou inanimé). Nous, « luné.e.s », bien mal que bien, avons hissé l’étendard. Les lunaires de provenance ou de partance (pour ne pas dire d’origine – voire le présent qui est lieu.x) ont – dans une symphonie que gustav mahler pourrait écrire – laissé une musique de fraternité résonnée dans / à l’infini. Nous nous sommes senti(e)s chez nous et avec les nôtres.

À un moment il a fallu revenir sur cette planète qui mime si chimériquement ou frauduleusement la terre-mère. Parce que voilà il faut bien, à un moment comme à un autre, revenir sur terre. Même si elle n’est plus (vraiment) terre. Avant, nous avons observé cette bulle bleue suspendue dans le vide qui n’est jamais rien. Nous avons vu et entendu les terrien.ne.s (qui s’en auto-proclament) agir parler comme des habitants d’une autre planète – pas encore découverte par les terrien.ne.s, nous avons rendu hommage aux mort.e.s qu’ils enterraient dans le néant ou tout ce qui est afférent – à l’instar de la non-vie (de l’existant). Nous avons remarqué des étincelles, éclairs, rares, dans leur anonymat, passant(e)s, irrésistibles, et nous avons souri : pourquoi pas ? Toi + moi avons fait le voyage interminable périlleux difficile extensif que celui des utopistes et autres idéalistes, quittant un étendard pour des étincelles, des éclairs, d’espoir, d’espérance. Nous avons touché terre. Pas la planète des autres, terrien.ne.s convaincues, mais la terre-mère-ciel. La nôtre. Et nous y a.p.portons, chacun.e de nous, humblement, modestement, star trekers d’un autre temps restant tout de même des explorateurs d’ici infini et son au-delà, un peu de terre – étoile bleue. Toi + moi, ce soir, cette nuit, ce moment nocturne avec ses instants en toute sorte de réverbères éclairant nos rues en sonorités couleurs rythmes tempos indicibles mais à la fois d’une substantielle essentielle beauté, nous avons la lumière de la lune en projet (passante, anonyme, en première ligne, en arrière-fond / plan, mais surtout en etc.). Celle qui dit : voici la terre-mère-ciel. Que certain.e.s traduiraient sans doute par un : afterdark. Un peu comme ce moment qui toi + moi nous a poussé a quitté terre pour ciel.. La lune

by dave

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