..Parce que c’est : « (facteur.s) woOw »

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dave by ludewic

[en écriture-exploration-réflexion]

by dave

perspectives en harmonie

Milton glaser (que l’on ne présente plus) a une fois eu cet éclair (de génie) : « There are three responses to a piece of design – yes, no, and WOW! Wow is the one to aim for. »

L’un de mes récents « Wow ! » est le contemporary japanese posters de gian carlo calza (avant de le parcourir, sa première de couverture m’a fait « woOw » – qui s’est étiré au cours de ma découvr’être extensive bien plus qu’expansive de ce qu’il me serait injuste de qualifier simplement de livre). Un autre des plus récents est le remarquable portraitiste nu assis banc (1954) d’agnès varda (rarement un portrait aussi authentique que génialissime de l’être ne m’aura fait prendre conscience à quel point le corps est beau et que j’en avais encore tellement à apprendre – moi féru de photographie – sur l’atteinte et le rendu de la substance plein d’esprit sous le regard). Et, en ayant comme fond sonore the block (hosté par l’ange.line tetteh-wayoe et quelques fois par le doublement – nuancé sourire – enrobant jj laborde), reclaimed (hosté par la voix jarrett martineau) et the strombo show (hosté par le – souvent au milieu du tumulte sonore entre vitamines c et b – murmure-souffle george stroumboulopoulos), quelques autres récents « woOw » : esperanza spalding sur scène comme au studio d’enregistrement voire dans ses clips vidéographiques (les sonorités, les sensations-couleurs et ses tonalités, les rythmes et vibrations, les présences d’une rare authenticité, et tout ce qu’il m’est compliqué d’exprimer parce que – en m’inspirant librement d’un propos de gilles mihalcean – le langage (et ses mots) n’arrive pas toujours à atteindre la juste forme expressive de l’expérience), la boîte (1989) de co hoedeman, les retournements et détournements de gilles mihalcean (même si je n’ai pas pu physiquement m’y rendre), la bd betty boob (précisément pour moi les à la fois ‘knock me down’ et ‘..’ informulable illustr-art-ions de julie rocheleau à partir du scénario étonnant de véro cazot – dont j’ai très hâte de dé-c-ouvrir Les petites distances il.lustré.es. par camille benyamina), les œuvres d’abdias ngateu (qui m’ont fait sourire et rire et qui ne cessent de me donner le sou.rire – autant par leur originalité d’ensemble, le raffinement particulier des traits, la finesse de l’approche, que par le regard (sa justesse sans parler de ses couleurs-sensations) m’invite(nt) à ne pas oublier certaines réalités demandant réflexions-solutions), la anna fedorova interprétant le concerto numéro three (arbresque) de rachmaninov (merci à dame mélissa pour la suggestion [dame m[i]élissa = qu’il faudrait lire : Maîtrelissa – dont le verbe marche à la rythmique c, quelques fois l, souvent à la fois loin d’un et dans un souffle r]), pawky et rascality de la dorothy ashby dans un exquis « minor groove ».

En toute symphonie (et comme l’autre peut-être le dirait dans un élan poétique : une symphonie est le contraire « des langues de pierres pour faire nos prières » mais l’« hospitalière politesse de l’amour », cet autre finirait son élan dans un soupir-lune : « les étoiles ne voient pas les murs gris du ciel »). En toute symphonie donc

« woOw » en vrac : mohamed sghaïer ouled ahmed, dhafer youssef, daniel popper (human + nature), leave nothing (du toujours très testostéronéen michael mann), le rule yourself avec michael phelps, le sur-prenant makeba de jain, aube (dawn) (1983) de farid belkahia, breaking news – the profit corner (2015) de mario macilau, le going home marabastad-waterval bus 8 45 p.m. – 45 minutes to the terminal (1984) de david goldblatt, double masques (double masks) (2015) de romuald hazoumè, girl with skipping rope (2019) de robin rhode, glowing tee pee sunset, c. 21st c. de dustin lyon, inji efflatoun (1957), insholongwane (2020) de zanele muholi, le kajikazawa in kai province du (out-of-this-world) hokusai, right now! (2015) de mary sibande, le si transparent territory 1 (2016) de gerhard marx, stretching (2016) de roger ballen, le judicieux untitled (1982) de jerry uelsmann, anouar brahem, l’umm kulthum dont la respiration (impossiblement possible) m’a -mené à l’à-vie, la vibrante inqualifiable native american traditional lakota music, l’époustouflant vent de vie qu’est l’aboriginal didgeridoo (sans doute convient-il de dire : yidaki, mooloo, djubini, ganbag, gamalag, mago, maluk, yirago, yiraki, etc., c’est respectueusement possible), le voyage jorge reyes prehispanico (2.002) dans les moments-vie d’un temps avançant aux rythmes des percussions-sonorités en conversation avec le perceptible et l’imperceptible (les moments-vie d’un temps-ouroboros qui passe pour mieux revenir à un nécessaire essentiel – le voyage jorge reyes on n’en fait plus souvent des comme ça), le field of flowers (1910) de l’imprésentable egon schiele, les si immersivement vibrantophoniques « icônes de seicento » de la triplement exceptionnelle christina pluhar (et l’arpeggiata d’un talent pluriel et d’une beauté aussi individuelle que d’ensemble conjuguée si harmonieusement qu’il m’est difficile de la dire comme il faudrait) et de la voix-ciel ja-rous-sky (un peu beaucoup philippienne [puisque cela laisse des traces]) qui élève l’esprit (vers un je-ne-sais-quoi tout en restant si profondément humaine – c’est-à-dire dans sa proposition : incarnée – avec toutes les sublimations, les opéra-(isa)tions, les oratorio-sitions, les appropriations interprétatives, les imperfections et autres [authenticités] attendues), l’aria gulda [selon comme on l’écoute-lit-voit-sent] ou le gulda (toujours autant vie-vant que vie-vent – tel qu’il serait peut-être approprié de l’expérimenter) incarnant génialement l’esprit du mozartien rondo 3rd mvmt.(- « concerto n. 20 in d, Kk466 »), la rencontre (saisie par le plume grynyuk) go(u)ld & gulda (le récit singulier de voyage[s]échange[s]-partage[s] de monde.s dans ce lieu commun qu’est l’excentricité [de toute liberté]), l’extra-ordinaire photo d’emily gan i.l.lustrant les « jeux du crépuscule » d’ariane boulet (dont j’ai hâte de dé-c-ouvrir l’univers), les nom de dios [compliqué pour moi de le formuler adéquatement autrement en une langue d’émerveillement plus incarné – incarné dans son sens d’expérience authentique] « covers by takeo takei for the legendary illustrated magazine kodomo no kuni (« children’s land« ), 1922–33 », et ..

..ma dominicale (inhabituelle et cyclique) promenade-moment urbaine a eu pour un instant-oasis : la librairie limasson (m’a fait petit grand indispensable-nécessaire [beau] bien). Précisément sa vitrine (en dehors des canons ou hors-canon) : un peu lune – selon ma subjectivité expérientielle (si j’ose ou me le permettre) – par rapport à l’ici urbain. Et rarement [de mémoire] une vitrine de librairie [ne] m’a donné [autant] le lire-rire et lire-sourire = c’est-à-dire [entre autres] absolument pasennuyeuse ou endormante ou somnambulismisante ou déjà-vu-tisante – du tout. En même temps que (qu’) offert par le lire-voir [et autres sentir ressentir vibrer rythmer colorer sensorialité-iser sensationner etc.] l’opportunité de m’interroger [ou me pousser à l’interrogation d’un tas de chosesobjets – voire du sujet d’actualité que nous sommes toutes et tous], donc d’avoir la curiosité d’explorer cette lune [une telle] librairie – ce que je n’ai pas fait mais je compte bien le faire durant ma prochaine promenade urbaine)..

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..et ma rue (située dans un lieu de pauvreté – une portion déterminée d’une ville-mondes aux étonnantes intersections, de mixité du divers, aux croisements de toutes les aventures humaines), ma rue (chaque fois) me fait « woOw », j’ignore qui en est l’auteur.e (ou peut-être serait-ce tout ce qui y laisse une trace singulière, silhouettes ombres aventuriers aventurières, urbanoïdes, extra-ordinaires, conteur.e.s de leur expérience sans souvent prononcer de mots ou très souvent en prononçant les seuls mots qui vaillent = ceux taiseux d’une présence évanescente). Ma rue : des scénarios raturés ou révisés, des scripts de soi bien plus que ceux de quelque structure intangible, des récits remaniés à l’encre de l’ordinaire, des autant et à peu près et des mêmes, des surgissements (faussement) de nulle part disparaissant vers quelque part, des objets perdus égarés abandonnés ou en réalité justement à l’endroit et tenant leur rôle voire remplissant leur fonction. Ma rue : les vrombissements (quelques fois vomissements) des moteurs (ré-acteur.e.s) de toutes les tailles et âges qui bruissent de fureur urbaine et dont les rapides finissent toujours en perte de vitesse (ou dans le brou.ah.ha de ce qui passe sans que l’on prête attention au passage – tonique-truant, même quand il repasse tel un déjà-vu insistant on se pose simplement la question de savoir s’il ne s’est pas oublié dans sa routine (sa discipline, sa monotonie) ou après quoi se déjà-vu-tise t’il, ou.. la question reste (comme ma rue) ouverte .. Ma rue : que d’histoires en « woOw »..

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Je doute que l’intention de toutes ces créativités fusse la poursuite (comme but à atteindre) de l’effet « WOW! » – mais je puis me tromper. Je crois qu’elles ont essayé (essaient sans doute, essayeront peut-être) de faire de leur mieux (pour nous proposer des réalités / sens / significations / esthétisations / formalisations / matérialisations / etc.) avec tout ce que leur talent leur offrait (offre, offrira), leur vision du réel (qu’il soit passé, présent, avenir – à venir comme ressenti / préconception de ce qu’il advient –  posé et partagé de manière presque intuitive ou découlant d’intuition.s) et il n’est pas impossible qu’elles ne cessent d’essayer (pour notre plus grand bien).

De mon point de vue, le « WOW» glaserien (poursuivi et atteint) dont il est question n’est (évidemment) pas celui d’ironie / de sarcasme (ou de consternation), mais celui qui laisse gueule ouverte (au propre et / ou au figuré) dans son sens le plus « kick (my) ass ». Ou pour le formuler / exprimer autrement : celui (en premier lieu / avant tout) d’un – éclat / état d’ – étonnement.

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delta écoute(r) (version progressivité_3.1) – by dave

Étonnement dans son sens commun (bien entendu) = commotion d’une certaine violence (en proposition esthétisée / formalisée d’un être qui peut être une idée un imaginaire ou quelque chose de la sorte). Commotion (merci antidote) = secousse, perturbation, choc, etc. Violence = une (très grande) intensité (psychique, symbolique, somatique, esthétique etc.) dont l’apparition brutale (parce qu’il ne nous y prépare – il est soudain, il n’est pas introductif de délicatesse) nous ébranle (car à la fois nous extirpe de notre espèce de confort ou de notre routine / quotidienneté prédictive et de ce fait nous invite à l’extension intégrative de réalités autres). De l’étonnement comme une surprise donc, un évènement sortant de l’or-dinaire, un événement (du) surprenant, qui nous laisse d’abord un peu (beaucoup) ahuri.e.s.

Étonnement dans son sens (un brin) philosophique : « L’étonnement est cette capacité qu’il y a à s’interroger sur une évidence aveuglante, c’est-à-dire qui nous empêche de voir et de comprendre le monde le plus immédiat. » Le « Wow ! » est ainsi à la fois un aveu d’aveuglement (« je n’ai pas vu ») et une interrogation des évidences quasi aveuglantes auxquelles nous sommes accoutumé.e.s et dont l’un des premiers effets (celui de cette interrogation des évidences quasi aveuglantes = des aveu.x.-glance.s) est celui de nous faire revoir et re-comprendre le monde (immédiat ou de nous le rendre plus proche). « Où il y a étonnement, il y a désir d’expérience » dixit john dewey.

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Nous nous étonnons, parce que nous désirons l’être – nous nous rendons disponibles / ouvert.e.s à cette expérience, nous sommes dans un état de non-indifférence, en nous étonnant nous exprimons : une insatisfaction, une quête, et un besoin. Une insatisfaction (par rapport à un état de l’être ou d’être) qui nous fait prendre conscience d’un besoin qui lui nous met en quête de sa satisfaction. Une satisfaction qui s’entend comme bienêtre (= l’état réalisé de satisfaction de l’être par rapport à un vouloir-être), et quelques fois une satisfaction qui se comprend comme mieuxêtre (= l’état réalisé de satisfaction de l’être par rapport à un pouvoirêtre et savoir-être).

Nous nous étonnons (le WOW!) parce que nous désirons (presque irrépressiblement) être étonné.e.s, nous ressentons le besoin d’être étonné.e.s, ce qui exprime une insatisfaction de l’être (sujet) et d’être (existentiel, situationnel, contextuel, etc.), et nous nous mettons en quête de cette réalisation de satisfaction (ou en quête de satisfaction). Lorsque cette quête est atteinte en dans un objet (ou un objet rattaché à un sujet – par exemple la beauté d’une personne ou d’une production artistique ou les deux à la fois) nous nous rendons (temporairement) indisponibles à d’autres expériences de la sorte. Cette (mise en) indisponibilité ne signifie pas que nous cessons de remarquer toute (autre) forme (ou manifestation) d’objet (ici en restant dans l’exemple de la beauté) en quelque être (ou en un être autre – ici une personne), elle signifie que nous nous (en) n’étonnons ou n’émerveillons pas (plus). Aussi longtemps que nous restons dans cet état réalisé de satisfaction (de bien-être : notre vouloir-être est réalisé – dans un sens peut-être glaserien on dira que l’on est dans le yes et non dans le WOW!), nous n’aspirons plus à autre chose en termes d’expérience de l’étonnement ou de l’émerveillement (sans toutefois être peu ou non réceptifs réceptives au plaisir et à l’agréable d’autres formes et manifestations de la beauté). L’état réalisé de satisfaction ne construit pas ainsi nécessairement du blasement (= réduction de l’intérêt ou attention porté.e à quelque être qu’elle soit provoquée par la répétition de l’expérience déjà-vu ou déjà-vécu, qu’elle soit causée par une certaine saturation de présence, qu’elle soit introduite par une certaine lassitude d’existence (ou d’existant), qu’elle soit suscitée par une certaine attitude désabusée, etc.), il ne neutralise pas (ou n’annihile pas) nécessairement l’enthousiasme (ou l’excitation, la stimulation, la vivacité ou le vif, la sensation) : ce qu’il fait c’est qu’il nous fait prendre conscience d’un non-besoin (désir ou besoin-désir) d’une quête de satisfaction – c’est-à-dire ici précisément d’un non-besoin (désir ou besoin-désir) d’expérience de l’émerveillement ou de l’étonnement.

En ce sens, dans cet aspect particulier, cet état réalisé de satisfaction nous retire du besoin (ou du désir, du besoin-désir) ou nous place à distance de celui-ci, en même temps qu’il nous place dans un confort et dans une sorte de réalité de l’évidence dont l’accoutumance construit un certain aveuglement (du monde, de.s monde.s, de l’être, des êtres, etc.) Le bien-être (cette condition basique [voire impérative] de l’être) réalisé a dès lors pour effet un certain conservatisme, un certain statu quo, une certaine prévisibilité-prédictivité-prédicabilité d’être et de l’être (dont nous avons – à un certain point – toutes et tous besoin parce qu’elle nous sécurise), une certaine routine (dont nous avons – à un certain point – toutes et tous besoin parce qu’elle préserve les repères sans lesquels nous serions possiblement désorienté.e.s ou peu discipliné.e.s voire en apparence peu structuré.e.s, etc.), un certain sentiment d’appartenance (dont nous avons – à un certain point – toutes et tous besoin parce qu’il offre avant tout un lieu de reconnaissance – un lieu commun), etc.

Etc. simplement en étant plus extensif (donc inclusif d’autres conceptions ré-conciliées ou rapprochées du bien-être et du « WOW ! »), en adoptant une perspective psycho-éducatrice, il est également possible (ayant l’intention de complémentarité) de comprendre la relation entretenue entre le bien-être et le « WOW ! » en identifiant le lien qui les entre-tient – c’est-à-dire : le bonheur (ou la quête d’un certain bonheur). Avec ce regard psychologique (que l’on rencontre de plus en plus de nos jours dans l’élaboration des politiques de l’éducation aux fins d’un sain développement conjoint de l’enfant et du parent – tout en outillant les éducatrices et éducateurs), les moments dit « WOW ! » sont constitutifs du bonheur (d’être et de l’être) – ou toute idée-conception similaire (acceptée subjectivement ou en partage), ces moments-là sont de plus en plus encouragés (surtout dans certains contextes contemporains de stress quasi permanent – en partie construit par l’adoption et la généralisation [et la tendance à la naturalisation] d’un mode d’existence de la mise sous pression [utilité, fonctionnel, re-présentation, etc.], de la vitesse, la performance [efficacité, résultat, etc.], la productivité, etc. avec les conséquences pluri-multi-dimensionnelles sur la vulnérabilité de l’être (et d’être) que l’on commence dans de tels contextes à comprendre ou à re-voir ou à ne plus ignorer).

Concevoir « moments WOW ! » et bien-être (en intégrant le lien qu’est le bonheur) c’est : avant tout visualiser, écouter, verbaliser. Visualiser (une destination, une idée-conception de destination) qui ouvre l’écoute (de soi – par exemple son corps ses émotions sa condition sa situation son contexte sa réflexivité etc., de l’autre que soi qui peut être un individu un environnement ou toute forme de présence à relative distance), cette écoute (empathique de soi, de l’altérité, environnementale) pousse à la verbalisation (de tout ce qui en est le sujet et / ou l’objet). La visualisation (= rendre visible, faire apparaître, se représenter ou essayer de s’imaginer quelque être) permet (par la projection qu’elle sous-entend) de penser les changements souhaités (ou adéquats) en s’interrogeant sur le pour-quoi et en-quoi ils seront d’une contribution positive (à l’amélioration d’être et de l’être). L’écoute (qui ne signifie pas seulement entendre, percevoir, prêter ou tendre l’oreille comme une réception de présence ou d’existence ou du sens, mais qui signifie compréhension = ici captation + rétention [capter implique dans ce propos au-delà de la réception : le fait d’y consacrer l’attention nécessaire ; tandis que la rétention dit une action de retenir par un double mécanisme d’interprétation et d’inscription – quelque ce soit le support matériel ou immatériel tant qu’il puisse remplir la fonction de rappel, de mémoire, etc.]) L’écoute, c’est ainsi la compréhension réelle (= ce qui compose la réalité) ou véritable (= ce qui est le plus proche de l’authenticité), celle qu’il est difficile d’oublier (elle laisse des traces qui peuvent se voir comme des balises de l’agir). Écouter (indifféremment du moyen utilisé), c’est retenir. La verbalisation = ici action d’exprimer ou d’expliquer – en s’appuyant sur le langage (en partage, susceptible d’être adéquat ou proche d’une authenticité, etc.) – des phénomènes qui peuvent se manifester en soi ou en l’autre que soi ou en une présence-existence (verbaliser : consiste entre autres à mettre des mots appropriés, à trouver les mots appropriés qui peuvent prendre diverses formes ; verbaliser ne se réduit ainsi pas à la prise de parole ou à parler, il implique communiquer à partir d’une diversité de formes ou de symboles, etc.) Concevoir « moments WOW ! » et bien-être (en intégrant le lien qu’est le bonheur) c’est : visualiser, écouter, verbaliser.

À partir de ce concevoir, dans les contextes contemporains mentionnés, des politiques d’éducation avec des suggestions de solution (pour l’enfant et le parent, mais aussi pour l’éducatrice et l’éducateur) sont élaborées comme celles de : prendre du « temps de qualité », prendre le temps de « respirer », prendre le temps d’introspection de rétrospection et de projection d’à-venir, être en disposition d’ « adopter un dialogue interne [et externe] positif » et de « déprogrammer ses pensées limitantes négatives », trouver (maintenir, renforcer, enrichir) l’équilibre (en référence au fameux « cercle des sphères » – vie privée, professionnelle, etc.), trouver ou identifier les « hormones du bonheur » – c’est-à-dire « la qualité des rapports sociaux » (les relations dites « vitamines » en opposition de celles dites « toxiques »), être en disposition d’appréciation des petites choses dites « simples » (voir petit et simple) à l’instar du sourire ou paysage ou compliment(s) ou aide(s) reçue(s) (etc.), cultiver la gratitude, se poser les questions (si primaires mais si essentielles) qui sont les « ai-je fait de mon mieux avec les moyens en ma disposition » et si non « pourquoi et comment faire mieux », adopter ou trouver une phrase (comme credo = ensemble résumant des principes sur lesquels on construit et se construit) ancrée et incarnée, etc. Pour ma part, en m’inscrivant dans ce concevoir, après en avoir changé plusieurs depuis mon enfance et mon adolescence, j’ai adopté (il y a plus d’une décennie déjà) une phrase comme credo : « Impossible is nothing, just do it » – dixit puma » (et je tiens à souligner [pour offrir une grille de lecture appropriée] que l’enfant et l’ado que j’étais a toujours été fasciné [au point d’en faire un objet de curiosité-étude] par les slogans de marque comme ceux du « Sans maîtrise, la puissance n’est rien » ou du mémorable « Think different »).

« Impossible is nothing, just do it » – dixit puma ». Phrase éventuellement ambiguë ou obscure pour autre que soi, mais d’une limpidité cristalline pour soi. Il y a là une visualisation, une écoute, une verbalisation. Un besoin, un désir, un besoin-désir de « woOw ». Une politique d’éducation appliquée à soi.

À partir de ce concevoir et de ses suggestions de solution, en revenant au yes du bien-être et au « WOW ! » de l’émerveillement ou de l’étonnement, l’émerveillement compris comme « inspirer la plus grande admiration à, surprendre vivement, s’étonner agréablement de » exprime en soi une présence interprétée qui renvoie à une disponibilité de l’être. Cette disponibilité (qui dit un désir et besoin de s’émerveiller) rend possible la captation et la rétention du surprenant (ce qui sort du confort) = donc un investissement (cognitif, affectif, etc.) dans lequel se forme et font sens les notions d’agréabilité (de plaisir, etc.)

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S’émerveiller en ce sens est [relativement] étranger à l’éblouissement. Être ébloui.e (éblouir = déranger la vue par un vif éclat) exprime un état (ou situation) d’aveuglement qui peut ne pas être surprenant ou une surprise, et même quand il serait surprenant ou surprise – dans le sens d’inattendu – il n’en reste pas moins un aveuglement (= dans tous ses sens acceptés ou reconnus). Exemple : je ne m’attendais pas à être ébloui par les phares d’une voiture ou par le surgissement (quasi rugissement) d’une belle personne qui est en effet éblouissante, je suis aveuglé par cet éclat de lumière provenant de la voiture autant que de la belle personne, mais pas émerveillé (= que je sois à la fois inspiré d’une grande admiration ou surpris vivement [vivement = d’une manière intense, importante, profonde, engagée, etc.]) L’éblouissement est une expérience de passivité, l’émerveillement est une expérience active (= d’engagement).

L’éblouissement est une expérience dans laquelle on peut ne pas être réellement investi.e.s parce que relativement dans une certaine passivité [de toutes sortes] – en restant dans l’exemple, les lumières provenant de la voiture et de la belle personne bien qu’inattendues m’ont relativement laissé dans un état cognitif psychologique etc. passif – parce que [entre autres] relevant d’une certaine banalité-normalité au-delà de l’inattendu (ou parce que je n’étais pas disponible à m’investir dans cet inattendu pour plusieurs raisons).

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De mon point de vue, le « WOW! » glaserien (poursuivi et atteint) dont il est question n’est (évidemment) pas celui d’ironie / de sarcasme (ou de consternation), mais celui qui laisse gueule ouverte (au propre et / ou au figuré) dans son sens le plus « kick (my) ass ». Ou pour le formuler / exprimer autrement : celui (en premier lieu / avant tout) d’un – éclat / état d’ – étonnement.

Étonnement dans son sens commun (bien entendu) = commotion d’une certaine violence (en proposition esthétisée / formalisée d’un être qui peut être une idée un imaginaire ou quelque chose de la sorte). Commotion (merci antidote) = secousse, perturbation, choc, etc. Violence = une (très grande) intensité (psychique, symbolique, somatique, esthétique etc.) dont l’apparition brutale (parce qu’il ne nous y prépare – il est soudain, il n’est pas introductif de délicatesse) nous ébranle (car à la fois nous extirpe de notre espèce de confort ou de notre routine / quotidienneté prédictive et de ce fait nous invite à l’extension intégrative de réalités autres). De l’étonnement comme une surprise donc, un évènement sortant de l’or-dinaire, un événement (du) surprenant, qui nous laisse d’abord un peu (beaucoup) ahuri.e.s.

Étonnement dans son sens (un brin) philosophique : « L’étonnement est cette capacité qu’il y a à s’interroger sur une évidence aveuglante, c’est-à-dire qui nous empêche de voir et de comprendre le monde le plus immédiat. » Le « WOW! » est ainsi à la fois un aveu d’aveuglement (« je n’ai pas vu ») et une interrogation des évidences quasi aveuglantes auxquelles nous sommes accoutumé.e.s et dont l’un des premiers effets (celui de cette interrogation des évidences quasi aveuglantes = des aveu.x.-glance.s) est celui de nous faire re-voir et re-comprendre le monde (immédiat ou de nous le rendre plus proche). « Où il y a étonnement, il y a désir d’expérience » dixit john dewey.

En ce sens de désinvestissement, l’éblouissement comme impact (au propre et au figuré = choc, violence du choc, violence de la présence-choc de l’être-événementiel) est soudain et réductible à une certaine éphémérité (presque à une évanescence) de l’instant (dépourvu – contrairement à une autre considération qu’est l’instant d’éternité – de rétention [= d’inscription mémorielle – donc durable – en significations pour soi]). Toujours dans cette suite ou cette perspective, l’éblouissement-impact va difficilement au-delà de l’instant-événementiel (c’est-à-dire du choc ou de l’entrechoc, de la rencontre inattendue, du lieu et de la situation voire du contexte de son surgissement, etc.), et lorsque l’on parle de conséquence ou de répercussion d’un instant-événementiel (l’action y étant – naturellement- inscrite) on exprime en réalité (dans un sens extensif et incarné) un effet (= un fait transformateur ou une cause transformationnelle, fait modifiant substantiellement la normalité-banalité ou une situation d’être-de l’être) de présence (retenue = d’inscription durable mémorielle), et comprendre cette réalité implique prendre conscience que l’effet provient moins du choc (ou de l’être-événementiel dans son éphémérité voire son évanescence, de l’expérience violente d’un instant-événementiel [éphémère] ou de l’expérience d’une présence violente dans un instant [évanescent] particulier, etc.) que d’une expérience active (de soi). L’impact ne dit peu de chose que le choc (l’être-événementiel, l’instant-événementiel, la présence d’être-de l’être), l’effet dit une rétention [qui dans une approche organique-psychique de l’être peut être vue telle une absorption] (du choc : de l’être-événementiel, de l’instant-événementiel, la présence d’être-de l’être) qui lui pousse (ou invite) à l’interrogation et à la compréhension (non seulement du monde immédiat mais surtout) de soi. Ou se pose déjà en soi en tant qu’interrogation et compréhension de l’être et d’être. L’effet transforme ainsi l’(éphémérité-évanescence) instant-événementiel en un instant-d’éternité. L’effet ébranle, étonne, émerveille, il n’éblouit pas.

De la sorte, woOw = (un effet d’) étonnement [+ émerveillement].

L’effet d’ensemble (et il serait possible de voir que l’impact d’ensemble exprime une problématique de violence [précisément : celle du choc] et [de risque] de désintégration – [sans doute à résoudre] – du commun).

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Delta besoins vitaux (version Mieux-être_1.0) – by dave

S’émerveiller : c’est s’investir en tant qu’être (donc être disponible à : cela) [et s’investir a pour source un état d’insatisfaction] – et c’est seulement en ce sens que le surprenant ou la surprise prend un véritable sens.

Le woOw traduit non pas un inconfort (= mal-aise) mais une sortie d’un certain confort d’être et de l’être (ou pourrait-on dire d’une prise de conscience d’un certain confort et donc d’une insatisfaction par rapport à ce confort), il exprime un état réalisé du pouvoir-être et du savoir-être (à la fois de l’objet et du sujet qui en fait l’expérience en termes de vécu et d’aspiration notamment), il manifeste d’une progressivité.

Dans une perspective incarnée ou ancrée dans l’être humain, le woOw comme manifestation d’une progressivité, c’est aussi dans ce moment particulier une question-être humain. Un(e) penseur(e) ou un(e) artiste, ou les deux ensemble en trait d’union voire encore plus (sainement) proches, vieille et ouverte question qui a connu (connaît et connaîtra) ses vagues et tempêtes (ou caniculaires voire incendiaires) propositions (plus ou moins modestes, humbles, péremptoires, mais toujours certaines – indéniablement). Une progressivité-proposition dirait sans doute (en reprenant librement le romain rolland dont l’esprit du propos me ferait penser à ma mère qui l’aurait au motproche chanté déclamé clamé clairement proprement minimalistiquement ainsi) : être humain, c’est cet être commun penseur(e)-artiste [pour dire artistique] « qui serait heureux de ne pas penser et de ne pas exprimer ce qui lui est mis dans l’âme, mais qui ne peut se dispenser de le faire, car il y est entraîné par deux forces invincibles : son besoin intérieur et son amour des hommes. » Entre pouvoir-être et savoir-être, les deux à la fois, ensemble et proches, un état réalisé en termes de vécu et d’aspiration, besoin et désir (ou besoin-désir), entre un certain confort et une insatisfaction par rapport à ce confort. Bref, une quête de progressivité.

Cet aspect progressivité du woOw

[suite à venir]

by dave
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