Pour un langage (inclusif) du XXIe siècle

by dave

L’american psychological association avance (se propose d’avancer) sur le chemin du mieux (de l’être) ou emprunte ce chemin de l’être dont la destination est l’être-avec – en mieux, elle adopte un langage inclusif (en langue anglaise). Précisément, l’institution établit des « Inclusive Language Guidelines ». Tel que le présente Maysa Akbar, PhD, ABPP (Chief Diversity Officer) :

« For the first time, APA is systematically and institutionally examining, acknowledging, and charting a path forward to address its role in racism and other forms of destructive social hierarchies including, but not limited to, sexism, ableism, ageism, heterosexism, classism, and religious bigotry. The organization is assessing the harms and is committing to true change. This requires avoiding language that perpetuates harm or offense toward members of marginalized communities through our communications.

As we strive to further infuse principles of equity, diversity, and inclusion (EDI) into the fabric of society, those committed to effecting change must acknowledge language as a powerful tool that can draw us closer together or drive us further apart. Simply put, words matter. The words we use are key to creating psychologically safe, inclusive, respectful, and welcoming environments.

These guidelines aim to raise awareness, guide learning, and support the use of culturally sensitive terms and phrases that center the voices and perspectives of those who are often marginalized or stereotyped. They also explain the origins for problematic terms and phrases and offer suitable alternatives or more contemporary replacements. This document will be flexible and iterative in nature, continuing to evolve as new terminology emerges or current language becomes obsolete.

By embracing inclusive language and encouraging others to do the same, we firmly believe that we will not only communicate effectively with more people, but also better adapt to a diversifying society and globe. »

Un langage (= une manière propre de communiquer qui exprime avant tout – au-delà du système utilisé qui régit la communication – une pensée / sensibilité / vision de l’être).

Inclusif (= qui contient en soi / ou pour reprendre l’apa : « inclusion: an environment that offers affirmation, celebration, and appreciation of different approaches, styles, perspectives, and experiences, thus allowing all individuals to bring in their whole selves (and all their identities) and to demonstrate their strengths and capacity (APA, 2021b). »). Un langage inclusif = incarné.

Un langage inclusif donc (« Essential Meaning of inclusive : open to everyone : not limited to certain people / covering or including everything / including the stated limits and everything in between » – « Full Definition of inclusive : including everyone / especially : allowing and accommodating people who have historically been excluded (as because of their race, gender, sexuality, or ability » etc.)

Bien plus qu’une langue (= système de signes et autres constituant un outil de communication – « Essential Meaning of language : the system of words or signs that people use to express thoughts and feelings to each other / any one of the systems of human language that are used and understood by a particular group of people / words of a particular kind » – « Full Definition of language : the words, their pronunciation, and the methods of combining them used and understood by a community / a systematic means of communicating ideas or feelings by the use of conventionalized signs, sounds, gestures, or marks having understood meanings / the suggestion by objects, actions, or conditions of associated ideas or feelings » etc.)

Un langage inclusif, bien plus qu’une langue de l’inclusion (respectueuse) de l’être. Une langue de l’inclusion consolidant (= donner un caractère durable) par sa capacité (institutionnelle / organisationnelle) intégrative (en m’inspirant de son sens physiologique : la coordination des activités de plusieurs êtres qu’ils soient organiques, inorganiques etc. – coordination : agencement  / manière d’agencer / de faire cohérence – nécessaire à un fonctionnement harmonieux) et intégrationniste (définit ici – en tenant compte des interprétations critiques soulevées à juste titre par son usage / sa réalisation problématique à plusieurs égards – dans son sens socio-politique : une politique facilitant l’intégration qui s’entend et se comprend comme une action d’incorporer des éléments divers à en un ensemble de cohésion) l’espace de vitalité.

Une langue de l’inclusion consolidant par sa capacité (institutionnelle / organisationnelle) intégrative et intégrationniste l’espace de vitalité.

Une langue de l’inclusion qui permet, impulse, soutient, rend durable ou pérennise l’impérative cohésion du divers partageant un espace de vitalité. Cohésion = caractéristique d’un ensemble dont toutes les parties sont intimement / substantiellement liées. Cohésion qui peut se comprendre également (sans être particulièrement créatif / créative voire professionnel.le / expert.e / spécialiste en herméneutique) comme l’unité logique d’un ensemble d’idée.s de soi – une dimension essentielle à / de l’être-avec – qui assure le bien-être comme (clause) basique [= le vouloir-vivre ensemble] (du contrat social ou socio-politique) tout en garantissant le mieux-être (clause fondamentale) [= le pouvoir-vivre + le savoir-vivre ensemble]. Le mieux-être, bien plus que le bien—être, donne tout son sens véritable au contrat social ou socio-politique.

Une langue de l’inclusion et de cohésion de l’être qui réalise (= fait exister dans le sens de rendre tangible / manifeste / réel / effectif) un espace de réalités (= un espace de perspectives humaines sur le réel). Une langue qui réalise cet espace de réalités diverses de l’être-avec en termes : d’harmonie, de sécurité / sûreté de soi (= la promesse la garantie et l’expérience du respect de l’intégrité de soi – par exemple de l’intégrité psychologique de soi), d’environnement accueillant (hospitalier) – c’est-à-dire pour l’essentiel bienveillant (= une disposition favorable envers l’être).

Une langue qui prend soin (ici, dans ce contexte précis, prendre soin = actions / actes qui ont pour raison l’amélioration d’un état de santé – et de façon extensive [au-delà d’une préservation, d’une restauration, d’une réparation] des actions / actes qui ont pour raison l’amélioration d’un état d’être; de la sorte, prendre soin = mieux-être).

Une langue qui prend soin = incarnée. Incarnée, c’est-à-dire : qui s’ancre – que ce soit par la forme (l’extériorité, ce qui est en dehors de la conscience sans jamais lui être un lointain / un étranger, ce qui se manifeste comme perception des sens – apparition / expérimentation / traduction / interprétation) et / ou par le fond (l’intériorité) – dans l’être de vitalité (qu’il soit humain ou non-humain). En ce sens, d’ancrage dans l’être de vitalité (« These guidelines aim to raise awareness, guide learning, and support the use of culturally sensitive terms and phrases that center the voices and perspectives of those who are often marginalized or stereotyped. They also explain the origins for problematic terms and phrases and offer suitable alternatives or more contemporary replacements. »), incarnée = une langue de l’authenticité / d’authenticité (émanant d’une certaine vérité de soi – de l’être / d’être, au plus près d’une certaine vérité de soi – de l’être / d’être).

Une langue qui prend soin = incarnée. Incarnée, c’est-à-dire : qui s’ancre – que ce soit par la forme et / ou par le fond dans l’être de vitalité (qu’il soit humain ou non-humain).

incarnée = une langue de l’authenticité / d’authenticité (émanant d’une certaine vérité de soi – de l’être / d’être, au plus près d’une certaine vérité de soi – de l’être / d’être).

Une langue qui – comme l’autre le chanterait – « désarme les tempêtes », ou « désarme » : « The words we use are key to creating psychologically safe, inclusive, respectful, and welcoming environments. »

Une langue qui n’est pas pyromane d’environnement incendiaire ou qui ne collabore / participe / concourt pas à cette suffocation inhérente aux environnements en chaleur. Et bien entendu, environnements en chaleur, dans mon propos, il ne s’agit pas de désert chaud (sans exclusion des déserts froids et de tout ce qui combine les deux) ou – pour les interprètes créatifs créatives – de libido (humaine ou non) = une énergie ardente – quelques fois insatiable (presque nymphomane de tout genre, ce qui contrairement aux préjugés [défavorables] n’est pas toujours malsaine parce que entre autres cela contribue au bien-être – du soi) / (ressource) inépuisable (ou énergie renouvelable). Mais par environnements en chaleur il devrait s’interpréter (moins créativement) comme une excessive (= qui annihile par une sorte de puissance débridée voire déraisonnable la juste manifestation, expression, des choses ou de l’être) chaleur / énergie ardente qui fragilise / précarise / déséquilibre ou désharmonise un environnement.

Environnement, c’est-à-dire ici : un ensemble des éléments naturels culturels matériels immatériels symboliques moraux politiques sociaux organiques fonctionnels systémiques etc. qui composent l’espace de vitalité. L’espace de vitalité = ce qui est plein de vie.

En ce sens, une langue qui n’est pas indifférente à la préservation et l’amélioration de l’espace de vitalité (ou de tous ses espaces) : une langue contribuant à la durabilité environnementale.

Une langue d’allo (allocentrisme) – à la fois « salut » fraternel ou d’humaineté, « salut » – comme une communication (des consciences) que l’on établit, et qui (se) pose la question de savoir en cas d’absence (ou d’invisibilité, de non-réponse, etc.) de l’Autre : « où est mon frère / ma sœur ? »  / « où est mon Autre ? » Parce que cette langue (d’allo) se soucie. Une langue d’allo : « tu es  » / « tu es mon Autre ».

Âme ou sœur
Jumeau ou frère
De rien mais qui es-tu?
Tu es mon plus grand mystère
Mon seul lien contigu
Tu m’enrubannes et m’embryonnes
Et tu me gardes à vue
Tu es le seul animal de mon arche perdue
Tu ne parles qu’une langue, aucun mot déçu
Celle qui fait de toi mon autre
L’être reconnu
Il n’y a rien à comprendre
Et que passe l’intrus
Qui n’en pourra rien attendre
Car je suis seule à les entendre
Les silences et quand j’en tremble

(Lara Fabian & Maurane – « Tu Es Mon Autre » / Paroliers : Eric Vleminckx / Lara Fabian)

Une langue qui prend soin est ainsi d’abord une langue (d’allo) qui considère (= voir avec respect). Elle se soucie. Se soucier = accorder absolument de l’importance à l’être ou un certain être. Un souci (= en même temps l’importance accordée dans le moment à quelque être ou au faire / et la préoccupation pour ce qui pourrait advenir de l’être / aux effets ou conséquences du faire) qui peut dans les mots et autres expressions autant construites que signifiées porter une attention des plus particulières à la question « suis-je le gardien / la gardienne de mon frère / ma sœur ? »

Ou, simplement, un souci qui exprime le besoin-désir de veiller (= se préoccuper de) au respect et de surveillance (= observer avec attention les mots qui animent nourrissent développent structurent des comportements / attitudes problématiques) – et de faire preuve de vigilance (= maintenir un certain état d’éveil). Un souci (ici) qui ne se veut ainsi policier dans un environnement totalitarismiquement (ou tout état synonyme, synonyme d’état) d’ordre et de sécurité, mais un souci de dignité humaine (dans un environnement d’humaineté). Un souci expressif de ce besoin-désir.

Besoin car ressenti pensé vécu comme une nécessité, presque un impératif, qui ne saurait se saisir pleinement qu’en le rapprochant d’un désir (d’une désirabilité) d’être. Désir = souhaiter vivement (ce qui naturellement implique une prise de conscience – d’un état d’insatisfaction), ce souhait vivement (= d’une manière intense, importante, etc.) manifesté peut à partir de (selon / pour / dans) certaines réalités formuler (= exprimer avec clarté) un imperiosus. Désirabilité = le fait d’être désirable (désirable qualifiant ce qui peut être souhaité).

Une langue qui prend soin pour un langage du soin.

Le XXIe siècle même.

Le XXIe siècle qui institutionnellement revient à un fondamental ancien : le respect.

« The organization is assessing the harms and is committing to true change. » – le XXIe siècle en toute responsabilité même. D’autant plus que (par exemple dans un contexte de dissensus ou dissensuel, une situation tendue) le mot peut être explosif, explosion.

Le mot-explosif / le mot-explosion / le word-blast / le blast-word / le b word – déjà en soi problématique parce que « destruction » / « démolition » (etc.) – par son effet de souffle (dans une perspective traumatologique : blast injury) cause une variété de lésions (loin d’être bégnines) et de persistants troubles chez tout être qui y est soumis (directement ou indirectement). Et même, ce blast-word, toujours par son effet de souffle, peut causer de sévères lésions (persistantes) à une langue en tant qu’espace de vitalité, la fragiliser en tant qu’environnement.

« This requires avoiding language that perpetuates harm or offense toward members of marginalized communities through our communications. » – le XXIe siècle en toute politique (institutionnelle / organisationnelle) à l’image et à la hauteur de son temps.

Politique = « infuse principles of equity, diversity, and inclusion (EDI) into the fabric of society » = prendre soin du lien, c’est-à-dire une autre politique / ou la politique autrement.

Précisément, ou plus clairement, la politique = une pratique du pouvoir (pouvoir = capacité, possibilité, de) consistant à poser des actions / actes de gouvernance. Gouvernance = en tant qu’administration de l’être : organiser et gérer / s’occuper de et résoudre / maîtriser comme acquisition d’un savoir (compréhension de ce qui est / existence comme une donne ou une donnée) et son adéquate utilisation – connaître (le savoir en expérience / expérimentation des réalités [KNOWLEDGE applies to facts or ideas acquired by study, investigation, observation, or experience. – LEARNING applies to knowledge acquired especially through formal, often advanced, schooling])  – ou son usage approprié, contrôler ou vérifier, etc.) Une pratique qui conduit, dirige, mène, manie, supervise, évalue, etc., une pratique (= exercer une activité concrète et / ou une expérience acquise en exerçant cette activité) du gouvernail ou de contrôle du gouvernail (= la direction / l’orientation – directe / indirecte).

La politique = une pratique du pouvoir consistant à poser des actions / actes de gouvernance.

Gouvernance = en tant qu’administration de l’être : organiser et gérer / s’occuper de et résoudre / maîtriser comme acquisition d’un savoir et son adéquate utilisation – connaître – ou son usage approprié, contrôler ou vérifier, etc.

Une pratique qui conduit, dirige, mène, manie, supervise, évalue, etc., une pratique du gouvernail ou de contrôle du gouvernail.

La politique, à partir de ce regard et de cette approche, est une pratique du pouvoir qui serait difficilement compréhensible sans l’existence du lien (ce qui fait tenir – entre-tient – fondamentalement un ensemble d’éléments divers – par exemples : une convention, une conception / représentation / idée de soi / de l’être, un idéal de soi / de l’être, un horizon – comme intersection de visions se projetant dans un à-venir commun – ou des aspirations partagées, etc.) entretenu par des réalités (ici = des êtres matériels ou immatériels : des pouvoirs, des vouloirs, des consciences, etc.) en relation (de toutes sortes : par exemples de co-opération, de protection, de préservation, d’association, d’assimilation, de différentiation, de compétition, de hiérarchisation, d’égalitarisation, de subordination, de complémentarité, de solidarité, de servitude, de dépendance, de domination, etc.).

La politique est une pratique du pouvoir qui serait difficilement compréhensible sans l’existence du lien entretenu par des réalités en relation.

Il s’agit (de mon point de vue) moins (ou au-delà) d’une question d’éthique que d’une question en premier lieu de lien.

La question d’éthique me semble compliquée (sans doute pas pour d’autres) à poser sans poser (simultanément) celle des mœurs (comportements, manières d’agir / d’être, vertueux = qui a de la vertu, des qualités morales / vertu = disposition à faire le bien, disposition à accomplir certains actes moraux par un effort de la volonté) et de la morale (les deux étant conjointes voire constitutives de l’être – éthique).

Éthique = un code de conduite (sociale et politique) propre à quelque être de conscience – ce code de conduite est l’aboutissement d’un processus / cheminement in utero (qu’il soit effectué par l’être-particule, l’être-groupal, l’être-organisationnel ou institutionnel, etc.) qui intègre (intégrer = inclure pour faire contribuer à un ensemble, ce qui signifie élémentairement : admettre / accepter) une pluralité d’expériences / de principes / valeurs / représentations / idéaux dans un tout cohérent (= une logique d’ensemble et / ou un ensemble logique); il (autant que la vertu) ne tombe pas du ciel, il ne surgit seul de terre, il n’est pas une créature / création ex nihilo, il s’ancre dans l’intériorité (en rapport direct avec l’extériorité) de quelque être comme il en émerge.

Ce code de conduite est politique car il régit la pratique du pouvoir dès lors instituée. Il est social car il concerne la société (ou ce qui a trait à l’existence en communauté, en groupe, etc., à l’être-avec) et se destine à son bien-être. Par exemple : une éthique de transparence, de respect, d’inclusion, etc., valorise des mœurs (= incitent à leur adoption / perpétuation) considérées comme vertueuses (la clarté – l’accessibilité, l’honnêteté – la sincérité, la tolérance – l’acceptation / compréhension de la liberté d’être, la tempérance – le juste milieu, la bienfaisance – la générosité, etc.) Vue de la sorte, éthique = code de conduite (sociale et politique) découlant de fondements des mœurs [vertu] [bon / mauvais] et de la morale [bien / mal]).

Ou, simplement / précisément (comme j’ai la faiblesse de le penser) éthique = un code de conduite (sociale et politique) découlant de fondements moraux [bien / mal] à partir desquels des mœurs (être-agir d’une telle manière) sont valorisées [il est bon ou vertueux d’être-agir d’une telle manière]. Par exemple : être prostitué(e) ou non, ne pas se prostituer ou se prostituer – c’est bon (vertueux) parce que c’est bien (= conforme à la morale / un fondement moral).

La morale, simplement, ici : l’ensemble des normes (exprimant le bien et le mal) à respecter pour un comportement jugé bon (au-delà de soi comme particule fondamentale d’un tout) dans / pour la société (ou la communauté, le groupe, l’être-avec) – qui est ainsi validé comme bien. Le bon est adéquat, il convient, il est approprié (bien venu), il est acceptation (comment) et acceptabilité (pourquoi). Le bon est conforme, et (en m’inspirant librement de battelier) conforme = le (paradigme du) comment + le (paradigme du) pourquoi.

Le bon est – dans cette considération – une qualité (attribuée) ou une caractéristique reconnue (= un signe distinctif / trait particulier de l’être attitudinal, comportemental, de l’agir, de l’éprouvé, du vivre, du penser, du ressentir, etc.) valorisée (= mise en avant, soutenue comme désirabilité, présentée comme une normalité et / ou une idée d’être quasi idéale [certain.e.s diraient dépourvue de réalité objective, à quoi d’autres leur répondraient en interrogeant leur conception-acceptation de « réalité objective »] / une source inspirante d’être, etc.) toujours en s’appuyant sur une évaluation (= donner une appréciation, une valeur) – certain.e.s diraient sans détours : jugement – de conformité morale.

Le bon est – dans cette considération – une qualité (attribuée) ou une caractéristique valorisée toujours en s’appuyant sur une évaluation de conformité morale.

Être prostitué(e) ou non, se prostituer ou ne pas se prostituer, pourquoi il est bien (= moralement conforme / attendu) d’être-d’agir ainsi : soit parce que tu ne feras pas commerce de toi (etc.) (norme morale) (respect de soi – soi distinct de la chose, respect de l’intégrité, etc.), soit / ou parce que tu .. es libre / tu es .. une liberté (norme morale) (respect de la capacité de soi à disposer de lui-même, respect de son vouloir, etc.) Dans les deux cas, dans / pour la société, cela est sain, un bien-être. (« prostitute : person who engages in sex work » [en m’inspirant de l’apa] ou « prostitution : fait de prêter son corps aux désirs sexuels d’autrui contre rémunération et d’en faire métier; l’exercice de ce métier et le phénomène social qu’il représente » [en reprenant l’antidote]). Si cela est bien alors cela est bon.

De la sorte, c’est l’existence d’une conception du bien (la morale) qui définit ce qui est bon (le vertueux – qui ne s’autoproclame pas en tant que disposition, il est déterminé reconnu proclamé). En ce sens, que ce soit le soi comme particule fondamentale d’un tout (la personne par exemple) ou le soi comme un tout (la communauté par exemple), lorsque l’on parle de « bien-être » (social / socio-politique) on peut y voir une dimension morale d’une acceptation / conformité de l’être (d’une attente de conformité). Dimension = (ici) entendue non pas comme grandeur, taille, mesure, etc., mais l’identification d’un aspect de l’être. Ainsi, dans cette dimension morale du bien-être social / socio-politique, il est immoral – c’est-à-dire irrespectueux des normes morales établies – de « mal-être » ou « mal-être » est moralement peu conforme à un attendu d’être : « mal-être » est un inattendu, un inconvenant, un état réalisé d’insatisfaction, « mal-être » (dans / pour la société) n’est pas bon. Ce « mal-être » est de l’ordre du « mal-aise », de l’inconfort (= situation de malaise moral) qui peut conduire à l’expression sociale / socio-politique d’un mécontentement. Le « bien-être » s’entend dès lors comme l’état réalisé de satisfaction de l’être moral (évoluant dans les différents lieux du social / socio-politique – exemples de tels lieux : l’amitié qu’elle soit civique ou non, l’amour, la famille, l’école, le travail, le voisinage, etc.)

En dehors de cet aspect, en revenant à ce regard posé sur la politique, le bon (qu’il soit résultat / effet, processus / procédure, plaisir, agréabilité, jouissance, manifestation expression ou etc. d’équivalence) est conforme à un attendu d’être / d’agir (le bien) qui le façonne / le régule / le discipline / l’éduque ainsi que l’établit / l’instaure comme acceptabilité, désirabilité. Le bon n’est jamais bon tout seul, de lui-même; le bon n’est jamais naturellement bon, il n’est jamais le propre (= ici intrinsèque / constitutif) de l’être; il est un construit (et une qualification = attribution d’une qualité) – autant que le mauvais / le mal, le bien, etc..

Avant de poursuivre, il m’importe de clarifier un point afin de prévenir une association / résonnance avec la réflexion foucaldienne sur la discipline et la société punitive (ou autres réflexions semblables). Ce qui est conçu comme (le) bien éduque au bon (ce qui est conçu comme mal montre une déficience dans l’éducation au bon), il s’agit moins de discipliner que d’éduquer.

(situant mon propos dans la curiosi, c’est-à-dire en reprenant librement l’Autre [plus que poétique] : « C’est […] à la grandeur de sa curiosité pour les autres humains que l’on mesure la grandeur d’une civilisation et le grandeur d’un être humain. » En ce sens, ici, la curiosité est générosité, un don de soi, une action de générosité, un don de l’Autre, un don d’Humanité, elle n’est pas conquérante ou conquête (do-n-ner n’est jamais civilisateur ou un verbe d’action civilisatrice), elle est écoute(r) soi et Autre)

Éducation (dans son sens autochtone [il ne s’agit nullement ici de m’approprier ce sens mais de partir d’un existant qui correspond à l’idée précise que je me fais de l’éducation, il s’agit aussi de montrer qu’il n’y a en tant qu’idée / vision rien de nouveau – sous le soleil ou la lune, et qu’en s’intéressant à ce qui a existé il est possible de s’en inspirer pour ce mieux-être comme un besoin-désir contemporain, s’en inspirer aussi – de façon tout à fait transparente de ma part – pour rendre une certaine justice à ces visions de l’être historiquement méprisées ignorées combattues tues exclues infériorisées invisibilisées et toutes les horreurs relatives, il s’agit donc de tout ça et bien plus]) :

« L’éducation holistique nourrit le développement de la personne entière…et reconnaît l’interdépendance physique, intellectuelle, émotionnelle et spirituelle des êtres humains ».

En le formulant (subjectivement) autrement : une éducation à la conciliation, l’intégration, la cohésion, la cohérence, l’harmonisation des dimensions physique, intellectuelle, émotionnelle, spirituelle en l’être humain et de l’être humain. Une telle éducation est (donc) celle aux arts de la texture, à la polyvalence, à l’inter-dimensionnalités / inter-connaissances / inter-compétences / inter-apprentissages en mettant au cœur de sa démarche le sain développement de l’être humain (dans l’espace de vitalité ou – en étant en accord avec la conceptualisation autochtone – dans le cercle de la vie) et celui de l’espace de vitalité.

« Les Premières Nations, les Métis et les Inuits partagent une vision traditionnelle du monde centrée sur l’harmonie et l’équilibre avec la nature, avec autrui et avec soi-même. »  

On est ainsi loin des valeurs de performance, de productivité, de résultat, d’exclusion, etc. On est dans un questionnement central (maintenu ou toujours renouvelé) : pour-quoi (raison fondamentale laquelle exprime une vision de l’être, une vision de l’orientation, une idée de la destination envisagée, un horizon commun) et comment (pour-quoi et comment entretenant une relation de consubstantialité) on s’engage dans cet espace de vitalité (qui contient le.s monde.s, les cosmologies et cosmogonies, les univers ou pluri-multi-trans-vers ou toute autre appellation / dénomination / conceptualisation ou notion-concept = vivant-isme.s ou vivant-ologie.s ou vivant-ogonie.s ou vivant-omophormisme.s ou vivant-ostructuralisme.s ou vivant-désostructuralisme.s ou vivant-osystémisme.s ou vivant-institutionnalisme.s ou vivant-omodernisme.s ou vivant-omodernité.s, géocentrisme.s ou géocentralité.s, héliocentrisme.s ou héliocentralité.s  planét-aires-gnoséologie.s ou plan-éthérien-gloselogisme.s ou planétarien-isme.s – ou = pour faire simple : concentricalité.s / concentricalisme.s, lieu.x, topos-centralité.s / topos-centrisme.s, glocalité.s / glocalisme.s, échelle-isme.s ou échelonner-isme.s ou niveau.isme.s, petit-ologisme.s ou grand-ologosmie.s, collectivarisme.s  ou omphalosisme.s, bref : les présentations et re-presentations, les rationalités, – et etc. de non-exhaustivité); de ce questionnement, le caractère de l’être humain est pensé de même que toutes les valeurs (pratiques, cognitives, émotionnelles) qui lui sont rattachées.

On est dans un questionnement central (maintenu ou toujours renouvelé) : pour-quoi et comment on s’engage dans cet espace de vitalité; de ce questionnement, le caractère de l’être humain est pensé de même que toutes les valeurs (pratiques, cognitives, émotionnelles) qui lui sont rattachées.

« Les coutumes sociales, les économies, l’organisation politique et les croyances spirituelles des premiers peuples présentaient également une grande diversité. La taille des collectivités pouvait varier du regroupement familial centré sur la chasse, organisation sociale typique des peuples de l’Arctique, à la Confédération des Haudenosaunee (Iroquois). Peu importe la taille de la collectivité ou sa structure politique, l’organisation sociale des premiers peuples reposait sur la famille.

Le pouvoir des femmes était un élément déterminant de l’état de santé des collectivités. Les femmes étaient respectées parce qu’on les considérait comme les personnes qui portaient la vie et la nourrissaient. Leurs talents et leurs capacités étaient essentiels à l’existence de la collectivité.

Dans une société de chasseurs, si la chasse au gros gibier présentait des difficultés, la capacité des femmes à piéger de petits animaux ou à préparer et emmagasiner des vivres pour l’hiver pouvaient assurer la survie du groupe. Dans certaines sociétés (p. ex. les Haudenosaunee), ce sont les femmes qui choisissaient les leaders de la collectivité et déterminaient la ligne de conduite à adopter lors de conflits.

Alors que les coutumes différaient d’un premier peuple à l’autre, le respect entre hommes et femmes était un trait universel chez ces populations. Dans certaines sociétés, les tâches étaient clairement réparties selon le sexe – ainsi la chasse était la responsabilité des hommes. Dans les sociétés militaires, les jeunes hommes tenaient les rôles de guerriers et de gardiens de la paix. Dans d’autres sociétés, les rôles assignés en fonction du sexe étaient moins bien définis et certaines tâches pouvaient indistinctement y être accomplies par les hommes ou les femmes. L’éducation des enfants était une responsabilité partagée entre hommes et femmes.

Le système clanique est une caractéristique de vieille date de certaines sociétés. Il transcende le concept de nation distincte, et tous les membres d’un clan sont frères et sœurs. Bien que le clan ait joué et joue encore un rôle plus grand, il a aussi eu pour fonction de promouvoir la paix et l’harmonie parmi les nations. On ne fait pas la guerre à ses propres frères et sœurs.

En dépit de la multiplicité des traditions et des visions du monde parmi les premiers peuples, des points communs se dessinent. Ainsi, les lois qui gouvernaient leur existence étaient celles du Créateur et de la nature. Comme tout ce qui a été créé dans l’île de la Tortue, y compris la terre elle-même, était un cadeau sacré offert par le Créateur, personne ne pouvait posséder la terre sur laquelle il vivait. Plus exactement, les humains étaient des intendants qui avaient l’obligation de protéger la terre au nom des générations à venir. Ainsi, l’humanité n’avait pas pour rôle de régner sur la nature ou de la dominer. Dans la vision du monde des premiers peuples, la nature et toutes les choses qui en font partie, y compris les pierres, les étoiles et la terre elle-même, étaient fécondées par l’esprit et la vie. Tous les organismes vivants étaient liés par l’interdépendance. La nature fonctionnait selon des principes d’harmonie et d’équilibre. Par des rituels, des chants et « une bonne vie », les hommes et les femmes des premiers peuples maintenaient et renouvelaient leur lien avec tout ce qui était vivant et assuraient la continuité de leur vie en harmonie et en équilibre avec la nature, tant à l’échelle collective qu’individuelle. Qu’il s’agisse de sociétés de chasseurs-cueilleurs dont les territoires traditionnels recoupaient de vastes régions, de sociétés agraires sédentarisées ou de peuples qui tiraient leur subsistance de la pêche, les premiers peuples éprouvaient un attachement profond pour les territoires et les lieux qui étaient leur patrie.

Les premiers peuples formaient des nations autodéterminées qui respectaient le droit de chaque nation de vivre selon ses coutumes et ses traditions à l’intérieur de ses territoires. Ceci ne signifie pas que des conflits n’éclataient jamais, mais plutôt qu’aucun peuple ne cherchait à en soumettre un autre par la force.

En règle générale, l’exercice du leadership chez les premiers peuples n’était ni permanent ni absolu. Les décisions qui concernaient l’ensemble de la communauté étaient prises par consensus. La sagesse des aînés commandait le respect et le résultat de leurs délibérations comptait pour beaucoup dans toute décision touchant la communauté. Toute personne pouvait prendre la tête de la communauté afin de faire face à certaines situations, permettant ainsi aux leaders appropriés de manifester leurs talents et leurs capacités et de se montrer à la hauteur. Ainsi, en cas de conflit, une personne douée pour la guerre pouvait prendre temporairement la tête du groupe. De même, dans une société fondée sur la chasse, le meilleur chasseur pouvait assumer le leadership. Comme chaque personne était autonome, le rôle d’un leader n’était pas d’étendre son pouvoir personnel ou sa domination sur les autres membres du groupe, mais bien de maintenir l’harmonie et le bien-être au sein de celui-ci et d’en assurer la pérennité. »

« Stratégies d’acquisition (comprend l’évaluation à titre d’apprentissage) – Expliquez aux élèves que des chefs efficaces assument la responsabilité de leurs actes ainsi que les conséquences de leurs actes sur les personnes qui les entourent. Racontez aux élèves que les nations ont connu beaucoup de grands chefs. Parmi eux, le chef Sitting Bull. Il était considéré comme un grand chef, car toutes ses actions témoignaient de son sens des responsabilités envers sa nation. La citation suivante lui a été attribuée :

« Les guerriers ne sont pas ceux que vous considérez être des guerriers. Le guerrier n’est pas celui qui se bat, car personne n’a le droit de prendre une autre vie. Le guerrier, pour nous, est celui qui se sacrifie pour le bien des autres. Sa tâche consiste à s’occuper des personnes âgées, des personnes sans défense, des personnes qui ne peuvent pas subvenir à leurs besoins et surtout des enfants, l’avenir de l’humanité. » [traduction]

Effectuez des recherches sur la vie de Sitting Bull et ses réalisations. Divisez les élèves en groupes de cinq et demandez-leur de répondre aux questions suivantes :

Q Que veut dire Sitting Bull quand il décrit ce qu’est un vrai guerrier?

Q Que veut dire Sitting Bull quand il affirme que le guerrier, pour eux, est celui qui se sacrifie pour le bien des autres?

Q Pensez-vous que la définition de guerrier de Sitting Bull relève de la responsabilisation des chefs? »

« Antérieurement au contact, les Premières Nations et les Inuits de l’île de la Tortue pratiquaient une forme de justice qui s’était développée en s’intégrant naturellement à leur croyance en un style de vie holistique. Les aînés enseignaient par l’exemple que chaque membre de la communauté était responsable de sa propre conduite. Si une loi ou une règle de conduite était enfreinte, alors était également enfreinte l’obligation sacrée envers le Créateur et la communauté unissait ses efforts pour rétablir l’équilibre. La mauvaise conduite était rapidement signalée et, si elle persistait, la famille élargie pouvait être approchée afin qu’elle s’adresse à la personne concernée. L’humour pouvait être utilisé pour créer un nom qui rappellerait la nature de l’inconduite. Dans les circonstances d’une certaine gravité, la communauté se réunissait et formait un cercle de la parole qui donnait à chacun la même chance de se faire entendre et de se réconcilier avec la situation. Au besoin, des mesures étaient prises afin d’apaiser les inquiétudes qui avaient été soulevées. Les cas les plus graves pouvaient entraîner des peines aussi sévères que l’exil et la mort. »

« La spiritualité amérindienne est un trésor de sagesse. Elle invite à envisager toutes nos relations avec révérence : avec nous-mêmes, avec tous les vivants et la nature entière et avec le Grand Mystère. Elle propose le respect de la Terre qui nous a vus naître et continue de nous donner généreusement nourriture, beauté et paix; et du cosmos, source de sagesse, qui suscite l’émerveillement et nous enseigne l’humilité et l’interdépendance de tous les êtres. Dans ce cercle sacré, les notions d’égalité, de mutualité et de respect sont fondamentales. »

« Le cercle des influences / cercle de la vie – Le cercle symbolise et représente plusieurs cycles naturels. Certains peuples autochtones croient que le pouvoir de l’univers fonctionne selon le cercle, par exemple, la forme de la planète, du soleil, de la lune, des mouvements du vent, des nids d’oiseaux, etc. Dans d’autres communautés, le cercle représente l’équité, où tous les membres se retrouvent dans une position égale, et il n’y a aucune position élevée ni dominante. »

« La famille élargie – Ce concept culturel inclut non seulement la famille humaine mais tout être vivant. La planète est appelée la Terre-Mère, et tous les objets naturels, animés et non animés (par exemple les roches) sont membres de la famille. Dans un Cercle de partage, les roches sont utilisées comme membres du cercle lorsqu’elles sont passées d’une personne à l’autre : elles servent à unir les participants et fonctionnent comme sources de force. »

« La coopération – La coopération au sein des communautés est un modèle de l’harmonie et l’équilibre de l’univers, qui comprend la nature, l’environnement, la famille, la communauté et le soi. Dans cette perspective, sans la coopération et le respect de l’environnement et de la famille humaine, nos relations avec la Terre, source de vie et de l’ordre, sont à risque.

Selon un Aîné, « Nous travaillons ensemble pour le bien de notre peuple. La coopération est une valeur basée sur la nécessité. La coopération et le partage sont des pratiques qui ont permis au peuple Anishinabe de survivre et de demeurer fort. Nous sommes placés sur Aki pour nous entraider. Ce n’est pas notre pratique de laisser de côté des membres de la communauté. Nous coopérons ensemble, tous Anishinabe qui s’entraident autant que possible. Le peuple Anishinabe est renforcé et s’épanouit lorsque tous partagent la même intelligence, le même cœur, le même corps. » (Programme de soins de famille, Lac du Flambeau, traduction libre) »

« Le respect – Le respect est une valeur partagée par plusieurs cultures. Dans les cultures autochtones, cependant, le respect est offert à tout, y inclus les objets inanimés. Le fait de montrer le respect envers des objets qui semblent ne pas être vivants est un concept qui peut paraître étranger aux personnes non autochtones. Dans les communautés autochtones, il est aussi considéré « le droit natal de l’individu de recevoir le respect d’autrui pour ses propres forces, intérêts, tempéraments, compétences et défis physiques et intellectuels ». (Études autochtones, années primaires, 1995). Les Aînés autochtones ont développé et exprimé un niveau élevé de respect. Le respect de soi, le respect des autres et le respect de tout ce qui existe, sont des valeurs qui correspondent à divers thèmes dans les programmes d’études de sciences humaines, par exemple, l’exploration du monde, de la société, de soi et de ses groupes (voir Études autochtones, années primaires, 1995). »

« L’éducation voulait dire enseigner aux enfants à fonctionner dans leur collectivité, à les préparer à la vie d’adulte et à être membres à part entière de leur société. Les adultes servaient de modèles aux enfants, et c’est d’eux que les enfants apprenaient les nécessités pratiques, de même que le respect des façons de faire traditionnelles et des lois régissant les relations. La sagesse des aînés était tenue en haute estime. L’interprétation des histoires permettait d’affirmer les valeurs et les traditions. Toute vie faisait partie d’un grand tout. Les humains étaient liés à toute la nature avec laquelle ils interagissaient et avec laquelle ils partageaient une interdépendance, qu’il s’agisse des plantes, des animaux, de l’eau, des étoiles, des roches et de la terre elle-même. Les enseignements étaient holistiques et traitaient de tous les aspects de l’être de l’enfant : intellectuel, physique, émotionnel et spirituel. »

« Selon les visions du monde autochtones, l’apprentissage est :

• cyclique, interconnecté et variable

• objectif ainsi que subjectif, relié au contexte et au lieu

• holistique

• concret

• adaptable selon le lieu, le temps et le contexte

• basé sur les relations interpersonnelles et la réciprocité »

« L’intelligence, du point de vue autochtone ou des Premières Nations, est un concept inclusif qui englobe l’ensemble des talents, des aptitudes, des compétences et de la compréhension qui nous distinguent en tant qu’espèce. Dans le cadre de la présente situation d’apprentissage, les élèves examineront l’intelligence de manière holistique et réfléchiront à une nouvelle perspective ou approche de l’idée d’intelligence conforme aux valeurs et aux principes des Premières Nations. Les élèves examineront également la notion d’intelligences multiples et réfléchiront au fait que les personnes peuvent être douées dans des domaines autres que ceux qui sont évalués traditionnellement dans la mesure de l’intelligence, notamment les tests de QI. »

« Bien qu’il soit impossible de réduire les multiples croyances et perspectives autochtones en une seule approche universelle, il existe néanmoins des composantes communes des enseignements et des valeurs autochtones qui peuvent s’inscrire dans l’approche pédagogique des enseignants et enrichir les expériences éducatives de tous les apprenants.

Voici certaines composantes à considérer : [Les compétences interculturelles / Une approche holistique / La coopération, la responsabilité et la prise de décision / Le non-verbal / Les relations interpersonnelles positives à l’école / L’apprentissage expérientiel / Les relations avec la communauté] »

« Le cercle des influences au centre de la pédagogie – Le cercle d’influences (aussi appelé cercle de vie) consiste en un cercle divisé en quatre parties ou quadrants, servant à représenter l’interdépendance des aspects de la vie et à donner une orientation et un sens à la vie.

Le cercle est étroitement relié au concept du « mino-pimatisiwin », une expression qui signifie « la bonne vie » en cri et en ojibway. Tous les cercles d’influences ont des éléments en commun, mais chacun est unique puisqu’il dépend des enseignements que la personne concernée a reçus, de ses expériences personnelles et de la façon dont elle interprète l’interdépendance des aspects de la vie qu’elle représente à l’aide du cercle d’influences. Chaque groupe ou individu peut développer son propre cercle avec des couleurs et des éléments associés aux directions qui varient selon son contexte ou ses besoins particuliers.

L’équilibre est une des leçons que l’on peut tirer du cercle. Les quatre aspects d’une personne (spirituel, intellectuel, physique, émotionnel) sont représentés dans le cercle. Pour qu’un être soit en bonne santé, il faut que ces quatre aspects soient équilibrés à l’intérieur de cette personne.

‘Le « véritable apprentissage » a quatre dimensions. Ces quatre dimensions inhérentes à toute personne sont symbolisées par les quatre points cardinaux du Cercle de Vie. Ces quatre aspects de notre être se développent par l’exercice de notre volition. On peut dire qu’une personne a fait un apprentissage complet et harmonieux seulement lorsque les quatre dimensions font partie de son processus de développement.’ – Chef Phil Lane Jr., L’Arbre sacré

Il est important de faire la différence entre le spirituel et le religieux. Dans le contexte scolaire, le spirituel pourrait faire référence aux questions morales, aux valeurs personnelles et à la place de l’individu dans le monde qui l’entoure, tout en respectant la diversité religieuse de tous les apprenants. 

Le schéma suivant regroupe les éléments discutés précédemment : le cercle d’influences (inspiré de la perspective anishinaabe), les quatre aspects de la personne et les composantes d’une pédagogie inspirée par les visions du monde autochtones. Cette représentation visuelle sert à illustrer l’importance d’engager les aspects intellectuel, spirituel, physique et émotionnel de l’apprenant par le biais des approches pédagogiques inspirées de la pensée autochtone. Chaque groupe ou individu peut approfondir, adapter et modifier ce schéma selon son contexte ou ses besoins particuliers. »

Une telle éducation qui forme à des habilités d’ambassadeur / de médiateur ne clôt jamais la question essentielle des diverses formes et substances de toutes les réalités que contient l’espace de vitalité. Clore (dans l’idée que l’on le sait et rien à savoir de plus) cette question (jamais définitivement répondue puisque ce qu’elle interroge est évolutif ou jamais entièrement saisi dans ses complexités ses subtilités et autres manifestations souvent paradoxales ou sous tension ou en conflit) rend la fonction d’ambassadeur / de médiateur vide de sens (caduque, incompréhensible, ou sans intérêt), cette fonction laisse la question ouverte – elle maintient l’ouverture. Affirmer que « l’on sait que c’est différent donc il ne nous reste qu’à être des ambassadeurs / médiateurs » équivaut (en toutes les langues) à exprimer une vacuité. Être ambassadeur / médiateur = (ré)affirmer / (re)constater le « c’est différent » + s’intéresser au contenu de ce « c’est différent » (aux fins de rapprochement / d’instauration de la proximité) et l’interroger (l’affirmation, le constat, le contenu) sans cesse (ou maintenir constamment une certaine attention / à re-voir). Cette interrogation continuelle (ou jamais achevée) évite entre autres (à l’instar de croire être dans ce « différent » et ses réalités alors que l’on n’y est pas) de ne pas devenir persona non grata (présence indésirable) dans ces réalités (du « différent ») voire de ne pas être cause (ou élément / facteur) de rupture des relations (dite diplomatiques qu’il serait envisageable de signifier socio-politiquement sans être restrictif en relations pacifiées ou de pacification avec) / de désintégration d’un environnement / de non-interaction harmonieuse (saine).  

Une telle éducation est pensée à partir d’une boîte (qu’elle soit crânienne, idéologique comme système d’idées / de croyances / doctrines propres, culturelle traditionnelle historique, artistique, totémique, religieuse, spirituelle, contenant des expériences archivées, symbolique comme un ensemble de symboles représentant quelque chose en termes de sens / significations / valeurs, réseau de relations et d’interactions, etc.). Nul ne peut penser sans boîte, nul ne peut penser ou s’engager dans l’espace de vitalité sans le faire à partir d’une boîte, l’esprit dit critique consiste justement à en prendre conscience (à se le re-connaître) et d’envisager un questionnement de son contenu (fut-il un néant ou précisément : l’illusion d’un néant). Lorsque l’on entend souvent le « il faut sortir de la boîte », cela s’écoute pour certain.e.s avant tout comme une prise de conscience de l’existence de cette boîte, du questionnement critique de tout ce qu’elle contient (par exemple le bric-à-brac [= mosque] commun à tout être humain ou tout être groupal que sont les préjugés favorables ou défavorables, l’intelligence multiple, les variations sur le même thème / les variantes thématiques / les ma-thématique, les dogmatismes et autres fondamentalismes, les religions [de toutes sortes], les fétichisations, les villages / villes / habitats-résidences / cabané ou en-cabané / bois ou sous-bois / biomes / biosphères / blocs / camps / zones / canzone / oasis /.., les structurations et déstructurations et les méta-structurations, les mobilités fixes / les fixités mobiles / les mobilités figées / les déménagements et les a-ménagements / les trans-ports / les aéro-ports / les ports [d’attache] / les télé-portations, les éducations au bon, les conceptions du bien, les sensibilités, les imaginaires, les perspectives, etc. – face à cette réalité qu’est notre adn bric-à-brac pour nous faire sens et faire sens aux autres nous devenons des patenteux = des sculpteur.e.s, des artistes sculptant quelques fois de façon rudimentaire – certain.e.s diraient « artisanale » ce que d’autres pourraient trouver être de facilité qualitative méprisante [= se méprendre] passant à côté de cette activité d’harmonisation du divers, cet art de la texture, et de son esthétisation qui se re-connait dans les productions des non-patenteux [malgré eux]  – ou approfondie). « Sortir de la boîte » = une prise de conscience de l’existence de cette boîte, du questionnement critique de tout ce qu’elle contient; ensuite, au-delà de cette prise de conscience et de son questionnement critique, s’aventurer ailleurs (l’aventure humaine dans toute son ambiguïté) – c’est-à-dire à la rencontre d’autres réalités (que celles de sa boîte – je dirai d’appartenance). Cette rencontre est elle-même contenue dans une boîte (par exemple celle de l’intersubjectivité dont le contenu est autant varié que variété : altérité (et ses sens), communication des consciences (langue, langage) etc.) « Ne pas avoir de boîte » (n’a de sens que) = « sortir de sa boîte » = re-joindre une autre boîte (qui se veut être beaucoup plus inclusive en signification extensive de soi / de l’être). La boîte (itself) n’est pas un problème. Le problème (me semble-t-il) soulevé par la boîte est non pas l’ignorance / la méconnaissance de son contenu (les données qu’elle r-enferme), mais sa rigidité et ses parois qui sont des murs (d’exclusion) et de tels murs (ou tout ce qui remplit cette fonction somme toute utilitaire) sont souvent érigés non pas pour exclure mais pour protéger l’intégrité de ce qu’ils contiennent – l’exclusion est un résultat / effet / une conséquence / une suite logique / d’une volonté de protection (contre l’indésiré qu’importe sa représentation). Ainsi, le problème de la boîte c’est : la raideur, le clos ou l’enclos, l’enfermement ou la relative absence d’ouverture, la non-accessibilité (à son contenu voire de son contenu), le conservatisme, le privé ou la privation, etc.

Une telle éducation pensée donc à partir de sa boîte particulière est une projection au-delà des murs, une connexion avec une boîte plus grande : le cosmos (= l’Univers considéré comme un tout). Ce cosmos – comme boîte aux murs indéfinissables (les fameux mystères de l’infini – cosmique), insaisissables, souvent intangibles – avec des ouvertures de toutes sortes, est (com)posé dans un espace de vitalité (dont on ne sait jamais avec certitude où il commence, où il va, où il s’arrête). Une telle éducation forme (donc) aux explorations, au(x) voyage(s) (ou au.x promenade.s) – un autre regard pourrait sans doute la qualifier d’éducation au nomadisme (ce regard-perspective éclairerait ainsi une caractéristique anthropologique de ces soi groupaux – ces communautés d’appartenance – que sont les autochtones).

En ayant présenté succinctement cette idée de l’éducation, en revenant à mes moutons ou au propos avant la parenthèse :

La morale : l’ensemble des normes (exprimant le bien et le mal) à respecter pour un comportement jugé bon dans / pour la société – qui est ainsi validé comme bien. Le bon est adéquat, il convient, il est approprié (bien venu), il est acceptation et acceptabilité.

Le bon n’est jamais bon tout seul, de lui-même; le bon n’est jamais naturellement bon, il n’est jamais le propre (= ici intrinsèque / constitutif) de l’être; il est un construit (et une qualification = attribution d’une qualité) – autant que le mauvais / le mal, le bien, etc..

Il est difficile que le mauvais soit bien (s’il est compris comme tel alors cela implique que le mal a subi une re-signification en bien : le mal a cessé d’être mal, il est – devenu – bien). Le bon est bien (car ce dernier l’évalue, le rend acceptable, désirable, il le valide comme conforme), et la question de savoir si le bien est bon – on le voit – ne se pose pas. Selon moi, la véritable question est : le bien est-il juste, c’est-à-dire les fondements (fondement = élément justificatif qui légitime quelque chose, élément de première importance servant de base – d’assise – à quelque chose, système d’idées et de postulats à partir duquel on déduit des principes) de la morale sont-ils justes (une telle question laisse entendre que la morale – le bien – peut ne pas être juste). Juste = ce qui est conforme au respect de la dignité humaine (en ayant pour examen de ce respect une grille d’analyse intégrant une pluralité de notions / concepts telles que la définition / la reconnaissance des valeurs dites fondationnelles servant de lieu commun à tout être, à la clarté et la précision des principes de la justice toujours inscrite dans la nécessaire quête d’équilibre entre l’harmonieux [= ici la bonne entente, les accordements indispensables] fonctionnement de la société et le sain développement de tout être, etc.) En quoi le « tu ne tueras point » comme norme morale est-il juste, en quoi « tu ne feras point commerce de toi » est-il juste, en quoi « tu es.. libre / liberté » est-il juste, en quoi « tu etc. » est-il juste ? La juste réponse est (dans) le lien.

[L]ien (ce qui fait tenir – entre-tient – fondamentalement un ensemble d’éléments divers – par exemples : une convention, une conception / représentation / idée de soi / de l’être, un idéal de soi / de l’être, un horizon – comme intersection de visions se projetant dans un à-venir commun – ou des aspirations partagées, etc.)

Ayant partagé avec toi cette parfaite proposition fallacieuse (voire sophistique), en poursuivant sur la relation / le relationnel, modestement l’observation est que : le bon (ou le mauvais) est le lieu de la relation, du relationnel (= ce qui est relatif à une relation = rapport existant entre des personnes). Un lieu de l’espace de vitalité.

Lieu = portion (abstraite, concrète, générale, particulière) déterminée d’un espace, qui peut être considérée du point de vue de ses qualités ou de sa situation, du point de vue des activités / actions qui s’y déroulent / s’y réalisent, de l’agir qui s’y matérialisent. Par exemple : le tribunal est un lieu de l’action judiciaire (acteurs, procédures, etc.), ce lieu est une portion particulière (déterminée) de l’espace judiciaire (= relatif à l’administration de la justice, des lois, etc.) qui lui (de façon générale) est (en réalité) l’espace de la justice (= le pouvoir de faire respecter le droit, la reconnaissance et le respect des droits, de l’équité, etc.), ce dernier dans une approche plus extensive est (comme une langue, une mémoire, etc.) un espace de vitalité (ayant trait à la vie, propre à la vie). Le lieu est ainsi cette portion déterminée de l’espace de vitalité.

Le bon (ou le mauvais) est le lieu de la relation, du relationnel – dans la mesure où le bon (ou le mauvais) s’inscrit / se localise dans l’immédiateté (= qualité d’une communication / connaissance sans intermédiaire – pour dire dans un rapport direct) de : l’intersubjectivité (= situation de communication de contenus subjectifs dont la rencontre construit une réalité dite objective) – ou l’inter-présence(s) / inter-existence(s) / inter-conscience(s) / inter-subjectivité(s), l’inter-personnel, l’inter-socialité(s) (socialité simplement ici = instinct social), l’inter-sociabilité(s) (sociabilité simplement ici = le caractère sociable d’une personne),etc. – bref, d’un toujours quelque être que soi / je autre (que soi). Le bon / le mauvais est (dans cet aspect) une attribution de valeur qualitative (connaissance) du rapport direct (conscience) avec toujours autre que soi. Le bon / le mauvais n’a de sens que (ou ne prend sens que) dans ce rapport direct.

Si l’on se dit que c’est bon (ou mauvais), c’est toujours en conscience de l’existence de quelque être que soi avec lequel l’on est dans l’immédiat. Si l’on se dit quelque être (par exemple : une expérience, une personne, une émotion, une idée / pensée, une action, une présence, un désir, un émerveillement / un étonnement, etc.) est bon c’est parce que l’on attribue une valeur qualitative au rapport direct que l’on a avec ce quelque être que soi. Par exemple : une bonne personne n’est pas en réalité l’attribution d’une valeur qualitative à la personne mais au rapport direct que j’ai avec la personne. Ce n’est pas tant la personne qui est vertueuse (son agir, sa pensée, son être, sa disposition à faire le bien, etc.) que le rapport direct (= le sens qualitatif [la valeur qualitative] que j’attribue au rapport direct avec la personne). Il est ainsi possible que cette « bonne personne » ne soit pas si « bonne » pour une autre parce que le rapport direct ne sera pas d’un même sens qualitatif que le mien, la valeur qualitative attribuée au rapport direct ne sera pas la même (et l’on comprend que parler d’attribution de la valeur qualitative inclut sens qualitatif). Il est aussi possible que cette « bonne » personne ne le soit plus pour moi dans un autre moment du rapport direct (sans qu’une autre personne dans différents moments du rapport direct avec la même personne ne cesse de la qualifier de « bonne » ou de « vertueuse » c’est-à-dire à maintenir la valeur qualitative [le sens qualitatif] attribuée au rapport direct qu’elle a avec elle). Il est également possible que de façon générale (= en se rapportant à un ensemble de constations dans un moment donné plutôt qu’à un seul cas constaté ou observé ou expérimenté dans une situation particulière / un contexte précis) cette « bonne personne » puisse être (re)connue comme « bonne », mais même dans un tel cas il ne s’agit pas d’une attribution de valeur qualitative à la personne que d’un consensus (d’une convergence) sur la valeur qualitative attribuée au rapport direct à partir d’un ensemble (rapproché) de constations (observations, expérimentations). Est-ce une « bonne personne » : on en sait rien (ou il est difficile de l’affirmer sans être qualitativement réducteur), et cela est juste (= conforme au respect de la dignité humaine – c’est-à-dire sans attribution de valeur qualitative ou toute autre). Dans cette suite : attribuer une valeur à la personne est une non-conformité (autant parce que l’on en sait rien – l’irréductibilité de la personne avec ses complexités / apories / conditions / variations variantes inconstances / constances nuancées / subtiles contradictions etc. – que parce que cela est une chosification de la personne, le langage de la valeur est celui qui parle des choses qu’importe qu’elles soient abstraites concrètes matérielles immatérielles tangibles intangibles, c’est un langage de détermination du mesurable ou de l’appréciation de l’objet mesuré : en ce sens, on gagne, perd, conserve, une qualité dite essentielle – on estime ou on est estimé, on est importance c’est-à-dire digne d’intérêt ou non, etc., et cette détermination ou appréciation est assujettie autant qu’elle assujettit – son objet – à l’efficacité ou à la performance voire les deux à la fois), un non-respect de la dignité humaine (le respect de la dignité humaine exprime entre autres une absolue non-attribution de valeur – l’attribution de valeur est hors-propos, hors-sujet), ainsi cette attribution est injuste indifféremment qu’elle soit utilitaire pragmatique ou autre, cette non-conformité ce non-respect invalide dès lors toute conception du bien / de la morale ou invalide toute morale / tout bien).

(« prostitute : person who engages in sex work » [en m’inspirant de l’apa] ou « prostitution : fait de prêter son corps aux désirs sexuels d’autrui contre rémunération et d’en faire métier; l’exercice de ce métier et le phénomène social qu’il représente » [en reprenant l’antidote]).

Est-ce qu’une personne qui se prostitue (exerçant cette activité) est-elle une « bonne personne » – l’on en sait rien (cela n’est pas mesurable, évaluable, appréciable sans nier son irréductibilité et sans violer le respect de sa dignité humaine), est-elle une « bonne » personne (dans notre intersubjectivité – cette réalité dite objective / pour moi en tant que sujet) cela dépend du sens qualitatif (valeur qualitative) que j’attribue au rapport direct avec elle qui lui [ce sens qualitatif] est une intériorisation d’une conceptualisation du bien, est-elle une « bonne » personne (dans / pour la société) cela dépend du rapport direct avec cette personne qui lui est compris en se référant au bien (la morale) et ce dernier (cette dernière) n’est juste qu’en tenant compte du lien – c’est-à-dire ici le respect de la dignité humaine.

Le « tu ne feras point commerce de toi » est – en tenant compte du lien – un rappel (appel) à la non-chosification de la personne, un(e) prostitué(e) ignore-t-il (t-elle) cet appel (rappel) en exerçant son activité (qu’elle soit légale ou illégale) – en réalité non, son activité est conforme au respect de la dignité humaine parce qu’il / elle ne fait pas commerce de soi (et de moi). Commerce = activité consistant en l’achat, la vente, l’échange de produits ou de valeurs, en la vente de service. Soi (et moi comme corps par exemple) n’est pas l’objet de cette activité – l’objet de cette activité est le plaisir, l’agréable, etc.; soi (et moi) tout cela est hors-sujet (le sujet ne s’aliène pas, n’est pas aliénation / aliéné). Le corps n’est pas aliéné, il n’est pas objet du commerce (qui est comme présenté tout autre), il n’est ni échange ni prêt voire emprunt, il n’est pas loué ou location, il est simplement un medium (moyen) de communication de l’objet du commerce : le plaisir, l’agréable, etc. On n’achète pas le corps d’une personne faisant commerce des plaisirs (non pas de la chair, mais) du sexe, on ne sollicite pas le corps d’une personne faisant commerce des plaisirs du sexe – on sollicite une jouissance du plaisir du sexe (le corps n’est qu’un moyen / medium de communication comme un autre – cf. le minitel ou la ligne rose). Un(e) prostitué(e) = un(e) professionnel(le) des plaisirs du sexe / la prostitution = une activité de service offrant (comme cela se comprend dans « service ») contre rémunération la promesse des plaisirs du sexe – c’est-à-dire l’agréable, la jouissance / la prostitution = un phénomène social qui intègre une variété de conditions réalités problématiques qui sont l’objet d’attention et d’actions socio-politiques (la sécurité-sûreté de soi, la protection contre les violences, la normalisation légalo-culturelle = le renforcement de la dignité humaine, etc.) Cette activité de service peut de façon extensive se traduire par une éducation aux plaisirs du sexe, au sexe (= la connaissance-exploration du corps, des sens-ations, etc., donc à un certain équilibre ou épanouissement de l’être). Un(e) prostitué(e) ne se chosifie de la sorte pas, et le « tu ne feras point commerce de toi » (à l’instar du « tu ne tueras point ») est une juste morale (un juste bien) qui en outre (comme norme morale) inclut harmonieusement (ou intègre) le « tu es.. libre / liberté » – autrement dit, cette dernière norme morale en est une composante élémentaire (c’est parce que tu es libre / liberté que tu ne feras point commerce de toi – cette condition [= ici situation dans laquelle se trouve une personne] élémentaire de ton existence en tant que sujet; d’autre part, c’est parce que cette condition élémentaire (on dira peut-être première, essentielle) est préservée qu’un(e) prostitué(e) peut en tant que sujet faire le commerce des plaisirs du sexe. Également, c’est grâce à cette condition élémentaire que tout sujet peut faire le choix de son aliénation (donc au renoncement de soi pour la chose), dans un tel cas cela (dans / pour la société) n’est bien(-être), jugé mauvais, sans que le lien ne cesse d’exister (le respect de la dignité humaine) ou que le sujet se renonçant pour la chose / l’objet ne cesse d’être (re)connu comme situé / évoluant dans le lieu commun qu’est la dignité humaine – cette re-connaissance permet de la sorte de sauvegarder le sujet même s’il (s’)est aliéné ou (s’)est fait objet (d’aliénation).   

On le voit ainsi une norme morale est d’un point de vue formel : un commandement, une injonction d’être (à être), un impératif (elle restreint le vouloir à une catégorie limitée du pouvoir). Toutefois, d’un point de vue expérientiel la norme morale est une proposition. Point de vue expérientiel : puisqu’une norme morale n’a de sens ou de réalité qu’à partir de ce point de vue – la norme morale étant une création / créature du monde phénoménal (celui des expériences) avant tout déplacement dans le monde des abstractionnalités (celui des idées, des choses pensées et autres) elle ne saurait être désincarnée (une norme morale – porteuse et – porte en elle de l’émotionnel et du rationnel) – elle a une histoire (voire raconte ou met en récit une histoire), une mémoire, un présent (voire un quotidien, une quotidienneté), la norme morale (ou la morale) est une conception-projection d’à-venir pour les sujets qui y adhèrent, elle est une orientation (faisant partie d’une sorte de « guidelines » – la morale comme ensemble de telles lignes directrices – dont la source est interprétative [puisque les choses n’ont en elles-mêmes aucun sens, elles sont vides de sens, nous leur attribuons / conférons du sens par l’entremise d’une pluralité d’opérations]).

De ce point de vue expérientiel, la norme morale (autant que la morale comme ensemble) est presque constamment mise sous tension (sous pression de la quotidienneté), elle est une construction subissant quasi régulièrement des tests sismiques (= de résistance, résilience). Et c’est souvent cet état de cette chose qu’est la norme morale (la morale) qui – déplacée dans le monde des abstractionnalités – fait / est l’objet de tout examen critique (et autres) sans (jamais) que cet examen critique ne se désancre des réalités concrètes de la chose. Une norme morale n’est pas hors-sol même quand elle est saisie dans cette relative situation d’isolement et d’isolation (d’insonorisation = réduction ou élimination du bruit dans un lieu) qu’est le monde des abstractionnalités (ou celui dit de l’intelligibilité) – monde qui lui (on le sait) est une construction à partir du sensible (ou du phénoménal) voire de l’expérientiel (l’expérience personnelle de ce « qui » pense). Cette construction portant en elle ce matériau sensible (phénoménal) est une tentative (on le sait une fois de plus) de relative mise à distance (bien plus que d’exclusion [impossible exclusion d’ailleurs]) critique (ici critique = en prétendant voulant souhaitant s’appuyer seulement sur  l’activité de l’esprit : examen, analyse, jugement, appréciation, etc., des choses [en termes de représentation, de valeur, d’identification, de compréhension, d’explication], c’est-à-dire de fixité de leur authenticité [ou supposée / probable authenticité]). (pour les résident.e.s [non-permanent.e.s du fait de leur condition humaine] du monde des abstractionnalités) Cette tentative de relative mise à distance critique a pour prétention – elle-même critiquable : l’atteinte d’une universalité et l’instauration d’une permanence intemporelle de cette authenticité des choses. L’importance (selon moi) d’une telle construction (au-delà de sa prétention qui peut aisément être ignorée) est son exigence (loin d’être absolue – parce que pleinement irréalisable ou réalistiquement limitée) d’épuration de décantation. Néanmoins, cette exigence est la pierre angulaire de son existence, la décantation sa matière (formatrice) sans laquelle ce monde-là est peu solide. En respectant ainsi cette exigence de décantation, la norme morale est formelle et expérientielle (aucune confusion et aucune exclusion n’est de la sorte possible). De même, le sujet est à l’image de la norme morale (et inversement).

En poursuivant (sur) cette digression, tout en ne perdant pas de vue le commentaire sur la « bonne » personne (qualification du rapport direct) et la « bonne personne » (qualification de la personne), il n’y a pas de sujet schizophrène, désaxé, désorganisé, désordonné, disséminé, dé-phasé, disjoint, dissemblé, divisé, bifront, etc. Le sujet formel fait ensemble avec le sujet expérientiel : c’est un sujet-osmose (l’on pourrait pertinemment trouver qu’il s’agisse d’une formulation pléonastique dans l’idée que le sujet n’est sujet que parce qu’il est osmose). Ce sujet-osmose (dans ses diverses orientations et constructions existentielles) met sous tension (sous pression) la norme morale, il lui fait passer des tests sismiques (cette situation posant quelques fois la question de son réexamen en termes de pertinence pour l’être-avec, d’adéquation avec le sain développement du sujet, de définition du bien-être sociopolitique [vouloir-vivre ensemble] et de conversation socio-politique sur le mieux-être [pouvoir-vivre + savoir-vivre ensemble], etc.) De même, la norme morale met sous tension (sous pression) ce sujet (précisément ses diverses orientations et constructions), elle lui fait passer des tests sismiques (cette situation engendrant quelques fois des problématiques ou soulevant des préoccupations relatives à l’intégrité de soi, à la re-connaissance du différent, à la normalisation / banalisation de la personne au sein de la communauté, etc.) Entre la norme morale et un tel sujet : la relation est moins du négocié (ou de la négociation) qu’elle est de la tension, la pression, du test (sismique) – le négocié (ou la négociation) n’étant qu’une résolution (ou une activité / un processus de résolution). La norme morale et le sujet, le lien est : l’expérience.  

[L]ien (ce qui fait tenir – entre-tient – fondamentalement un ensemble d’éléments divers – par exemples : une convention, une conception / représentation / idée de soi / de l’être, un idéal de soi / de l’être, un horizon – comme intersection de visions se projetant dans un à-venir commun – ou des aspirations partagées, etc.)

Dans cette suite : attribuer une valeur à la personne est une non-conformité (autant parce que l’on en sait rien – l’irréductibilité de la personne avec ses complexités / apories / conditions / variations variantes inconstances / constances nuancées / subtiles contradictions etc. – que parce que cela est une chosification de la personne, le langage de la valeur est celui qui parle des choses qu’importe qu’elles soient abstraites concrètes matérielles immatérielles tangibles intangibles, c’est un langage de détermination du mesurable ou de l’appréciation de l’objet mesuré : en ce sens, on gagne, perd, conserve, une qualité dite essentielle – on estime ou on est estimé, on est importance c’est-à-dire digne d’intérêt ou non, etc., et cette détermination ou appréciation est assujettie autant qu’elle assujettit – son objet – à l’efficacité ou à la performance voire les deux à la fois)

En revanche, est-ce une « bonne » personne : on ne peut le dire qu’en connaissance du rapport direct avec elle, c’est bien le rapport direct qui est l’objet de l’attribution de la valeur (on n’attribue pas de valeur à de supposées qualités mais au rapport direct avec la personne, la bienveillance est une qualité personnelle (re-connue) seulement parce qu’elle est un déplacement de l’attribution de valeur du rapport direct à la personne agissante ou en présence, en existence – en ce sens, il y a confusion bien plus qu’inclusion).

Bien avant d’attribuer une quelconque valeur qualitative, l’on doit être dans un rapport direct avec. L’attribution de la valeur qualitative exprime tous les filtres, les intériorisations de toutes sortes d’expériences (captation et rétention des événements = le vécu), d’apprentissages, d’éducation, de sensibilité, de re-présentations, de significations antérieures au rapport direct.

Exemple : tu me touches, j’ai conscience de toi (réciproquement) comme réalité (je ne me te re-présente pas, je ne t’invente pas comme existence, tu es là présence, cette rencontre intersubjective construit une réalité objective et nous la partageons), ton toucher est le rapport direct que j’ai avec toi (il y a communication de connaissance), ma peau (ou quelque membrane, vêtement que je porte, etc.) n’est pas un en-dehors / un au-dehors / un dehors / un hors de moi, elle n’est pas une frontière / une surface ou un tiers-commun : elle est moi (ce je phénoménal ou ce je se manifestant comme phénomène). Elle est constitutive de mon corps (matière), de mon être (tangible et intangible), elle est à l’instant de ton toucher une composante de moi, elle est un constituant / une composante de mon intégrité physique et psychique, elle est (que je le veuille ou non) ouverture à (toi) l’extériorité.

Extériorité = ce « que » je perçois est situé à distance de mon intériorité / de mon en-dedans (qu’il soit intime pensée etc.) sans que ce « que » perçu ne me soit un lointain, un étranger. Vue ainsi le couple extériorité-intériorité est moins un hors / en-dehors / en-dedans qu’elle est une distance (= ici espace entre deux êtres, deux lieux) [il est possible que des esprits admirativement inspirés en arrivent à dire que ce couple n’est pas en séparation de corps / en instance de divorce / séparé de corps ou divorcé – ce trait humoristique serait en nos désactualités contemporaines un regard-perspective d’un rafraîchissant qui me ferait sourire = me ferait du bien]. Le couple extériorité-intériorité est à relative distance l’une de l’autre, un trait d’union (qui n’est pas une limite, une barrière, mais plutôt un pont – ou quelque élément connexe) que l’une et l’autre traverse à chaque expérience de l’être pour se re-joindre, sans cette impérative rencontre (projection-pénétration) ce que nous autres humains considérons comme expérience (vivre / exister / penser) serait bonnement : aucun sens. Mon intériorité est pénétrée par l’extériorité (même en pleine méditation, contemplation intérieure, réflexion ou sentiment intime / émotion intimiste), l’extériorité est par projection imprégnée de mon intériorité (en pleine représentation, signification, interaction cognitive / émotionnelle, etc.) J’ai conscience que ce qui est dans ma boîte crânienne n’est pas à l’extérieur de moi (et ce n’est pas seulement du fait des parois de ma boîte), j’ai aussi conscience que ce qui est à l’intérieur de ma boîte crânienne est dans / en l’extérieur de moi, si je suis capable de faire la distinction entre ces deux lieux comme avoir connaissance de cette distance il m’est difficile (sans être arbitraire, réducteur, parcellaire, etc.) de circonscrire les deux lieux – ce qui ne m’empêche pas de les situer. Et quelques fois – sans leur faire perdre leurs qualités – dans l’espace de la réalité, de vitalité, je ne les situe pas au même endroit – à des emplacements précis; souvent je les situe en différentes localités dans un double processus d’identification / de détermination et d’inscription : ainsi, mon intériorité je peux la situer dans mon cerveau comme dans mon cœur voire mon âme, mon extériorité je peux la situer dans mon rapport direct avec ma rationalité (ici) comme activité méta-cognitive voire réflexive ou je peux situer cette extériorité dans mon rapport direct avec ma libidinalité comme une identification détermination inscription matérielle physique corporelle sensorielle abstraite, ou je peux situer simultanément – dans un même temps-moment – intériorité et extériorité au même endroit à l’instar de ma peau, mes yeux / ma vision, ma langue, mon oreille / mon écoute, mon nez / mon senti, etc.. Ce regard ne brouille pas les limites, on ne peut brouiller ce qui est (consubstantiellement) imprécis dans les faits (dès le départ). Extériorité-intériorité : deux lieux situés (extensivement parlant) dans un espace trouble (ce qui ne rend pas notre expérience de l’être particulièrement trouble / troublée).

L’évocation de cycle ou cyclique, précédemment, avant de poursuivre sur la peau, m’oblige à ouvrir une parenthèse ouroboros.

Cyclique : il y a peu (et je ne l’invente guère) un remarquable esprit présentant les symbolismes de saturne et de jupiter (en les rapprochant et en les nuançant) expliquait à son auditoire (moi et les autres) que dans le saturnien le cycle ou le cyclique a pour logique une nécessité (presqu’une obsession) de fixer des limites, de marquer des coups d’arrêts. Ou autrement dit : la logique du cycle ou du cyclique pousse à délimiter ou à circonscrire ou à borner ou à faire le cadastre (à faire la part des choses comme une séparation de différents éléments) et à observer des arrêts dans le développement ou l’expansion de la réalité. Il expliquait aussi que le saturnien a une nature conservatrice (de l’ordre connu – elle n’est pas beaucoup disposée à l’aventure / à l’exploration – on dira ce n’est pas un.e « chasseur.e d’étoiles », c’est un.e « droit au but », etc.) tandis que le jupitérien a une nature expansive (on dira repansive, digressive) de l’ordre toujours renouvelé à l’aune des aventures de l’être (cognitif, émotionnel, psychique, spirituel, social, politique, spatial – en un mot l’être divers pluri-multi-dimensionnel en évolution). Le saturnien est donc (harmoniquement) « border / line » (comme une stabilité / stabilisation des éta.n.ts, des limites, des éta.n.ts / limites voire limités, des li.g.nes, des en-clos), un.e cas.e / limite, il est de la sorte (en) contrôle. C’est également pourquoi, selon l’esprit remarquable (en symbolisme planétairien – entre autres), le saturnien abhorre le métaphorique qu’il trouve débordant, ce n’est donc pas un méta-euphorique / méta-féérique, il est friand de rhétorique sédentarisée dont les termes ne peuvent être déplacés d’un domaine cadastré à un autre, même si selon le symbolismolog(u)e planétairien les récentes études (scientifiques) ont constaté qu’en réalité (dans les faits) le saturnien est métaphorique et de (en) métaphore.s (un regard attentif – celui d’un compagnon de route membre de l’auditoire – pourrait faire la remarque que ces récentes études ne (nous) (s’)apprennent n’apprennent rien de nouveau puisque le saturnien est dans sa nature déjà métaphorique – dans son sens fort, ce regard ouvrirait sans doute la porte ou la fenêtre ou la porte-fenêtre par laquelle des psy sortiraient pour aller en dé-c-ouverte / en investigation (policièrement scientifique) de cet abhorre de soi-même, ils feraient d’innombrables propositions en compétition – moins qu’en complémentarité – de compréhension qui se vendraient très bien – dans différents lieux). Et quand il [le saturnien] est mordu c’est par une araignée (ou piqué par un scorpion ou un bourdon), c’est la seule chose qui le fasse danser, certain.e.s l’observant pourraient l’identifier comme une danse de la mort ou de la folie (pour d’autres une danse poly-mort-phique en tentant de re-concilier symphoniquement folie et mort). Les plus débordant.e.s de ces certain.e.s inviteraient (par association d’id.ées ou d’idéel.s ou duel.le ou duale ou de toutes sortes) les observateur.e.s (de toutes les catégories) à ne pas prendre de (si) haut cette danse (un peu macabre ou funèbre funeste) du saturnien mordu voltigeant, mais à se pencher un peu (l’air rafraîchissant étant toujours – un peu – bas) pour constater que la danse saturnienne est peut-être ou plutôt probablement précisément : un bach-rock ou bach-roque. Les siècles passés ont proposé : baroque; le siècle présent semble (de façon générale) proposer : bach to basics (à quoi de tropicaux esprits répondraient – aux rythmes-mots de carnaval – peut-être : of course; à quoi des esprits plus éloignés des tropiques – sans jamais ne pas avoir les rythmes-mots de carnaval – répondraient : élémentaire, cher-chère whatson). Et toutes ces gloses et langues déplairaient au saturnien, d’après l’esprit remarquable, parce que le saturnien est (comme déjà présenté) arrêt(é), circonscrit, circonscription-né, concis, un anti-profusion – bref, il n’est pas (très) open-bar (en ce sens). En fait, le saturnien écouterait toutes ces gloses et langues comme un regard tendrait l’oreille à la vague (un peu hokusai) et y verrait des terrains-vagues, si d’après le symbolismolog(u)e cela paraît assez étrange pour l’auditoire non-initié alors ce dernier a compris l’essentiel saturnien explicatif en partie de certaines de ses obsessions, approches, et etc. En bifurquant, le mercurien, quant à lui selon le symbolismolog(u)e attitré, comparativement au saturnien et au jupiterien, est un astral de l’afterlife qui va ainsi (toujours) plus loin que ses homologues : « it doesn’t break down barriers of existence, it doesn’t see any. » À visage humain, on pourrait le résumer à « citoyen des mondes ». Il est aussi à noter que le mercurien dans un monde ancien, perdu, est considéré comme un dieu des chutes olympiennes – messager de la mortalité de l’être – et son culte poétiquement élégiaque le représente avec des ailes en cendres – toujours selon le symbolismolog(u)e reconnu, de nos jours dans ce monde ancien perdu (et récemment retrouvé par égarement.s contemporain.s) les musiques le célébrant avaient une certaine ressemblance avec l’œuvre (en g major) d’albinoni tomaso (que l’on ne re-présente plus). Si le saturnien est un (en)cadastré (par disposition prédominante), le jupitérien tout le contraire du saturnien (par disposition prédominante), le mercurien est en réalité la synthèse (outre-tombe dans le sens afterlife) de deux natures loin d’être irréconciliables ou pourrait-on dire selon l’éminent expert : « it is about time » et « ..space ». En revenant au saturnien, il est (très) scolaire, dans son rendu (ou son rendu compte). Il n’éprouve aucun émerveillement ou étonnement à c-ouvrir les territoires, il n’aime pas ça (ou le ça) et quand il se doit de le faire (de quitter son habitat-garnison) c’est pour y construire des murs (très) définis ou les identifier (souvent en les renforçant). Sa passion (comme toute passion qui se respecte : un peu beaucoup obsession – de son objet de fascination) est : élégir (= réduire les dimensions et les épaisseurs), en ce sens c’est un poète (solidement ou durement) lyrique tendre et triste (formé par l’alternance revenant sempiternellement au même d’hexamètres et de pentamètres – plaintifs ou com-plaintifs ou rotrouenges / rotruenges ou.. sans aller jusqu’à la stance parce son sens n’est pas complet il est contenu dans les murs bien définis, les territoires bien délimités, etc.). Le saturnien, poète-élégir ou poésie de l’élégir, que l’on pourrait en design (ou en musique) rapproché du flat (ce n’est pas [réellement] minimaliste, mais dégarni dépouillé de texture – c’est lisse-ment / lis-sagement écrasé sur la surface aplatie ou a.plate). Le saturnien n’est ni (très) long ni (très) large, il est (concisément) court (même quand il peut paraître volubile) et (étroitement) rigoureux. Ainsi, orbitalement mis en perspective, il n’est ni loin ni proche encore moins au milieu – il est en résolution c’est seulement ainsi que comme planète il fait sa révolution. Généralement, le saturnien n’est pas (en termes d’expertise / de spécialisation) relatif (ou perdu, égaré, errant) et se veut (professionnellement) concret, restreint (au tangible), réaliste / pragmatique (ou ajusté, structurellement ajusté, ajusté structurellement – c’est selon), pratico-pratique (un.e « pra-pra » ou ce qui abonde en « pra-pra »), enraciné (groundé ou terre à terre – en demeurant dans l’esprit astrologique du remarquable esprit on pourrait dire terre à terre = vache / bœuf / buffle, « touching down »). Le saturnien est géomètre (géo-maître), géométrique (carré, rectangle, rond, triangle – quelques fois toutes ces formes contenues dans la même limite d’ensemble borné – de la sorte ou de ce point de vue du contenu densément volubile), géo-graphe, géographique – il a le sens de la mesure (on dira), un cosmo(s)-graphe, c’est un.e « me sure ». Le jupitérien lui est, une fois de plus, tout, le contraire.

Le remarquable esprit expliquait, en toute honnêteté (intellectuelle), (incluant tous les autres symbolismes planétairiens – à l’instar du mercurien) que nous avons toutes et tous un côté saturnien et un côté jupitérien (et dépendamment de l’influence des astres, de l’alignement des étoiles, la formation et danse des planètes sous symphonies stellaires, et un certain nombre de données – astrales ou cosmiques ou naissances cosmico-astrales / naissances localo-cosmico-astralo-mystiques, il y a une prédominance d’un côté dans nos personnalités). Pour ma part, membre de cet auditoire à l’écoute du symbolismolog(u)e, à l’écoute de toute cette science de l’être, je me dis quelques fois (j’ai une grande faiblesse de le penser) que : nul besoin (comme le dirait ma grand-mère, matriarche du clan des têtes brûlées) de presser le citron pour avoir connaissance de sa saveur bileuse – cette saveur coule de formation sous acides, ou comme le dirait l’autre (dans une revue criarde) nul besoin d’être nœudnœud pour résoudre le paradoxe de la strangulation (il suffit de lire l’astro-no.r.me pretextat tach ou de participer à une très terrienne séance smsocial medias je veux dire). Toutefois, le nœudnœud pourrait être non seulement de fonction essentielle mais aussi d’un apport pratique à cette activité de résolution qui se vit avant tout (en lisant, en y participant). Mais, ce n’est qu’une faiblesse de la pensée, tu (me) la pardonneras (stp).

Dans cette dynamique d’honnêteté intellectuelle, l’esprit remarquable – revenant à ses moutons – déclarait qu’il était fort peu rationnellement compréhensible de parler de cycle ou de cyclique sans reconnaître l’existence de limites, d’arrêts. En toute logique, cela fait sens (voire c’est imparable = l’on ne peut parer, impossible à arrêter – dans / par son infaillibilité). Cyclique, en logique adjectivale, renvoie à périodique (que cela soit astrologique, astronomique, numérologique, biologique, chronologique, littéraire, etc.) = une re-production à intervalles réguliers. En musique, une œuvre cyclique est « une œuvre dont les différents mouvements suivent un même thème »; en chimie, un composé cyclique est un « composé organique dont la molécule forme une chaîne fermée ». En cinéma, sous les lumières, une réalité cyclique a pour synonyme / équivalence : « un jour sans fin » – à l’exception près que (contrairement au film) la boucle temporelle n’est jamais brisée (ne connaît pas véritablement pas d’arrêt, de limite – toujours en suivant ici de près l’imparable logique du remarquable esprit). En langue socio-politique, l’adverbial cyclique est associé à périodique, épisodique, à un temps fixe (un temps prévisible ou une prévisibilité du temps en quelque sorte). En langue sociale, l’adverbial et l’adjectival cyclique se rapporte aux socialités et sociabilités (indifféremment de leur teneur) mais précisément à une répétition régulière des manifestations expressions interactions (que l’on pourrait rapprocher au déjà-vu, sans jamais cesser de s’en étonner / s’en émerveiller – le déjà-vu [socialite / sociabilite] ne cause pas toujours blasement, ce déjà-vu cause souvent fervent passionnant enthousiasmant, ce déjà-vu par son caractère insistant persistant est en besoin d’attention). En langue politique, l’adjectival cyclique fait chambre commune avec (ou s’assemble à) l’alternance / l’alternant; dans certain.e.s contextes ou situations, il passe et repasse, il répète et se répète (presque sans fin). En langue émotionnelle, le cyclique est le nom correspondant au moment du ressenti, il ne dure jamais et il revient tout le temps (à intervalle événementiel – et autres remémorations : ce qui en fait un moment en différents temps – de conjugaison) : l’amour, le (sou)rire, la jouissance, la joie par exemples en sont des illustrations. En rapprochant ce cyclique d’un aspect musical de la langue émotionnelle (à intervalle événementiel), l’amour et tous les restes sont des œuvres « dont les différents mouvements suivent un même thème ». En langue contemporaine, le cyclique (dans son sens de pause en mouvement ou du mouvement de la pause) se comprend comme (à intervalle plus ou moins régulier) : « une invitation à transiter d’un moment à un autre, à aller d’un lieu à un autre, à explorer d’autres lieux de l’espace de vitalité », « ce mouvement vers un autre lieu » (connu, re-connu, déjà-vu, propre, commun). Il y de la sorte une certaine assertivité dans cycle et cyclique : assertivité = (ici) cette capacité à exprimer les moments et à fendre (= ouvrir un passage à travers le temps le lieu l’espace) l’être tout en respectant ses sensibilités et ses manifestations.

Considéré ainsi le cycle et le cyclique ce sont les saisons (quatre, deux, une, dépendamment de sa situation et de ses imaginaires), l’eau dans ses différent.e.s métamorphoses-passages-déplacements : liquide, solide, gazeuse – comme des professeur.e.s le diraient : « Elle possède cette capacité de changer d’état selon la température et la pression auxquelles elle est soumise » – c’est-à-dire (entre autres) selon le moment-présent d’énergie (solaire). Que ce soit les saisons ou l’eau, l’on peut observer qu’il s’agit moins d’arrêt(s) ou de limite(s) que de transition, transformation, d’incorporation d’un état précédent dans le moment-présent et l’à-venir – ainsi de suite. Le cycle de(s) saison(s) ou de l’eau est, avec cette approche, non pas de la limitation ou de l’arrêt mais de la continuation qui en passant d’un état à un autre maintient le lien sans lequel toute logique cyclique (ou du cycle) ne ferait sens (de compréhension).

En refermant cette brève parenthèse ouroboros : il n’y a véritablement pas un commencement et un (éternellement) re-commencement, il y a une constatation de l’apparition de quelque être et sa répétition (à intervalle plus ou moins régulier). Il y a une réconciliation des différents états d’être qui se mettent ou sont mis en relation de cohérence et de cohésion, et cette réconciliation résout (rationnellement, plus ou moins durablement, etc.) un certain nombre de problèmes / problématiques. Et « différent » ne signifie pas universellement limite, frontière, arrêt, il se fait (quelques fois) entendre et saisir comme : distance. Toi et moi nous sommes différent(e)s non pas parce que nous traçons des limites, des frontières, des arrêts, entre nous, mais essentiellement parce que nous constatons (ou mettons de) la distance (certes quelques fois infranchissable) entre nos lieux (propres) de réalité (dans l’espace de vitalité). Notre relation est cycle, cyclique. Cycle goes around comes around. Nous nous apparaissons l’un(e) à l’autre, dans un moment, et cette apparition répétée à intervalle plus ou moins régulier nous fait sens parce qu’elle est non seulement attendue (elle a été retenu dès son initiale captation et a construit une conformité d’être) mais également parce que (à un moment donné) nous renouvelons (en sens et significations, en expérience, en mémoire, en histoire.s, en conversation avec nous-mêmes comme avec d’autres, etc.) cette rencontre (jamais réellement achevée). Le lien est main-tenu (que nous le voulions ou non). Dans une approche juridique, l’abus de pouvoir est une constatation et une affirmation de la limite mais aussi une exhortation à une tempérance dans l’exercice du (de son) pouvoir. Un regard pourrait proposer une complémentaire lecture de l’abus de pouvoir, elle serait en approfondissant cette initiale saisie c’est-à-dire (non pas en creusant mais) en focussant sur la balance qu’est la justice : une constatation du déséquilibre dans les relations / rapports de pouvoir. Ce regard permettrait de voir que l’abus de pouvoir est un déséquilibre (que l’on peut tolérer, justifier, d’ailleurs) qui sans rectification ou quête de rééquilibrage rend (ou fait de) la balance de la justice : une image-symbole (de fonction ornementale). La balance de la justice n’a de sens que si elle incarne un rééquilibrage des pouvoirs en relation (de toutes sortes), dans cet ordre d’idée on le voit l’affirmation des limites / arrêts de l’exercice des pouvoirs des un.e.s et des autres n’est que l’expression d’un rééqulibrage des pouvoirs. Dans certains cas, il peut s’agir d’égalité (comme un rééquilibrage des positions du pouvoir dominant et dominé – au-delà de les placer sur un même plan horizontal – on pourrait dire : dans une symétrie, il est question de les re.inscrire dans le partage de mêmes valeurs de respect, du soin, de réciprocité, etc.); dans d’autres cas : de semblable-commun, ou de différent-singularité, de semblable-singularité, etc. Fondamentalement : de dignité humaine.

Errance d’égarement (ou inversement), perdue au milieu de cette proposition sur un langage (inclusif) du XXIe siècle, faite : je me ré-oasis.e un moment sur le toucher et la peau (avant de re-partir de plus belle dans l’espace de vitalité).

Ma peau est un moyen de connexion à (toi) l’extériorité ou une connexion (directe) à (toi) l’extériorité (comme tant d’autres éléments constitutifs de mon être, elle établit la liaison directe avec ce « que » relativement distant, et elle le fait sans même m’en demander la permission), elle ne me sépare pas de (toi) l’extériorité, elle ne brouille pas les limites entre intériorité et extériorité elle m’inclut (sans vraiment m’en laisser le choix) (ou m’intègre) dans un espace de vitalité (et maintient cette inclusion, intégration) tout en me faisant réaliser la proximité (qu’importe sa qualité) que j’entretiens avec toutes les présences ou existences (toi) qui la composent. Ma peau réduit la distance. Elle est à la fois un médium ouvert de communication et une communication ouverte – et c’est justement par ce médium ouvert et cette communication ouverte que je puis te transmettre (quasi instantanément) un message direct, t’exprimer directement, la valeur qualitative que j’attribue à ton toucher : il est bon ou pas, désirable ou non, désiré ou non, agréable ou non, plaisant ou pas, etc. Nous sommes donc dans un rapport direct. Si ton toucher est bon (pour moi) c’est parce que je lui aurais attribué une valeur qualitative (en termes de vertu : je pourrais lui attribuer une valeur de bienveillance; en termes de sentiment / d’émotion : je pourrais lui attribuer une valeur d’agréabilité ou de plaisir, ainsi de suite). Si ton toucher est bon (pour moi) au pire des cas c’est parce qu’il n’est pas mauvais (il peut dès lors sans vraiment être bon [bienveillant, agréable, plaisant, etc.] ne pas être mauvais : parce qu’il n’est un inconfort, un mal-aise / malaise, il n’est pas perçu comme peu vertueux, il ne fragilise pas un état de satisfaction, etc.). Ton toucher je lui attribue donc une valeur : il est bon (= il me fait du bien = il contribue à la réalisation d’un état de satisfaction ou l’améliore = il est conforme à un attendu d’être). Et si je le fais c’est parce que de façon presque naturelle (sans y réfléchir) je me serai appuyé sur tout un ensemble intériorisé (à l’instar de ce qu’est le bien), il y a dans cette attribution qualitative quelque chose de mécanique. Je peux même après coup – et après y avoir réfléchi (en prenant du recul) – considéré que ce bon est en fait mauvais (en examinant ton toucher comme rapport direct à l’aune du bien), tu ne me touches pourtant plus mais j’ai ce rapport direct avec toi. Ton toucher a laissé une trace (événementielle), cette trace n’est pas indirectement toi, elle est en réalité directement toi. Je peux même dans l’instant du toucher, qualifier de bon et ensuite de mauvais (inversement) ce rapport direct que j’ai avec toi, de façon mécanique (selon plusieurs considérations) ou en y réfléchissant (en examinant / évaluant ce rapport direct). Qu’importe les détails de cette situation intersubjective, le bon ou le mauvais est le lieu de la relation / du relationnel = du rapport direct = d’une attribution de valeur qualitative d’un rapport direct avec (quelque être que soi).

Un comportement (ou un sentiment, etc.) bon (ou mauvais) est inscrit dans cette immédiateté (de l’inter du toujours plus qu’un être), il est évalué comme bon (ou mauvais) que par / en référence au bien (ou au mal); en ce sens, il y a un déplacement (= changement de place, transport, comme le fait de porter d’un lieu à un autre, de passer d’un contexte / d’une situation à un.e autre, d’un lieu contextuel / d’un lieu situationnel) du lieu de la relation vers le lieu du transpersonnel. Le bon (ou le mauvais), lieu de la relation / du relationnel – le bien (ou le mal), lieu du transpersonnel, sont de la sorte deux lieux distincts qui ne sont jamais distants l’un de l’autre : ils s’interpénètrent (sans toutefois fusionner).

Le bien (ou le mal) est le lieu du transpersonnel : il est un tiers-commun, il joue un rôle médiat, il rattache (ou rappelle l’attachement / il serait sans doute plus adéquat de parler de rapprocher / de re.connecter) à un espace de vitalité plus extensif que ce soi comme particule fondamentale d’un tout (un soi qu’un certain regard adoptant une approche d’échelle pourrait légitimement voir comme un sous-espace ou un infra-espace de vitalité – je ne partagerai pas ce regard parce que dans la conception proposée d’espace de vitalité la particule et le tout sont disposés dans / évoluent composent / le même espace qui lui est un divers de lieux avec leurs propriétés particularités etc. en interaction, il n’y a ainsi pas de sous / infra voire de sur / sub.. : il y a l’être (toujours intersectionnel) et l’être-avec dans toutes ses dimensions, l’espace de vitalité dans ses innombrables complexités : temporelle, unitaire, sociale, politique, idéologique, historique, biodiversifiée, psychologique, narrative, langagière, linguistique, lexicographique, sémantique, syntaxique, culturelle, symbolique, matérielle immatérielle, spirituelles rationnelles, etc.) Ce lieu du transpersonnel est ainsi une portion déterminée (la portion morale ici) de l’espace de vitalité.

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« Cette image est intitulée ‘Carte système des défis.’ Il illustre les 16 défis mondiaux émergents et leur lien entre eux. » – « La prochaine génération d’enjeux mondiaux émergents » – Policy Horizons | Horizons de politiques
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Le bien (ou le mal) comme lieu du transpersonnel est le lieu du commun. Commun ici non pas ce qui renvoie à la généralité ou les généralités, non pas celui du plus grand nombre – qu’est la majorité / la plupart / etc. – mais substantiellement, ce qui est constitutif de l’être indifféremment de la constitution / forme – le constitué. Un commun par exemple est la dignité humaine. D’autres communs : la vulnérabilité de l’être, la singularité de l’être, etc. Lieu du commun = lieu commun.

Toute existence (nous le savons) évolue dans deux lieux qui s’interpénètrent : un lieu propre et un lieu commun. Le lieu propre est dans l’espace de vitalité cette portion déterminée qu’est la singularité (= qui n’est pas comme autre, qui est original, qui dénote une différence non pas tant particulière que d’exception / d’unique). Le lieu commun est (dans l’espace de vitalité) cette portion déterminée qu’est la normalisation / banalisation de la singularité. La normalisation / banalisation de la singularité = rattachement ou rapprochement (via notamment un mécanisme de re-connaissance qu’elle soit subjective, institutionnelle, groupale, communautaire, etc.) au commun (ou on pourrait dire au connu – ce dont on a déjà connaissance – de ressemblance, de partage de ressemblance; ressemblance = similitude entre deux ou plusieurs êtres, caractère de deux ou plusieurs êtres partiellement identiques – qui ont un ou plusieurs éléments / constituants en similarité ou en partage). Le lieu commun ne pouille ainsi pas l’être de sa singularité mais l’intègre à un ensemble de ressemblance, de l’ordinaire (un tout de ressemblance, un tout ordinaire). L’être dans sa singularité demeure un extra-ordinaire dans le sens qu’il (extra) est toujours d’un apport (de connaissance, d’expérience, etc.) à l’ensemble ordonné courant connu ordinaire. Cet extra comme apport (= contribution positive à l’amélioration) à cet ensemble peut aussi se voir comme un complementum. Tout sujet est ainsi à la fois ordinaire et extra-ordinaire, normal (banal) et unique (d’exception), commun et singulier. Une fois de plus, un sujet-osmose évoluant dans un lieu propre et un lieu commun – qui s’interpénètrent.

Un cas concret : les arts. Les arts sont un lieu commun par excellence, les singularités artistiques (écoles, mouvements, styles, méthodes-processus de création, sensibilités-réflexions-expériences, propositions = œuvres, etc.) sont un lieu propre par excellence. Les arts (ou l’art au pluriel inclusif du divers) : l’expression esthétisée de l’expérience (c’est-à-dire d’interprétation d’un certain réel qui propose une réalité = une perspective humaine sur le réel / réel = ce qui est saisi vécu comme fait), l’usage de moyens (normatifs ou non) et techniques dans la réalisation d’une telle expression, une telle expression peut manifester d’une revendication d’un idéal de beau ou manifester d’une conformité à une idée du beau (idéal ou idée du beau qui lui est porteur d’un sens conceptuel et formel de l’harmonie). Les arts expressifs d’un rapport direct avec le réel peuvent se voir dans une variété d’objets et une diversité d’ensembles (spécialisations, branches, communautés, etc.), et ce qui les entre-tient est : la créativité. Tout art (qu’il soit de la guerre, de l’amour, du sexe, de la sculpture, de la reliure, photographique, rupestre ou pariétal, martial, culinaire, du parler, du design, de l’influence, etc.) dit expression esthétisée de l’expérience (donc in fine un rendu, un rendu-compte), cette expression renvoie à un sens conceptuel et formel de l’harmonie, ce sens (de l’harmonie) présente un idéal ou une idée du beau. Tout art manifeste de la créativité. Et tout sujet est créatif (a une aptitude créative), c’est un artistique (tout autant que, quelque part, entre ici et là, en tordant son sens original et originel situationnel-contextuel, dans le studio de création qu’est tout lieu propre de créativité, déformant le mot (dans l’atelier-forge qu’est l’esprit humain), sans avoir la patience de la fin d’une lecture-ouroboros de toute œuvre [humaine], en réalité : « nous sommes [toutes et tous] savant qui inventons des réponses aux questions de notre imagination » – c’est-à-dire [ayant] raison).

Et tout sujet est créatif (a une aptitude créative), c’est un artistique

Artistique bien plus (simplement) qu’artiste. L’artiste est défini(e) ou se définit ou est perçu(e) ou se perçoit comme une catégorie-tribale assumant une fonction sociale (également politique / politisée – souvent intentionnellement ou quelques fois non-intentionnellement, l’artiste est politique [particulièrement au sein des institutions, courants, mouvements, écoles, groupes, communautés, etc., d’appartenance = les lieux du politique = lieux de la pratique du pouvoir] et souvent politisé.e [précisément dans les lieux de la compétition politique = les lieux politiciens = lieux des en-jeux de du pouvoir]), une revendication-étiquette d’une activité particulière de création (qu’elle soit la conceptualisation présentée, l’interprétation offerte, etc., d’un objet-proposition [qualifié.e d’œuvre]), et depuis une certaine modernité une revendication de qualité professionnelle dans l’exercice de cette activité. Cette vue (assez courante) soulevant des questions d’identification identitaires (la question du « c’est quiquoi l’artiste » avant toute autre considération – c’est-à-dire l’objet-proposition, question ouverte / fermée qui est l’objet d’une pluralité d’hypothèses-réponses) autant que s’inscrivant dans des en-jeux de crédibilité, de légitimité, de reconnaissance exclusive – si ce n’est de reconnaissance d’exclusion, sans oublier les en-jeux commerciaux ou mercantiles (etc.) Les artistiques peuvent ne pas se reconnaître dans cette compartimentation, ainsi dans mon propos il s’agit de s’en extraire (de décloisonner) pour revenir à un fondamental ou à un commun ou au lien : la créativité.

Les artistiques = des artisan(e)s (= créateur.e.s à partir de la matière) du beau par l’esthétisation de l’expérience (= artistes).

Récemment, en me référant à une diversité de rencontres (murale, rues, parcs urbains ou portions urbaines de l’espace de vitalité, habillements des individus croisés ou en partage d’un moment de passage, architectures urbaines, lumino-habillages urbains, toutes sortes de choses) et d’événements (foire – marché, galerie-exposition dé-c-ouverte, salon-vente, etc.) artistiques auxquels j’ai pu participer, il m’est arrivé d’identifier les artistiques en tant que artisan-istes (= artisan.e.s + artistes). L’artisan(e) peut se revendiquer (dans son autoconception ou son adhésion à une conception partagée du métier) en tant qu’exécutant.e (= ici, support à la matérialisation ou contribution à rendre possible ou d’un apport indispensable à l’effectivité matérielle d’une idée, dont le principal rôle est celui d’aide-assistance entretenant avec l’autre une relation de co-opération) de l’imagination-imaginaire (vision) de ce « qui » conçoit (ainsi vu, en réalité il y a moins – sauf dans les structures hiérarchiques – exécutant.e que coopérant.e coopéracteur.e = complémentarité [dans la réalisation d’intérêt commun]). Ce regard porté sur son rôle n’enlève rien au fait qu’artisan(e) est triplement cativité (par le savoir-faire [= la résolution d’un certain nombre de problèmes ou de problématiques – qui demande d’aller audelà de la simple application du savoir, et « savoirfaire » en ce sens se comprend comme avant tout la conscience que le simple su n’est pas suffisant], par la conception(-conceptualisation) de moyens(-outils) [ou de l’appropriation de ceux existants en les a.méliorant par exemple], par une interprétation de l’agréabilité ou de la satisfaction [et sa proposition] qui implique une harmonisation de la création). En ce sens, face à une particulière signification de l’artiste (= l’êtrefaber de l’imaginaire ou des imaginaires [en partant du réel] = image[s] + aire[s]), un(e) artisan(e) est moins dans un imaginaire que dans une imagination ou autrement formulé en reprenant un illustre « l’Artiste [« qu’il est sain de l’entendre car il dit les mots pour nous tous »] porte la parole de l’Humanité dans la variété de tons quexige une description à laquelle on puisse s’identifier pour réfléchir la vie intérieure d’un peuple » et en complément (dans la même veine de rapsodie de la grande slameur – même si elle est celle d’un autre) « le peuple curieux de lui-même, aime ». Artisan(e) : à la fois une quasi mécanique (dans son sens fonctionnel d’éxécutant.e de co-opéracteur.e – c’est-à-dire moins aux ordres que remplissant son rôle d’aide-assistance = en fait de co-création [de l’objet, chose, qu’est l’idée – du commun]) et une liberté créative (dans son lieu propre d’harmonisation de la création). Par exemples : un(e) forgeron(ne), un(e) tisserand(e), etc.

L’harmonisation de la création (la transformation, la fabrication etc.) à partir de la matière et l’esthétisation de l’expérience, la rencontre conversationnelle (ou comme le souligneraient certain.e.s une rencontre en mode dialogique) de la matière l’esthétique et l’expérience, l’osmose entre les faiseur.e.s ou faiseux d’objet(s) et les imagina(rra)tifs (voire les imagin.aires), et au travers d’une telle rencontre la créativité en (tentative de) pacification de tous les aspects de soi ou de l’être (même quand il est question d’art dit guerrier : d’un créatif dit guerrier ou de guerre, d’un art de la guerre).

Tout art (qu’il soit de la guerre, de l’amour, du sexe, de la sculpture, de la reliure, photographique, rupestre ou pariétal, martial, culinaire, etc.) dit expression esthétisée de l’expérience (donc in fine un rendu, un rendu-compte), cette expression renvoie à un sens conceptuel et formel de l’harmonie, ce sens (de l’harmonie) présente un idéal ou une idée du beau. Tout art manifeste de la créativité. Et tout sujet est créatif (a une aptitude créative), c’est un artistique.

Artistiques (ou artisan.istes ou artisans-artistes / artistes-artisans) évoluent dans deux lieux qui s’interpénètrent (sans devenir un lieu fusionnel) : les deux lieux s’imbriquent en entretenant une relation d’osmose (= d’inter-influence, d’influence réciproque).

Les artistiques ont en commun cette portion déterminée de la créativité (les arts), les artistiques en tant qu’extra apportent à l’ensemble par leur singularité créative une contribution positive qui améliore (d’une façon comme d’une autre) cet ensemble (de ressemblance, de similitude, de l’ordinaire). Les arts = créativité = (ensemble de) l’ordinaire = normalisation / banalisation particulière de la singularité = lieu commun. La singularité artistique = l’extra de l’ordinaire = style(s), interprétation(s) de soi ou du réel / de l’expérience, traduction(s) subjective(s) du réel / de l’expérience, construction en sens et significations à travers l’esthétisation de l’expérience, etc. = lieu de création = lieu propre. Deux lieux de l’espace de vitalité.

Le bien (ou le mal) comme lieu du transpersonnel est le lieu du commun. Commun ici non pas ce qui renvoie à la généralité ou les généralités, non pas celui du plus grand nombre – qu’est la majorité / la plupart / etc. – mais substantiellement, ce qui est constitutif de l’être indifféremment de la constitution / forme – le constitué. Un commun par exemple est la dignité humaine. D’autres communs : la vulnérabilité de l’être, la singularité de l’être, etc. Lieu du commun = lieu commun.

Lieu = portion (abstraite, concrète, générale, particulière) déterminée d’un espace, qui peut être considérée du point de vue de ses qualités ou de sa situation, du point de vue des activités / actions qui s’y déroulent / s’y réalisent, de l’agir qui s’y matérialisent.

Les êtres ont en commun (c’est-à-dire ce que l’on observe voit rencontre et reconnait dénotant du différent, ainsi le commun est moins l’identique dans le sens formel de similitude plus ou moins parfaite ou du semblable pris dans son aspect d’indiscernabilité – ou dans un « pareil au même » d’égalité – que du trait en partage) leur singularité (elle est constitutive de ce « qui » d’unique et d’exception, indifféremment de comment et pourquoi et de ce qu’est-ce [interrogation remontant à mathusalem et qui se poursuit à l’ère du méta-vers et qui lui survivra] le constitué / la forme constituée). Cette singularité est normalisée (banalisée) dans un lieu : celui du commun. Ce lieu remplit dès lors une fonction médiate, transpersonnelle (= au-delà du soi comme particule fondamentale qu’il soit personnel, subjectif, groupal, communautaire, etc. pour l’inscrire dans le tout). Ce lieu commun exprime ce trait partagé.

La créativité est ainsi ce lieu (du) commun = lieu transpersonnel, c’est elle qui est le tiers-commun, c’est elle qui joue un rôle médiat (dans les qualifications subjectives des propositions issues de lieux de création, dans l’évaluation de telles propositions, dans l’examen de conformité de telles propositions par rapport à un attendu d’être : le créatif, dans la valorisation des propositions jugées conformes – les bonnes propositions, etc.), elle rattache ou rappelle l’attachement à un espace de vitalité plus extensif que soi artistique comme particule fondamentale d’un tout (les arts). La créativité ne pouille jamais l’artistique de sa singularité (au contraire, la créativité n’a aucun sens sans elle ou serait difficilement compréhensible sans elle ou qui dit créativité affirme en même temps la singularité – exprime une reconnaissance de la singularité). Comme lieu : elle normalise / banalise / rend ordinaire la singularité (le propre). La créativité est ordinaire, ce qui est extra-ordinaire c’est l’apport de la singularité créative à l’ensemble connu (les arts). Les artistiques ont leur lieu propre (lieu de création), ce lieu est constitutif de leur être indifféremment de leur proposition créative (l’extra), ils sont (indifféremment même de la qualification de leur proposition) des acteur.e.s d’une amélioration du lieu commun qu’est la créativité (les arts). Ce dernier subit ainsi l’influence des artistiques en termes d’aménagement(s), de signification et de re-signification, de restauration (ou de réparation ou de rafraîchissement) d’une idée ou conception de ce qu’est la créativité (de la sorte les arts), etc., autant que ce lieu commun a une influence sur les artistiques en termes de re-connaissance, de normes institutionnalisées, d’idée ou de conception (fixité de l’universalité) de cette chose dénommée créativité (les arts), etc. Les interactions entre le commun (l’ordinaire) et le singulier (l’extra) sont ainsi l’expression de la tension, de la pression (ou de la mise sous tension, sous pression). L’histoire (ou les différentes histoires) humaine de cette expression l’illustre.

La simple évocation de restauration m’oblige à temporiser (= procrastiner) un bref instant cette ballade-promenade-voyage-exploration (et autres di-vague-ations) dans la créativité et ses singularités déclinées subjectivo-objectivement (ou d’une bonne foi subjectivité objective voire objectivité subjective – en laissant bien entendu tout ouvert) afin de m’étendre (extensivement) sur ce qu’elle (la restauration) me semble compréhensible.

Une restauration d’une proposition qualifiée d’œuvre artistique (ou de la matière) découle d’une double intention (que je formule avec des mots qui dans mon esprit répondent de ma compréhension) : re-découvr’être et re-authenticitéiation.

« En art, la restauration désigne les interventions et traitements servant à rétablir un état historique donné et, par là, à améliorer la lisibilité et l’intégrité esthétique d’un objet ou d’un bâtiment ou, le cas échéant, rendre son utilisation à nouveau possible. »

« Le concept de « conservation-restauration » est désormais privilégié par rapport à celui de « restauration » pour désigner une discipline destinée à l’examen matériel des biens culturels, et à la prise de mesures, directe ou indirecte, afin de freiner leur processus d’altération et améliorer leur lisibilité. […]

La distinction entre « conservation-restauration » et « restauration » permet d’éviter des raccourcis rapides, qui limiteraient le rôle de la conservation-restauration à un simple travail d’amélioration de la lisibilité d’un bien culturel (par un retrait de vernis, ou des retouches, par exemple).

Depuis la résolution terminologique de l’ICOM-CC, lors de la XVe conférence triennale à New Dehli, en 2008, la conservation-restauration est définie comme étant : « l’ensemble des mesures et actions ayant pour objectif la sauvegarde du patrimoine culturel matériel, tout en garantissant son accessibilité aux générations présentes et futures. La conservation-restauration comprend la conservation préventive, la conservation curative et la restauration. Toutes ces mesures et actions doivent respecter la signification et les propriétés physiques des biens culturels » 

Au niveau des couleurs et du contraste, certains historiens de l’art considèrent que la « conservation-restauration » amène une certaine dénaturation par rapport à l’original, d’autres au contraire pensent qu’elle permet de retrouver la fraîcheur initiale de la toile. […]

La conservation-restauration englobe toutes les interventions et tous les traitements servant à établir, suivant certaines normes, un état historique donné et, par là, à améliorer la lisibilité et l’intégrité esthétique d’un objet ou d’un bâtiment ou, le cas échéant, rendre son utilisation à nouveau possible. Cette démarche vise à redonner à une œuvre ou à un ouvrage d’art, une apparence que l’on suppose proche de son état initial, combinée éventuellement avec les normes visuelles au moment de l’opération de restauration (notamment en ce qui concerne les couleurs et le contraste), et sans vouloir pour autant effacer les traces des interventions antérieures, à la différence de la restitution, qui est une reconstruction pour tenter de retrouver un état originel parfait. […]

La restauration contemporaine s’attache aux principes suivants:

  • La lisibilité de la restauration exige que la partie restaurée puisse se distinguer de la partie originale, par la variation du rendu ou du matériau.
    • La réversibilité impose l’utilisation de techniques ou de matériaux qui puissent être éliminés dans le futur par une autre restauration. D’un point de vue chimique, la réversibilité signifie qu’une résine pourra être solubilisée dans le même solvant que celui qui a permis sa mise en œuvre. Si ce principe n’est pas respecté, des dégâts irréversibles peuvent être causés.
  • La compatibilité des produits de restauration avec les matériaux originaux, fait appel à une compréhension poussée de la chimie et de la physique des matériaux en présence.
  • La stabilité dans le temps des interventions et la stabilité physico-chimique des matériaux introduits sur l’objet, est indispensable pour la pérennité des œuvres restaurées.
  • Le respect de la création originale interdit au restaurateur toute re-création d’un élément disparu sur lequel il ne dispose pas d’une documentation historique certaine. Ainsi, le tratteggio, mis au point par Cesare Brandi pour combler les lacunes en fresque, ne leur substitue qu’une texture neutre ne remplaçant pas le dessin original disparu. »

« La restauration est l’ensemble des mesures visant à protéger le patrimoine culturel pour le futur. L’objectif de la restauration est d’étudier, de documenter et de conserver les qualités importantes sur le plan culturel d’un objet tout en limitant le plus possible les interventions. La restauration englobe l’examen, la documentation, la conservation préventive, la préservation, la restauration et la reconstruction. […]

Les restaurateurs adoptent les principes de conservation préventive, ce qui comprend les mesures concernant l’environnement dans lequel un objet se trouve afin d’éviter les dégâts causés par des agents de détérioration. Les principales causes de détérioration sont les forces physiques, les voleurs et les vandales, le feu, l’eau, les parasites, les polluants, la lumière, les rayons ultraviolets, la température inadéquate, l’humidité relative inadéquate et la dissociation.

Les restaurateurs ont pour philosophie que moins donne plus. Une intervention de restauration trop importante peut causer une perte de renseignements sur la façon dont un objet a été fabriqué et sur ce qui lui est arrivé. La restauration ne veut pas dire de remettre un objet en parfaite condition. Le degré d’intervention est choisi en consultation avec le propriétaire ou gardien de l’objet.

Les restaurateurs respectent l’histoire de l’objet. La préservation d’un objet ne se limite pas nécessairement aux matériaux d’origine. Les réparations ou modifications antérieures, ou les traces d’utilisation, comme l’usure des outils, peuvent avoir une valeur historique.

Les restaurateurs comprennent les matériaux. Les matériaux employés par un restaurateur doivent, autant que possible, pouvoir être enlevés ultérieurement et ne doivent pas entraîner des dommages subséquents. De nombreux matériaux, y compris bon nombre de plastiques, papiers, adhésifs, rembourrages, revêtements et détergents ne répondent pas à ces critères.

Les restaurateurs savent distinguer les réparations de l’état original. Bien que les traitements passent souvent inaperçus, il faut toujours s’assurer qu’il soit possible de distinguer, après un examen approfondi ou par d’autres moyens, la différence entre les matériaux d’origine et la réparation. La documentation des traitements joue donc un rôle crucial dans la possibilité de distinguer un élément original d’un ajout. […] »

« Ce travail essentiel assure que ces objets sont préservés dans l’intérêt des générations actuelles et futures. Certaines pièces sont analysées plus en profondeur, notamment en faisant l’objet de recherches et de restaurations qui non seulement permettent de mieux les comprendre, mais aussi de les rendre à un aspect proche de leur état d’origine. »

« Les services de restauration consistent à traiter les objets et les œuvres d’art dans le but de retarder leur dégradation et de leur redonner leur intégrité physique et historique. »

De cette double intention (re-découvrêtre et re-authenticitéiation), la restauration de la matière (endommagée, altérée par des abus ou par toute autre action qui porte atteinte à son authenticité) consiste à pratiquer un rapprochement avec l’originel (selon des techniques adéquates qui peuvent être contemporaines, anciennes, ou leur combinaison). La matière originelle (originelle = qui est relative à sa création / originale = qui ne ressemble à rien d’antérieur c’est-à-dire renvoie à de l’inédit et du différent / originaire = qui provient d’un lieu [de départ]) étant dans son authenticité fragilisée (= détériorée), la restauration se veut donc non pas un rétablissement de la force (puissance) de la matière originelle (ou encore moins celui de la force / puissance originelle de la matière originelle) mais de sa réalité (avant la détérioration, la fragilisation, l’endommagement, la dégradation, etc.) telle que l’on en a l’idée (c’est-à-dire celle de sa création).

On restaure une idée-conception de quelque être authentique, et lorsqu’ici on parle d’authenticité on inclut une intégrité originelle (ayant elle plusieurs dimensions : esthétique, historique, sociale, politique, narrative, contextuelle, situationnelle, symbolique, etc.), une préservation (pour l’à-venir – ainsi conservation en tant que maintien relativement dans le même état ou de façon intacte ou un état équivalent – se comprend par protéger [= faire en sorte que l’être dans son intégrité ne soit exposé à une atteinte abusive ou ne soit exposé à quelque action / acte susceptible de sa désintégration] et non immobiliser / figer) = une sauvegarde, un sens originel (dont on a connaissance) qui exprime une proposition originale d’être. Restaurer : rétablir une idée de l’être authentique (et tenter de s’assurer de sa sauvegarde comme existence – héritage, histoire, mémoire, etc.)  Restaurer : rétablir une capacité d’être (pouvoir) au monde, ramener à la vie (ou ré-introduire dans la vie). Restaurer : prendre soin de ce que subsiste de quelque être authentique (c’est-à-dire d’une idée-conception que l’on en a). Maintenant, la double question demeure : peut-on et / ou doit-on tout restaurer ? La véritable question (selon moi) est : est-il juste de restaurer le sujet (ou l’objet) dont il est question ? Elle sous-entend : de quoi parle-t-on d’abord (ou déjà), pour-quoi (se pose-t-on cette question), qu’est-ce que l’on souhaite prendre soin. À partir de là, la discussion-conversation est ouverte

Aussi ouverte qu’est la compréhension de ce qu’est une matière restaurée. Une matière restaurée (en osant cette formulation) est (en s’appuyant sur la pluralité des visions-définitions précédemment présentées) celle qui ne s’éloigne pas excessivement de celle originelle. Si l’action / acte / opération (dite) de restauration s’éloigne excessivement de la matière originelle, la matière proposée est ainsi difficilement qualifiable de restaurée (même lorsque l’on peut se le convaincre ou l’accepter comme restaurée – d’où entre autres la mise en place de la norme de réversibilité). Cette matière proposée difficilement qualifiable de restaurée n’est ni vraie ni fausse : elle est autre (par rapport à la matière originelle, elle est simplement inauthentique). Elle n’est pas tant une imitation (ou une copie) de la matière originelle qu’elle est une création (quasi inédite), une construction (de quelque chose autre). Elle ne fait pas qu’éloignement excessif par rapport à la matière originelle, elle fait une autre œuvre (ou une œuvre différente), et cette dernière (saisie ainsi) est authentique. On le voit, la matière restaurée ne saurait être fausse car en elle-même reste (dans son juste rapprochement) la matière originelle malgré les endommagements et altérations (abusives). L’opération (minutieuse et patiente – toujours en suivant ici de près les spécialistes) de restauration est mauvaise ou bonne (par rapport à une idée-représentation que l’on a de la matière originelle) – c’est-à-dire en référence à une idée-représentation de son état originel (donc en même temps en évaluation des endommagements, dégradations, subis par cet état originel) – et on l’a vu cette idée-représentation ne tombe pas du ciel. L’opération (minutieuse et patiente) de restauration est bonne ou mauvaise selon qu’elle est excessivement ou non éloignée de cet état originel. Il n’y a ainsi pas une fausse ou vraie restauration, il y a une restauration adéquate (par rapport à cette idée-représentation de l’état originel) ou conforme (à une idée-représentation de l’état originel). Le cas contraire, on pourrait en dire qu’elle est inadéquate = une non-restauration dans les faits, et également dans les faits = une création ou construction de quelque être ou chose autre.

En tout sens, en partant d’une acceptable et sans doute commune compréhension de restauration (= réparation de quelque être endommagé / réparer = remettre en bon état, atténuer les conséquences négatives de quelque action sur un être, porter un soin à quelque être abîmé, remettre en état de fonctionnement / synonymes reconnus : arranger, bricoler, rafraichir, revigorer, etc.), il est difficile (mais pas impossible) de qualifier une matière restaurée de fausse (c’est la même matière), il est également difficile de prétendre lui rendre son authenticité originelle (rationnellement elle n’existe plus) mais d’avoir comme volonté de la ré-authenticitéiser (= la rapprocher au plus près de l’authenticité originelle selon l’idée que l’on a d’elle). Dans la restauration (ou la réparation de l’être), les notions de vrai ou faux sont (selon mon entendement assez primaire ou proche d’un organisme unicellulaire) hors-sujet / hors-objet (en revanche me semble-t-il les notions d’adéquation, d’équivalence, de conformité répondent à l’objectif de ré-authenticitéisation). Et de telles notions d’adéquation, d’équivalence, de conformité que porte la restaurationréparation de l’être mettent sur les chemins de la re-découv’être du sujet ou de l’objet en termes d’histoire(s), de singularité, de situation(s) et de contexte(s), de signification(s), de vision(s), etc.

Ce qui est faux n’est pas nécessairement inauthentique (en soi). Les apparences (lorsque l’on parle du sujet humain notamment) n’étant pas toujours fausses même quand elles portent (ce que l’on qualifie généralement de) la fausseté : elles manifestent d’une raison, d’une logique (d’une sensibilité) – elles ne sont pas choisies par / au hasard, elles expriment (en même temps impriment) un regard (sur soi et sur l’être) et communiquent une idée (de soi et de l’être), elles revendiquent (bien malgré elles) une certaine vulnérabilité (de soi et de l’être) voire une certaine faillibilité (et pas seulement une fragilité), elles font le souhait d’une aspiration (à quelque chose ou être) ou se voient (s’entendent, se vivent) comme une aspiration, elles s’inscrivent dans les différents en-jeux du pouvoir (être et de l’être au.x monde.s), elles sont la résultante de scénarios (scripts, récits, de soi – de l’être et d’être) écrits d’esprit propre (même quand elles impliquent la collaboration de plusieurs mains, plumes, supports, etc.) – bref, les apparences collent à la peau, c’est en-quoi (même fausses considérées – trompeuses ou trompel’œil) elles sont authentiques.

En partant d’une considération artistique (artisan.e + artiste), ou en essayant dans une langue faber (artistique), un peu comme ‘un bastringue à marlous’ parlant (exclamativement et affirmativement) de poésie et son loc(a)uteur.e (cet être-mot indifféremment du signe faisant verbe la profondeur) : « Et seul ce qui est fabriqué est vrai, même le faux ! » Pour dire authentique (s’il n’est pas faux de le signifier ainsi). En partant d’une considération ordinaire : ce qui est faux (faux = contraire à l’être réel – cet être du fait ou saisi vécu comme tel, contraire = plus ou moins dans son entièreté opposé à quelque autre – en termes de sens [originel] différent, de [re]présentation conforme à un être-original,  notamment) est en décalage (= écart ou manque ou absence de correspondance, de concordance) d’un certain réel, ce décalage peut s’opposer (ou être d’un sens opposé) à ce réel (et à ses réalités), ce décalage peut être dommageable au (bon) fonctionnement autant de l’être réel que de l’être-avec (discordance, dissonance, irréconciliabilité-inconciliabilité, divergence, mésentente, adversité, hostilité, confiance, interprétations-traductions adéquates, partage, etc.)  Ce qui est faux (ou vrai) ne coule pas de source (objective-subjective, pure ou impure, etc. – une telle source étant en toute connaissance un mythe mais qui a son utilité, elle est pratique et aide à donner – souvent à changer – du sens), il est construit (à partir d’une telle construction on qualifie ou attribue une qualification ou attribue une valeur qualificative et qualitative [ou attribue qualitativement une valeur qualificative] à un être-chose / être-objet, un être-sujet c’est-à-dire – pour ce cas du sujet – à un rapport direct avec). Le faux exprime dans cette considération ordinaire un décalage (déphasage) par rapport à ce qui est dit réel (l’être-fait en réalité).

La vérité n’existe pas (que l’on aille au-delà des montagnes ou pas, dans les voyages ou pas – bref dans les expériences et expérimentations du divers), la vérité comme qualité de ce qui est vrai (= connaissance conforme à ce qui est réel, à une réalité de l’être) n’existe pas en soi, cette vérité-là dit (en vérité) : compréhension + adéquation (renvoyant au.x sens, signification.s, aux complexités de l’être authentique avec ses logiques et rationalités multiples et ses mythes imagin-aires et récits imagi-natifs et ses origin-aires et tous les etc. inclusivement propres, aux reconnaissances d’une construction partagée ou en partage, etc.)  Aller au-delà des montagnes, voyager est une invitation à sortir de sa boîte (de départ) pour aller en découv’être de réalité(s) diverse(s) (re-joindre ces autres boîtes) et par cette découvr’être en avoir connaissance (bien plus que savoir), construire une conformité (ou identifier une conformité déjà construite) toujours dans un double processus de différenciation et de rapprochement, et c’est seulement au bout de ce cheminement que l’on attribue (non-permanemment) une valeur qualitative qu’est le vrai. Pour-quoi et en-quoi le jour est-il jour = il est vrai (de vérité) que le jour est jour (donc pas nuit – le jour n’a de sens [ou on le comprend en tant qu’être-chose événementiel] que par rapport à la nuit c’est-à-dire dans une différenciation et un rapprochement) = il est en réalité une construction (à partir de nos perceptions de sujet humain mais aussi de nos significations humaines de cet être-chose événementiel). Pour-quoi et en-quoi la planète bleue est bleue = il est vrai (de vérité) que d’un certain point de vue (d’astronaute) elle est saisie (vécue, vue) comme bleue (sa couleur prédominante) = il est en réalité une construction (à partir de ce point de vue) car d’un autre point de vue la planète bleue est noire (et cette planète au cours de son histoire – son historique de formation a connu bien de couleurs prédominantes [il suffit pour s’en rendre compte ou s’en convaincre de voyager dans le temps ou de faire de sortes de bonds spatiotemporels à l’aide des sciences actuelles], il est donc possible qu’à l’à-venir selon son évolution elle passe au mauve ou toute autre couleur avec toutes les nuances envisageables). Pour-quoi et en-quoi 1 + 1 = 2 = il est vrai (de vérité) qu’en partageant un certain cadre de raisonnement (ou en adoptant un raisonnement spécifique, un langage particulier – ici celui des chiffres et des nombres et des symboles associés) cette opération fait sens = il est en réalité une construction (à partir d’une approche particulière qui s’est généralisée au point d’en avoir été naturalisée), 1 + 1 = une simple opération-proposition de sens et de signification. On pourrait ainsi (dé)multiplier (presque) à l’infini le pour-quoi et en-quoi de toute « vérité ».

Tout être est factuel, la question n’est ainsi pas celle de la factualité du moment où on dit être, mais elle est dans la compréhension et l’adéquation, dans le décalage (ou le déphasage) par rapport à ce qu’être authentique (= compris et adéquat), dans ce dont on parle réellement. La station de métro la plus proche de moi est un être, c’est-à-dire factuel, je peux la situer (= localiser = déterminer son emplacement) comme je peux en faire l’expérience (en allant re-joindre un lieu par exemple faire l’expérience de ce voyage dans son environnement particulier, son esthétique singulière, sa construction qui dénote du différent tout en partageant avec d’autres stations de métro [sur la même ligne de couleur] certains traits, ses voyageur.e.s qui peuvent en général ne pas ressembler par leurs présentations de soi à d’autres voyageur.e.s dans une autre station de métro, etc.) Quelle est (la) sa vérité, son vrai (ou le vrai de cette station de métro) = elle / il n’existe pas (en soi), et pourtant j’ai conscience (= perception par les sens et / ou l’esprit) et savoir (= information) de cette station de métro comme factuel (= son être réel, son être-fait) : je peux la nommer et la définir par conformité, la voir, m’y rendre, etc. Cette station de métro est (un) factuel dépourvu de vérité (de vrai) : ce que je peux en comprendre est qu’elle est un point de départ ou un point d’arrivée ou un point de transition (ou tout à la fois), qu’elle est une proposition architecturale inscrite dans une politique d’aménagement et de transport urbains mais aussi une proposition architecturale résultante d’une vision de la sociabilité dite urbaine, qu’elle par le nom propre porté raconte une histoire (ou présente une mémoire), qu’elle par son esthétique singulière exprime une idée de beau qu’il me serait possible d’inscrire dans ou de rapprocher de son environnement extérieur ainsi que de la catégorie de voyageur.e.s qui généralement la fréquente, qu’elle par les affiches publicitaires tapissant ses murs expriment une catégorisation socio-politico-culturelle du lieu [où elle se trouve] et des personnes qui y évoluent, qu’elle par son entretien exprime le soin (ap)porté à cette catégorisation et les personnes qui y évoluent, qu’elle.. Toutes ces observations-analyses sont une connaissance conforme à ce qui est réel, à une réalité de l’être (de cette station de métro) sans pour autant que cette connaissance soit la vérité (le vrai) ou la fausseté (le faux).

Une telle connaissance à partir d’une certaine pluralité de perspectives (et d’approches) plus ou moins rapprochées découle (émane, provient, etc.) d’une compréhension de cet être-chose (être-fait, être-réel) qu’est cette station de métro (au-delà de sa fonction-définition ou définition-fonction ou ses fonctions de base telle que sue [acceptée partagée] par une communauté particulière d’individus [ou sue en ouvrant simplement un dictionnaire voire en collectant des renseignements – interroger des individus pour en savoir sur ce qu’est une station de métro, etc.]) et d’une volonté d’adéquation avec la manifestation de cet être-chose (= je parle bien de cette station de métro – et pas d’autre être [par exemple un salon de massage, un film, un performant réseau de donuts productifs, un service de téléphonie branchée sur la créativité, une banque – loin d’être alimentaire mais un peu – al capone, etc.] – telle qu’elle se manifeste là dans son authenticité – d’ailleurs complexe [c’est-à-dire par exemple rattachée à une multitude de dimensions en interaction]). Cette connaissance ne s’encombre nullement des notions de vérité (d’attribution de valeur qualitative qu’est le vrai), elle est originaire d’un questionnement plus primaire (assez scolaire, enfantin) : pour-quoi et en-quoi (cette station de métro est). Il se soucie (dès le départ) du compréhensible et de l’adéquation. Ce questionnement se concentre sur l’observation (voir, écouter, porter attention, identifier des éléments, etc.) et l’analyse (donner du sens, faire signification, aux éléments observés, etc.) Et ce questionnement accepte, inclut, accueille (favorablement) l’erreur comme une réalité de la faillibilité (de l’esprit humain, et pas que l’esprit). Un tel questionnement est aussi extensif que cyclique (voire ouroboros-ement circulaire).

Un tel questionnement s’intéresse au situé à relative distance [de soi] et au là en tant que moment [d’expérience (d’expérimentation) qui n’a pas toujours – ici dans ce propos – pour justes synonymes : maintenant, présent, contemporain, etc.] (là moins qu’à [l’]ici comme : évidence [immédiate], actualité(s), point de départ ou où l’on se trouve [précisément] par rapport [toujours] à d’autres êtres [lieux, temps], etc.),  au lien (l’entre-tenu = ce qui unit / rapproche des êtres), aux lieux propre et commun, à la singularité et sa banalité, à l’extra de l’ordinaire et à l’ordinaire, aux relations entretenues (dans le sens non pas réellement de connexion que d’entretien = maintien d’un certain état du lien, soin ap.porté au lien), à l’osmose moins qu’à la symbiose, à la particule et à son tout (environnemental, de composition, d’appartenance, de ses réalités, etc.) ainsi qu’au tout (regroupant l’ensemble des particules et leur tout – et cela sans restriction), à la diversité des êtres et de l’être (donc entre autres : aux esthétiques et aux arts d’être, aux récits et manifestations d’être et de l’être, aux imagi-nations imagin-aires imagi-natifs et équivalences, aux logiques et rationalités du mythe de même que de l’apparent apparence, au pouvoir et aux en-jeux du pouvoir, aux interrogations sur / de l’être-avec [d’être-avec, d’éthique et d’identifications], etc.), plus extensivement à l’espace de vitalité (qui inclut le vivant, le non-vivant, le là et son au-de, dans la multitude de sa matérialité et de son immatérialité).

Toute existence (nous le savons) évolue dans deux lieux qui s’interpénètrent : un lieu propre et un lieu commun. Le lieu propre est dans l’espace de vitalité cette portion déterminée qu’est la singularité (= qui n’est pas comme autre, qui est original, qui dénote une différence non pas tant particulière que d’exception / d’unique). Le lieu commun est (dans l’espace de vitalité) cette portion déterminée qu’est la normalisation / banalisation de la singularité. […] Le lieu commun ne dépouille ainsi pas l’être de sa singularité mais l’intègre à un ensemble de ressemblance, de l’ordinaire (un tout de ressemblance, un tout ordinaire). L’être dans sa singularité demeure un extra-ordinaire dans le sens qu’il (extra) est toujours d’un apport (de connaissance, d’expérience, etc.) à l’ensemble ordonné courant connu ordinaire. Cet extra comme apport (= contribution positive à l’amélioration) à cet ensemble peut aussi se voir comme un complementum. Tout sujet est ainsi à la fois ordinaire et extra-ordinaire, normal (banal) et unique (d’exception), commun et singulier. Une fois de plus, un sujet-osmose évoluant dans un lieu propre et un lieu commun – qui s’interpénètrent.

Le bien (ou le mal) comme lieu du transpersonnel est le lieu du commun. Commun ici non pas ce qui renvoie à la généralité ou les généralités, non pas celui du plus grand nombre – qu’est la majorité / la plupart / etc. – mais substantiellement, ce qui est constitutif de l’être indifféremment de la constitution / forme – le constitué. Un commun par exemple est la dignité humaine. D’autres communs : la vulnérabilité de l’être, la singularité de l’être, etc. Lieu du commun = lieu commun.

Lieu = portion (abstraite, concrète, générale, particulière) déterminée d’un espace, qui peut être considérée du point de vue de ses qualités ou de sa situation, du point de vue des activités / actions qui s’y déroulent / s’y réalisent, de l’agir qui s’y matérialisent.

[L]ien (ce qui fait tenir – entre-tient – fondamentalement un ensemble d’éléments divers – par exemples : une convention, une conception / représentation / idée de soi / de l’être, un idéal de soi / de l’être, un horizon – comme intersection de visions se projetant dans un à-venir commun – ou des aspirations partagées, etc.)

La politique = une pratique du pouvoir consistant à poser des actions / actes de gouvernance.

Gouvernance = en tant qu’administration de l’être : organiser et gérer / s’occuper de et résoudre / maîtriser comme acquisition d’un savoir et son adéquate utilisation – connaître – ou son usage approprié, contrôler ou vérifier, etc.

Une pratique qui conduit, dirige, mène, manie, supervise, évalue, etc., une pratique du gouvernail ou de contrôle du gouvernail.

La politique est une pratique du pouvoir qui serait difficilement compréhensible sans l’existence du lien entretenu par des réalités en relation.

Un langage (= une manière propre de communiquer qui exprime avant tout – au-delà du système utilisé qui régit la communication – une pensée / sensibilité / vision de l’être).

Une langue qui prend soin = incarnée. Incarnée, c’est-à-dire : qui s’ancre – que ce soit par la forme et / ou par le fond dans l’être de vitalité (qu’il soit humain ou non-humain).

incarnée = une langue de l’authenticité / d’authenticité (émanant d’une certaine vérité de soi – de l’être / d’être, au plus près d’une certaine vérité de soi – de l’être / d’être).

Une langue qui – comme l’autre le chanterait – « désarme les tempêtes », ou « désarme » : « The words we use are key to creating psychologically safe, inclusive, respectful, and welcoming environments. » Une langue qui n’est pas pyromane d’environnement incendiaire ou qui ne collabore / participe / concourt pas à cette suffocation inhérente aux environnements en chaleur.

Le bon est – dans cette considération – une qualité (attribuée) ou une caractéristique valorisée toujours en s’appuyant sur une évaluation de conformité morale.

La morale : l’ensemble des normes (exprimant le bien et le mal) à respecter pour un comportement jugé bon dans / pour la société – qui est ainsi validé comme bien. Le bon est adéquat, il convient, il est approprié (bien venu), il est acceptation et acceptabilité.

Le bon n’est jamais bon tout seul, de lui-même; le bon n’est jamais naturellement bon, il n’est jamais le propre (= ici intrinsèque / constitutif) de l’être; il est un construit (et une qualification = attribution d’une qualité) – autant que le mauvais / le mal, le bien, etc..

On est dans un questionnement central (maintenu ou toujours renouvelé) : pour-quoi et comment on s’engage dans cet espace de vitalité; de ce questionnement, le caractère de l’être humain est pensé de même que toutes les valeurs (pratiques, cognitives, émotionnelles) qui lui sont rattachées.

lieu (du) commun = lieu transpersonnel, c’est elle qui est le tiers-commun, c’est elle qui joue un rôle médiat […] Comme lieu : elle normalise / banalise / rend ordinaire la singularité (le propre).

En poursuivant de la sorte, aux rythmes et tempos d’une sortie du (sous-)bois ou comme au sortir du bois (indifféremment du jour ou de la nuit et leur tout [particulièrement] inclusif), un tel questionnement ne s’intéresse à la relation ou le relationnel (= rapport existant entre des êtres) que du fait du lien (ici = l’au-delà de la relation, du relationnel). Ainsi, un tel questionnement remarque qu’il est possible d’identifier (moins de le [re]créer) le lien (ce trait partagé, ce commun, ce « que » unissant ou rapprochant, des êtres) sans s’intéresser (qualitativement [précisément]) au rapport [particulier] (de toute sorte) existant (ou établit) entre les êtres (un rapport qui peut ne pas exister ou n’être établi [entre les êtres] sans que le lien n’existe (lien qui dans une perspective sociale et politique [par exemple] peut être vue comme socle commun [l’entre-tenu]). Un tel questionnement ne s’intéresse à la relation ou au relationnel qu’en raison d’une interrogation du lien : cet entre-tenu = raison fondamentale de l’être-avec dictant (nécessairement ou en toute cohérence voire cohésion) une éthique de la relation ou relationnelle. Un tel questionnement ne s’intéresse à la diversité de l’éthique (dite de la relation, relationnelle – formulation un brin pléonastique pourrait-on trouver) que parce qu’il s’intéresse à l’entretien (= le soin comme une préservation de l’être exigeant une – quasi constante – a.mélioration [main.tenir / tenir en bon état , un apport.é – l’entretenu]) du lien.

Par exemple : si des réalités – c’est-à-dire des individus divers et ondoyants – sont en relation de compétition, le lien en tant que l’entre-tenu (raison fondamentale les unissant ou les rapprochant, leur socle commun, au-de de leur particulière relation ou de leur relationnel) est la puissance.

L’agir de puissance (non pas la puissance d’agir qui signifie adéquatement comprise la capacité d’être = liberté, autonomie; capacité [pouvoir = possibilité effective] d’être au monde [ou au.x monde.s] dans son infinité, l’effective capacité d’être qui peut être fragilisée par des atteintes abusives [contribuant à rendre encore plus vulnérable l’être] – une telle situation exigeant presqu’impérativement [pour la sauvegarde de l’être, de l’intégrité de l’être / de soi / d’être] le recours à diverses opérations de restauration-réparation]). L’agir de puissance étant ainsi comprise comme un besoin (ou un désir voire un besoin-désir) de l’individu (ou des individus) de faire-être autorité, de dominer, de vaincre (toujours autre que soi), d’imposer soi (à autre que soi) comme présence quasi assujettissante, de (re)présenter soi synonyme du triomphe (toujours sur autre que soi), de soumettre (ou de s’assurer la soumission par une variété de stratégies tactiques etc. qui peuvent aller [ouvertement ou non] de la simple brutalisation à la [subtile] séduction en passant par l’immobilisation [obligée] dans diverses conditions de l’être) ou d’établir une verticalité des pouvoirs (par exemple par la construction de structures hiérarchiques [ou la construction structurelle des hiérarchies] – qu’elles soient collaborative, collective, communautaire, réseautale, etc. – dans lesquelles cette verticalité est naturalisée en ayant été légitimée justifiée etc.) L’agir de puissance vise une certaine forme d’abondance (de soi, d’être, de l’être) = la (sur)production, la pro-fusion, la concentration (accumuler en quelque être central un ensemble), etc. L’agir de puissance comprend et parle le langage de l’ampleur, de l’impact, de gain, de récompense, de performance (ou de performatif, performativité), de résultat (succès, réussite, échecs, accomplissement, réalisation, etc.), de meilleur (classe-ment, catégorie, degré, échelle, notation, et bien d’autres équivalents) en toutes les langues (sociale, politique, institutionnelle, organisationnelle, rationnelleémotionnelle, intellectuellesentimentale, artistique, idéologique-symbolique, environnementale, orgasmique, libidinale, etc.) L’agir est dès lors en (presque) perpétuel mouvement vers la puissance (un mouvement que l’on pourrait rapprocher d’une notable devise : [toujours] plus vite, [toujours] plus haut, [toujours] plus fort, [toujours] plus + plus [dans l’ensemble, les ensembles, ensemble]. L’agir de puissance est celui du monde fini (cet autre lieu commun de l’espace de vitalité).

On le voit l’identification de la puissance comme lien permet non seulement d’anticiper sur la relation (le relationnel) qu’établiront les individus (leur interaction) – ici relation (relationnel) de compétition – mais aussi sur l’attribution de la valeur qualitative du rapport direct avec (le bon ou mauvais, le vertueux [la force comme vertu], le plaisir ou l’agréable, etc.) – donc saisir l’idée (partagée) de référence morale (le bien ou le mal) au fondement de leur éthique de l’être. On le voit également le lien peut exister sans que la relation (le relationnel) n’existe (tout restant envisagée, envisageable), on le voit aussi le lien est à la fois à (relative) distance (= différente de la relation du relationnel) et proche (constitutive ou inclusive) de la relation (du relationnel). On le voit particulièrement la politique comme pratique du pouvoir (de même que les lieux politiciens = ceux des en-jeux du pouvoir) se comprend (aisément) en identifiant le lien.

Un autre exemple peut permettre de comprendre la politique par l’identification du lien : celui du pour-quoi et en-quoi de l’éducation (dans son sens présenté ici). Ce pour-quoi et en quoi conduit au lien (ou à un lien) : la famille (humaine, extensivement inclusive de la vie [c’est-à-dire du vivant et non-vivant], de la matérialité et l’immatérialité d’être, d’une vision holistique de la vie ou de la vitalité [qui explique des choix sociaux et politiques dans les manifestations de l’être], d’une éthique de l’être, etc.) Ce lien qu’est la famille est ce qui fait tenir – entre-tient – fondamentalement cet ensemble de réalités diverses (les individus, communautés, groupes ou regroupements, clans, etc.) autochtones. Il n’est ainsi pas étonnant de constater que la relation (celle revendiquée) est de fraternité (une relation de sœurs, de frères, de parents – bref du toujours proche). Et en l’absence (ou inexistence, invisibilité, imperceptibilité) de relation (c’est-à-dire d’un rapport existant entre ces réalités diverses), il serait étonnant que celle qui s’établisse soit différente (en tenant compte du lien). Cette relation (puisque dans ce cas précis elle existe) est du respect (de soi, mais surtout le respect de l’autre qu’il soit humain ou non-humain [vivant ou non-vivant]), de réciprocité (= de symétrie + sollicitude), de l’entraide, de coopération (à l’instar des fourmis – si on se permet un tel regard entomologiste), d’harmonie du divers (ou d’harmonisation de la diversité) d’après un comment (processus, façons de faire, méthodes, manières) d’être relativement pensé (ou envisagé) qui soit en adéquation avec le pour-quoi, etc. En d’autres mots (si j’ose) : une relation du cercle et de la spirale. Cette relation est une composante de la pratique du pouvoir, la politique (telle qu’elle se manifeste dans ces réalités-là) est comprise (aisément) en lien. Ces réalités en prennent soin à travers le soin ap.porté à la relation (à travers l’entretien de la relation) : c’est un besoin-désir (d’être, de l’être et de faire).

En changeant de lien, la relation change. En identifiant le lien, on identifie et comprend une éthique ainsi qu’une signification de la politique.  

Cette donne explique (au moins en partie) toute (à laquelle je ne souscris guère – étant [un peu beaucoup toujours] ailleurs : c’est-à-dire dans la conversation) la disputatio.n (quelques fois [comment en serait-il seulement autrement] pujilatesque – dans son sens ré-concilié de sportif et épique, d’agonesque et for(s)-tification, de chevaleresque et tous les restes de force et puissance) sur la « bonne » éthique (dite relationnelle ainsi que tant dautres) à adopter pour le « maximum » / « minimum » de bien (-être). Chacun.e (collaborativement ou non, productivement performance-ment ou non, structurellement ou non, systémiquement sismique ou sismiquement systémique ou non, spécialistiquement expertement ou non, quantitativement qualitativement ou non, localement mondialement ou non, etc.) y va (abondamment) de sa (ses) boîte(s), son (ses) bric-à-brac et autre sculpture-a(c)tion (sculpturalité), sa (ses) tribu(s), sa (ses) communauté(s) [d’appartenance (ou personnalisé.e.s)], sa (ses) garnison(s), son (ses) port(s) et autres semblables, son (ses) désert(s) et autres (sous-)bois (sous le bois.s.eau) ou non, son (ses) récit(s), son (ses) mythe(s), son (ses) histoire(s), son (ses) formalisme(s), son (ses) émotion(s), son (ses) expérientiel(les) ou son (ses) expérimentation(s), sa (ses) perspective(s), sa (ses) sensibilité(s), sa (ses) rationalité(s), sa (ses) logique(s), son (ses) critère(s) de vérité, sa (ses) conviction(s), son (ses) observation(s) et autres considérations de cet ordre, ses influences et visées (avouées ou non – voire inavouables), le propre même de la divers-Cité ou de la Cité du divers. Ce qui est (très) sain (l’abondance de la réelle diversité nourrissant le nécessaire pluralisme du choix pour une vivable [viable] divers-Cité). Ce qui est (très) sain politiquement (politique = « infuse principles of equity, diversity, and inclusion […] into the fabric of society »), sans en effet – puisque ce n’est pas nécessaire – être saint voire sein (comme une source nourricière en du mieux-être). Je préciserai pour les interprètes créatifs et créatives (une fois de plus) que s’il peut sembler ici que je fasse une fixation sur le sein il ne faudrait surtout pas faire (mais c’est possible) son freud (et autres produits dérivés) c’est simplement parce que culturellement d’où je pars le sein dans sa dimension symbolique est vie (vitalité). Sein = préservation et amélioration de la vie (et plus inclusivement il est un besoin-désir). Sein (en incluant d’autres symboles) : une louve qui nourrit l’être humain. Et sans laquelle, il n’y aurait aucune (divers-)Cité. Sein donc, dans cette perspective symbolique ouverte ou inclusive, un hommage à la louve.

[…] et cela est juste (= conforme au respect de la dignité humaine – c’est-à-dire sans attribution de valeur qualitative ou toute autre)

[…] le langage de la valeur est celui qui parle des choses qu’importe qu’elles soient abstraites concrètes matérielles immatérielles tangibles intangibles, c’est un langage de détermination du mesurable ou de l’appréciation de l’objet mesuré […]

[…] et cette détermination ou appréciation est assujettie autant qu’elle assujettit – son objet – à l’efficacité ou à la performance voire les deux à la fois), un non-respect de la dignité humaine (le respect de la dignité humaine exprime entre autres une absolue non-attribution de valeur – l’attribution de valeur est hors-propos, hors-sujet), ainsi cette attribution est injuste indifféremment qu’elle soit utilitaire pragmatique ou autre, cette non-conformité ce non-respect invalide dès lors toute conception du bien / de la morale ou invalide toute morale / tout bien).

Le bon / le mauvais est (dans cet aspect) une attribution de valeur qualitative (connaissance) du rapport direct (conscience) avec toujours autre que soi. Le bon / le mauvais n’a de sens que (ou ne prend sens que) dans ce rapport direct.

[…] le bien-être comme (clause) basique [= le vouloir-vivre ensemble] (du contrat social ou socio-politique) tout en garantissant le mieux-être (clause fondamentale) [= le pouvoir-vivre + le savoir-vivre ensemble]. Le mieux-être, bien plus que le bien—être, donne tout son sens véritable au contrat social ou socio-politique.

[…] le bien – peut ne pas être juste […]

Juste = ce qui est conforme au respect de la dignité humaine (en ayant pour examen de ce respect une grille d’analyse intégrant une pluralité de notions / concepts telles que la définition / la reconnaissance des valeurs dites fondationnelles servant de lieu commun à tout être, à la clarté et la précision des principes de la justice toujours inscrite dans la nécessaire quête d’équilibre entre l’harmonieux [= ici la bonne entente, les accordements indispensables] fonctionnement de la société et le sain développement de tout être, etc.)

En quoi le « tu ne tueras point » comme norme morale est-il juste, en quoi « tu ne feras point commerce de toi » est-il juste, en quoi « tu es.. libre / liberté » est-il juste, en quoi « tu etc. » est-il juste ? La juste réponse est (dans) le lien.

delta du narratif – version 1 (by dave)
delta du soi – version 1 (by dave)

Ayant, rapidement, à la grosso modo, présenté cette donne, et en revenant à la conversation (ce qui est peut-être sans doute plus intéressant) sur le lien et la politique. J’ai la faiblesse de concevoir la politique comme le fait de prendre soin du lien, et ce que je tiens à faire comprendre : c’est que la politique est une pratique du pouvoir qui prend soin du lien pour une saine édification (ou sain développement) de la société juste juste société dans la divers-Cité ou la Cité du divers.

La politique est une pratique du pouvoir qui prend soin du lien pour une saine édification (ou sain développement) de la juste société dans la divers-Cité ou la Cité du divers.

La juste société = celle du cercle et de la spirale. C’est-à-dire : en tant que juste la société-cercle se comprend nécessairement comme société-spirale. La société-cercle est

delta société-cercle (version 2.0 en progressivité), by dave
delta société-cercle (version 1.0), by dave
by dave
delta écoute(r) (version progressivité_2.0) – by dave
delta co-opération (version 1) – by dave
delta écoute(r) (version progressivité_1.0.1) – by dave
delta juste société (version harmonie) – by dave
delta du donner (version divers-Cité_1.0.1)
delta du donner (version divers-Cité_1.0) – by dave

La société-spirale est

delta spirale-société_1.0 (version progressivité) – by dave
delta spirale-société_1.0.1 (version progressivité) – by dave

[suite à venir]

by dave

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