L’Océan te va si bien

L’Océan, quelle couleur a-t-il ? Sourit-il ?

À toi et à ton cœur ?

Réussit-il à noyer tes vagues à l’âme ? Et surfes-tu sur ses vagues qui roulent comme des pierres sans jamais finir au fond des eaux ?

Respires-tu pour la première fois, près de cette étendue sans frontières, qui t’ouvre à des possibles et des imaginaires jamais envisagés ?

Vois-tu l’essence presque anonyme de la beauté ? Ses couleurs à la fois imperceptibles et criardes, et ses tonalités insaisissables ? Ses courbes absentes, ses traits discrets ? Cette présence parfaite ?

Quelle musique écoutes-tu ? Quels sont les rythmes qui viennent jusqu’à toi, t’entourent, t’enlacent, et t’emportent ? Quelles sont les voix de l’Océan ? Celles qui déclament des poèmes sans vers, portant des espérances qui viennent d’ailleurs, parlant de promesses d’éternité faites un jour par des cœurs comme le tien ? Que disent les silences de ces voix ? Font-ils des aveux de bonheur ou des confessions de regret ? Ou sont-ils des espaces vides invitant à y entreposer tes désirs les plus inavouables ? Que te disent-ils, ces paroles sans mots, ces notes de musique sans instruments, ces mélodies inaudibles pour tout cœur qui se place loin et qui n’a pas encore su comment effacer la distance entre l’Océan et son âme ? Toi qui es si près, tout juste à côté, dis-moi. Fais-moi écouter.  

Je pense à toi, et j’aurais aimé voir ce que tu vois, tes regards et les miens ensemble, fixant le même horizon et observant la vision plurielle de cet Océan si beau et si indicible.

Je souffle ici dans le vent, reçois mes murmures là où tu es. Des caresses comme des tendresses balayant ton visage baigné des lumières de l’Océan. Des baisers sur ton front pour que tu te souviennes de l’affection que j’ai pour toi. Des rires sans origine et sans cause, seulement parce qu’ils font du bien où ça fait mal. Des sourires sans but, venus de nulle part, juste pour le moment qui passe vite et qui ne revient pas. Je souffle dans le vent, j’y ai mis tous les je t’aime du monde.

D’où je viens, l’on croit aux sirènes. Certains les épousent. Est-ce si étonnant. Pourquoi y résister. Certaines choses ne demandent qu’une capitulation pour nous libérer et nous faire le plus grand bien. C’est ainsi. Encore faut-il en avoir conscience.

Tu es une sirène. L’Océan ne le dit pas, mais il est fou de toi. Lis entre les silences.

 

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