Point G en B, C, 3R, minor & major

by dave

Carol est remarquable, une personnalité vibrante. Je l’ai découverte (précisément l’on m’a suggéré sa découverte) il y a quelques mois. Et, il y a quelques jours j’ai poursuivi la découverte. D’autant plus que la suggestion, au fur et à mesure de mon intérêt grandissant, semblait en réalité être une recommandation. Et l’on sait toute la nuance à faire entre suggérer et recommander. Suggérer = je t’invite au voyage, recommander = JE T’INVITE AU VOYAGE (enrobée d’intonation velours ou dou.x.dou.x ou metalrock ou opéra ou assiko – cela ne change rien aux sonorités martiales de l’invite). Et, lorsque ce dernier – rythmé d’un « fortement » ou d’un « ! » quelque peu à l’accent grave – se termine sans véritable « parce que » l’on ne peut l’ignorer – la recommandation. Découverte recommandée donc, je dirais découvr-être puisqu’il ne s’agit pas réellement de découvrir.

Découvrir = (se) trouver (l’)inconnu ou (faire) face à (l’)inconnu, mettre à nu le caché ou le dissimulé, prendre conscience de l’ignoré ou de sa propre ignorance, tomber esprit dans les abysses ou voler esprit vers le (très) haut, essayer de greffer sur le réel une ou des réalités, ou essayer de se greffer (certaines fois les couilles de) la connaissance avec son ensemble de savoirs (quelques fois armada) issus de toute sorte de source (pratiques, expériences, théories, symbolique etc.).

Il n’est ainsi pas question de découvrir, mais de dé-c-ouvrir : (s’)apprendre à ouvrir (un peu comme on jette un dé – précisément celui du déjà-vu), c-om(p)rendre, et finalement (s’)ouvrir. Au bout, en face, devant soi, en soi, il y a être. J’ai ainsi suivi l’ordre la recommandation, ce fût et cela reste une riche découvr-être. C’est elle que je partage ici avec toi.

Je ne souhaite partager avec toi carol, bien entendu. Même si je n’en ai pas l’air (comme ça), mais en dehors de la partouze (et autres synonymes en ô mmmm-inor), je ne suis pas (très) partageur. Non, l’espèce de partouz.art.s que je suis (i’m-pur produit de son temps et des SM – So.cialMe.di.a.s – en tou.x.x.x genre.x.x.x) te le dit (avec velours, doudou, metal-bouger et un brin ass.sick.ô) : je ne partagerai carol avec toi. En revanche, je te propose le partage de son propos – qui tourne dans une langue vivante (alléluia) autour du point G.

Génération(s).

Tu comprends qu’après l’avoir écouté, tu ne peux oublier carol (et pourquoi – le concernant – je ne suis pas (très) partageur). Comme je le disais à Maître B récemment : ce n’est pas une question d’âge. Carol est / l’illustre (en soi) bien à propos. C’est une question de regard(s), do you see ?

Le voyage en point G m’a fait l’effet d’un spectacle agréable à mâter, à écouter – comme dernièrement sur un quai de métro (en compagnie de Maître B) ce festival de mini-jupes (tendance minimaliste) au féminisme triomphant (en attendant la ligne rose – cette couleur-sens.ation salutaire dans le.s pays.age.s soutterain.s). Avec l’automne levant tranquillement le rideau sur la prochaine saison game of thrones (titrée scorpio season – suite attendue dans les lieux de la partouze), ce festival qui (me) fait du bien (ou contribue au bien-être commun) est doudou-cement remplacé par mon préféré : le legging-fest. Dont plusieur(e)s progressivités (incendiaires ou iconocla.s.tement pyromanes) font (déjà, avant l’heure, mais en l’observant – voire en l’anticipant – très froidement) partie du mythe.  

Ce qui me change de cet ennui qui s’est si bien être, virtuose, ou se présenter (avec virtuosité) ou se mettre en scène – c’est-à-dire nous en mettre (même en étant frappé de cécité, surdité) plein le « what the fuck » (à vue). J’ai, il y a quelques semaines, au salon montréalais du livre, assisté à un tel spectacle : certaines performances éditées m’ont rendu i’m-patient du legging-fest. En attendant.. voyage en point G..

Carol, tu l’as écouté, est remarquable. Remarquable = re.wind chacun des instants que tu ne cesses de marquer sur du papier aux espaces toujours insuffisants pour tous les accueillir / contenir. Re(wind)marquable, ou comment en revenant à chaque fois à ces instants marquables (presque comme des espaces) tu te demandes seulement si ce vent qui souffle dans ton esprit peut être accueilli par / contenu sur du papier. Ce papier qui s’envolera, porté par le souffle-vent de ces instants tant mal que bien marqués, comme ça, et qui ne finira pas dans une foire, mais qui finira mural sans-titre dans une rue au dou.x.dou.x nom : « en.foiré(e)s ». Rue couverte d’arabesques urbaines présentant et ouvrant sur des imaginaires d’une vibrante beauté. Re(wind)markab.le, peut-être, aussi. Je ne sais pas

Quand j’ai écouté carol la première fois, je n’ai pas attendu la fin de son spectacle pour qu’il me fasse du bien, dès les premiers instants de ce moment j’ai lu le « parce que » de la recommandation. L’invite à une riche découvr-être (merci Louise XIVe et toute l’équipe « new kids on the block » – créatures singulières – évoluant outsiders en League major). Quand j’ai écouté carol la première fois, dès les premiers instants, j’ai eu le sentiment d’un (un) en double. Celui d’être alice suivant (en marchant) le lapin (une odyssée qui traverse miroirs générationnels) et celui d’être dans une grotte aux peintures paléolithiques. Ou en essayant de re-joindre (comme on jette des ponts, bien plus qu’un mariage) les deux univers avec leur(re)s nombreux mondes : alice au pays-grotte des peintures paléolithiques. Sentiment d’un (un) en double. Compliqué à formuler autrement. Carol est remarquable.

« Chaque génération contribue à la suivante » et « on ne peut plus se permettre d’avoir une seule génération autour de la table ». Ca.roll et ça plane pour moi.

Si tu suis jusqu’au bout le lapin (rock n roll), tu saisis que le (fin) fond du propos est une tentative d’explication (certes, et qui explique laisse entendre compréhension, mais substantiellement) re-conciliation générationnelle dans une certaine approche de pacification (conflictualité intergénérationnelle). Il y a un public spécifique visé (remarquablement à la artémis) et il y a un public beaucoup plus large (en dehors du collimateur). Et ce public-là : c’est toi + moi.

Toi + moi, nous sommes vieux (vieux = ce qui a vécu – intensément – assez longtemps). À peine dans nos mondes que déjà d’un autre temps. À peine enfantés que déjà obsolètes. À peine du présent que désormais de ce passé si imparfait conjuguant ce que nous sommes dans une sorte de rétrospection futuriste. Incomplétudes que nous sommes. C’est le propre même de chaque génération. Ce n’est pas une question d’âge, c’est une question de regard(s) : do you feel it ?

Tu l’auras noté, carol nous segmente (s’appuyant d’ailleurs sur des recherches scientifiques) en plusieurs générations (x y z, lettres auxquels j’ajouterai : etc.). Il parle de 1ère génération qualifiée de bâtisseur(e)s et d’une autre (beaucoup) révolutionnaire (dont un de ses sens est libertaire). Mais, ce que je retiens dans les différenciations effectuées entre les générations, entre les différentes lettres / étiquettes générationnelles, la plus significative selon moi est qu’il y a de l’engagement / loyauté d’un coté (comme valeurs prédominantes ou partagées) et mobilité / flexibilité de l’autre. Dans les faits, en réalité, il y a une combinaison des deux (tout dépend de ce dont on parle) en différentes proportions selon la conception de l’être au moment où il est regardé, observé, analysé. « La génération z » – celle du zapping – n’est pas moins engagée et loyale (comme valeurs presque communes / partagées) que celle qui la précède (elle est relativement engagée dans des idéaux et loyale à la fois envers de tels idéaux qu’expriment toutes les tribus qui constituent son appartenance – ainsi plurielle qui dit allers-retours = mobilité et gestion de liens). Elle zappe et mâte (cf. SM), comme l’autre (« vieux ») l’a si bien formulé à son époque (en parlant presque de sa propre génération). Si celle de ce « vieux » (un peu très occidentalisé d’ailleurs qui a accepté et naturalisé la flexibilité construisant misère pauvreté non-vie de l’existant) bougeait (physiquement, géographiquement, entre autres) moins que la z (dont on aurait tort de la réduire au triple « zzz » entre bourdonnement et léthargie totale), comme l’œuvre de ce vieux l’illustre clairement elle bougeait tout de même (en étant ‘affalée’ ou ‘enracinée’ dans son canapé et face à cette télévision qui lui offrait du sex de l’amour de la gloire de la beauté de l’argent de l’aventure. On pourrait de cette façon multiplier les nuances et finalement en arriver au constat que cette différence significative est (sans cesser d’être intéressante).. tu compléteras (stp)

Chaque génération entretient avec la précédente et la suivante une proximité (sans laquelle elle n’a aucun sens). Chaque génération entretient entre ses différents membres une proximité qui est une marque, un signe, d’appartenance (encore plus de nos jours qui voit dans le développement technologique non seulement une relative transgression des frontières mais une certaine élaboration de communautés personnalisées). Chaque génération (compétente d’après la grille d’évaluation de sa contemporanéité) est tribu-taire du passé (il n’y a ainsi rien de nouveau sous le soleil).

Le propre de chaque génération (à la suite de frantz fanon) est celui de savoir si elle est : bâtisseur(e), révolutionnaire, ou conservatrice / réactionnaire. Le point G(énération) se décline en B(âtisseur.e.s), C(onservateur.e.s), en 3R(évolutionnaires, réactionaires, réparateur.e.s / renovateur.e.s) minor / major. À un moment donné de ses multiples réalités, elle s’est posée ladite question (ou tout au moins certain.e.s de ses membres).

La génération B est celle qui part de quelque part et explore des territoires / espaces / valeurs peu ou pas connues (voire méprisées ou ignorées) dans lesquels ces « viens je t’emmène au vent » posent les jalons d’un chez nous dont bénéficieront (s’appuieront) les membres de la génération C(onservateur.e) et R(éactionnaire). Génération(s) C & R qui auront à cœur non pas un habitat commun en mieux ou d’aller (comme communauté) en mieux d’altius / altus mais celui de sécurité et de stabilité (des résultats, héritages, etc., de la génération B). Génération(s) C & R ou celle foncièrement de la gestion du risque. Cette dernière engendre inévitablement la génération R(évolutionnaire) qui se différencie de la génération B parce qu’elle est essentiellement celle des R(énovateur.e.s / réparateur.e.s). Il ne s’agit pas (vraiment) pour elle d’aller en exploration de l’inconnu, mais d’abord (au-delà de sa dimension innovante) de rénover et de réparer l’héritage-génération(s) C & R + B – dont elle est (naturellement) l’enfant. Elle est portée par un souffle-vent de changement (par rapport à la génération C & R) radical (entendu comme modification de la nature profonde de ce qui est) – et même (surtout) si elle ne s’en proclame pas. Radical = rénover (mettre à neuf ou restaurer ou dépoussiérer ou moderniser ou mettre à jour ou réactualiser ou rajeunir ou présenter sous un jour autre, ou métamorphoser ou repousser les limites du mieux, renouveler ou rafraîchir, etc.) = réparateur.e (qui rétablit le mieux ou établit de nouveau / remet en état le mieux). La révolution tranquille est celle (justement) de cette autre génération R.

Seulement, cette autre génération R finit par engendrer une certaine génération C & R (celle qui ira en guerre / croisade contre la contre-révolution par exemple). Et de ce tumulte / conflictualité (presque insoluble) naîtra une génération B (qui ira – émancipée de tout ce qu’il conviendrait de qualifier de foutoir – en exploration / quête / découvr-être d’autres espaces territoires valeurs peu ou pas connues, etc.). Et, ainsi, nous nous retrouvons au point de départ (si j’ose dire).

Voilà, selon moi, le schéma (générationnel / intergénérationnel) quasi intemporel ou perpétuel, d’une certaine façon, de nous autres vivants (humains – et je n’ose l’étendre au non-humain). Rien de nouveau sous le soleil, que l’on soit de la génération x, y, z, et autres etc. (Tu me diras c’est quoi la génération etc., et je te répondrai : c’est celle qui n’est ni d’une ou l’autre – sans cesser d’être comme montré d’une certaine hybridité ou d’un relatif métissage – mais qui foncièrement fait suite à l’une ou l’autre tout en se cherchant – spécifiquement – encore – voire sempiternellement).

Quand carol le remarquable affirme que : « Chaque génération contribue à la suivante » et « on ne peut plus se permettre d’avoir une seule génération autour de la table ». Et que j’y réagisse par un : « Ca.roll et ça plane pour moi. », me comprends-tu seulement maintenant ( ?) (même en ab-surdité major)

by dave
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