Variations en A Minor sur Annales, Annalis, & Annus

Bande sonore : Symphonie No 6 (Allegro enrgico, ma non troppo, Heftig, aber marking) – Gustav Mahler.

Qu’est-ce les annales ? Il ne faudrait surtout pas s’y tromper. Ce n’est pas une suite ou une série ou une composition de sodomie(s). Pour dire, cela n’a rien à voir avec notre contemporanéité.

Même si « annales » est un pluriel qui ne délaye l’idée de dilatation de cet orifice extérieur du rectum ou bien de cette sorte d’intrusion un peu spéléologue dans les profondeurs de sphincters servant de voie royale aux matières fécales expulsées comme des migrants et autres clandestins de l’organisme et même si cette phrase est d’une longueur à faire perdre le souffle et même le fil voire d’ailleurs le feel tel que l’exprimerait avec une certaine humeur un anus au sourire anal-e-ment ouvert sur son intériorité et même si en effet le fil est une progression filée qui procure un feel d’anus souriant et ouvrant sur sa beauté intérieure et même si en fin de compte ce dont il est ici question reste un pluriel sans ponctuation donc sans aucune respiration tel qu’il est acceptable dans une véritable orgie de mots-baises débités dans tous ces livres vulgaires qui reçoivent tant de récompenses prestigieuses effectivement je te le concède ceci est une orgie de mots-baises à la seule différence que la seule récompense ici acceptable est déjà en soi la réunion de « orgie » « mots » et « baises » dans une même et seule idée tu devines que c’est proprement éjaculatif ou éjaculatoire et tu conviendras avec moi qu’un anus dirait plutôt que c’est bonnement diarrhée-oïdal ou complètement sphincter-oïdalement bien sorti ou alors pour faire simple rectum-atiquement bien envoyé et même si tout ça n’a effectivement rien à voir avec « annales » qui se fait toujours défoncer au pluriel.

Voilà, maintenant tu peux péter un coup, et si possible dans un style beau-rough. Respire, qu’elles disent. Ou peterborough, pour les puristes des langues anulingues. Elles, sublimes pétersbourgeoises.

« Annales » n’est ainsi pas une intrusion comme une espèce de brèche faite dans l’occlusion ou l’imperforation naturelle dudit orifice qu’est l’anus. Nan. Faut pas s’y tromper. Faut pas tout mélanger. « Annales » est latin, « anal » est à sec, pas du tout la même chose. D’un côté, il y a un féminin sacré puisqu’il a définitivement évacué le mal ; de l’autre, il y a un mal qui s’est fait anne (ou anna, pour les intimes) – tu sais la p’tite fouteuse de merde magnifiée par tolstoï. D’un côté, le féminin sacré accepte de se faire pénétrer par le mâle contrairement aux sacrés féminins ; de l’autre côté, il y a un mâle qui est monté comme un âne. Des deux réalités il s’agit de faire la distinction. La première qui s’est fait pénétrer a une démarche féministe, la seconde qui s’est faite anne ou anna qui elle a fait l’expérience de sa nature âne a une démarche beaucoup plus pragmatique – c’est-à-dire celle du mâle-baise et rien d’autre que ça, pas de prise de tête (de queue) et autres mal(b)aises.

Dès lors, « annales » qui ne signifie pas que « anna a mal au cul à cause du mâle monté comme un âne » ou « anna a mâle au cul à cause du mal monté comme un âne », et quand l’on dit « mal » faudrait le prendre sérieusement au pluriel et l’orthographier au singulier (question d’esthétique, cela sonne mieux, et a quelque chose d’extrêmement profond). Nan. « Annales » est latin, il y a là des histoires écrites au jour le jour sans queue ni tête, comme ça juxtaposées sous le soleil brûlant du moment, de la vie qui passe, du cœur qui bat, des mots-baises chronologiquement déposés sans aucunes annotations, du jour le jour sans commentaires, un peu comme une baise de sourds-muets. « Annales », dans son étymologie latine c’est ainsi et seulement un ensemble de baises s’enchaînant sans véritables connexions, sans aucuns commentaires, sans préoccupations de style, sans réelles recherches de causes, scrupuleusement ordonnancées au jour le jour comme des récits de (coups d’un) soir ne survivant jamais vraiment aux lendemains (qui si souvent chantent à la castafiore). Des lendemains de cantatrice castratrice. Cela fait mal aux couilles, qu’ils disent. Ou rognons, pour les puristes des langues gourmets. Eux, sublimes testiculaires.

D’autant plus sublimes que le génie flaubertien l’a si bien saisi : il s’agit là l’idéal descendant du très-haut et pénétrant en nous ecclésiastiques infatigables de cette apparence et de cette prétention. « Anna à qui j’ai fait tâter mes boules prétend que j’ai une maladie ‘fréquente chez les ecclésiastiques’. L’idéal entre jusque dans nos testicules. », dixit les correspondances, en récits du jour le jour, et autres juxtapositions des moments. Voilà, pourquoi les fins gourmets ne peuvent se passer de la véritable nourriture de l’âme : celle de la dévoration des rognons. Dévoration de l’ordre de la dévotion. Et comme dirait la fougue carrelienne en parlant du testicule : « Le rognon engendre l’audace ». Audacieuse dévoration. Anna confirme.

Encore une fois, faut bien comprendre de quoi il est question ici. Pas de confusion possible ou admissible. Pas de « je crois queue », le pater noster n’est pas ici acceptable. Tu ne crois queue car tout cela est dans ta tête, même s’il est dans ta bouche ou que tu l’as bien dans le derrière ou que tu l’as mâle au cul. Tu ne crois que ce que ta tête veut bien te faire croire. Il faudrait que l’on se comprenne le pater noster est une science-fiction sans cesser d’être réalité, ou une réalité tout en demeurant science-fiction, bref tout ça pour dire.. En fait, crois ce queue tu veux bien, publie un livre vulgaire et obtient du prestigieux en récompenses. Pater sucker, qu’ils et elles disent. Ou mother pater sucker, pour les puristes des langues bouffant – pas très fins gourmets – à tous les râteliers. Elles en eux colonisé(e)s au point de disparaître, eux sublimes pétersbourgeoises et testiculaires.

« Annales », des récits au jour le jour, histoires nocturnes écrites à l’encre d’anne et pour anna. Anna, fouteuse de merde, récompensée d’une syphilis par mal-évitch, et rebaptisée du coup ou après coup. Anna de syphilis. Même tolstoï aussi créatif soit-il n’aurait envisagé une telle évolution narrative qui se prend comme elle vient, tu conviendras avec moi qu’un anus lettré et cultivé ou un brin avec de l’exigence dirait plutôt que c’est bonnement diarrhée-oïdal ou complètement sphincter-oïdalement bien sorti ou alors pour faire simple rectumatiquement bien envoyé et même si tout ça a effectivement au fond à voir avec « éjaculatif » ou « éjaculatoire ». Anna de syphilis, jamais la noblesse n’aura aussi sublimement porté son nom, cette finesse du nom qui change des barbares contemporains (comme d’hier d’ailleurs). Barbares du peuple d’en bas qui ne savent jamais faire preuve de finesse pour nommer les choses telles qu’elles sont, barbares qui l’aurait nommée « Annalis ». Contraction, proche de constipation pour dire un anus qui fait la tronche. « Annalis », putain de barbares. « Annalis », on voit bien l’image, un nom qui se voit bien : anna se faisant défoncer par syphilis, en sainte-levrette ou en prosternation doggy-doggy (plus ou moins stylish, tu me diras porn-style, je te le concède). Ou si on aime ça les comics, pour dire le génie comique, du type goscinny (jamais orthographié « gosses-cinny »), on voit bien dans « annalis » comment obélix dévore âne le sanglier, et si tu arrives à voir ça tu devrais consulter (d’urgence).

Obélix a l’appétit gargantuesque, bulldozer-gourmet, âne le sanglier le sent très bien dans les profondeurs de son être. Si tu arrives à voir cette prouesse de spéléologue, je connais une analyste qui peut t’aider. Docteure annus, cousine d’annalis, elle a eu tacite comme patient et de leurs séances il en a tiré ses Histoires qui se sont vendues à l’époque comme aujourd’hui les livres vulgaires. Beaucoup de soin stylistique dans ses descriptions de leurs séances, beaux tableaux comme les plus intenses dépressions et les plus fortes névroses, une des critiques dithyrambiques en mode « orgie de mots-baises » ou « dévoration de rognons » dans une énergie feel-ment diarrhée-oïdale a qualifié l’œuvre de : « Fo Hi ». Faut que tu comprennes, si on te dit que ton œuvre relève du « Fo Hi » ou l’est simplement, trouve anna ou anne ou même un âne, tolère qu’elle croit queue ou que âne (sanglier ou pas) veuille te sentir profondément en lui, laisse toutes les annalis du monde se donner en sainte-levrette ou se prosterner doggy-doggy, bref chope la syphilis.

Faut que tu saisisses le truc, vraiment que tu le saisisses comme il le faudrait, le « Fo Hi » à ne pas confondre avec le « Faux High » qu’est cet état terrible que tu vis – bonne actrice talentueuse que tu es – pour ne pas dire au mâle monté comme un âne que tu t’emmerdes sérieusement pendant qu’il joue rectum-atiquement au spéléologue dans tes tréfonds intérieurs. « T’as joui ? » Tu comprends ce que je veux dire.

Nan. Pas ce « Faux High », encore moins l’autre : le « Faux Hi » – celui que tu lâches comme ça à des matières fécales tout juste expulsées (quelques fois manu militari) de toi comme des migrants et autres clandestins. « Hi toi » ou « Hi vous », qui s’entend bien comme « Oh god, pas joli joli ». Ou bien encore ce « Faux Hi » toujours balancé à des matières fécales que tu croises sur ton chemin, dans ta journée, inévitablement, ou nécessairement, et qui sont des putain de vraies merdes. « Hi toi » ou « Hi vous », qui s’entend très bien comme « Va chier ».

Nan. Pas ce « Faux Hi », encore moins le « Faux High », mais simplement le « Fo Hi ». Ce dernier, il est impérial, fondateur d’un ordre nouveau, l’invention de l’écriture – pour dire, le père de tolstoï. « Fo Hi » a eu plusieurs bâtards, cela se lit dans tous ces livres vulgaires. Bâtardes générations, en « an »glais on parle de bite generations (la bite volage du father-fucker mordant tout et mordue de tout a peuplé le monde de générations qui ne vivent que pour tout mordre et n’importe quoi et malheureusement surtout la plume et le papyrus). « Fo Hi », selon la même critique dithyrambique des Histoires de tacite, aurait dit à ce dernier : « Tacite, je suis ton père. » Une autre de la même poussée a laissé entendre que celui-ci aurait répondu : « Fuck me. » Et tout ça s’est finalement retrouvé en un titre gras à la une de tous les magazines des propagandistes de dithyrambe – la cité en ors massifs des amateurs et amatrices de rognons : « Tacite, le nouveau father-fucker ! » Puis, il y a aussi eu des « Tacite, le feel prodige ! », « Tacite, le retour du Doggy-Style ! », « Bite generations : le réveil de la force ! », « Bâtardes générations : la bite contre-attaque ! », « Tacite father-fucker : Un nouvel espoir ! », etc. Etc. Etc. Mais de l’autre côté, les critiques moins dithyrambiques, celles exilées en dehors de la cité, pas très amatrices de rognons et tout le tralala, ont cru saisir la mascarade et l’imposture de cette vulgarité célébrée. Les Histoires de tacite pour elles n’étaient que de la pure bâtardise sans possibilité de remise de peine, leurs une ont contrasté avec l’orgie de mots-baises dans la cité en ors massifs : « Tacite ou Bite generations : l’Attaque des clowns ! », « Tacite : la revanche du shit ! », « Tacite : l’Ascension de micropénis ! », « Tacite : la fainéasse fantôme ! », « Bite generations : les Derniers micropénis ! », « Rough One : A May Day Mayday Story ! », « SoLow : An Untold Story of Nothingness ! », etc. Etc. Etc.

Dans ces enfilades épiques, la docteure annus elle a vu sa clientèle explosée. Docteure annus, bureau d’anal-yste assez confidentiel avant les Histoires tacitesques, anal-yste discrète, a vu du jour au lendemain sa notoriété atteindre des sommets, des patients et patientes saturant sa salle d’attente et des voyeurs à la pelle autant qu’à la ramasse. Elle n’en demandait pas tant. Et à ceux et celles qui lui demandent ce qu’elle pense de ce nouveau statut, elle réplique invariablement et un peu dépitée par un « Chiant » qui n’exprime en effet rien de bon. Un « Chiant » qui a l’effet de renforcer et d’amplifier sa notoriété, donc de voir toujours et toujours plus de voyeurs à la pelle et à la ramasse camper dans la salle d’attente. La docteure annus est définitivement et de façon irréversible pop’ comme une castafiore aux sommets des charts. Pop’ star malgré elle, et son « Chiant » est devenu culte, et tout le monde dans la cité loue ses vertus laxatives : « relaxant », qu’ils et elles disent. Ou péto-respirable, pour les puristes de parfum délicat. Eux, elles, sublimes asphixié(e)s qui ne respirent que pour ça.

La docteure annus, en a touché un mot à sa cousine. Annalis ou anna de syphilis lui a dit que tout ça va finir par passer et se tasser : « La prochaine flatulence s’en vient, t’inquiète. » Annus a ajouté : « Fo Hi, toi père de tolstoï, délivre-moi de toutes ces bites », sa cousine a lâché « Sainte-Cyprine, toi qui est miséricordieuse, fais tomber un déluge infernal afin de calmer tous ces hardeurs », les deux ont terminé sur un traditionnel « Fuck them all ». Annus ne croit pas, annalis croit queue. Cela n’a rien changé, la docteure annus est toujours une pop’ star, et annalis toujours entrain de se faire défoncer par syphilis, anna de syphilis toujours d’une rare noblesse même quand elle a mâle au cul ou bien plus excitant encore pour elle quand mâle lui fait mal au cul. Et obélix toujours sanglier-ophile, en couple avec âne le bien nommé, et ce n’est pas – malgré les apparences – entre eux l’amour vache.

Ce qui n’est pas le cas de tacite et ses critiques dithyrambiques et les moins dithyrambiques, relation sadomasochiste pour maintenir la flamme d’amour né d’un permanent désir de l’ordre éjaculatif ou éjaculatoire, entre les « Chie-nous dessus ! » l’exhortant à leur donner la possibilité de bouffage de son cul et les « Va chier ! » de groupie(s) enragé(e)s ou frustré(e)s qui sont toujours là malgré tout tout le temps disponibles et en attente de la prochaine flatulence, tu vois un peu le genre de sadomasochisme qui rend dingue parce que c’est bonnement comme une dilation à sec de l’orifice naturel qui gère le trafic des matières fécales. On ne peut s’en passer quand on y a goûté.

Tacite et les sadomasochistes de tous genres, une belle série d’Histoires à venir. Des récits au jour le jour. Sans amphigouri, sans burlesque, sans orgie de mots-baises, sans rectum-atismes, sans faire rentrer l’idéal jusqu’au testicule, souvent diarrhée-oïdalement sentis ou complètement sphincter-oïdaux parlant, etc. Etc. Etc. Et tout le tralala. Des annales quoi.

Bande sonore : Oceania – Björk.

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