Note du scribouilleur – à lire avant de lire

cropped-00.png

Le terme auteur m’a toujours paru très présomptueux. Je lui préfère scribouilleurnihilisme-caraco-cioran. Il relève de la médiocrité. Je suis un scribouilleur. 

Cela signifie que je suis nul, comme une opération mathématique. Mais aussi que je ne sais qu’une chose c’est que je ne sais rien, disciple indiscipliné de Socrate et de Diogène de Sinope, je ne recherche pas la vérité, je veux comprendre le sens.

Parce que comprendre c’est d’abord se remettre en question et questionner, c’est changer de perspective et s’ouvrir, c’est écouter, lire, voir plus que simplement regarder, et ensuite s’enfanter dans un réel qui n’est pas toujours une évidence, le sien ou immuable.

Le sens est une multiplicité et une pluralité. Ce n’est pas une droite ligne, une unidimensionnalité. Faire sens, c’est de nos jours être unidimensionnel. Accessible. Simple. Presque simpliste. 

Ce blogue est donc insensé. Il est possible que ses billets soient pour beaucoup inaccessibles, pour d’autres sans grand intérêt, pour le reste intéressants ou peut-être utiles.

blogue-testIl y a tant de caractères humains qu’il m’est impossible de me contenter d’écrire pour une catégorie de personnes. Il y a tant de curiosités dans l’univers qu’il est triste de se satisfaire de quelques unes.

Les curiosités sont des invitations au voyage. Et les billets de ce blogue ont cette modeste prétention.

Les destinations que je vous soumets chers lecteurs / chères lectrices peuvent être de longues marches dans la nuit, de l’apnée dans des abysses inconnus, des sauts dans le vide, des turbulences dans des cieux jamais apaisés, des pauses dans le calme des monastères, des pérégrinations de l’esprit, des transversalités s’inspirant d’un vaste ensemble de références, des ailleurs qui m’ont troublé, désarçonné, mûri et rendu d’une certaine manière un peu plus humain.

tumblr_nzgwho4jgd1umhw46o1_500Ici, je peux être direct, presque brutal, être songeur presque perdu, être intimiste presque nu, être sensible presque poétique, être stupide presque en colère, être fou presque libre, et parler un langage étrange avec des mots pas à leur place, des sens renversés, des orthodoxies dynamitées. Ce n’est pas intentionnel, j’écris tel que je pense et tel je ressens. Ça sort comme ça sort, tout croche ou juste, je ne me suis jamais posé vraiment la question, et c’est à vous de voir.

Certains d’entre vous auront du mal à s’acclimater à ces atmosphères, à se sentir à l’aise dans ces ambiances, plusieurs se sentiront comme des poissons rouge dans le bocal, d’autres comme chez eux, pour ceux-là faîtes attention de ne pas trop prendre vos aises je n’aime pas le bordel, sauf s’il est joyeux ou créatif.

Une ou un persona, du verbe latin personare (per-sonare : « parler à travers »), est une personne fictive stéréotypée. Le mot latin (qui est féminin) était utilisé en son origine pour désigner le masque que portaient les acteurs de théâtre romains, masque utilisé déjà avant dans le théâtre grec, où il était désigné comme prosopon.

giphy

Vous trouverez ici, dans ces nuances déclinées comme autant de persona cohabitant et coexistant dans un lieu trop étroit, de (très) longues réflexions écrites en mode de subjectivité objective, de (très) longs billets qui sont manifestement contraire aux exigences de concision relatives au blogue.

Je ne vous conseille pas de les lire d’une traite (à moins d’avoir le souffle long et d’être un peu issu de la vieille école).

Il m’a été suggéré par une lectrice attentionnée de les diviser en différentes publications. C’est une excellente idée.

Seulement en concevant ce blogue, j’ai toujours voulu que chaque billet aborde une thématique différente (radicalement différente) dans un tout publié en un bloc, et que ce tout explore des manières de voir, de sentir, d’observer, de penser, de s’émouvoir.

Une expressivité plurielle, un expressivisme quelques fois méta-éthique, qui soit un mouvement de questionnement du juste, en même temps qu’une expérimentation du sensoriel, de l’éclaté, de réalisation et de mise en correspondance.

giphy-1Pour certains, vous penserez que ce blogue veut paraître savant, et c’est strictement votre problème. Je ne m’ajuste pas aux autres, je ne me renie pas. Et je n’ai aucune intention de vous impressionner ou de vous plaire, je refuse de me soumettre à cet autre diktat du populaire qui parle et réfléchit comme monsieur Tout-le-monde. Je ne suis pas ce monsieur, je suis Dave. Et c’est déjà assez compliqué comme ça pour en rajouter. 

De ce fait, me lire c’est tenter de pénétrer dans mon univers complexe. Bizarre. Acide. Apocalyptique. Malade. Dans lequel seule mon auto-dérision permanente est l’unique constante.

Me lire, c’est prendre le temps. Je suis conscient que l’on n’a plus le temps ou peu de temps, que le temps est de l’argent, et tout le tralala. J’ai conscience que la Twitterisation est la nouvelle donne incontournable, je suis rentré dans le maquis.

ln1_nfiitp_woks6gxdsvapkdzkMe lire, c’est être patient. Des billets sont sortis de ma tête sans filtre, je ne me relis jamais avant de publier, sinon je ne publie pas. Des billets peuvent être difficiles, intenses, incompréhensibles, ce sont des invitations au jeu, un autre type de jeu, plus du symbolisme que de l’hermétisme.

Enfant, j’aimais joué avec Stéphane Mallarmé.  Adulte, je garde ce cœur d’enfant. 

Une dernière chose: le je chez moi est impersonnel, c’est un composite d’expériences empruntées aux autres car moi est une inexistence. Le je est un autre.

Maintenant, bon voyage dans ces nuances de Dave, ou merci d’être passé par là, au plaisir ou au déplaisir – c’est à vous de voir.

Dave..

img_2275


 

A propos du Scribouilleurici

 


 

Contact : 

Publicités